Le club de hockey sur glace de Dunkerque, "HGD les Corsaires", a été créé en 1970. Depuis, il a connu des moments de gloire et des défis, mais reste un acteur important du hockey français. Les Corsaires de Dunkerque ne cessent de grimper les cols ces dernières saisons, depuis l'arrivée de Jonathan Lafrance à la tête de l'équipe. Bien structuré, le HGD semble avoir les armes pour remonter dans l'élite du hockey français.

Un Parcours Remarquable
Il y a quelques années, les Corsaires de Dunkerque évoluaient en troisième division, dans une patinoire d’un autre temps. Aujourd’hui, les joueurs de hockey-sur-glace Dunkerquois disposent d’un outil flambant neuf. Quatrième de saison régulière en 2024, deuxième l'an passé, sans oublier évidemment l'incroyable parcours en finale de la Coupe de France. En voilà une bonne nouvelle, qui prouve que les Hauts-de-France sont une région qui performe.
Ascension et Qualifications
Les Corsaires de Dunkerque (D1) se sont qualifiés, le mercredi 20 décembre 2023, pour la finale de la Coupe de France après leur victoire (2-1) contre les Éléphants de Chambéry (D1), dans un duel entre deux pensionnaires de D1. Les Dunkerquois affronteront Grenoble en finale, une victoire historique. Un succès in extremis mais tellement précieux, une qualification en finale de la Coupe de France qu’on n’attendait pas en début de saison, un moment de partage avec une centaine de Dunkerquois partis en Savoie et un exploit de plus au compteur.
Cette rencontre face aux Brûleurs de Loups grenoblois, est déjà historique pour le club des Hauts-de-France. En effet, pour la première fois depuis 2004, une équipe de D1 accède à la finale de la Coupe de France. "Ils [les joueurs] savent que c'est un match exceptionnel qui les attend.
Dunkerque a fait son maximum pour permettre aux supporters de se rendre à l’Accor Arena, la mythique salle de Paris-Bercy. "C'est le match d'une vie, devant 14 000 spectateurs potentiels, avec 2 000 supporters dunkerquois, indique le manager. Et il va y avoir du sport ! La stratégie est en place, l'équipe est forte, elle a du caractère et surtout se sont des amis et sur la glace ça se ressent. C'est ce qui lui a permis d'arriver jusque-là.
Dans les gradins et une salle en configuration hockey pouvant accueillir 13.000 personnes, ils ont pu compter, en plein carnaval, sur la présence de 2.000 supporters dunkerquois.
De l'ambiance à Bercy
Pour en arriver là, le club dunkerquois a su briller ! Au total, en 17 matchs, les Corsaires du Hockey sur Glace Dunkerque (HGD) se sont imposés à 12 reprises pour seulement 5 défaites, ce qui les place en 3ème position du classement D1, comme l’an passé. Une équipe également défensive composée actuellement de 19 joueurs et née en 1970. Elle tire son nom de Jean Bart, célèbre corsaire pour ses exploits au service de la France lors des guerres de Louis XIV au 17e siècle. Les Corsaires, tout aussi courageux que cette figure historique, peuvent être fiers de leur parcours.
La Finale de la Coupe de France 2024
C'était une affiche inédite et un match à la hauteur ! Il s’en est fallu de peu pour les Dunkerquois, qui y ont cru jusqu’au bout. Mais malgré la déception d’un trophée Pete-Laliberté pour Grenoble, c’est la fierté qui demeure : celle d’un club de Division 1 qui s'est hissé en finale de Coupe de France de hockey sur glace dans le plus haut niveau français, la Synerglace Ligue Magnus (SLM). “Ils savent qu’ils peuvent créer l'espoir mais s’ils perdent, personne ne leur en voudra [...] au vu du grand écart”, annonçait le commentateur en amont de ce match historique. Il faut dire que les Brûleurs de Loups grenoblois étaient les grands favoris, tenants du titre et détenteurs de cinq victoires en Coupe de France SLM. Depuis qu’elles ont lieu à l’Accor Arena à Paris, en 2016, c’est la première fois qu’une équipe de division inférieure s’y hisse. La dernière fois qu’une équipe en D1 a affronté une équipe en Ligue Magnus, c’était Besançon, en 2002.
On se demandait à quelle sauce seraient mangés les Corsaires, surnom de Dunkerque. Grenoble, poids lourd du hockey français mais en difficulté cette saison (19 points de retard sur le leader Rouen), a gagné, sans être spectaculaire, sans écraser son adversaire. En étant efficace.
Les Brûleurs de Loups ont ouvert le score au bout de quatre minutes, par Aurélien Dair. Mais, profitant d'un mauvais dégagement adverse, le Canadien Parker Colley a aussitôt égalisé pour Dunkerque. Grenoble a repris la main, sur une réalisation d'Alexandre Lavoie (10e) et n'a plus jamais lâché la mène au tableau d'affichage, conforté par le but de Damien Fleury (15e).
Cela n'a pas empêché Dunkerque d'être menaçant. Les Corsaires sont revenus à 3-2, sur un superbe tir en coin du capitaine Clément Thomas. Bousculés, les Grenoblois ont cependant toujours su repartir de l'avant. En témoignent les buts coup sur coup de Jere Rouhiainen et Flavian Dair pour porter le score à 5-2.
Les Dunkerquois ont ensuite fait frémir l'Accor Arena, en marquant deux nouvelles fois (Colley, 40e, et Dinda, 47e). Mais, à nouveau, Grenoble a évité de cogiter trop longtemps, Nicolas Deschamps frappant rapidement, avant que Lavoie, en cage vide, ne scelle définitivement l'issue de la finale.
Tenant du titre, Grenoble a remporté la Coupe de France pour la sixième fois de son histoire. Dimanche à Paris, les Brûleurs de Loups ont battu une courageuse équipe de Dunkerque (7-4), qui évolue en Division 1 et qui était le qualifié surprise de la finale.
L'image de la finale de Coupe de France, jouée à l'Accor Arena de Paris, c'est la magnifique communion entre les joueurs de Dunkerque, agenouillés sur la glace à la fin de match, face à leurs supporters, venus en nombre, avec fanfare et trompettes. Des chants venant des tribunes ont retenti pendant de longues minutes. On a presque cru que la remise du trophée aux Brûleurs de Loups allait passer inaperçue.
Mais les joueurs de Grenoble ont aussi eu leur moment de gloire. Car ce sont bien eux qui ont remporté la Coupe, pour la sixième fois de leur histoire et la deuxième d'affilée. Les Isérois ont réussi à venir à bout des courageux Dunkerquois (7-4), pensionnaires de Division 1, le deuxième échelon national français, et contre toute attente finalistes de Dame Coupe. Du jamais vu pour une équipe de ce niveau depuis vingt ans.
Réactions Après le Match
Franck Vanwormhoudt (président du HG Dunkerque) : « C’est une belle performance. Au troisième tiers, on est revenus, on n’a jamais lâché, on a mis du suspense. Je suis fier des joueurs et du staff qui ont bien préparé cette finale. On a donné une belle image du club et de la ville. Le Président de la communauté urbaine et le Maire étaient là, ils nous ont promis l’agrandissement de notre patinoire. Ce match est une étape. Oui, nous avons déposé un dossier d’accession, mais j’ai peur qu’on ait du mal à digérer cette finale. Déjà, le match de samedi contre Épinal s’annonce compliqué, même si j’espère me tromper. Ce n’est pas trop le budget nécessaire en Magnus qui m’inquiète, mais on est limité par nos 1437 places alors qu’il nous en faudrait 2000 ou 2500, et des salons réceptifs. Elle a été construite en 2019, mais elle est déjà trop petite, cela fait deux ans qu’on joue à guichets fermés. On n’a plus de places pour les VIP, on doit les mettre en liste d’attente. C’est vital pour aller plus haut. Dunkerque, on a rempli toutes les loges de Bercy.
Clément Thomas (capitaine de Dunkerque) : « Je n’appréhende pas ça comme les jeunes, j’ai de l’expérience. Des moments comme ça, c’est magique. On sent qu’il y a la place, on perd le match sur des détails. On n’a pas mis assez de présence devant le but, ils ont des gros gabarits. Alors qu’on domine pendant cinq-six minutes, on prend le sixième but un peu à contre-courant, ça nous coupe les pattes. Ce sont les détails qui font la différence, on voit la marche qui reste à gravir. On voulait la soulever, on y croyait réellement. Nous, on a l’habitude de cette ambiance, on a ça chez nous tous les samedis, c’est un vrai septième homme.
Adrien Vazzaz (gardien de Dunkerque) : « Je suis fier d’avoir participé à l’évènement mais j’aurais pu faire mieux. On a vécu quelque chose d’incroyable. On aurait préféré gagner la coupe, mais ces moments resteront gravés toute notre vie, ça vaut davantage qu’une médaille d’or. Ce n’est que du bonheur. On prend deux pénalités, on se fait prendre tout de suite. Il ne manque pas grand-chose, un arrêt de plus après l’engagement. La prochaine fois, on reviendra avec plus de conviction. On aurait voulu ramener la coupe à Dunkerque, il y a forcément de la déception. Je n’ai pas réussi à faire la même chose que les fois d’avant, je vais apprendre de mes erreurs.
Jonathan Lafrance (entraîneur de Dunkerque) : « Je suis fier du match, de ce parcours. Ça fait chaud au cœur, les partisans sont incroyables. Ils nous suivent toute la saison, ils ont le club à cœur comme nous. En tant que compétiteur, je suis déçu de perdre, mais on a fait un bon match, intense pendant soixante minutes. Adrien [Vazzaz] nous a amenés ici, il a fait de gros matches contre Cergy, Angers et Chambéry, même si ç’a été plus difficile pour lui aujourd’hui. […] Une finale de coupe, ce n’est pas tous les entraîneurs qui peuvent la vivre. C’est ma deuxième saison comme entraîneur-chef, je peux me compter chanceux.
Kyle Hardy (défenseur de Grenoble) : « Il y avait beaucoup de pression sur nous mais c’était une bonne équipe en face, ils ont profité de nos erreurs. Ce n’est pas notre meilleur match mais on va prendre la victoire.
Jere Rouhiainen (défenseur de Grenoble) : « Ce n’est jamais facile, une finale, peu importe qui joue contre vous. Quand on joue la finale ici, il y a différentes sortes d’émotions, et elles vous donnent tant d’énergie donc ce n’est pas facile… Quel que soit l’adversaire, c’est toujours un match serré. Il faut juste garder le contrôle et continuer à jouer jusqu’à ce que les 60 minutes soient passées. C’est tout, on ne peut s’arrêter de jouer à aucun moment, c’est un peu ce qu’on a fait à un moment et c’est pourquoi ils ont réussi à revenir si près. Mais finalement on a fait le job jusqu’au bout et on a gagné.
Jakub Stepanek (gardien de Grenoble) : « Je ne m’attendais pas à un match facile, j’aurais dû savoir à l’avance que ça allait être ce genre de match. Je n’étais pas surpris mais si je suis honnête, c’était plus difficile que l’année dernière contre Gap où le score était de 2-2 dans un match serré… Aujourd’hui, il y a avait beaucoup d’attentes, tout le monde attendait qu’on gagne, peut-être même largement mais ils ont montré le meilleur d’eux-mêmes et ils ont joué vraiment très bien et ce n’était vraiment pas facile. On mène 5-2 mais on ne peut pas penser que c’est la fin du match. Après, ils arrivent à en marquer deux et à 5-4, on ne sait jamais ce qui peut arriver… Par moments, on a eu du mal dans notre zone, mais finalement on a gagné donc on est content. Bien sûr les gardiens n’aiment pas trop ce genre de match, ça part un peu dans tous les sens, mais c’est comme un match 7 dans une série, soit on gagne soit on perd et au final c’est ce qui fait qu’on est content ou pas.
Alexandre Lavoie (attaquant de Grenoble) : « C’est une expérience incroyable. Les fans ici, c’est vraiment spécial. C’est beau à voir, le hockey français comme ça. Je n’avais aucune idée que ça existait, la coupe de France, et c’est un événement assez incroyable pour les partisans, c’est la fête du hockey en France je suis content pour l’équipe qu’on ait gagné ça et pour tous les efforts qu’on a faits. C’est stressant mais c’est le hockey, il y a des hauts et des bas, c’est un game d’erreurs. Dunkerque, ils ont fait leur possible, ils ont très bien joué. Mais on est content de partir avec la victoire. En première période on les a eus et après ils sont revenus. Et je crois que le dernier but de Deschamps leur a cloué les jambes.
Nicolas Deschamps (attaquant de Grenoble) : « C’est un but important, c’est une belle passe de Damien… Ils étaient revenus dans le match, avec un but d’écart on savait que ça pouvait être compliqué. On a réussi à avoir un 2 contre 1 et on marque donc ça a enlevé toute la pression de l’équipe. Après ça, on a joué beaucoup plus confiant. C’était important et tant mieux si j’ai pu aider l’équipe. Dunkerque est une équipe qui n’a rien lâché et c’est un peu le secret de leur réussite dans la coupe de France. Ils ont travaillé, ils ont été durs à jouer même contre les équipes de Magnus. On savait que ça pouvait être un match comme ça en finale, avec le stress des deux côtés. Chapeau à eux mais je suis heureux qu’on sorte gagnant de ce match-là. Notre mission chaque année, c’est de gagner les deux trophées. Là on a réussi à aller en chercher un, maintenant on va se concentrer sur les play-offs de la Ligue Magnus.
Jean-François Dufour (co-entraîneur de Grenoble) : « On l’a dit aux joueurs hier soir en regardant la vidéo, c’est une équipe qui ne lâche rien. C’est leur grosse qualité, ils jouent en équipe, c’est un peu le mot d’ordre. Il fallait s’attendre à voir un bel adversaire qui était là pour tout donner. Et c’est la beauté de cette finale, ils nous ont mis en difficulté. Même si par moments on avait le contrôle du match, ils ont réussi à revenir… Ça fait une belle finale. On ne pourrait pas demander mieux, on est content d’avoir été capables de réagir à chaque fois de la bonne façon. C’est sûrement ça qui fait la différence entre la D1 et la Magnus, où nos joueurs sont à certains moments capables de faire la différence quand c’est le temps. Dans le hockey, les buts en début et en fin de tiers sont les pires, et on les prend. Encore une fois, ça montre qu’en face ils ne lâchent jamais, ils sont venus dans le deuxième tiers avec beaucoup de forecheck. Ensuite on a bien réagi. Tout le long du deuxième tiers, on a l’impression qu’on est en contrôle, il reste 30 secondes et ils te mettent un but. Si on ne prend pas ce but-là, peut-être qu’ils ne rentrent pas au troisième tiers aussi affamés mais ce sont des faits de jeu, des choses qui arrivent. On a eu une réaction à chaque moment, on a vu un groupe solidaire. C’est ce qu’on travaille beaucoup depuis un certain temps, peu importe ce qui se passe, il faut continuer à jouer. Il faut se dire les bonnes choses et rester positif. Ça ne devrait jamais être facile, peut-être qu’on a habitué les gens ces dernières années à gagner trop de matchs. L’année dernière on en gagne beaucoup, mais sans avoir eu d’adversité pendant toute la saison on perd la finale. J’aime autant avoir une saison comme ça où il faut trouver les solutions quand ça va moins bien… On a confiance dans ce groupe-là, on est persuadé qu’en play-offs ils vont être prêts. Le classement aujourd’hui, il ne faut pas le regarder, il faut regarder comment finir la saison en santé, jouer de la bonne façon. Trop souvent, on perd de la confiance et on perd notre jeu. Toujours en confiance, c’est le mot qu’il faut se dire. Il faut y croire même si notre saison ne s’est pas passée comme on l’aurait souhaité. Quand on fixe des objectifs hauts comme on le fait à Grenoble, tu atteins un objectif en gagnant un titre, tu enlèves de la pression du risque de faire une saison blanche.
Palmarès Récent de la Coupe de France
Voici un tableau récapitulatif des vainqueurs récents de la Coupe de France :
| Année | Vainqueur | Score |
|---|---|---|
| 2022 | Angers | 5-4 a.p. |
| 2020 | Amiens | 3-2 t.a.b. |
| 2019 | Amiens | 3-2 a.p. |
| 2017 | Grenoble | 3-2 a.p. |
| 2012 | Dijon | 7-6 a.p. |
| 2011 | Rouen | 5-4 t.a.b. |
| 2010 | Briançon | 2-1 t.a.b. |
| 2008 | Grenoble | 3-2 t.a.b. |
| 2006 | Dijon | 3-2 a.p. |
| 2003 | Villard de Lans | 3-2 t.a.b. |
| 1994 | Grenoble | 5-4 a.p. |

Sacha Treille, capitaine de Grenoble, soulève la Coupe de France. (E. Garnier/L'Équipe)
Ambitions et Défis Futurs
Seul club de la Division 1 candidat à la montée dans lélite du hockey sur glace français, Dunkerque doit encore attendre son heure mais rêve en grand. Malheureusement pour l’équipe de Dunkerque, elle a été éliminée dès les quarts de finale par « L’Etoile noire » de Strasbourg qui a réussi un renversement de situation très inattendu. Les Corsaires, qui manquaient visiblement de fraicheur dans ce quart de finale, peuvent pester contre la malchance puisqu’ils ont souvent manqué des occasions en or pour pouvoir conclure en leur faveur lors de ces trois derniers matchs.
Si les Corsaires de Dunkerque, éliminés prématurément, restent malgré ce nouvel échec toujours aussi obstinés et déterminés à préparer un nouvel « accostage » la saison prochaine dans l’élite du hockey sur glace français (qu’ils ont quitté à deux reprises en 1993 puis en 2005), c’est que le hockey sur glace bénéficie désormais d’un environnement beaucoup plus favorable dans la ville du département du Nord. Franck Vanwormhoudt, le président inamovible du club de Dunkerque depuis dix-huit ans, compte bien profiter d’une fenêtre de tir inespérée.
« Notre dossier est très sérieux car c’est un projet qui a été acté sur une durée préliminaire de trois ans, dit-il. Nous travaillons en collaboration très étroite avec la communauté urbaine de Dunkerque qui nous soutien dans notre volonté de revenir dans la Ligue Magnus. C’est donc un désir sportif collectif qui rassemble à la fois le club et tous nos élus locaux. Il ne s’attendait pas à assister à un tel spectacle populaire et il a été frappé par l’enthousiasme incroyable de nos supporters qui avaient fait le déplacement à Paris en très grand nombre. C’est à ce moment-là que notre maire a compris que Dunkerque est devenue désormais une ville de hockey.
Le retour éventuel de Dunkerque dans la Ligue Synerglace Magnus, qui est donc encore repoussé d’un an, doit être considéré à mon avis comme une chance supplémentaire pour notre discipline. Car n’oublions pas que le club du Nord fait partie depuis très longtemps des places fortes du hockey sur glace français pourvoyeurs de plusieurs grands talents.