Le Mazères-Cassagne Sports (MCS) est un club de rugby emblématique du Comminges, riche d'une histoire de plus d'un siècle. Dans un mois, le 1er décembre, le MCS fêtera 110 ans d'histoire ovale entre Mazères et Cassagne.
L'équipe dirigeante du MCS et des Macarians (club des anciens) profitera de la trêve entre la fin de la phase aller et le début de la phase retour pour organiser une journée festive, destinée à honorer les bénévoles d'aujourd'hui et se souvenir des pionniers de 1908.
L'histoire du club est marquée par des moments clés et des personnalités attachantes. Parmi eux, Daniel Ribères, bénévole que tout le monde surnomme Papy Daniel. Cela fait 55 ans qu'il se donne corps et âme pour ce sport qu'il chérit tant et au club, tout le monde le connait. "Il est très disponible, très apprécié parce qu'il est accessible. Et qui dit mercredi, dit entrainement de l'école de rugby. loin, dans la pépinière, se trouvent le groupe des 5-6 ans. est toujours là".
Française a invité Papy Daniel et d'autres bénévoles, pour le prochain France-Italie lors du tournoi des Six Nations.

Le club n’a jamais connu la joie d’un sacre national, mais est fier d’avoir conquis neuf titres régionaux chez les seniors en 1924, 1964 3ème Série, 1970 2ème Série, 1986 1ère Série ; 1988, 1992, 1995 Honneur ; 1992, 1997 avec son équipe réserve Honneur.
Les origines du club
C'était l'époque où les établissements Lacroix, qui employaient plus de 700 personnes, étaient à l'origine du Stade Mazérien qui, aussitôt, prit pour terrain la «Prairie Lacroix», route de Salies. L'histoire veut que le Stade Mazérien jouât son premier match face à «la Concorde» de Mane, qu'il perdit 11 à 0. Pour autant, cette naissance provoqua quelques remous. Un club dissident, le Sporting Club Mazérien, se créa en 1911.
En 1912, le village voisin, Cassagne, voyait naître «L'Etoile Sportive Cassagnarde» avant que le Sporting Club Mazérien ne devienne, en 1913, «l'Aviron Mazérien». De son côté, le Stade Mazérien se transformait, toujours en 1913, en «Stadoceste Mazérien».
Le premier conflit mondial passait par là laissant la balle ovale de côté. Mais les choses du sport reprenaient en même temps que la vie, dès 1919, avec le «Stadoceste Mazérien». L'histoire du club dura quelques années, jusqu'au titre de champion des Pyrénées 3e série (victoire 3 à 0 sur Carbonne), obtenu en 1925.
Mais le club se mettait en sommeil, pour renaître, en 1936, sous le nom de «Mazères-Cassagne Sport». L'acte de naissance date du 22 avril 1936. Depuis, le MCS est devenu le club formateur que l'on connaît, glanant de nombreux titres.

Un club formateur
Dans le mundillo midi-pyrénéen, Mazères-Cassagne est lié à la formation. Mazères -Cassagne rime avec formation et c’est l’œuvre d’un homme, du Saint-Gironnais, André Mirouze, professeur de sport au sein de la ville qui au cœur des années 60 a initié tous les petits de Cassagne et Mazères à la pratique sportive et plus précisément le rugby.
« Nous sommes toujours dans le même état d’esprit mis en place par André Mirouze. Nous avons deux intervenants sous contrat qui font un gros travail dans le milieu scolaire et à ce jour, nous avons 135 jeunes à l’école de rugby. Chez les cadets et juniors, nous sommes en entente avec Cazères et le Fousseret sous l’appellation des Portes-du-Comminges. Cette année a été particulièrement riche puisque nous avons remporté le titre Grand-Sud en Teulière B et perdu la finale natioanle Phliponeau face à la formation des Quatre Cantons. 2016 restera à jamais mémorable.
Parcours et moments mémorables
L’autre fierté du MCS remonte il y a trente ans en arrière où l’équipe fanion avait réalisé un excellent parcours en Coupe de France. Elle s’était hissée jusqu’aux 32ème de l’épreuve. Une épopée que n’a pas oubliée Jean-Luc Serrano, bouillant pilier de cette époque « Nous étions en Première Série. Successivement, nous avions éliminé Argelès-Gazost (3ème Division), Céret (2ème Division) et nous perdons de justesse (10-4) face à Blagnac qui était en Groupe B. Nous avions la chance de recevoir. La Coupe de France, elle reste à jamais un grand souvenir pour tous ceux qui ont vécu cette aventure.
Les joueurs d’Habas pouvaient-ils imaginer qu’en menant 20 à 9 à la pause, en ayant dominé les débats plutôt nettement pendant 40 minutes, un tel renversement de situation en seconde période ? Il faut croire que Joël Marcel, Patrice Sablé et Laurent Estaque, y croyaient eux, fortement…Une première mi-temps qui n’incitait pas à l’optimisme pourtant…(photo MCS)Les coachs mazériens ont semble-t-il, transmis leur grinta à leurs joueurs, qui allaient démontrer une fois de plus que leur mental était à tout épreuve.
Un groupé pénétrant après une pénal-touche relançait les rouge et noir à la 50ème (20-16). Mais les Landais marquaient trois points de plus. Il ne reste que cinq minutes à jouer, quand Maxime Souquet récupérait un ballon et traversait le terrain pour marquer l’essai, transformé par Galy et envoyait son équipe en prolongations.
Le temps de jeu supplémentaire sera à l’avantage du MCS, même si Habas marquait une dernière pénalité, Galy passait un drop, et transformait l’essai de Thomas Cachen, le héros du jour, et enfant de Ger, où se déroulait cette demi-finale.
Mazères-Cassagne s’offre une deuxième finale après celle, régionale, perdue contre Caussade. Et si l’on ne retient que les vainqueurs avec le temps, il faut déjà saluer cette double performance d’un club qui, il y a un an, repartait en promotion honneur et dans l’inconnu. Pour rentrer dans l’histoire, il faudra venir à bout de Biscarrosse (vainqueur à l’arrachée de Jarnac).
Scène de joie partagée à la fin de la rencontre (photo MCS)Laurent Estaque (co-entraîneur MCS) : Très fier de mes troupes, fier de leur avoir permis de franchir un palier au niveau mental, quelle abnégation, quelle solidarité ! Ce sont des soldats, ils n’ont jamais abdiqué, pour revenir doucement, mais avec conviction, pour décrocher les prolongations. Ils s’y sont surpassés et ont franchi la dernière marche, grâce notamment au local, Thomas Cachen, sur une action personnelle. Maintenant, « y a plus qu’à », mais quel sentiment de fierté et de travail accompli avec Patrice (Sablé) et Joël (Marcel).
Nans André (3ème ligne aile MCS) : Super heureux d’être arrivé jusque-là, on a fait un super match dans le combat, même si la première mi-temps a été plus compliquée. En seconde, les changements nous ont fait du bien. Pendant les prolongations, on a vraiment vu ce qu’était une équipe soudée, en s’accrochant jusqu’au bout. En face, ils ont craqué, et nous voilà en finale du championnat de France, c’est magique ! Onest un group de 28 joueurs, et ça paye. On a déjà perdu une finale cette année, celle-là, elle est à nous, on va tout donner jusqu’à la fin pour ne rien regretter. Une finale, ça ne se joue pas, ça se gagne, allez Mazères!
Thomas Cachen (3/4 MCS) : Un match très compliqué physiquement et mentalement car à la pause nous sommes menés de 11 points. Les coachs ont réussi à trouver les bons mots pour nous permettre de revenir petit à petit dans le match. L’interception de Maxime Souquet nous remet dans le droit chemin, j’essaye à mon tour dans les prolongations après plusieurs temps de jeu de faire avancer l’équipe et de marquer cet essai libérateur. C’est une grande fierté pour moi car c’est sur ce terrain de Ger que j’ai tout appris sur le rugby.
L'Entente des 4 Cantons s'est construite, dimanche, à Fleurance, une histoire en remportant, après 2004, en Phliponeau et en 2008 en Balandrade, un troisième titre de champions de France. Ce sont, pourtant, les Haut-Garonnais qui entraient le mieux dans le match, multipliant les actions autour de leur paquet d'avants. Sur une de leur attaque, l'ailier «prune et blanc» Brioux interceptait le ballon et, après une course de 50 m, allait le déposer entre les poteaux. La transformation de Caillou heurtait la transversale. 5 à 0.
La réplique des Commingeois était immédiate, l'ailier tapait à suivre, la défense lot-et-garonnaise cafouillait et, sur le regroupement, le 2e ligne et capitaine Picasse franchissait en force la ligne. Essai transformé, 5 à 7. Sur l'action suivante, un plaquage haut de Mazères était sanctionné. Avec l'appui du vent, la domination des «prune et blanc» continuait, Caillou des 25 m suite à une cuillère passait la pénalité, 15-7.
L'Entente continuait à capitaliser leurs temps forts avec un drop de Contensou. Dès la reprise, Mazères, vent dans le dos, essayait de revenir au score, Mais se heurtait à la défense sans faille des Lot-et-Garonnais avec une troisième ligne en figure de proue qui a étouffé dans l'œuf toutes les initiatives commingeoises. Les minutes passaient et les Commingeois ne parvenaient pas à scorer, l'ailier Brioux écopait d'un carton jaune à la suite d'une faute volontaire et, sur la mêlée qui suivait, Maury réduisait l'écart par un essai en bout de ligne. 18 à 12 mais la messe était dite.
C'est en toute logique que le bouclier prenait la direction du Haut Agenais mais pour le champion de France, la saison n'est pas encore achevée. M.-T. 4 CANTONS : Caillou, Brioux, Potet, S.Azni, Vincent, (o) Darini, (m) Contensou, Roger, Pistore, Paillé (cap.), Gouget, M. Azni, Brifeille, Delamarlière, Jegou.
Promotion -Honneur - Dimanche, le Mazères-Cassagne sport va disputer la première finale nationale de son histoire face à Biscarosse à Hagetmau. Mercredi soir, le stade des Bouque-de Lens, à Cassagne, c’est le rectangle vert du Mazères-Cassagne Sport. Ce soir- là, le groupe senior est encore à l’ouvrage sous la direction de Patrice Sablé et Joël Marcel, les deux mentors. Dimanche à Hagetmau, les Commingeois vont en découdre face à Biscarosse pour le titre de champion de France de Promotion-Honneur.
« Nous sommes le seul club du Canton de Luchon », lance fièrement le co-président Philippe Souquet. Un club qui n’a jamais connu la joie d’un sacre national, mais qui est fier d’avoir conquis neuf titres régionaux chez les seniors en 1924, 1964 3ème Série, 1970 2ème Série, 1986 1ère Série ; 1988, 1992, 1995 Honneur ; 1992, 1997 avec son équipe réserve Honneur.
Dimanche, au cœur de la Chalosse, le MCS peut la rendre historique en cas de succès face à Biscarosse. Certes, le club n’a jamais connu l’ivresse d’une consécration nationale. En revanche, le bouillant talonneur et capitaine, Sébastien Abadie a été sacré en 2011 en Honneur avec Montesquieu-Volvestre face à Capbreton (18-11). Cinq ans après, le capitaine Sébastien retrouve une équipe landaise sur son chemin.
Notre équipe a rencontré et/ou battu des équipes de villes que nous n'avons pas besoin de chercher sur la carte de France car nous les connaissons de noms: Mende (12 000 habitants), Thonon les Bains (35 000 habitants), Biscarosse (14 000 habitants) ... Lorsque dimanche je discutais avec ceux du club d'Hagetmau, pendant que se déroulait le match, c'était de l'admiration qu'ils avaient dans la voix. Quelle que soit l'issue du match, ils étaient admiratifs du parcours faits par nos joueurs.
Faut arrêter de parler de chandelle malheureuse, de touches ratées... on s'en fout. Quand j'entends les jeunes se culpabiliser parce que la finale est perdue, ça me révolte. Ils se culpabilisent parce qu'on les culpabilise. Et ceux qui le font ce ne sont pas les joueurs au parcours national ou international, ce ne sont pas non plus les supporters qui ont suivi tous les dimanches cette équipe, ce sont ceux qui au cours de ces 108 ans ne sont jamais parvenus à ces phases finales et encore moins en finale d'un championnat de France. Puisque c'est bien la 1ère fois pour le club.
Les jaloux, les envieux, les plus vieux... ils ont eu eux aussi leurs chances à un moment donné, leurs chances d'arriver jusque là et ça ne s'est pas fait. Alors qu'ils arrêtent de juger une équipe parce que le dernier match est perdu. Vice-champion de France c'est pas champion des Pyrénées, même si ce dernier titre a sa valeur.
Enchainer toute une saison, tous les dimanches comme nos joueurs l'ont fait vous croyez pas que ça mérite un peu de respect? N'écoutez pas les donneurs de leçons. et je dédis ces quelques mots à Mika, il sait pourquoi.
Lancée le 24 novembre, l'année du centenaire du Mazères-Cassagne Sports aura fait vibrer toute une vallée et au-delà. Les objectifs étaient clairs : la remontée en Honneur avec au passage si possible un titre de champion des Pyrénées. Le but a été atteint avec une excellente saison pour les seniors, qui de plus comme le souhaitait le coprésident Jean Michel Ramos en début de saison « a fait revenir en masse sur le stade un public désireux de joueurs combatifs ».
Et, en fin de saison, suspense garanti avec un championnat de France qui a vu le MCS éliminer Oléron et Objat. Juniors, cadets et école de rugby : tous ont produit des matchs de qualité avec du beau jeu dans l'esprit convivial de ce sport. La saison touche à sa fin et avec elle la célébration du centenaire.
vendredi 13 juin à 19 heures : réception au stade avec tous les acteurs d'hier et d'aujourd'hui. Grillades. Samedi 14 : juin à 10 heures : rencontres amicales. À 11 h 30 : vernissage de l'exposition 100 ans de rugby au Hall Lacroix. À 12 heures : grillades au Stade. À 14 h 30 : rencontres amicales. De 16 h 30 à 18 heures : présentation des champions des Pyrénées de l'histoire du MCS. Inauguration officielle et arrivée surprise du ballon et présentation du MCS 2008. À 18 heures : match de gala, sélection Midi-Pyrénées F1 contre US Colomiers, avec les bandas.
Hervé Manent, trois fois champion de France. « Le MCS a été mon premier club. J'y suis resté pendant treize ans. Ce club, c'est mes racines, mon ancrage. Le bruit des premiers crampons en alu, les copains d'enfance. A moi comme à beaucoup d'autres, le MCS a su donner de vraies valeurs. Nous avons appris le respect, l'humilité, la solidarité. J'ai toujours beaucoup de plaisir à revenir dans ce cocon mazérien.
Associations. « Nous sommes un village d'abord ouvrier et paysan, avec une forte identité. Et nous avons la volonté de développer une dynamique associative », dit le maire, Pierre Casteras. Mazères compte en effet une vingtaine d'associations et dépasse les 1 000 licenciés. Le rugby en est évidemment le principal fleuron mais le tennis, le cyclotourisme, la pétanque et bien d 'autres ont eux aussi leurs adeptes.
Pour Christian Rougé, Joël Marcel et Éric Gardelle, les entraîneurs des équipes seniors qui ont chaussé leurs premiers crampons sur la pelouse de Bouque-de-Lens et remporté plusieurs titres, cette année a été riche en événements : « Nous avons atteint l'objectif. Si la défaite de l'équipe 1 en finale nous a privés du titre, la réserve a fait une saison sans faute et a ramené le bouclier.
Albert Cigagna, une sélection, cinq fois champion de France : « Je suis arrivé à Mazères à l'âge de3 ans. Mes parents travaillaient chez Lacroix. J'ai commencé à aller à l'école de sport et j'ai joué en rouge et noir jusqu'à 18 ans avant de partir à Bagnères puis au Stade toulousain. Je suis heureux que mon fils Gauthier, qui a débuté en cadets, soit devenu le capitaine de l'équipe senior. Pour ma part, je suis déjà élu à Mazères ; Et, peu importe la fonction, je répondrai toujours présent s'il faut rendre service à ce club.
William Servat, international, une fois champion de France, deux fois vainqueur de la Coupe d'Europe, 20 sélections. Natif de Saint-Gaudens, habitant Salies, William Servat, solide et tonique talonneur a débuté au MCS au poste de centre. « J'y suis resté jusqu'en cadets puis je suis parti au Stade. Mais dès que j'ai un week-end de libre, j'yreviens avec un immense plaisir. Dans ce club, je connais tout le monde. Et j'ai noué, depuis tout jeune, de véritables amitiés. Et j'avoue que j'ai été fier d e pouvoir leur apporter la Coupe d'Europe et de partager ma joie avec ce public formidable.
International des moins de 19 ans et universitaire, Julien a toujours évolué comme centre ou ailier. Aujourd'hui âgé de 21 ans, il s'apprête à disputer dimanche la finale de Fédérale 1 avec Colomiers. Mais il n'oublie pas le MCS, le club de ses débuts : « C'est ma famille, c'est là où j'ai tous mes copains. C'est vraiment un super-club. Au MCS, on sait ce que signifie le mot convivialité. Ce que je souhaite à mes potes du MCS, c'est qu'ils continuent à s'éclater, sur le terrain et aussi pour la troisième mi-temps.