Match Historique PSG-Basaksehir : Racisme, Solidarité et Victoire

Le match entre le Paris Saint-Germain (PSG) et l'Istanbul Basaksehir restera gravé dans les mémoires, non seulement pour le score final, mais aussi pour les événements qui l'ont entouré. Voici un compte rendu détaillé de cette rencontre marquante de la Ligue des champions.

Marquinhos, capitaine du PSG, quelques minutes après l'interruption de la rencontre qui opposait son club au Basaksehir, au Parc des Princes (Paris), le 8 décembre 2020.

Contexte du Match

Bienvenue sur ce direct consacré à l’ultime (et sixième) journée de la phase de groupes de la Ligue des champions masculine de football.

  • Quoi ? Le match entre le Paris-Saint-Germain (France) et l’Istanbul Basaksehir (Turquie).
  • Quand ? Mardi 8 décembre 2020, à 21 heures.
  • Où ? Au Parc des Princes, stade sis dans le 16e arrondissement de Paris.
  • Sur quelle chaîne ? RMC Sport 1 et Téléfoot.
  • Qui live ? Anthony Hernandez et Clément Martel, en direct du Chaudron d’Austerlitz.

Compositions des équipes:

  • PSG: Navas - Marquinhos (cap), Danilo Pereira, Kimpembe, - Florenzi, Verratti, Paredes, Rafinha, Bakker - Neymar, Mbappé
  • Basaksehir: Günok - Rafael, Ponk, Topal, Kaldirim - Tekdemir, Kahveci, Özcan, Türüc - Gulbrandsen, Crivelli
  • Entraîneurs:
    • PSG: Thomas Tuchel
    • Basaksehir: Okan Buruk
  • Arbitre: Le Roumain Ovidiu Hategan.

Ligue des champions : le match PSG - Basaksehir interrompu, Erdogan dénonce le racisme

Les Incidents du Mardi 8 Décembre 2020

C'est un geste inédit dans l'histoire de la Ligue des champions. Les joueurs du Paris SG et du Basaksehir Istanbul ont quitté, mardi, la pelouse en cours de match pour protester contre des propos racistes supposés du quatrième arbitre à l'encontre de l'entraîneur adjoint du club turc, le Camerounais Pierre Achille Webo. Une décision qui rappelle l'engagement des sportifs aux Etats-Unis contre l'injustice raciale qui a pris une dimension supplémentaire cet été avec le mouvement Black Lives Matter.

La partie a dégénéré à la 14e minute, lorsque Webo a crié sa colère, audible dans un stade à huis clos : "He said 'negro'", a-t-il lancé en visant le quatrième arbitre Sebastian Coltescu. Ce dernier venait de signaler à l'arbitre principal Ovidiu Hategan, roumain comme son collègue, la réaction véhémente de l'ancien international camerounais, membre de l'encadrement du Basaksehir, après une décision arbitrale.

La situation est montée d'un nouveau cran quand l'arbitre a expulsé Pierre Achille Webo du banc de touche. Les joueurs ont commencé à s'agglutiner sur le bord du terrain, appelés notamment par l'attaquant remplaçant de Basaksehir Demba Ba, l'international sénégalais natif de la région parisienne, très remonté. "Vous ne dites jamais ce Blanc, vous dites celui-là, alors quand vous parlez d'un homme noir, pourquoi dites-vous ce Noir ?", s'emporte-t-il.

Un dialogue a commencé entre joueurs, l'arbitre et le délégué de l'UEFA, sans parvenir à une issue. Neymar et Kylian Mbappé ont notamment été au centre des discussions. Après une dizaine de minutes d'échanges, les joueurs stambouliotes ont pris la direction des vestiaires, suivis par les Parisiens, sous les applaudissements de membres de l'encadrement des clubs.

Selon les informations de RMC, diffuseur de la rencontre dont les équipes sont situées au plus proche du terrain, le terme utilisé par l'arbitre aurait été « negru », qui signifie « noir » dans sa langue maternelle. Une qualification discriminatoire que Pierre Webo n'a pas supportée et qui a provoqué une demande d'explications impossible dans ce chahut.

Au centre, un homme : Demba Ba. L'attaquant sénégalais, remplaçant ce mardi soir, a joué un rôle décisif avant l'arrêt provisoire de la rencontre, prononcé à la 24e minute de jeu.

Parmi les joueurs, Kylian Mbappé et Neymar, qui aurait lui-même été victime de racisme en début de saison lors du clasico PSG-OM, ont rapidement montré leur solidarité avec l'équipe turque. Leonardo, directeur sportif du PSG, est aussi descendu sur la pelouse. Avant que les deux équipes, ensembles, ne décident de rejoindre leur vestiaire.

Reprise du Match le Mercredi 9 Décembre 2020

Après discussion avec les deux clubs, l'UEFA a décidé à titre exceptionnel de jouer les minutes restantes du match avec une nouvelle équipe d'arbitre. Le coup d'envoi a été fixé à 18 h 55. Le match ayant été arrêté à 0-0 à la 13e minute de jeu, il a repris mercredi soir au même chronométrage, avec une nouvelle équipe arbitrale.

Les joueurs et les arbitres ont revêtu un tee-shirt « NO TO RACISM » (Non au racisme) avant la reprise du match.

Durant l’échauffement, les joueurs et les arbitres avaient revêtu un tee-shirt « NO TO RACISM » (Non au racisme). La majorité d’entre eux, dont les superstars Kylian Mbappé et Neymar, ont également levé le poing et pour certains baissé la tête. Non au racisme, pouvait-on lire sur une bâche installée dans l’une des tribunes centrales, alors que dans le virage Auteuil les ultras ont affiché leur soutien à M. Webo bien présent.

Sur le banc de touche, Pierre Achille Webo était bien présent, un autre symbole fort. L’UEFA avait finalement annoncé tard mardi, après plusieurs heures de polémique, l’ouverture d’une enquête approfondie. Le controversé Ovidiu Hategan a été remplacé au sifflet par l’expérimenté Néerlandais Danny Makkelie. Un changement d’arbitre était l’une des conditions des joueurs pour reprendre le match.

Le Déroulement du Match Repris

Le PSG aura mis du temps pour rentrer dans son match mais, porté par un Neymar de gala, il a finalement mis peu de temps pour estomper les doutes sur sa qualification. Une merveille de but précédé d'un petit pont et d'un tir brossé, lançait Paris (1-0, 21e). Le Brésilien récidivait, un quart d'heure plus tard, malgré l'intervention de Gunok qui ne pouvait empêcher le doublé du "Ney" (2-0, 37e).

Le PSG se mettait à l'abri un peu plus d'une minute plus tard. Dans un premier temps, Bakker pensait avoir marqué, mais le but était refusé après l'intervention de la VAR : l'arbitre revenait à une faute du gardien stambouliote sur Neymar et désignait le point de penalty. Mbappé se chargeait le sentence et aggravait la marque (3-0, 37e).

La seconde période était un long fleuve tranquille pour le PSG, malgré un passage à vide dont profitait Basaksehir pour réduire l'écart (57e). Entre temps, Neymar avait illuminé encore un peu plus cette soirée avec un nouveau but. Mbappé lui, y allait de son doublé pour parachever le travail.

En phase de poules, le PSG sait faire. Depuis l'avènement de l'ère QSI, Paris a pris l'habitude de gérer au mieux les premières phases de la Ligue des champions.

Score Final et Conséquences

Le PSG s'imposait 5-1 et terminait premier de son groupe. Rendez-vous désormais lundi midi pour le torage au sort et pour connaître l'adversaire du PSG en 8e de finale de cette Ligue des champions.

Voici un résumé des buts :

  • 21' BUT EXCEPTIONNEL DE NEYMAR !
  • 37' DOUBLÉ POUR NEYMAR !
  • 38' BUT... Mais penalty ! Mbappé inscrit son premier but de la saison en Ligue des champions !
  • 50' 4-0 pour le PSG ! Neymar inscrit un triplé ce soir au Parc des Princes !
  • 56' BUT POUR BASAKSEHIR !
  • 62' DOUBLÉ POUR MBAPPÉ !

Le club d'Istanbul Basaksehir devient ce soir la neuvième équipe de l'histoire de la Ligue des champions à concéder au moins quatre buts lors de trois matches consécutifs, la deuxième équipe de Turquie après Galatasaray entre octobre et novembre 2014.

Réactions d'Après-Match

Neymar

Neymar est revenu hier soir sur l'incident de mardi soir : "Ce qui s’est passé est inacceptable. De faire des différences par rapport à la couleur de peau, la race, c’est inadmissible dans le foot, dans la vie en général, et dans n’importe quel autre sport. Notre attitude a été parfaite selon moi. Choisir une solution extrême, faire un geste fort, c’est ce que nous devons faire pour essayer de changer le monde".

Le Brésilien a ensuite évoqué la difficulté de disputer ce match en deux fois : "C’est clair que j’étais un peu contrarié sur le coup parce que nous n’étions pas préparés pour faire un deuxième match. Revenir à la maison, revenir aujourd’hui, relancer la machine, son corps, le jour d’après, c’est compliqué. Mais personne ne peut cautionner ce qui a eu lieu et on a décidé de rester ensemble. Pour moi, c’était la meilleure chose à faire (...) Je suis heureux à Paris. Ça ne me passe pas par la tête de partir. J’ai une bonne relation avec tout le monde ici. On verra ce qui se passe dans le futur".

Kylian Mbappé

Kylian Mbappé s'est exprimé au micro de Telefoot, hier soir, après ce match PSG - Istanbul Basaksehir : "C’était une super soirée mais dans un contexte particulier malgré tout. On voulait quand même gagner et laisser tout ce qu’il s’est passé en dehors du terrain. On a super bien joué en première mi-temps. En seconde période, on a su gérer et ça nous permet de repartir avec les trois points et la première place du groupe. C’était le plus important (...) Par rapport à mardi soir, je pense que beaucoup de choses ont été dites, pleins de slogans et d’autres choses. En réalité, il n’y a rien de mieux que les actions, et hier on a été actifs. On est fatigués et on ne veut plus subir cela. On est tous des êtres humains et des faits de la sorte sont intolérables. J’espère que tout le monde l’a bien vu : pas uniquement les joueurs, mais aussi les gens en général en ont marre. Il faut vraiment faire quelque chose".

Marco Verratti

Marco Verratti est revenu, après la victoire face à Basaksehir, au micro de RMC Sport, sur les incidents de mardi puis a évoqué la qualification du PSG en 8e de finale de la Ligue des champions : "C’était dur pour tout le monde, pour nous les joueurs sur le terrain mais aussi pour ceux qui regardaient le match. C'est une histoire qui ne doit pas se passer. Nous, on doit être des exemples vu qu'on est suivis par des millions de personnes. On a fait un geste un peu fort en décidant de ne pas jouer avec l’autre équipe. Le quatrième arbitre a fait une erreur et doit être puni pour donner un exemple à tout le monde, nos enfants en premier, et qu’il change (...) En ce qui concerne la qualification, c'est une énorme satisfaction parce qu'on revient un peu de loin, on avait dit qu'on avait eu des finales contre Leipzig et Manchester et c'était une autre finale aujourd'hui. On a montré dans les matchs importants qu'on était là. Ce n'était pas facile, j’ai aussi écouté les critiques contre Leipzig alors que c'est une grosse équipe, qui fait match nul à Munich en faisant un gros match, qui est arrivée en demi-finale l'an passé. C'était un match compliqué et on l'a gagné. On a gagné à Manchester, ce soir aussi, et on est contents".

Autres Réactions

  • Danilo Pereira: "C'était étrange mardi... Aujourd'hui, nous avons continué à jouer. Nous avons bien joué et contrôlé tout le match."
  • Mitchel Bakker: "C'était un match joué dans un contexte particulier, mais nous avons fait de notre mieux pour montrer que le racisme n'est pas autorisé dans le foot."
  • Thomas Tuchel: "Mes joueurs ont été brillants sur et en dehors du terrain. C'était une très belle performance."

Les Notes de L'Equipe

Au lendemain de ce PSG - Istanbul Basaksehir, le quotidien sportif attribue les meilleurs notes, côté parisien, à Neymar, crédit d'un superbe 9/10, puis à Kylian Mbappé et Marco Verratti (7/10).

Soutien et Solidarité

« No to racism ». « Non au racisme ». Un message clair, tiré du slogan diffusé par l'UEFA depuis plusieurs années, repris en chœur par Istanbul Basaksehir, le PSG et jusqu'à Presnel Kimpembe ce mardi soir sur leurs réseaux sociaux. La solidarité des deux clubs s'affiche sur Internet comme elle s'est affichée devant les caméras des télévisions du monde entier. Car c'est bien une décision commune qui a entraîné l'arrêt de la rencontre du soir en Ligue des champions, décisive pour l'avenir du club de la capitale dans la compétition.

L'Incident Initial

L'incident est survenu au quart d'heure de jeu d'un match sans grande intensité, sans violence, à l'exception de deux fautes de joueurs turcs sanctionnées d'un carton jaune. Deux avertissements qui ont agacé le banc de touche du Basaksehir Istanbul, provoquant quelques commentaires de la part de l'entraîneur Okan Buruk et de ses adjoints, dont le Camerounais Pierre Achille Webo. Les mots de ce dernier ont été jugés trop vindicatifs dans l'esprit du quatrième arbitre, le Roumain Sebastian Coltescu. Il a alors appelé l'arbitre central Ovidiu Hategan, 40 ans, habitué des rencontres de phase de groupes de la Ligue des champions.

Et c'est à ce moment précis que la colère de Pierre Achille Webo explose. L'ancien international camerounais (58 sélections) ne sort pas de ses gonds en raison de son exclusion à venir. Mais après les propos supposés du quatrième arbitre, Sebastian Coltescu. « Pourquoi as-tu dit negro ? », lui répète-t-il au visage durant près d'une minute. Un attroupement se crée, entre les représentants de l'UEFA et le staff turc. « Pourquoi as-tu dit negro ? », lance encore Webo, très véhément mais retenu par ses collègues. L'arbitre central ne semble pas saisir la totalité des événements et exclut tout de même l'adjoint stambouliote.

Huit Minutes de Débats

Selon les informations de RMC, diffuseur de la rencontre dont les équipes sont situées au plus proche du terrain, le terme utilisé par l'arbitre aurait été « negru », qui signifie « noir » dans sa langue maternelle. Une qualification discriminatoire que Pierre Webo n'a pas supportée et qui a provoqué une demande d'explications impossible dans ce chahut. Au total, huit minutes de débats ont eu lieu en « public », au bord du terrain et devant les caméras.

Au centre, un homme : Demba Ba. L'attaquant sénégalais, remplaçant ce mardi soir, a joué un rôle décisif avant l'arrêt provisoire de la rencontre, prononcé à la 24e minute de jeu. A 23 heures, l'UEFA n'avait toujours pas communiqué officiellement sur l'arrêt définitif.

Demba Ba, ancien buteur de Chelsea notamment, a notamment expliqué que le quatrième arbitre n'aurait jamais utilisé les termes de « white guy » (« homme blanc ») si Pierre Achille Webo avait eu la peau blanche.

Résumé du Match Repris
Minute Événement
21' But exceptionnel de Neymar (PSG)
37' Doublé pour Neymar (PSG)
38' Penalty pour le PSG, Mbappé marque
50' Triplé pour Neymar (PSG)
56' But pour Basaksehir
62' Doublé pour Mbappé (PSG)

Réactions Politiques et Médiatiques

Médias, joueurs, responsables politiques…, les réactions affluent après ce geste inédit en Ligue des champions, provoqué par des propos jugés racistes d’un arbitre. « Le ras-le-bol », « un tournant »… Au lendemain de l’interruption « frappante » du match de Ligue des champions entre le Paris-Saint-Germain (PSG) et l’Istanbul Basaksehir après des propos racistes d’un arbitre envers un entraîneur, les réactions se multiplient.

Quand l’arbitre délégué Sebastian Coltescu a été entendu désignant l’entraîneur adjoint du club turc Pierre Achille Webo, un ancien international camerounais, comme « le Noir » en roumain (negru), il a déclenché la colère des joueurs et de l’encadrement de l’Istanbul Basaksehir puis du PSG qui, de concert, ont quitté la pelouse après quelques minutes de discussions tendues.

« Un geste d’une dimension inédite et d’une incroyable portée », salue mercredi le quotidien sportif L’Equipe, en titrant sur « Le ras-le-bol ». « Les joueurs ont dit stop ! », décrit Le Parisien. « Nous avons donné une leçon à l’arbitre raciste », commente de son côté le quotidien turc Hurriyet.

Le président turc, Recep Tayyip Erdogan, avait « fermement » condamné l’incident dès mardi soir. En Espagne, PSG-Basaksehir a éclipsé les retrouvailles entre les superstars Lionel Messi et Cristiano Ronaldo à la « une » du quotidien As : « Stop au racisme », titre le journal.

Pour le quotidien sportif italien La Gazzetta dello Sport, « il s’est passé quelque de chose d’inédit et surtout de très grave » ; un événement « rare » et « particulièrement frappant » qui « pourrait être un tournant dans la lutte contre les discriminations dans le football », selon le journal britannique The Guardian.

Dans la nuit, Kylian Mbappé, Neymar et d’autres figures du PSG ont exprimé sur les réseaux sociaux leur engagement contre le racisme. « Une symbolique forte », a déclaré en France la ministre déléguée aux sports, Roxana Maracineanu, tandis que son homologue roumain, Ionut Stroe, présentait ses « excuses au nom du sport roumain ».

L'Intervention d'Erdogan et la Politique Turque

Alors que la presse progouvernementale et le président Erdogan utilisent l’événement pour souligner le “racisme” en France, les journaux d’opposition dénoncent une récupération politique et l’hypocrisie des positions antiracistes du pouvoir.

Le quotidien islamiste Yeni Akit cite les propos du président turc Recep Tayyip Erdogan visant plus spécifiquement la France et son affrontement à distance avec Emmanuel Macron : “La France est malheureusement devenue un lieu où se multiplient les paroles racistes. J’espère que le match de ce soir se passera convenablement.”

Surnommée le “FC Erdogan”, l’équipe stambouliote de Basaksehir est un très jeune club fermement soutenu par le pouvoir politique.

Refusant de retourner sur la pelouse tant que le quatrième arbitre n'est pas totalement écarté du jeu, les joueurs de l'Istanbul Basaksehir FK ne reprendront finalement pas le match, entraînant le report de la rencontre à ce mercredi. L'histoire ne dit pas si l'intervention du président turc a joué un rôle sur cette décision. Toutefois, la prise de parole d'une personnalité aussi haut placée pour un match n'opposant aucune équipe nationale ne doit en réalité rien au hasard.

Les liens du président avec l'équipe de Basaksehir sont encore plus étroits. Surnommée le « FC Erdogan », cette équipe stambouliote, créée par la mairie d'Istanbul en 1990 sous le nom d'Istanbul Büyüksehir Belediyespor, est rachetée lors de sa montée dans l'élite, en 2014, par des membres de l'AKP, le Parti de la justice et du développement, auquel appartient Recep Tayyip Erdogan.

Dans ce contexte politique extrêmement tendu, les incidents autour de la rencontre PSG-Basaksehir donnent l'occasion au président turc de tancer l'Europe sur la question du racisme. « C'est un beau coup réussi sur le plan des relations publiques, car cela donne l'impression qu'une équipe turque, qui plus est celle de Recep Tayyip Erdogan, soutient une personne victime de racisme contre les Européens », analyse l'ancien diplomate Selim Kuneralp. « C'est une aubaine pour le président turc, d'autant que toute la presse du pays ne parle que de cela aujourd'hui. »

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