Mathieu Vigneron: Carrière et Reconversion dans le Handball

La formation de Philippe Gardent et de Benoît Peyrabout, privés jusqu’à la fin de la saison de Xavier Moreau, le capitaine, et de Mathieu Vigneron, restait sur trois défaites en quatre matches et les Bourguignons en étaient à 7 succès en 8 rencontres.

Dans le monde du sport, il n'est pas rare de voir des athlètes troquer leur short de sportif pour le tablier de vigneron. Nombreux sont les acteurs du sport reconvertis, le temps des vacances ou une fois leur carrière terminée, dans le monde viticole.

À la surprise générale, la victoire est revenue... Dans ce contexte, Théo Clarac, l’un des piliers de la défense, explique : « C’est vrai, on était dans une période assez creuse sur les deux derniers matches. »

« La semaine avant Dijon, on a réussi à se recentrer sur les entraînements et en dehors. » Tout le monde a donné son avis et on s’est un peu dit les choses. Ça a remis la tête à l’endroit. On est donc allé à Dijon sans pression.

« On a posé la tête dans le vestiaire et ça a marché. On a retrouvé de l’agressivité en défense, de l’ambition et on a mis les ballons au fond quand il le fallait. »

Avec deux cadres en moins, il a fallu se faire une raison et redéfinir les rôles. De quoi ressouder un groupe : « Forcément, on a envie de jouer pour eux, avoue le Toulousain d’origine. »

Et d’un autre côté, il faut vite passer à autre chose, car on sait qu’ils seront absents jusqu’à la fin de la saison. Maintenant notre effectif, il est tel quel et il faudra faire avec.

D’avoir Xavier et Mathieu sur le flanc, ça nous affaiblit, on va donc composer sans. Il y a eu une redistribution les rôles, Antoine a pris le capitanat, d’autres ont pris davantage de responsabilités, ça va faire grandir tout le monde.

À Dijon, on a repris une bonne dynamique, il faut essayer de la conserver. »

On attend la confirmation ce vendredi avec le derby face aux Béarnais de Billère. Pour effacer aussi le souvenir du match amical de pré-saison où le BBL avait pris cher dans sa salle (25-36).

“Le match amical s’était mal passé, mais on se connaissait peu, se souvient Théo Clarac. Mais on avait ramassé, car on a perdu beaucoup de ballons, on n’était pas présent au repli défensif et subi de nombreuses contre-attaques.

C’était un match sans au niveau de l’intensité, de l’état d’esprit. On a appris de nos erreurs et je pense qu’on ne reproduira pas la même contre-perf. En outre, c’est un derby, il y a un supplément d’âme à aller chercher.

» Et comme le paraphrasent certains footballeurs : « Un derby, c’est comme une finale, ça ne se joue pas, ça se gagne. »

Depuis le début du championnat, Clarac, de par ses aptitudes et son physique, est surtout utilisé en défense. Bien sûr, il aimerait évoluer davantage en attaque, mais il ne s’en formalise pas plus que ça : « Mon objectif, c’est de faire avancer l’équipe.

Pilou (NDLR : Paul-Louis Guiraudou) en attaque est super performant en ce moment, il n’y a pas de raison de changer. Mon but va être de monter en niveau pour lui permettre parfois de souffler.

Forcément, il y a un peu de frustration, mais ce n’est pas perturbant. De base, je suis plutôt un joueur défensif et ce rôle me convient, car je peux apporter toute mon énergie.

» Forcément, un défenseur est souvent sanctionné par le corps arbitral. Théo a récolté 7 fois 2 minutes d’exclusion et un carton rouge en 9 journées. Pas de quoi le déstabiliser : « 7 fois 2 minutes en 9 matches, ce n’est pas beaucoup pour un défenseur exclusif comme moi, surtout quand on voit l’agressivité qu’on met sur certains matches.

Du coup, je joue 60 minutes en défense. La disqualification, c’était la première de ma carrière. Ça fait drôle. On est une équipe beaucoup sanctionnée, car on met beaucoup d’intensité.

On peut compenser certaines petites erreurs avec toute l’activité qu’on met. Mais cette marque de fabrique, il faut la garder. »

Billère est prévenu, ce derby sera chaud, très chaud. Clarac et les siens sont bien décidés à renouer avec la victoire à Jean Dauguet qui leur échappe depuis le 23 septembre.

À l’image de Zlatan Ibrahimovic qui déclarait en octobre dernier, “Je me sens comme le vin, plus je vieillis, meilleur je suis”, vin et sport sont deux mondes qui se rapprochent. Du rugby au football, en passant par la F1, les sportifs cultivent la terre aussi bien que la gagne. En véritable businessmen, ils n’hésitent plus à investir dans la vigne. Reconversion, gestion du patrimoine ou tout simplement passion, beaucoup y trouvent leur compte.

Le vin, véritable culture

Bien plus qu’un breuvage pour étancher la soif lors de la troisième mi-temps, le vin issue du monde du rugby est souvent gage de qualité. La planète ovalie s’adonne volontiers au plaisir de cultiver un domaine. Pieter de Villiers (Faugères), Yannick Jauzion (Gaillac Labastide), Fabien Pelous (Château L’Hermitage Lescous) ou encore Sébastien Chabal (Bergerac) ont chacun leur vin.

S’ils se contentent bien souvent d’apposer leur nom telle une marque garantissant le succès ou d’apporter des fonds, certains ont mis la main à la pâte. Aujourd’hui, ses vins sont servis dans les plus grands restaurants, en France, et dans le monde entier.

La reconversion professionnelle des sportifs de haut niveau

Des grands crus pour le football

Viticulteur de profession, Jean-Louis Triaud est le lien entre rugby et football, lui l’ancien joueur du Stade Bordelais et l’actuel président des Girondins de Bordeaux. Le club a enfanté de nombreux apprenti-vignerons. Bixente Lizarazu, finaliste de la Coupe UEFA en 1996 avec le club au scapulaire, est ainsi propriétaire du Château Plaisance à Capian, producteur d’un Grand Cru de Saint-Emilion. Anciens partenaires aux Girondins, Johan Micoud et Mathieu Chalmé sont également dans le haut de gamme. Les deux footballeurs produisent un grand cru de Pomerol (Château La Connivence), vendu 130€ la bouteille.

Jean Tigana, joueur puis entraîneur à Bordeaux, s’est quant à lui établi à Cassis après avoir possédé un domaine dans le Haut-Médoc. Peu habitué à vendanger devant le but, David Beckham pourrait en revanche s’y mettre dans son domaine viticole de Saint-Vincent dans le Var, acquis bien avant son arrivée au PSG.

Bixente Lizarazu est propriétaire du Château Plaisance à Capian, producteur d’un Grand Cru de Saint-Emilion.

Les pilotes, également en course

L’oenologie n’est pas réservée uniquement aux sports de gazon. Abandonnant le bitume des circuits, Jean Alesi (Clos de l’Hermitage), Michael Schumacher, qui possède un vignoble à Saint-Raphaël (Var), ou encore Jarno Trulli, propriétaire de 35 hectares dans la province de Pescara (Italie), s’affirment comme des amoureux du terroir.

A l’extérieur des frontières de l’Hexagone, le vin se cultive également sportivement. En Californie, région où s’est établie l’ancien quarterback Joe Montana et le golfeur australien Greg Norman, également à la tête de vignobles en Australie.

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