L'Euro de foot et la Pologne n'ont jamais vraiment bien accroché. Longtemps stoppés au stade des éliminatoires, les Biało-czerwoni ont attendu l'édition de 2008 pour accéder à la phase finale.
Et ils ont dû patienter jusqu'à cet Euro 2016 pour enfin gagner un match, le 12 juin dernier face à l'Irlande du Nord (1-0) pour la première journée du groupe C.
Il aura fallu une septième tentative pour que la Pologne s'impose en phase finale d'un Euro, après deux participations décevantes en 2008 et 2012 (3 nuls, 3 défaites au total en phase de groupes).
En 2012, la Pologne a été l'hôte de l'événement (avec l’Ukraine) et a atteint les quarts de finale en 2016, son meilleur résultat dans la compétition.
Menés par le canonnier Robert Lewandowski, les Rouge et Blanc aspirent à un beau parcours dans un groupe E incertain, où ils affronteront l’Espagne, la Slovaquie et la Suède.
Leur surnom est Les Biale Orly. Quand soudain, semblant crever le ciel et venant de nulle part, surgit un aigle blanc, évocation des armoiries nationales.
Voici le calendrier des matchs de groupe de la Pologne à l'Euro (heure française):
- 14 juin : Pologne - Slovaquie, 18 heures, à Saint-Pétersbourg
- 19 juin : Espagne - Pologne, 21 heures, à Séville
- 23 juin : Suède - Pologne, 18 heures, à Saint-Pétersbourg
Les deux premiers de chaque groupe ainsi que les quatre meilleurs troisièmes se qualifient.
L’équipe qui devrait jouer : Wojciech Szczesny - Tomasz Kedziora, Kamil Glik, Jan Bednarek, Maciej Rybus - Karol Linetty, Grzegorz Krychowiak, Mateusz Klich, Piotr Zielinski - Jakub Swierczok, Robert Lewandowski.
Si la Pologne a terminé à deux reprises sur le podium du Mondial (en 1974 et 1982), le pays a dû attendre l’édition 2008 pour disputer son premier Euro.
Tout juste appointé, à la fin du mois de janvier, en remplacement de Jerzy Brzeczek, la première chose que Paulo Sousa a faite est d’aller rencontrer le « pape ».
Mais plutôt que de se rendre à Rome, le technicien portugais est allé à Munich. Quatre heures durant, le nouveau sélectionneur a pris le pouls de la superstar Robert Lewandowski, capitaine de l’équipe.
« Je voulais savoir comment il voyait l’équipe nationale. » Sans surprise, le meilleur joueur de l’année 2020 a apprécié la démarche.
Et pour son premier poste de sélectionneur national, l’ex-entraîneur des Girondins de Bordeaux (et globe-trotteur professionnel) aspire à faire progresser une équipe.
« Apparemment, plusieurs joueurs voulaient du changement et une nouvelle identité de football. »
Robert Lewandowski est comme ça, il ne pense pas. Si personne ne lui conteste le titre d’attaquant le plus complet en Europe, l’impitoyable buteur polonais confesse ne jamais réfléchir au moment crucial.
Face au gardien, le temps devient un luxe qu’il ne peut s’accorder. « Vous n’avez même pas une demi-seconde pour penser à ce qu’il faut faire et comment le faire », expliquait-il au New York Times, début mai.
Et ça lui réussit. « Robert est le meilleur attaquant du monde », a tranché son entraîneur en Bavière, Hansi Flick.
A 33 ans, Lewandowski a reçu en début d’année la Croix du commandant de l’ordre de Polonia Restituta, l’équivalent de la Légion d’honneur en Pologne, et aborde l’Euro avec envie.
Sa famille ayant quitté la Pologne lorsqu’il était bambin pour l’herbe verte de l’Allemagne, le joueur a fait les beaux jours de la Mannschaft.
« Lukas pourrait jouer pour la Pologne si [la fédération] avait découvert à temps que mon fils est footballeur », a rappelé son paternel, Waldemar.
Bien servi à deux reprises par son compère Miroslav Klose - d’origine polonaise lui aussi -, Podolski a « baptisé » à sa manière la Pologne pour les grands débuts du pays à l’Euro (2008).
Deux buts, mais pas de célébration pour celui qui a toujours assuré : « Mon cœur bat en partie en polonais. »
Qui se souvient que c’est dans les tribunes d’un stade, à Gdansk, qu’en 1983, qu’un certain Lech Walesa avait profité d’une rencontre de foot pour changer le cours de l’histoire ?
Le syndicaliste et opposant au régime met à profit la mi-temps du seizième de finale retour de la Coupe d’Europe des vainqueurs de coupes entre Gdansk et la Juventus Turin de Michel Platini pour s’incruster en direct face aux caméras, et voir le stade bondé acclamer le leader de Solidarnosc, comme le rappelle So Foot.
Peu de temps après, le dirigeant syndical reçoit le prix Nobel de la paix, et, après la chute du régime, en 1990, est élu président du pays.
Pour les débuts du pays dans la compétition, Edyta Gorniak n’est pas passée loin de décrocher la mise. Deuxième de l’édition 1994, la chanteuse avait pourtant risqué la disqualification après la répétition générale pour avoir terminé la chanson en anglais - à l’époque il fallait rester fidèle à la langue de son pays.
Finalement, la version anglophone est sorti un an après l’Eurovision.
Ils tiennent dans la main, parfaits pour accompagner un match de foot ; les pierogis sont une sorte de gros raviolis allégrement fourrés de pommes de terre et de fromage blanc, ou de viande, ou de choux.
Ils existent également en version sucrée, à la myrtille ou autres fruits de saison. Mais en guise de dessert, on vous recommande plutôt de tester le vénérable pain d’épices de Torun (ou « piernik torunski »), dont la tradition remonte au Moyen Age.
Voici un tableau récapitulatif des participations de la Pologne à l'Euro :
| Année | Résultat |
|---|---|
| 2008 | Phase de groupes |
| 2012 | Phase de groupes |
| 2016 | Quarts de finale |
Privée de Grosicki (touché à une cheville mais entré en jeu en fin de match), elle a pu s’appuyer sur la vivacité de sa perle Kapustka. Ce dernier a failli ouvrir le score sur un superbe enchaînement à la 39e mais McGovern a sorti sa frappe.
Le salut est venu de Milik : à la 51e, après un beau mouvement collectif, le prolifique attaquant de l’Ajax Amsterdam a mis au fond des filets un centre de « Kuba ».
Largement dominateurs dans le jeu, les Polonais ont eu du mal à l’approche du but adverse. Robert Lewandowski a peu pesé, contrairement à son habitude.
Il est important de noter que le seul titre de la Pologne est une médaille d'or acquise aux JO de 1972 à Munich.
Peu de temps avant d'être ravagée par la Seconde Guerre mondiale, la Pologne a joué son dernier match le 27 août 1939, soit cinq jours précédant l'invasion de leur territoire par l'Allemagne de Hitler.
L’équipe du supplément Grand Format est actuellement dirigée par Mariusz Burchart. Elle propose un journalisme intelligent, original et ambitieux, qui combine sensibilité sociale et grande qualité littéraire.
Gazeta Wyborcza est enfin le seul grand quotidien national à disposer de vingt rédactions régionales qui complètent l’édition nationale par un supplément local.
Aux côtés de grands joueurs comme Wlodzimierz Lubanski, Ernest Pohl et Erwin Wilczek, le défenseur central remporte huit titres de champion et six coupes de Pologne.
Véritable légende du foot polonais, Jozef Mlynarczyk a même été considéré un temps comme le meilleur portier du monde.
Devenu titulaire indéboulonnable au fil du temps, il remporte la coupe d'Europe des clubs Champions en 1987 face au Bayern Munich 2 buts à 1.
Il devient le second Polonais après Zbigniew Boniek à remporter le fameux trophée.
Pur produit de la Silésie comme Ernest Wilimowski et Wlodzimierz Lubanski, il est tout simplement le meilleur buteur de tous les temps des "Legioniści" (227 réalisations).
En Ekstraklasa, il est le second meilleur artificier de l'histoire, à quatre longueurs du record de Ernest Pohl.
Il avait d'ailleurs reçu des propositions du Real Madrid et du Milan AC mais n’a pas pu partir à cause de son appartenance au club de l’Armée.
Au total, il remportera quatre titres de champion et sera sacré trois fois meilleur buteur.
En 1970, il emmène les "Wojskowi" jusqu'en demi-finale de la Coupe d'Europe des clubs champions, éliminé par les hollandais du Feyenoord, futur vainqueur.
Le jeune bourré de talent débute sa carrière à l'âge de 20 ans dans le plus grand club de sa ville natale, le Ruch Chorzow, qui est devenu l'une des meilleures équipes de Pologne aux belles épopées européennes.
Avec sa formation, il remporte deux titres de champion de Pologne, en 1960 et 1968, et deviendra international.
Il est recruté gratuitement par le RC Lens en même temps que son compatriote Ryszard Gregorzyck.
Sacré champion de France de D2 en 1973, il dispute la fameuse finale de Coupe de France perdue face à Saint-Étienne en 1975 au Parc des Princes (défaite 2 buts à 0).
Homme d'une grande humilité doté d'une redoutable efficacité, il inscrit au total 53 buts en 130 matchs entre 1971 et 1975.
Il retourne alors en Pologne et se lance dans une carrière d'entraîneur.
De passage dans le Nord en 1981 pour fêter le réveillon chez des amis, il ne peut plus rentrer au pays quelques jours plus tard à cause du général Jaruzelski qui ferme les frontières de la Pologne.
Obligé de rester dans la région lensoise, il s’y installe définitivement, à Liévin précisément. Il entre d'ailleurs au service des sports de la ville et s’occupe de l’école de football du club local.
Natif de l'ancienne ville industrielle de Łódź, situé au Sud-Ouest de Varsovie, le gamin fait ses débuts dans le fameux club local du ŁKS.
Agile et rapide, l'ailier gauche est élu meilleur joueur de Pologne en 1990, dans la même lignée que ses illustres prédécesseurs Kazimierz Deyna, Grzegorz Lato et Zbigniew Boniek.
À l'époque, dans tous les pays du bloc de l'Est, les footballeurs ne peuvent s'expatrier avant au minimum 28 ans.
Heureusement pour lui, la Pologne prend le chemin de la scission au débuts des années 80 et la chute du mur en 1989, permettant au vent du libéralisme de passer par delà le Rideau de Fer.
Ainsi, à 25 ans, Jacek peut découvrir l'Europe de l'Ouest.
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Arrivé sur les conseils du nouveau coach et compatriote Henryk Kasperczak, cet inconnu, certes international, mais inconnu quand même, a la lourde tâche de remplacer Eric Cantona, rappelé à Marseille, pour porter haut les couleurs du MHSC en Coupe d'Europe.
Cette première saison reste marquée par le merveilleux parcours des Montpelliérains en Coupe des coupes. Après avoir sorti le PSV Eindhoven de Romario, puis le Steaua Bucarest de Dan Petrescu, la formation héraultaise s'attaque au Manchester UTD de Paul Ince.
La suite est moins glorieuse. Les meilleurs partent et l’équipe végète en milieu de tableau. Au bout de trois saisons et 22 buts en 110 rencontres, l'esthète de la nuque longue rejoint la colonie polonaise à Osasuna et succède au brillant Roman Kosecki.
L'international polonais auteur de 8 buts en 46 sélections raccroche définitivement les crampons après trois rencontres, en 1998, à l'âge de 33 ans.
Finaliste de la Coupe des Coupes en 1970, le club perd face aux anglais de Manchester City 2 buts à 1, dans un match serré et tendu en Autriche au stade du Prater.
C'est d'ailleurs lui qui inscrit le but, le seul de l'histoire d'un club du pays dans une finale européenne.
Impérial dans les cages, Jozef a déjà 27 ans lorsqu'il débarque au Widzew Łódź, après des passages dans des clubs modestes du fond de la Pologne.
Durant quatre saisons, il remporte deux Ekstraklasa et perd en demi-finales de la C1 en 1983, éliminé par la Juventus Turin après avoir sorti Liverpool en quart.
Élu footballeur polonais de l'année cette saison-là, le portier moustachu décide pourtant de poser ses valises sous le soleil de la Corse, à Bastia, malgré des offres d'Angleterre et d'Autriche.
Il rejoint alors le FC Porto pour palier la blessure de Zé Beto.
