Avant même de connaître le nom de son adversaire en huitièmes de finale de la Ligue des champions, le PSG sait déjà qu'il disputera tous ses matchs retour à l'extérieur. La faute à un point de réglement très précis.
Le tirage au sort de la Ligue des champions va déterminer l'adversaire du PSG en huitièmes de finale de la compétition, ainsi que son parcours complet jusqu'à la finale qui se tiendra à Budapest.
Mais les Parisiens sont d'ores et déjà assurés d'une chose: ils ne disputeront aucun match retour à domicile cette saison. La raison tient à un changement dans le réglement de la Ligue des champions instauré cette saison: désormais, lors de la phase finale, les équipes ayant l'avantage de recevoir au retour ne sont plus déterminées par le tirage au sort mais par leur classement lors de la phase de ligue.
Dans le détail, les équipes classées 1ère et 2e de la phase de ligue (Arsenal et le Bayern Munich) sont assurées de recevoir au retour tout au long de la compétition. Celles classées 3e et 4e accueilleront le deuxième acte de la double confrontation lors des huitièmes et des quarts. Quant à celles qui ont terminé entre la 5e et la 8e place, elles reçoivent au retour lors des seuls huitièmes de finale.
11e de la phase de ligue, le PSG sait déjà qu'il se déplacera au retour pour ces huitièmes. Mais il a également l'assurance de débuter à la maison lors des prochains tours car le réglement stipule que si une équipe du top 4 de la phase de ligue perd en huitièmes, son "avantage" est transféré à celle qui l'a battue. Et dans le cas du PSG, qui affrontera le 5e ou 6e de la phase de ligue en huitièmes, il n'existe aucune configuration qui le verrait récupérer ledit avantage, puisqu'il affronterait en quarts le vainqueur d'un huitièmes où figurerait le 3e ou 4e, puis en demies un adversaire qui détiendrait l'avantage offert aux deux premiers du classement.
C'est donc sur des pelouses hostiles que les Parisiens devront, à chaque tour, aller valider leur qualification pour la suite de cette Ligue des champions. Rien d'insurmontable pour les champions d'Europe en titre, qui avaient déjà dû en passer par là pour éliminer Liverpool l'an passé en huitièmes puis Aston Villa en quarts. En demi-finales face à Arsenal, le PSG avait toutefois reçu au retour après être allé s'imposer à l'Emirates Stadium.
Un mois après le déplacement victorieux à Barcelone (2-1), le Paris Saint-Germain affronte le Bayern Munich, deuxième gros morceau de son calendrier de phase de ligue de Ligue des champions, au Parc des Princes. Du propre aveu de Luis Enrique, il s'agit tout simplement de "la meilleure équipe d'Europe". De la bouche de l'entraîneur espagnol, pas du genre à vouloir se délester de la pression liée au statut de favori, ces termes sont encore plus frappants.
Ce choc a beau être le dixième entre les deux équipes en l'espace de sept ans, il n'émane pas pour autant de lui une odeur de réchauffé. Le PSG a changé de statut au printemps et reste sur un succès cet été contre les Bavarois lors de la Coupe du monde des clubs (2-1). En face, le Bayern Munich n'est plus une équipe en construction comme l'an dernier. L'ère Vincent Kompany est désormais bien lancée. Au moment de recroiser la route du Paris Saint-Germain, son équipe n'a jamais paru aussi redoutable.
"Le Bayern est dans une forme fantastique. Sa grande force est d’avoir su mettre les personnalités au service de l’équipe. Il y a une confiance et un respect mutuel joueurs-coach. Ce n’est pas un père fouettard, ni un entraîneur qui se plaint. Harry Kane et Joshua Kimmich acceptent de sortir, de jouer à des postes différents et tout le monde accepte l'idée de rotation", analyse Patrick Guillou, ex-joueur de Bundesliga aujourd'hui consultant pour beIN Sports.
Dans les animations de jeu, on retrouve certains préceptes des premières années de Guardiola au Bayern : une progression en triangle, trois solutions au porteur, fixer d'un côté pour sortir de l'autre. La grosse constante, c'est le dépassement de fonction. Peu importe le joueur, il faut que la zone soit occupée. Tout cela se matérialise dans les statistiques offensives impressionnantes du Bayern. Meilleure attaque et meilleure défense de Ligue des champions d'après les Expected Goals (une statistique qui estime le nombre de buts qu'une équipe aurait dû marquer ou encaisser en fonction de la dangerosité des tirs tentés et subis), le club munichois est aussi l'équipe la plus prolifique des cinq grands championnats européens (32 buts en 9 matchs, soit 3,6 buts par rencontre). Il réussit surtout ce que le PSG peine à accomplir en Ligue 1, notamment à cause des blessures : expédier les matchs tout en faisant tourner son effectif.
Auteur déjà de 22 buts toutes compétitions confondues (15 matchs), Harry Kane est dans une forme éblouissante. Son association avec la nouvelle star tricolore Michael Olise continue de fonctionner, et l'arrivée cet été du Colombien Luis Diaz, sur l'aile gauche, a apporté une arme supplémentaire aux artificiers bavarois qui ne vont pas tarder à récupérer leur meneur de jeu Jamal Musiala.
Il y a un changement majeur cette saison. Les volumes de course ont baissé, mais les courses à très haute intensité, elles, ont augmenté. Il y a plus de temps forts et de temps faibles. Le Bayern est capable de reculer, de perdre 15-20 mètres volontairement pour libérer des espaces en contre. A la perte du ballon, il y a aussi cette impression d'une meilleure défense résiduelle", note Patrick Guillou.
Dans son premier gros test européen, l'équipe de Vincent Kompany a fait subir sa loi à Chelsea (3-1). "Ça promet d'être rock'n'roll", s'est projeté le coach belge, qui s'attend à "une intensité maximale" entre deux équipes qui produisent "ce qui se fait de mieux en Europe". L'affiche, elle, ne dira pas forcément grand-chose de la suite de leur aventure européenne, en témoigne le parcours du PSG la saison passée. Le Bayern, lui aussi, avait dû passer par les barrages pour voir la phase finale. En revanche, terminer à l'une des deux premières places de la phase de ligue garantit - depuis cette saison - de jouer le retour des huitièmes de finale, des quarts de finale et des demi-finales à domicile.
Après avoir hérité de Chelsea en huitièmes de finale de la Ligue des champions, le PSG est désormais fixé sur son calendrier : le match aller, au Parc des Princes, aura lieu le mercredi 11 mars, alors que le retour, à Stamford Bridge, se disputera le mardi 17 mars.
Le 14 mars prochain, face au FC Nantes, le Paris Saint-Germain n'alignera peut-être pas sa composition type. En cause ? Les huitièmes de finale de la Ligue des champions. Trois jours avant d'affronter les Canaris, dans le cadre de la 26e journée de Ligue 1, les hommes de Luis Enrique affronteront, le mercredi 11 mars à 21 heures, Chelsea au Parc des Princes, en huitièmes de finale aller de la Ligue des champions.
Le match retour est, lui, programmé le mardi 17 mars à 21 heures, et se déroulera à Stamford Bridge. Dans le même temps que ces deux rencontres du PSG, le Real Madrid recevra puis se déplacera sur la pelouse de Manchester City.
Programme des huitièmes de finale de la Ligue des champions:
- Mardi 10 mars: Galatasaray - Liverpool (18h45) ; Atalanta - Bayern Munich, Atlético de Madrid - Tottenham, Newcastle - Barcelone (21 heures).
- Mercredi 11 mars: Leverkusen - Arsenal (18h45) ; Bodö/Glimt - Sporting CP, Paris Saint-Germain - Chelsea, Real Madrid - Manchester City (21 heures).
- Mardi 17 mars: Sporting CP - Bodö/Glimt (18h45) ; Arsenal - Leverkusen, Chelsea - Paris Saint-Germain, Manchester City - Real Madrid (21 heures).
- Mercredi 18 mars: FC Barcelone - Newcastle (18h45) ; Bayern Munich - Atalanta, Liverpool - Galatasaray, Tottenham - Atlético de Madrid (21 heures).

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