Matthew Boucher : Biographie d'un Attaquant Dynamique

Matthew Boucher, âgé de 27 ans (né le 17 décembre 1997), est un attaquant gaucher dynamique, né à Los Angeles et possédant la double nationalité canadienne et américaine.

Débuts et Carrière Junior

C’est sous le chaud soleil de la Californie, à Los Angeles, que Matthew Boucher a enfilé les patins pour la première fois. Évidemment, comme la plupart des jeunes patineurs, il a donné ses premiers coups de patin à l’aide d’une petite chaise. C’est toutefois à Dallas que le jeune homme a réellement entrepris sa carrière de hockeyeur et il s’est rapidement démarqué lui permettant d’évoluer au niveau compétitif. D’ailleurs, dès le niveau Atome, il a été surclassé de deux années, évoluant donc contre des joueurs de niveau pee-wee.

Matthew Boucher a été accroché au hockey très jeune, notamment parce que le paternel, Philippe, évoluait dans les circuits professionnels. « J’ai eu la piqûre dès mes premiers pas. Le fait que mon père jouait dans la LNH a énormément contribué à ce fait. Je le regardais jouer et pratiquer régulièrement. Ma vie tournait véritablement autour du hockey et je n’ai pas eu la même enfance que la majorité des joueurs de hockey.

Les rencontres qu’il a faites au cours de sa jeunesse ont marqué le jeune patineur. Il a notamment eu la chance de rencontrer le prolifique Wayne Gretzky ainsi que la légende américaine Mike Modano. C’était son quotidien un peu sans qu’il s’en rende vraiment compte.

Le retour au Québec de la famille Boucher n’a pas été si complexe, malgré la barrière de la langue pour le cadet de la famille. « Je parlais français, mais je n’avais jamais appris à lire et à écrire dans cette langue. J’ai donc fréquenté une école de transition, l’École Vision, à Sainte-Foy.

Même sur la glace, le petit attaquant n’a pas eu de difficulté à s’adapter étant donné qu’il avait déjà joué le style de jeu physique des Texans, mais également contre des joueurs beaucoup plus vieux. Il a pu se démarquer en raison du style de jeu physique qu’il pratiquait aux États-Unis, ce qui était moins la norme ici au Québec.

À sa première année au niveau Midget AAA avec le Séminaire St-François, la saison fut un peu plus difficile. Boucher avait pourtant bien commencé l’année en s’installant au sommet des buteurs chez les recrues. Or, une petite baisse de confiance et un temps de glace diminué ont marqué la deuxième partie de la saison.

« La première année avec le Blizzard a été plus dure. C’est vraiment difficile à expliquer. Toutefois, à sa seconde campagne, Matthew Boucher est devenu le capitaine du Blizzard, ce qui lui a redonné beaucoup de confiance. Il avait toujours été un leader au sein des équipes pour lesquelles il avait évolué, mais après une saison difficile, cette responsabilité avait permis de faire le plein de confiance, ce qui a inévitablement éveillé ses habilités offensives.

« Au final, mon passage dans le Midget AAA a été plus que bénéfique pour mon développement. Même s’il a effectué ses débuts dans la LHJMQ dans l’uniforme de l’équipe qui l’a repêché, l’Armada de Blainville-Boisbriand, c’est avec les Voltigeurs de Drummondville qu’il a véritablement obtenu sa première chance.

« Si on exclut les jeunes prodiges comme Benoit-Olivier Groulx et Joseph Veleno, ce n’est pas évident de jouer sa première année dans la LHJMQ. On cherche nos repères, car la game est différente que dans le Midget AAA. Cette année-là, j’essayais de me trouver un rôle dans cette équipe très jeune.

Matthew Boucher a eu une surprise très positive suite au repêchage de la LHJMQ en 2015. Les Voltigeurs l’ont expédié dans sa cour à Québec. « Je n’étais pas certain du rôle que j’allais jouer à Drummondville la saison suivante. Quand j’ai appris la transaction, j’étais très surpris, mais également très heureux. Pour ceux qui pensent que je l’ai appris en primeur, c’est totalement faux», a tenu à rectifier le capitaine des Diables rouges.

Son arrivée à Québec a été le tournant de sa carrière junior majeur, au niveau hockey, mais également au niveau personnel. Son été d’entraînement l’a mené à une saison de 60 points, dont 30 buts en 59 parties.

« C’est un mélange de confiance et d’entraînement. J’ai toujours gardé ce talent offensif, mais je suis devenu un joueur encore plus complet après mon passage à Drummondville. Pour ceux qui croient que Matthew Boucher est avantagé de jouer sous son père, ce n’est absolument pas le cas. Il essaye de gagner soir après soir chaque minute qu’il passe sur la glace. Le capitaine des Remparts a mentionné avoir « entendu toute sorte de commentaires sur le fait que je suis le fils du coach et que ça allait m’avantager.

Le leadership de Matthew Boucher lui a permis d’obtenir le « C » sur son chandail pour cette campagne 2016-2017. Ce n’est pas un rôle qui change quelque chose dans son jeu ou dans sa personnalité, puisqu’il a toujours eu ce côté en lui même lorsqu’il ne portait pas le titre de capitaine.

« Personne ne nous voyait à ce rang-là, surtout avant Noël. Nous-mêmes, les vétérans, sommes surpris. Quand nous sommes arrivés au camp, on avait un ” boost ” de confiance et la majorité des nouveaux joueurs étaient très talentueux. Le nombre de passes sur le ” tape ” en pratique était assez impressionnant.

Parcours Universitaire

Après mes années Junior Majeur, j’ai évolué pour les Patriotes de l’Université de Trois-Rivières. Tu as passé cinq années à l'université de Trois-Rivières. Peux-tu nous évoquer ton parcours au niveau des études ? En tant qu’ancien étudiant-athlète, j’ai su m’adapter dans un environnement qui demandait beaucoup de rigueur. Combiner étude et hockey de haut niveau demandait beaucoup de temps et d’énergie, donc je devais faire preuve d’organisation.

Carrière Professionnelle

Matthew Boucher s’est rapidement fait une place dans le hockey professionnel, remportant le titre de “Rookie” de l’année en ECHL en 2021. La saison dernière, il a relevé un nouveau défi en première division slovaque où il a terminé 3e meilleur compteur de la ligue.

Entre 2020 et 2024, le petit (1,75 m) et rapide ailier (en mesure d’assumer un rôle au centre) a porté les couleurs les couleurs de cinq équipes d’American Hockey League et de East Coast Hockey League. Il a notamment disputé 17 matches à Trois-Rivières avec l’ancien du HC Sierre Anthony Beauregard, inscrivant 26 points en 17 rencontres, Beauregard étant crédité de 32 points en 54 parties.

Éliminé par Olten en quarts de finale des play-off 2025 de Swiss League, le HC La Chaux-de-Fonds a recruté son deuxième étranger en vue de la saison 2025-2026. L’attaquant canado-américain Matthew Boucher (27 ans), qui patinait avec la formation slovaque de Banska Bystrica cette saison (51 matches, 58 points), a conclu une entente d’une année en faveur du club neuchâtelois après avoir passablement bourlingué depuis la fin de ses années juniors.

Loïc Burkhalter, directeur sportif du HCC : « Matthew est un joueur que nous suivons depuis longtemps. Il est capable d’évoluer à l’aile comme au centre, c’est un attaquant rapide et agressif, toujours à la recherche du but. Un bel atout offensif pour la saison prochaine.

«C’est un joueur électrisant, estime Loïc Burkhalter, directeur sportif du HCC. J’ai tout aimé à ce que j’ai vu de lui et je pense que les gens qui viendront nous voir aux Mélèzes vont l’adorer.»

Arrivée en Europe

Cette année je vais porter le numéro 9. « Matthew est un joueur rapide qui s’intègre très bien dans notre système grâce à sa vitesse. Il est polyvalent et peut jouer aussi bien au centre qu’à l’aile. Sa polyvalence nous offre des options précieuses pour la phase décisive de la saison », déclare le directeur sportif de l’ERC à propos de la nouvelle recrue, qui a rejoint l’Europe pour la première fois à l’été 2024. Il a ensuite rejoint La Chaux-de-Fonds cet été.

J’avais reçu beaucoup de bons commentaires d’anciens joueurs de l’équipe ainsi que de joueurs qui jouent ailleurs dans le circuit. Je sais que La Chaux-de-Fonds est un coin chaleureux et qui parle français, comme chez moi !

« Je suis un joueur vif qui aime jouer autour du but et sous les cercles d’engagement, mais qui travaille aussi dur dans sa propre zone. Combiné à ma vitesse, cela me permet de bien jouer en Europe sur des patinoires plus grandes. Même si je ne suis pas le plus grand joueur, j’aime jouer physiquement et mettre la pression sur l’adversaire. Je veux aider l’équipe du mieux possible, quelle que soit la manière et quel que soit mon rôle.

J’ai complété mon parcours de hockeyeur dans ma région qui est l’Abitibi-Témiscamingue au Québec. Par la suite, j’ai eu l’opportunité d’être repêché par les Huskies de Rouyn-Noranda où j’ai évolué de 17 ans à 20 ans. Durant ces années j’ai été nommé capitaine et j’ai remporté la première coupe du Président de l’organisation. J’ai choisi Amiens, car j’ai entendu que du positif sur l’organisation. Tu as été assistant à Trois-Rivières et capitaine à Rouyn-Noranda. Que connais-tu de la France et de son championnat ?

Je suis un joueur intelligent qui joue sur 200 pieds et qui a un bon sens offensif, surtout autour du filet adverse. Je suis un joueur qui travaille constamment et qui est un compétiteur.

Héritage Familial

Tombé dans la marmiteMatthew Boucher n’est pas tombé dans la marmite du hockey par hasard. Il est le fils de l’ancien défenseur Philippe, 748 matches de NHL derrière la cravate et une Coupe Stanley (en 2009 avec Pittsburgh) sur le buffet.

Statistiques de Matthew Boucher
Saison Équipe Ligue PJ B A Pts
2020-2021 Trois-Rivières Lions ECHL 17 - - 26
2024-2025 Banska Bystrica Slovaquie 51 - - 58

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