L'histoire du hockey sur glace à Caen et Valenciennes

Le hockey sur glace est un sport qui a une longue et riche histoire en France, avec des clubs emblématiques comme les Drakkars de Caen et les Diables Rouges de Valenciennes. Ces clubs ont marqué l'histoire du hockey français, chacun avec ses propres particularités et moments de gloire.

Les Drakkars de Caen

Le Club des Drakkars de Caen, officiellement nommé Hockey Club de Caen, est une équipe de hockey sur glace fondée en 1968. Basé dans la ville de Caen, en Normandie, le club évolue principalement en Division 1, le second échelon du hockey français. Au fil des décennies, les Drakkars se sont forgés une réputation solide grâce à une formation de qualité et des performances régulières.

Les objectifs des Drakkars sont clairs : former des jeunes talents régionaux et se maintenir au plus haut niveau. Le centre de formation du club est d’ailleurs réputé pour avoir produit plusieurs joueurs ayant rejoint des clubs de Ligue Magnus ou évolué à l’international. Sous la direction d’entraîneurs expérimentés et d’une équipe dirigeante dévouée, les Drakkars aspirent à revenir durablement parmi les meilleures équipes de France.

Engagés en championnat de France, les hockeyeurs caennais réalisent une saison en tous points remarquable. Habitués à jouer les premiers rôles au deuxième échelon national depuis leur remontée en 2022, les Drakkars de Caen ont peut-être fait naître des vocations chez les plus jeunes.

Après une saison régulière de haut niveau, terminée à la sixième place, les U20 des Drakkars de Caen se sont hissés en finale de la Ligue Espoir dimanche 9 mars 2025, après être venus à bout de Rouen (5-2) en demi-finale retour.

Les Drakkars de Caen ont été éliminés mardi soir en demi-finale de la coupe de France par Grenoble. Ce match contre l’une des meilleures équipes de Ligue Magnus va servir de référence pour un club qui ambitionne de retrouver l’élite.

Après 28 minutes de jeu, les Drakkars avaient déjà encaissé cinq buts et un gouffre les séparaient de Grenoble. Les Brûleurs de loups semblaient patiner sur une autre planète. “Ils ont été impressionnés par ces grands joueurs qui jouent simple et efficace”, explique l’entraîneur des Drakkars. Jaroslav Prosvic souligne combien “c’est dur d’être mené 5-0 contre Grenoble”.

Les joueurs de Caen ont pourtant relevé la tête pour s’incliner finalement 6 buts à 3. “On peut dire que dans les 30 dernières minutes, nous avons gagné 3-2", sourit un coach pas mécontent de la réaction de son équipe face à un mastodonte qui évolue au sommet du hockey français. “J’espère que ça va faire grandir les jeunes. Avec des matches comme celui-là, on peut apprendre plein de choses”.

Les Drakkars, actuellement en tête du championnat de Division 1, ambitionnent de retrouver l’élite. Six mois après avoir disputé la finale d'accession à la Ligue Magnus, cette demi-finale de coupe de France contre Grenoble ne peut qu’aiguiser les appétits. “On est là pour apprendre aussi”, confie Titouan Lanes, attaquant des Drakkars. “Mais c’est clair que ça donne envie de jouer contre des joueurs qui ont plus d’expérience, contre des équipes plus fortes qu’en D1”.

Cette demi-finale était aussi un test pour les dirigeants du club qui s’activent dans les coulisses. “Sportivement, on affiche l’ambition de monter en Ligue Magnus à moyen terme”, explique Christophe Lanes, le président du Hockey-club de Caen. “La coupe de France permet de s’étalonner. Cela permet aussi de montrer notre savoir-faire pour organiser un gros match”.

Le club tenait à ce que cette demi-finale soit “une belle fête”. Un concert était proposé avant le coup d’envoi quand les invités des partenaires se voyaient servir un verre de champagne. Les gradins étaient encore pleins à craquer. Pour la 48e fois consécutive, le match du HCC se jouait à guichets fermés. Les 1 300 billets avaient encore été vendus en quelques minutes.

Les hockeyeurs de Caen ont un bilan plus mitigé depuis leur défaite en demi-finale de Coupe de France de hockey sur glace face à Grenoble (3-6) le 6 janvier. Sur les cinq derniers matchs, ils ont aligné trois défaites et deux victoires mais restent 2e à deux points de Valenciennes. Ils sont donc toujours en bonne position pour décrocher une place pour les play-offs de Division 1 (deuxième échelon français).

Dans cette optique, ils affrontent Nantes, 13e et premier barragiste pour la descente en D2, samedi 31 janvier. Le match se jouera à la patinoire de Caen la Mer à 20h30, pour le compte de la 23e journée de D1. Les Drakkars joueront une nouvelle fois devant des tribunes combles et pourront compter sur l'appui du public.

Les Diables Rouges de Valenciennes

Le club hockey sur glace de Valenciennes, connu sous le nom des Diables Rouges, possède une riche histoire qui reflète la passion et la persévérance de ses membres. Depuis sa création, ce club emblématique du Nord s’est construit une identité forte, alliant tradition et modernité. Pour ses entraînements et ses matchs, le VHHC loue la patinoire VALIGLÖO.

Le club accueille des mineurs dans toutes les catégories mixtes, entre U7 (moins de 7 ans) et U18 (moins de 18 ans). Plusieurs équipes accueillent également des adultes, que ce soit en « loisirs », ou en championnat de France de Division 2. Chaque licencié a la possibilité de s’investir dans la vie de l’association. Ainsi, de nombreux joueurs de nos équipes - ou leurs parents pour les plus jeunes! - participent au bon fonctionnement du club.

Le VHHC est administré par un conseil d’administration de 14 membres qui comprend un président, un vice-président, un secrétaire, un trésorier et de 10 conseillers. Ce conseil d’administration est élu par l’Assemblée Générale des membres de l’association.

De 1969 à 1970, se construit une patinoire sur un terrain mis à disposition par la Ville de Valenciennes à la Société Européenne des Patinoires. Cet équipement sportif, situé Plaine de Mons, est inauguré en septembre 1970. Sa piste mesure 52 x 62m et sa capacité d’accueil est de 500 à 600 places assises.

Deux sections sportives investissent la glace: l’une de hockey et l’autre de patinage artistique sous le sigle « Valenciennes Skating Club », remplacé, en avril 1971 par celui de « Valenciennes Sports Et Patinage » (V.S.E.P.). En 1974, la patinoire devient propriété de la Ville de Valenciennes.

L’année 1976 voit la création de l’école de hockey sous la direction de Robert Bailleux. Durant la saison 1977/1978, il crée une section « initiation au patinage » afin d’accueillir les filles et les garçons à partir de l’âge de trois ans. La saison suivante c’est une section de vétérans qui est mise sur patins! Lors de son assemblée générale de juin 1979, le C.V.D.S.G.

Lors de la saison 1980/1981, l’équipe seniors est en troisième division puis en seconde en 1983. En 1986, elle retrouve la Nationale 2. C’est cette même année que l’équipe des vétérans prend la dénomination de « Diables Rouges »… qui sera ensuite reprise par le club tout entier.

Le 16 décembre 1989, le russe Mansour Basoukov fut recruté comme manager général. Cette saison l’équipe senior évolua en Nationale 3 et accéda en 1991 à la Nationale 2, pour être sacrée Championne de France D2 1990-91 l’année suivante devant Le Vésinet (second) et Megève (troisième). Parallèlement, les poussins et benjamins remportent le championnat de la Ligue!

En 1992, l’équipe première se classa 5ème de la nationale 2 et joua en première division en 1992-93. Après une saison sans victoire, faute de moyens financiers dignes de l’envergure du hockey valenciennois, le club retourna en seconde division.

En septembre 1993, l’ex-lillois de Besançon, Christophe Van Vassenhove, arrive en tant que joueur-entraîneur de l'équipe senior. Saison 1994-95 : création de la première équipe junior élite sous l’impulsion de M. En septembre 1996, faute de moyens financiers au début de la saison 96-97, les dirigeants du CVDSG décident de ne pas engager d’équipe senior en N2 : Eric Lebay quitte alors Valenciennes pour Morzine. En septembre 1997, Yves Lespérance est licencié. Il est remplacé par Christophe Van Wassenhove : manager, entraîneur, joueur.

De 1980 à 1996 : le club a pris son régime de croisière avec un effectif en constante augmentation. En 2004, un incendie réduit la patinoire de Valenciennes en cendres….Le Valenciennes Hainaut Hockey Club ira donc s’entrainer en Belgique sur la glace de Tournai! Il remplacera aussi les patins à glace par des rollers pour des entrainements aux Palais des Sports Nungesser de Valenciennes!

Les premières années du club (1969-1980)

De 1969 à 1970 se construit, à Valenciennes, une patinoire en 1969 à 1970 sur un terrain mis à disposition par la ville à la Société Européenne des Patinoires (S.E.P.). Cet équipement sportif est inaugurée en septembre 1970 et ouvre ses portes au public et aux scolaires. Sa piste mesure 56 x 26m et sa capacité d'accueil est de 500 à 600 personnes assises.

Deux sections sportives investissent la glace, l'une de hockey et l'autre de patinage artistique sous le sigle "Valenciennes Skating Club", remplacé en avril 1971 par celui de "Valenciennes Sports Et Patinage" (V.S.E.P.). Cette modification est faite pour respecter le souhait de la Fédération des Sports de Glace, désireuse de voir figurer le sigle "S.E.P." dans l'appellation du club, dont les initiales donne désormais "V.S.E.P.". En attendant, la première assemblée générale de Valenciennes Sports et Patinage se déroule le 18 mai 1971.

Un comité provisoire est élu et présenté aux 125 membres présents. Ce comité est présidé par Monsieur Duponthieu. Il se compose de : Messieurs Marlière, vice-président ; Dhont, secrétaire ; Delfosse, secrétaire adjoint ; Lefort, trésorier ; et Versmée, trésorier adjoint. Deux membres y figurent également : Messieurs Delattre et Derome. Deux commissions sont désignées : "patinage artistique" et "hockey". Mais en fin de compte, Valenciennes n'arrivera pas à engager une équipe minimes et, faute d'équipes de jeunes, ne sera pas autorisé à inscrire les seniors en championnat.

Cette première équipe seniors de hockey sur glace est entraînée par Alain Grillet (qui venait d'Holiday on Ice), assisté par un Canadien, Jean-Pierre Corey. Parmi les joueurs, on reconnaît Alain Béchet, Bruno et Jean-Marie Delattre, Frédéric Du Sartel, Philippe Grosselin, Dominique Keisser, Alain Ververs, Bernard Bailleux, Michel Duvivier, Thierry Canlers, Olivier Gosset et Dominique Gobaille (gardien). On compte, lors de la seconde saison (1972/1973), la première en championnat, 70 licenciés chez les seniors, minimes et poussins. Les entraînements ont lieu tous les jours de 18h30 à 20h30, avant les séances publiques du soir.

En 1973, Marc Blouin, officier canadien du SHAPE (quartier général des forces de l'OTAN en Europe, situé à Mons dans le Hainaut belge, à 40 kilomètres de Valenciennes), devient l'entraîneur du club. De 1973 à 1975, les équipes sont engagées dans de nombreux matchs amicaux, en Belgique, en particulier. Ainsi, par exemple, le 21 avril 1974, un gala franco-belge se déroule à la patinoire de Valenciennes. Le match d'ouverture est perdu par les benjamins-poussins est perdue sur le score de 12 à 2 face à l'équipe de Charleroi, renforcée d'éléments bruxellois. L'équipe seniors, menée par son capitaine Frédéric Du Sartel, inverse cette logique.

Durant la saison 1973/1974, le comité de la section Hockey du V.S.E.P. est présidée par le docteur Gallez. Mytril Delattre en est le vice-président, D'Hont le secrétaire; Philippe Du Sartel le trésorier, et Fréderic Du Sartel le responsable sportif. Marc Blouin en est l'entraîneur seniors et Philippe Grosselin et M Duvivier, les entraîneurs jeunes.

En 1974, en raison du dépôt de bilan de la Société Européenne des Patinoires, la patinoire devient propriété de la ville de Valenciennes pour le franc symbolique. Le premier conseil d'administration est constitué en 1975 pour prendre la gestion de la patinoire. Le club adopte alors le sigle "Club Valenciennois pour le Développement des Sports de Glace" (CVDSG). L'année 1976 voit la création de l'école de hockey sous la direction de Robert Bailleux, qui allait devenir une figure emblématique du hockey valenciennois, sous le pseudonyme de "Tonton" !

Les Canadiens se succèdent aux commandes de l'équipe seniors. Après Marc Gignac pendant un an, la section hockey est prise en main de 1977 à 1979 par "la comète blonde" André Arguin, assisté pendant les premiers mois de la saison par Jean-Jacques Tardy, international junior et ancien capitaine de Lyon... En 1978, une section de vétérans - de 14 licenciés - est mise sur patins.

Lors de l'assemblée générale de juin 1979, Monsieur Boshart, président du C.V.D.S.G. se félicite des résultats financiers et sportifs obtenus : 42 000 entrées publiques et 41 000 entrées scolaires. Valenciennes, avec environ 400 pratiquants, est alors un des plus importants clubs de France. Le président annonce ensuite que la saison prochaine verra l'installation d'une horloge électronique pour les matchs de hockey et de chauffage dans les gradins.

À l'occasion de cette AG, Monsieur Bodart, délégué aux sports, met l'accent sur la politique de masse pratiquée au sein du club avec de sérieux bienfaits sur le plan social et éducatif. En 1979/80, Raynald Tremblay (photo ci-contre) arrive accompagné de Claire, son épouse. Il s'agit du frère de Jean-Claude Tremblay, ancien joueur de légende des Canadiens de Montréal qui a remporté cinq fois la Coupe Stanley. "Ray", le pour sa part, était avant d'arriver à Valenciennes le capitaine de l'équipe professionnelle américaine des Cape Cod Freedoms en NEHL, après avoir joué trois ans dans la NAHL, où il croisa nombre de cas pathologiques puisque c'est cette ligue réputée pour sa rudesse physique et ses bagarres qui inspira le film Slapshot.

Raynald Tremblay se révèle un arrière offensif très efficace et au gabarit solide (183 cm, 95 kg). L'objectif est alors l'accession en nationale B. Le principal adversaire est l'équipe de Meudon. Le leader est battu sept buts contre trois à Valenciennes, qui a démontré "de belles qualités physiques et morales" selon l'article de Henri Duprez. À l'occasion de ce rendez-vous, Raynald Tremblay a repris sa place au sein de la défense valenciennoise. La bataille est rude et trois joueurs se retrouvent exclus du jeu... dont un Valenciennois.

Les années 1980 : bouleversements et renouveau

Mais le paysage du hockey nordiste est bouleversé durant l'intersaison à cause des difficultés du CPM Croix, le club de la métropole lilloise qui déclare forfait. Valenciennes est appelé pour prendre sa place dans la poule nord de Nationale B en 1980/81. L'équipe séniors bénéficie du renfort de plusieurs anciens joueurs de Croix : Sylvain Devaux, Jean-Yves Delannoy, Denis Louvet, Éric Simon et l'international Patrick Francheterre, ancien capitaine de l'équipe de France. Francheterre prendra en main les destinées du club de 1981 à 1983 après le départ de Raynald Tremblay.

En 1983, cependant, Croix remonte une équipe, Patrick Francheterre et la plupart de ses camarades y retournent. Valenciennes n'a plus d'effectif et se retire du championnat. L'assemblée générale du C.V.D.S.G. qui se tient le 6 juin est celle d'un nouveau départ. Gérard Coquant est élu président de la section hockey, avec Gérard Rénier comme trésorier et Martine Coquant comme secrétaire.

Cette même année, Yves Robert, diplômé d'études supérieures en éducation sportive, rejoint Valenciennes en provenance du Québec. Il est l'ancien entraîneur des Castors de Saint-Jean en Ligue Junior Majeur du Québec, et s'occupe désormais d'une formation réduite à des rencontres amicales. Surnommé "Bison glacé", il mène l'équipe des seniors à la victoire contre les Canadiens du SHAPE (8 à 5). Après une interruption d'une saison, le temps que le club se refasse une santé, l'équipe première est enfin de retour le 28 octobre 1984 à la compétition, pour une première rencontre en Nationale 3, en affrontant l'équipe de Reims.

Au cours de l'année, l'équipe affronte également Croix (16 décembre), Amiens (13 janvier) et Troyes. Le 14 décembre 1985 se produit une grande première: un match des vétérans contre une équipe d'Amiens ! L'équipe ne rassemble pas que des anciens joueurs mais également des sportifs venus sur le tard à cette discipline. En 1986, fort de 150 licenciés, et avec 9 équipes engagées dans différents championnats, le club est dirigé par un directeur dynamique et soutenu par des supporters très présents. Pourtant, depuis le départ massif, en 1983, de hockeyeurs pour la patinoire de Croix, le C.V.D.S.G. a connu des heures sombres en ce qui concerne son équipe première.

Néanmoins les équipes de jeunes montrent de grandes possibilités en offrant au club un important vivier de grande qualité capable de fournir, dans les deux ans, des joueurs capable d'évoluer en championnat national. Le désistement de Nantes en championnat de Nationale 2 vaut cependant une proposition aux Valenciennois. Cette demande de la fédération arrive un peu tôt. Le président du club, Monsieur Tanguy prend cependant la décision courageuse d'accepter : "Dans les deux ans nous aurons les moyens de jouer les premiers rôles, mais serons-nous capables de faire la soudure ?" déclare-t-il à La Voix du Nord. L'objectif de la saison 1986/87 est évidemment le maintien.

L'année 1986, un groupe de Valenciennoises, âgées de 11 à 30 ans, décident de former une équipe de hockey sur glace. La seule, alors, dans le Nord. En septembre 1987, Charles Ruelland, entraîneur titulaire du certificat d'entraîneur HCHA "grade 5" (le plus élevé) et professeur d'éducation physique, arrive au moment où le hockey senior est obligé à une année sabbatique par manque de moyens financiers. L'équipe, rejetée au plus bas niveau de la compétition nationale en fin de saison dernière, ne rejoint donc pas la Nationale 3. La priorité est alors donnée à la formation des jeunes. Le club compte 155 licenciés et huit équipes de garçons, une équipe féminine, l'école d'initiation et l'école de hockey.

La priorité est, cette année-là, de battre l'équipe de Dunkerque. "En minimes comme en benjamins, le club maritime est la bête noire des Valenciennois" déclare Monsieur Tanguy, président du club, à la Voix du Nord, "Nous convoitons le titre de champion de France, rien de moins, et il n'y a que Dunkerque pour nous écarter de la voie royale". En septembre 1988, Ludovic Malletroit quitte les Français Volants pour rejoindre Valenciennes. Il est aidé dans sa tâche par Benoît Themens, gardien canadien. Le déplacement à Garges-lès-Gonesse est difficile car il manque quatre titulaires qui sont remplacés par des joueurs cadets. Le score de 5 à 2 est donc loin d'être honteux. L'équipe féminine, comptant seulement 8 joueuses à la place des 13 nécessaires à une inscription en championnat de France, profite de l'année 1989 pour participer à des rencontres amicales. Fin juin, une assemblée extraordinaire réélit le président Christian Hervent qui rappelle à cette occasion que "la relance économique du Valenciennois passe aussi par la relance de grands clubs sportifs" (La Voix du Nord).

Les années 1990 : ascension et défis

En septembre, arrive Dany Gélinas, joueur-entraîneur canadien et ancien joueur de Dunkerque. L'effectif est alors renforcé par le Franco-Canadien Nicolas Pruvost, né au Canada de parents français et alors gardien à Trois-Rivières, de Pierre Poissant, également franco-canadien, et de Daniel Delbarre, de Dunkerque. Un match contre Reims inaugure, en octobre, la saison avec l'objectif d'atteindre la nationale 2. L'équipe seniors s'installe rapidement à la première place du championnat en battant Dunkerque, puis Croix. Dans la phase finale 1990 de division 3, les Diables rouges se classement deuxièmes de la poule finale nord, puis derniers du tournoi final à quatre qui se déroule à Valenciennes. Encore une fois, le club sera repêché en division 2.

Il enregistre alors le retour de Daniel Carlier, le meilleur joueur formé au club lors du précédent passage en D2, qui s'était exilé à Avignon et à Nantes pour rester dans cette division. Mais la principale recrue est Marcel Giguère, un Franco-Canadien passé par Dunkerque qui vient de passer deux ans au plus haut niveau, en Nationale 1A, à Bordeaux. Le joueur de centre s'impose comme le meilleur marqueur du championnat de D2 1990/91, aussi bien en poule de qualification qu'en poule finale. Et avec une telle locomotive, le promu Valenciennes se retrouve directement sacré champion de France devant Le Vésinet (deuxième) et Megève (troisième) ! "Le club est orphelin" annonce le quotidien la Voix du Nord le 22 mai 1991. Après trois années à sa tête, Christian Harvent, qui a hissé le club de la quatrième à la seconde division et l'a fait passer à environ 200 licenciés-pratiquants, est en effet contraint de démissionner pour des raisons personnelles. Le conseil d'administration élira la Docteur Dominique Cracco pour lui succéder.

L'objectif est de consolider le club et de donner le temps à l'équipe de mûrir. On confirme ainsi l'inscription de jeunes joueurs comme Xavier Rault, Mathieu Gilliard et Hubert Dogémont. Ce dernier, tout juste âgé de 17 ans, rejoint, à la faveur d'un double surclassement, en novembre la sélection de l'équipe de France Juniors 20 ans opposée au Danemark. Le défenseur Dogémont sera finalement sélectionné aux championnats d'Europe avec les moins de 18 ans. Cette équipe de France est emmenée par deux Dunkerquois, les jumeaux Maurice et François Rozenthal... dont le grand frère, Jean-Christophe Rozenthal, joue justement à Valenciennes. Il est le troisième marqueur de l'équipe derrière Marcel Giguère et Dany Gélinas. Suite au dépôt de bilan d'importants clubs français, la Fédération Française des Sports de Glace n'a plus assez de clubs d'élite. Elle réunit les clubs de Ligue Nationale, de division 1 et division 2 pour reformer un championnat. Les Diables Rouges rejoignent ainsi le niveau supérieur, mais cette montée à contretemps leur fait monter en quelque sorte deux niveaux d'un coup puisqu'ils se retrouvent face aux meilleurs clubs français.

En ce mois de septembre 1992, les départs ont été nombreux, notamment ceux de Giguère, de Rozenthal et du gardien Pruvost. L'équipe dirigeante évolue également. Corinne Dogémont assure la présidence du club. Restent de l'ancienne équipe Dany Gélinas, toujours joueur-entraîneur, Hubert Dogémont, Daniel Carlier, Daniel Delbarre, Xavier Raux et Julien Théron. L'effectif doit être absolument renforcé. On compte beaucoup sur les frères Sébastien et Stéphane Messon, venus d'Angers, et sur deux défenseurs internationaux juniors, Karl Dewolf de Dunkerque et Sylvain Girard de Viry-Chatillon, qui a la charge d'entraîner les moustiques, les cadets et les gardiens. Le nouveau gardien est Frédéric Bochatay de Saint Gervais, tout juste 23 ans. C'est donc une équipe extrêmement inexpérimentée qui part à la découverte du haut niveau dans ce championnat 1992/93. Malgré un premier but de la saison marqué contre Dunkerque, au bout d'une minute et cinquante sept secondes, par Dany Gélinas, les valenciennois s'inclinent 3-2 lors d'un premier match de championnat très disputé.... un palet allant jusqu'à fendre le casque de Fréderic Bochatay ! Après le club reçoit, en octobre, le renfort d'Éric Lemarque, arrivant de Los Angeles, qui deviendra le meilleur marqueur de l'équipe. Mais les défaites continuent de s'accumuler, dont un 18-2 contre Amiens avec six buts de Roger Dubé. Au match retour contre Dunkerque, Valenciennes mène 4-1 en début de troisième période... Même en poule de maintien, la victoire se refuse o...

Tableau récapitulatif des moments clés

Club Événement Année
Drakkars de Caen Fondation du club 1968
Diables Rouges de Valenciennes Construction de la patinoire 1969-1970
Diables Rouges de Valenciennes Champion de France D2 1990-1991
Drakkars de Caen Demi-finale de Coupe de France 2025

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