Match France-Israël au Stade de France : Sécurité renforcée et public maintenu

La rencontre de Ligue des nations entre la France et Israël, prévue le 14 novembre, se tiendra au Stade de France, à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis). Le préfet de police de Paris, Laurent Nuñez, a confirmé que le match se déroulera « dans des conditions normales », c’est-à-dire avec du public.

Stade de France

Depuis plusieurs semaines, la question de savoir si cette rencontre de la 5e journée de la Ligue des nations se disputerait à huis clos ou en présence de public était posée en raison de la guerre au Proche-Orient.

L'important dispositif de sécurité prévu pour la rencontre entre la France et Israël, dans le cadre de la 5e journée de Ligue des nations, jeudi au Stade de France (20h45), semble avoir convaincu les Français. Dans un sondage d'Oodoxa, 64 % d'entre eux estiment que la sécurité du match sera assurée.

L'étude, réalisée avant les incidents d'Amsterdam, jeudi, où des scènes de violences avaient éclaté en marge de la rencontre entre l'Ajax et le club israélien du Maccabi Tel-Aviv en Ligue Europa (5-0), montre aussi que la perspective d'un huis clos est rejetée par une majorité des sondés (74 %).

Le match devrait de toute manière se jouer devant des tribunes historiquement dégarnies, pour un match des Bleus.

Un contexte de tensions géopolitiques

La rencontre, ce jeudi 14 novembre au Stade de France, de Ligue des Nations, une compétition “qui n’intéresse pourtant pas grand monde” selon le Corriere della Sera, entre la France et Israël se tient dans un contexte particulièrement tendu compte tenu de la guerre à Gaza et au Liban.

En effet, la semaine dernière, des supporteurs israéliens ont été la cible de violences en marge d’un match à Amsterdam.

En réponse à cela, et plutôt que d’annuler la rencontre, “le gouvernement français a saisi l’occasion pour montrer que la France ne céderait pas face à l’antisémitisme”, explique le journal italien.

La Frankfurter Allgemeine Zeitung rapporte aussi la volonté du ministre de l’Intérieur français de maintenir l’événement sportif au Stade de France, le Parc des Princes ayant été notamment évoqué comme alternative de plus petite taille.

Bruno Retailleau “a refusé de céder face à la menace qui pèse sur la sécurité des supporteurs juifs”, commente le journal conservateur allemand.

Malgré tout, l’enceinte ne sera pas totalement remplie. Seulement environ 20 000 des 80 000 places ont été mises en vente.

Et, même si Emmanuel Macron lui-même a annoncé vouloir assister à la rencontre pour “envoyer un message de fraternité et de solidarité”, Les Bleus retrouveront le Stade de France le 14 novembre.

Sécurité renforcée

Mardi 15 octobre, alors que la billetterie n'était pas encore ouverte, le préfet de police de Paris Laurent Nuñez a confirmé la tenue de l'événement et la présence du public dans l'enceinte sportive.

Deux jours après cette annonce, le responsable de la sécurité dans la capitale et dans plusieurs départements franciliens, a annoncé, sans surprise, que ce match"sera placé sous très haute surveillance". "C"est un match à haut risque mais qui se jouera dans des conditions normales. Il en a été ainsi décidé", a-t-il martelé.

Quel dispositif alors pour cette rencontre qui pourrait accueillir jusqu'à 80.000 personnes si tous les billets sont vendus ? "On en a parlé bien évidemment avec le ministre de l'Intérieur, Bruno Retailleau, il y aura un dispositif de sécurité extrêmement renforcé qui sera de très haut niveau, à la fois pour éviter des troubles à l'extérieur de l'enceinte. Et puis pour nous assurer que les personnes rentrent en toute sécurité, il y aura bien évidemment des fouilles importantes" a détaillé Laurent Nuñez.

Le préfet précise que le dispositif sera également très important "à l'intérieur du Stade". "Ça, ce sera vu avec la Fédération Française de Football. On y travaille avec eux. Ça n'est pas habituel" a-t-il commenté.

"On intervient à l'intérieur d'un Stade quand on est requis par l'organisateur, la Fédération Française de Football, mais dans le dispositif que je suis en train de préparer et que je présenterai au ministre, évidemment que je me prépare à toutes les hypothèses dont celle d'avoir à entrer à l'intérieur pour éviter des incidents", a souligné le préfet de police en rappelant que "l'état de la menace terroriste restait très élevé" et que "trois attentats dirigés contre les Jeux Olympiques" avaient été déjoués l'été dernier.

Vendredi soir, une réunion de sécurité s’est tenue au ministère de l’Intérieur afin d’organiser la rencontre de football entre la France et Israël, le 14 novembre prochain en Ligue des nations.

Pour le moment, c’est la piste du stade de France avec du public qui tient la corde. Mais depuis quelques heures, certaines parties se montrent dubitatives sur cette option du match à Saint-Denis.

Le match le plus sensible de l’année sur le territoire national.

Vendredi soir, l’ensemble des parties prenantes à l’organisation de ce France-Israël, jeudi 14 novembre, étaient réunies au ministère de l’Intérieur pour avancer sur la sécurisation de cette rencontre jugée ultrasensible.

Pour le moment, comme dévoilé par Ouest-France et Le Parisien et confirmé à RMC Sport, la piste prioritaire reste l’organisation de la rencontre au stade de France avec du public.

Même si plusieurs interlocuteurs se montrent sceptiques sur la bonne tenue de cette rencontre au stade de France.

Depuis le début, l’objectif des autorités est de faire passer ce match de Ligue des nations pour une rencontre "normale".

Surtout que les autorités devront sécuriser l'équipe israélienne sur la veille et le jour du match à Paris.

Le stade de France, qui compte 80.000 places, avec un flux de personnes important à gérer va représenter un vrai défi pour les policiers et gendarmes mobilisés.

Un autre élément plaide en faveur de certaines autorités qui souhaitent voir ce match au stade de France, l’excellent retour d’expérience de l’été dans la sécurisation d’un événement sportif, notamment lors des Jeux olympiques.

Pendant que d’autres parties prenantes militent pour l’organisation de ce match au Parc des Princes, qui compte moins de 50.000 places.

"C’est beaucoup plus facile d’organiser une sécurisation du Parc, les points d’accès sont moins nombreux, le quartier n’est pas le même et la jauge est quand même moins importante", avoue une source bien informée.

Tout en mettant en avant la sécurisation du match Mali-Israël, lors des Jeux olympiques. Cette rencontre sensible avait été organisée au Parc des Princes, sans aucun débordement.

Par exemple, Philippe Diallo, le président de la Fédération française (FFF), ne veut pas d’un huis clos pour ce match.

L’instauration d’une jauge au stade de France pourrait contenter tout le monde.

Ce début de semaine sera décisif pour les conditions de sécurité autour de ce match.

Une nouvelle réunion de sécurité doit se tenir dans les prochaines heures à l'issue de laquelle un avis final sera rendu.

La FFF saura alors si elle peut lancer une billetterie pour ce match de Ligue des nations.

Plusieurs sources confirment que le ministère de l'Intérieur peut, jusqu'à la dernière minute, modifier l'organisation sécuritaire de ce match classé à très haut risque par les services spécialisés.

Par exemple, si l’idée du match au stade de France avec du public est validée, en cas de menace, les autorités peuvent rendre obligatoire la tenue de cette rencontre à huis clos le 14 novembre prochain.

Boycott rejeté

Seuls 17 % d'entre eux boycotteront la rencontre pour des raisons politiques.61 % D'après le sondage d'Odoxa, les Français sont globalement opposés à l'idée que des sportifs ou des équipes représentant des pays en conflits soient exclus des compétitions internationales.

Rejetée par le ministre de l'Intérieur, Bruno Retailleau, la délocalisation n'est pas non plus privilégiée dans l'esprit des Français.

Une large part d'entre eux (64 %) est satisfaite de voir ce match se jouer au Stade de France plutôt qu'ailleurs dans le pays et 61 % des sondés ne voulaient pas que la rencontre ait lieu à l'étranger.

Mesures additionnelles

Les joueurs de Ran Ben Shimon n’iront pas découvrir les charmes de la capitale française mais resteront cloitrés la majeure partie du temps dans leur hôtel privatisé et protégé par les forces de l’ordre.

Des discussions au plus haut niveau ont eu lieu entre les autorités israéliennes et françaises pour assurer la sécurité et la bonne tenue de cette rencontre, confirme le journaliste spécialiste du football israélien, Jonathan Serero : "Il y a une certaine inquiétude autour de la sélection israélienne de football.

Le Shin Bet, les services de renseignements intérieurs, s’assurent de la sécurité de l’ensemble du staff de l’équipe d’Israël .

Tout a été organisé pour que tout se passe pour le mieux jusqu’à jeudi soir."

Mercredi après-midi, les footballeurs israéliens seront escortés par les forces de l’ordre jusqu’au Stade de France où ils s’entraineront à huis clos après les joueurs de Didier Deschamps.

Une conférence de presse aura également lieu comme le prévoit le protocole de l’UEFA.

Seuls les journalistes accrédités pourront y assister.

L’enceinte sera entourée d’un cordon de sécurité.

Les autorités de l’État hébreu ont appelé les supporters israéliens à éviter de se rendre à la rencontre jeudi soir : "Il n’y aura pas de déplacement de fans israéliens comme c’était le cas en Hongrie.

L’équipe de France s’entraine quant à elle à Clairefontaine.

L’attaquant du PSG Ousmane Dembele , blessé à l'ischio-jambier droit, est remplacé par le joueur du Bayern Munich Kinsley Coman.

Des grilles seront d’ailleurs levées au bord des tribunes pour éviter les intrusions, et les cinq premiers rangs seront bâchés.

Cette ambiance moins festive est l’une des raisons qui ont poussé la section Bleus Passion à ne pas organiser le déplacement, depuis la Vendée.

"Les billets sont nominatifs, on sait qu’il va y avoir beaucoup de contrôles, donc ce n’est pas l’ambiance conviviale que l’on recherche", pointe Benjamin Onillon.

"Quand on vient en car, on est entre 40 et 50 personnes, et on vend une dizaine de places en région parisienne.

Comme pour les autres sections contactées par franceinfo: sport, il n’est pas question d’un boycott politique de la rencontre, mais beaucoup d’autres raisons se bousculent.

"C’est un tout. Dernière raison, et pas des moindres évoquées par le Dunkerquois : la proximité avec la date anniversaire des attentats du 13 novembre 2015, qui avaient touché le Stade de France.

"C’est une date un peu compliquée, on ne l’aime pas trop depuis 2015. Personne ne le dit vraiment, mais depuis quelques années, les matchs de novembre au Stade de France attirent moins", soutient-il.

"Il y a trois ans, il y avait eu un match le 13 novembre au Parc des Princes, et des gens qui étaient présents au Stade de France en 2015 n’avaient pas souhaité venir.

Selon nos informations, l’équipe de France de football va probablement jouer sa rencontre de Ligue des nations face à Israël au Stade de France le 14 novembre prochain (20 h 45).

À noter qu’à l’occasion de la réception d’Israël, la bande à Didier Deschamps devrait donc retrouver le Stade de France pour la première fois depuis les travaux lancés avant les Jeux olympiques de Paris.

Une ambiance particulière

Un karaoké pour réchauffer les cœurs dans un stade de France qui va sonner creux ce jeudi 14 novembre, à l’occasion de France-Israël.

Il est un peu moins de 19h30 quand la sono lance l’iconique « Emmenez-moi » de Charles Aznavour.

Le speaker invite alors les premiers spectateurs à se chauffer la voix.

D’ordinaire, le moment aurait donné lieu à une belle chorale, mais Tahar Rahim n’est pas là pour pousser la chansonnette et les tribunes, toutes plus vides les unes que les autres, ressemblent davantage à un mouroir qu’à une salle des fêtes.

On se croirait de retour à la période Covid où les stades étaient réduits au huis clos pour éviter qu’un virus ne se propage…

Au total, un peu plus de 18 000 personnes sont venues garnir les tribunes.

Un triste record pour l’enceinte de Saint-Denis qui depuis son inauguration en 1998 n’avait pas fait « pire » que 36 842 personnes (en Coupe des confédérations contre la Nouvelle-Zélande, en 2003).

De retour au Stade de France après une longue absence liée aux Jeux olympiques, les Bleus espéraient une plus grosse affluence, mais les questions liées à la sécurité, en parallèle du conflit israélo-palestinien, ont freiné le plus grand nombre.

Ce qui n’a pas empêché quelques supporters d’Israël d’agiter fièrement le drapeau d’Israël au milieu du bleu, du blanc et du rouge.

De quoi donner un peu de vie à des travées tristes.

« L’ambiance est limite paranoïaque », glisse un membre de la sécurité privée qui a été renforcée.

La tribune présidentielle a rarement aussi bien porté son nom, Emmanuel Macron étant entouré par ses prédécesseurs François Hollande et Nicolas Sarkozy.

Michel Barnier était également présent, tout comme Manuel Valls.

Au moment de l’entrée des joueurs israéliens pour l’échauffement, de légers sifflets mais aucun drapeau de la Palestine alors que les agents d’accueil avaient pour consigne d’empêcher leur entrée.

Ces mêmes sifflets se sont répétés lors de l’annonce de l’équipe visiteur et des hymnes nationaux sans que cela ne vire à la bronca.

En contrebas, les mesures ont été prises également pour éviter qu’un ou des individus n’envahissent le terrain avec des grilles, une barrière tout le long et les sept premiers rangs de la partie inférieure condamnée.

Une atmosphère particulière dans un climat glacial de novembre qui colle finalement assez bien à la situation.

Ambiance au Stade de France

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