À Meximieux, l'histoire du rugby commence avec une bande de copains passionnés. C'est ainsi que naît l'AS Meximieux Rugby.

Dans le même temps, à Dagneux, des salariés d’une entreprise pétrochimique voisine, originaires du sud-ouest, ont le blues du ballon ovale et créent avec des gens du cru, l’ES Dagneux Rugby. Ainsi, deux villages, distants de douze kilomètres, firent naître le rugby chez eux. Mais ces deux clubs devaient exister dans des conditions difficiles : à Meximieux, le président gérait le sportif, la trésorerie et traçait le terrain tandis qu’à Dagneux, les entraînements et les matchs avaient lieu sur un terrain champêtre. Les joueurs se changeaient dans un wagon et devaient régulièrement détruire les taupinières avant les matchs.
La fusion et les premiers succès
L’ES Dagneux n’avait plus de terrain et l’ASM plus de dirigeants. Les deux chevilles ouvrières, René BOULISSET, le Meximiard et Henri DATTA, le Dagnard, se retroussèrent les manches et réussirent à fédérer ces deux équipes « ennemies » pour former un club de plus de 80 licenciés séniors. L’Entente Meximieux Dagneux était née ! René BOULISSET en était le président-trésorier, Henri DATTA le secrétaire. Ils étaient soutenus par MM. GLEIZAL, BORDET, GHERARDI, etc.
Robert LAMY entraînait, et la première saison fut récompensée par le titre de champions du Lyonnais 2ème série. L’EMD fut admise directement en Honneur. Les saisons suivantes furent marquées par une domination continue dans le comité du Lyonnais, des clubs d’Ambérieu et d’Ampuis. L’EMD rejoignait Ambérieu à l’étage supérieur : à la suite d’un match difficile (les deux demis sortirent, blessés après 10 minutes), à Montbard, la botte de GENTON venait à bout des joueurs de Chilly Mazarin. Des larmes coulèrent sur les joues de l’ancien président BOULISSET et du nouveau, René LEPETIT.
Le 1er match de 3ème division contre Gueugnon fut homérique et donna à certains du regret quant à la montée. Ce jour-là, selon le quotidien local, C. Pont servit de bouclier à un certain 2ème ligne, en se faisant expulser, bien qu’innocent. L’arrivée de joueurs de talent permit au club de tenir les premiers rôles durant ces premières années au niveau national.
L'ascension et les infrastructures
Sous la présidence de Fernand BOURGEON, qui avait succédé à ce poste à deux anciens joueurs du pack meximiard -Jean GARCIA et Guy BOUCLIER, l’EMD obtint, à Digoin, le droit à l’accession en 2ème division, grâce à son demi de mélée, Patrick BOZ, qui inscrivit en 1ère mi-temps les 3 seuls points de la partie. Commentry nous fit souffrir durant tout le match, mais les « bleu et blanc » tinrent jusqu’au bout, encouragés par des supporters enthousiastes et bruyants !
Quelques années auparavant, sous l’impulsion de Jean GARCIA, le club, aidé et soutenu par nombre de joueurs et d’artisans locaux, se dota d’une tribune de 500 places, toujours là aujourd’hui. La municipalité fit clôturer les terrains et refit entièrement le terrain d’honneur l’année de la montée. Le stade était dorénavant digne de son équipe. Et durant toutes ces années, le club s’était structuré à tous les niveaux afin d’avoir des équipes dans toutes les catégories et une des meilleures écoles de rugby de tout le département, tenue à bout de bras par le couple Jean et Nicole BLANC.
Après 5 années en 2ème division, ce fut malheureusement la descente en 3ème division, suivie, la saison d’après, d’un retour en Honneur du Lyonnais. Ce sont pourtant les jeunes qui furent la grande satisfaction des années 90. L’équipe cadette, emmenée par Dédé RENAUD et Eric BLANC, parvint en finale Cadets C en 1994 et 1995, mais dut à chaque fois laisser le bouclier à son adversaire, St Palais puis Port Ste Marie.
Le titre de champion de France Honneur
Ces deux années de « purgatoire », eurent la meilleure issue possible, puisqu’elles aboutirent en 1997 au titre suprême de Champions de France Honneur, face à l’US Rabastens de Bigorre, dans le magnifique stade de la Méditerranée à Béziers. Un match d’une grande intensité et d’un suspense incroyable permit à notre équipe, privée de certains éléments du pack, de l’emporter 19 à 17.
Le regret d’une descente en Honneur en 2000, alors qu’Olivier NOEL remplaçait Hervé VIGNON à la présidence, fut atténué en 2001 par un magnifique parcours de l’équipe réserve XII. Mais les grands moments des phases finales ne s’arrêtèrent pas là, puisqu’en 2002, les Cadets B de Christian CACHET allaient encore en finale. Mais les joueurs de Salles, plus complets, l’emportèrent 23 à 10. Malgré cet échec, la réputation du club formateur était vérifiée, puisque l’EMD, en une décennie, de 1993 à 2002 avait emmené 5 équipes en finale du championnat de France.
L’objectif fixé par le président est atteint avec le retour en fédérale 3 acquis à la suite d’un remarquable parcours en championnat de France au cours duquel nos joueurs se sont imposés face à Lons le Saunier, Riom et La Tour du Pin (3 victoires dans la saison face à La Tour). Le 11 Juin 2023, la réserve se qualifie en Finale du championnat de France après un match de haute intensité face au RCPL (Pouillon-Labatut) remporté sur le score de 24 à 20.
Grâce à cette nouvelle victoire, l’EMD Plaine de l’Ain est encore en course pour monter en Fédérale 3.
Parcours récent de l'EMD Plaine de l'Ain
Paris Xo - EMD Plaine de l’Ain 32-37
Mais où s’arrêtera l’EMD Plaine de l’Ain ? En seizième de finale du championnat de France, les joueurs de Sébastien Roche ont encore réalisé une prestation collective de grande qualité face à Paris Xo ce dimanche (32-37). Rois du suspense, les Aindinois ont une nouvelle fois fait la différence en prolongation dans une rencontre où ils ont longtemps été mal embarqués.
« Nous avons été menés dès le début de match par une très belle équipe parisienne composée d’une ligne de trois-quarts extrêmement rapide. Ils ont mené au score presque tout le match et avaient encore 15 points d’avance vers la 50e minute », raconte l’entraîneur Sébastien Roche. « C’est encore beaucoup d’émotion » Mais les joueurs de Meximieux sont en mission depuis leur désillusion en demi-finale du Lyonnais. Et ils ont su réagir en équipe.
« On égalise à la fin avant de faire la différence encore en prolongation (pour la troisième fois, ndlr) grâce à un essai de Lucas Paris et une pénalité de Thomas Chaverot. Les mecs se sont donnés à 200 %. Ils ont un mental qui a fait la différence. C’est encore beaucoup d’émotion », poursuit l’entraîneur.
En huitièmes de finale, la semaine prochaine, l’EMD Plaine de l’Ain affrontera une nouvelle formation parisienne, le RC Paris XV, tombeur de Nancy-Seichamps ce dimanche (32-22). « Ce sera encore très costaud. Notre adversaire du jour nous a prévenus », indique Sébastien Roche.
Essai Florian PEYROT, EMD RUGBY Plaine de l'Ain
Fiche du match
À Avallon (Yonne), EMD Plaine de l’Ain bat Paris Xo 37-32 après prolongation (mi-temps : 7-12 ; puis 27-27 à la fin du temps réglementaire).
- Pour Meximieux :
- 5 essais de Payet (19e), Piquet (54e), Pin (65e), Rossier (77e), Paris (en prolongation).
- 3 transformations de Chaverot (19e, 77e, en prolongation).
- 2 pénalités de Chaverot (42e, en prolongation).
| Année | Événement | Résultat |
|---|---|---|
| 1997 | Championnat de France Honneur | Champions |
| 2023 | Qualification en Finale du championnat de France | Qualifié |