Le parcours de l'équipe de France aux Jeux Olympiques de Milan-Cortina a pris fin mardi, avec la défaite face à l'Allemagne (5-1) à l'issue du barrage d'accession aux quarts de finale. Pas de Top 8 olympique pour les Bleus, qui ont ainsi bouclé une aventure commencée à l'été 2024 avec le TQO disputé en Lettonie.
Et, en Italie, l'équipe de France a fait son retour aux Jeux après un quart de siècle d'absence. Première pierre d'une saga qui se poursuivra au Mondial 2028 qui aura lieu à Paris et Lyon et des JO 2030 qui seront organisés dans les Alpes françaises.
À Milan, les Français sont venus pour apprendre, pour voir ce qu'était le très haut niveau mondial, dans un tournoi marqué en plus par le retour des joueurs de NHL. Ils ont pris de l'expérience, mais ils ont aussi montré de quoi ils étaient capables. Malgré trois défaites en phase de groupes contre la Suisse, la République tchèque et le Canada, ils ont par moments forcé le respect. C'était un peu ce qu'ils étaient venus chercher aux Jeux Olympiques. Mais ils ont également montré ce qui leur manquait. Et cela s'est vu contre l'Allemagne mardi.
La France a perdu, certes face à un adversaire beaucoup plus fort - fort de 8 joueurs de NHL dont Leon Draisaitl MVP de la ligue pro nord-américaine en 2020 - et beaucoup plus expérimenté (finaliste du Mondial 2023 notamment). Mais elle est entrée dans son match de barrage sans l'esprit bagarreur affiché lors de ses précédentes sorties, sans doute crispé par l'enjeu. C'était la première fois depuis le quart de finale du Mondial 2014 que les Bleus disputaient une rencontre à élimination directe.
L'équipe allemande, elle, n'a pas laissé passer sa chance. Sans être spectaculaire, elle a su être efficace et en l'espace de vingt minutes a marqué trois fois par Leon Draisaitl, Frederik Tiffels et John Peterka. Les Bleus ont été punis en infériorité numérique et sur une perte de palet. Ensuite il y a eu le « French Flair ». N'ayant plus rien à perdre à 0-3, les joueurs entraînés par Yorick Treille se sont enfin réveillés et ont été récompensés par un but de Pierre-Edouard Bellemare. L'un des meilleurs joueurs de l'histoire du hockey sur glace français aura non seulement disputé enfin les Jeux mais il aura en plus marqué.
Devant la cage française, confiance avait été accordée au début du match à Julian Junca, qui avait longtemps retardé l'échéance contre le Canada. Mais, après les trois buts encaissés, Antoine Keller l'a remplacé et a réalisé de nombreux arrêts de qualité, confirmant de plus en plus son talent et tous les espoirs placés en lui. L'Allemagne aurait pu marquer par Marc Michaelis mais Keller et Yohann Auvitu, revenus à temps, ont effectué un sauvetage inespéré. Malgré une meilleure volonté et quelques belles occasions (le trio Boudon-Fabre-Texier mis en échec devant le but allemand, Perret trop court sur une passe de Da Costa), l'équipe de France n'est cependant pas parvenue à refaire son retard.
Et ses derniers espoirs se sont envolés quand Joshua Samanski a inscrit le 4e but allemand à 13 minutes du buzzer final. Encore une fois, les Allemands ont marqué en supériorité numérique. L'équipe de France a payé son manque de discipline, un mal qui l'a touché plusieurs fois depuis le début des Jeux Olympiques.
La déception était grande dans les rangs de l'équipe de France à la fin du match. Pierre-Edouard Bellemare a confirmé qu'il ne reviendra pas en sélection et que sa carrière en club (il joue à l'HC Ajoie en D1 suisse) s'arrêtera en fin de saison.
Mais il ne faut pas oublier que l'équipe de France ne fait pas partie du gotha mondial, contrairement à de nombreux sports collectifs, et qu'elle en est même très loin. À elle maintenant de travailler sur ce qu'elle aura appris à Milan. Dans deux mois, un autre rendez-vous important l'attend, moins prestigieux mais capital : le Mondial de Division 1A. L'équipe de France a vécu un véritable calvaire face à l'Allemagne en phase de poule du tournoi olympique de Paris 2024, concédant sa première défaite de la compétition
Il n’y aura pas eu de miracle ce midi à Milan. Les Français n'ont pas réussi à renverser l'Allemagne.
On sent que les Français n’ont plus rien à perdre, ils jouent libérés de la pression présente en début de match.
On sent que les Français veulent revenir mais en face, les Allemands sont aussi déterminés à tuer le match.
Les Français attaquent fort dans ce dernier tiers.
Les Allemands sont toujours devant mais les Français ont fait un bien meilleur tiers, bien aidés par un gardien en confiance et auteur d’arrêts décisifs.
Bellemare est venu inscrire le premier but des Bleus qui auraient peut-être mérité un peu plus.
Cette première réalisation semble avoir redonné de la confiance au groupe tricolore qui met la pression sur les Allemands désormais.
Ça y est les Français ouvrent leur compteur !
Quelques secondes après avoir manqué la première occasion, Bellemare concrétise enfin.
Son palet rebondit sur le patin d’un défenseur adverse puis rentre.
C’est une fois de plus très compliqué pour les Français qui, pénalisés à deux reprises, se sont fait trop facilement battre dans certaines situations.
Après une grosse séquence offensive, les Allemands aggravent le score.
Draisatl et ses coéquipiers tentent de capitaliser sur leur supériorité numérique.
Ça tient pour le moment dans le camp français.
Alors que les Français enregistraient un temps fort offensif, c’est l’Allemagne qui concrétise.
Tiffels place un tir en angle fermé qui vient taper le casque du gardien français et rentre dans les cages.
Après un cafouillage entre deux joueurs allemands, Treille s’est précipité pour emmener le palet vers les cages adverses.
Dans ce match couperet aucune des deux formations ne prend trop de risque pour le moment.
Les Allemands sont devant.
Les Français évoluent désormais en infériorité numérique après la faute de Ritz pour retenir.
Elle tombe mal cette pénalité pour Gallet.
En supériorité numérique, les Allemands sautent sur l’occasion et Samanski parvient enfin à transpercer les cages de Keller.
Texier s’essaie au tir mais c’est dévié.
Au tour des Allemands d’être pénalisé.
Michaelis part en prison pour retard de jeu.
Le gardien français est dans un grand jour.
Le gardien signe un double arrêt miraculeux sur l’attaque de Texier.
C’est la dernière ligne droite à Milan.
Dans 40 minutes nous saurons si les Bleus poursuivent leur aventure aux Jeux.
Alors que les supporters se font entendre dans l’arène, le capitaine tricolore n’était pas loin d’inscrire un doublé mais le palet heurte la transversale.
Après un premier stop de Keller, Auvitu se jette vers les cages vides pour freiner la tentative de Michaelis.
Il reste encore du travail pour les Bleus mais ils résistent bien face à un adversaire qui a passé la seconde après avoir encaissé son premier but.

12 ans après leurs dernières apparitions aux Jeux, les hockeyeurs de la ligue NHL sont de retour. Et ils devront s'adapter à certaines règles : notamment l'interdiction des bagarres.
Dimanche 15 février, en fin de match face au Canada (défaite 10-2), le défenseur français Pierre Crinon avait jeté les gants face à l’attaquant adverse Tom Wilson. Un geste autorisé en NHL, mais pas aux Jeux olympiques.
En sortant, il a également fait de la provocation. Convoqué ce lundi, le Grenoblois a été sanctionné par la Fédération française de hockey sur glace. Il ne jouera plus du tournoi olympique.

Grosse journée pour les Bleus au JO 2026 de Milan Cortina, ce mardi. 📢 De l’or en biathlon pour la France ?
Les Jeux olympiques de Milan Cortina battent leur plein, mais la France ne devrait pas récupérer beaucoup de médailles ce mardi 17 février.
Vainqueurs (3-1) du Danemark mais défaits par la Lettonie (4-3) et les États-Unis (5-1), les Allemands pointent au 7e rang mondial, sept places devant les Bleus.


Bienvenue sur ce live pour suivre avec nous, en direct, la rencontre de nos hockeyeurs français face à l’Allemagne dans ces JO 2026.
La France a pris une leçon. Opposés à l’Allemagne pour la finale de son groupe en basket, les Bleus n’ont pas fait un pli face aux champions du monde (85-71). Sans un sursaut d’orgueil dans le quatrième quart temps, l’addition aurait même été bien plus salée. Cette défaite n’empêchera pas les Français de disputer les quarts de finale des Jeux Olympiques de Paris 2024. Mais il faudra sans doute en découdre avec le Canada de Shai Gilgeous-Alexander, l’un des favoris, au prochain tour. Autant dire qu’une médaille est encore loin, alors que le ciel aurait été bien plus dégagé avec une victoire. Suivez l'intégralité des JO sur Max avec Eurosport !
Hélas, on s’y attendait un peu après avoir regardé les deux premiers matchs de l’équipe de France, face au Brésil, un succès poussif, puis face au Japon, un petit miracle. L’entame des hommes de Vincent Collet a été plutôt bonne et agressive, avec deux contres rapides de Rudy Gobert pour donner le ton. Mais elle n’aura été qu’illusion et le match pourrait se résumer ainsi : un bon départ, un trou noir immense et une réaction assez vaine. Il fallait en faire bien plus pour inquiéter les Allemands, toujours emmenés par un Dennis Schröder inspiré et difficile à stopper (26 points, 9 passes).
La France a pris la leçon attendue
Tandis que la France, repoussée par la défense dans le périmètre, s’entêtait à envoyer des briques, l’Allemagne faisait un peu ce qu’elle voulait dans la raquette des Bleus. Le deuxième quart temps a été un véritable cauchemar pour les Français, qui n’ont inscrit que neuf petits points. Franz Wagner a encore été incroyable en attaque, se permettant même de claquer un dunk main droite avec trois défenseurs sur le dos (26 points, comme son meneur). Et même quand l’Allemagne a montré quelques signes de faiblesse, c’est-à-dire au début de la dernière période, elle n’a pas paniqué et s’en est remise à l’intelligence de son maître à jouer pour climatiser le stade.

Les Bleus, pas très inspirés en attaque et toujours incapables d’imposer son jeu à l’intérieur, ont aussi été abandonnés par leur défense, normalement leur plus grande force. Victor Wembanyama a fait des statistiques (14 points, 12 rebonds), mais n’a pas du tout pesé sur la rencontre. Tout juste pourra-t-on retenir les bons passages d’Isaia Cordinier, qui a tenté de sonner la révolte avec de belles actions. Il termine avec dix points et a su donner un élan d’espoir. À l’arrivée, la défaite est plus que logique et on ne donne pas cher de la peau des Français si c’est bien le Canada qui se présente lors des quarts de finale. L’Allemagne, elle, assume de plus en plus son costume d’outsider sérieux derrière Team USA.
Tableau Récapitulatif du Match
| Équipe | Buts | Tirs cadrés | Supériorité numérique réussie |
|---|---|---|---|
| France | 1 | 22 | 0/3 |
| Allemagne | 5 | 35 | 2/5 |