Le 14 juillet, jour de fête nationale en France, est paradoxalement une date souvent vide dans le calendrier des Bleus. L'équipe de France n’a jamais joué de match un 14 juillet, même si elle est passée parfois tout près, comme en 1930 ou en 1966.

Le 14 Juillet 2024 : Une Finale de l'Euro Sans les Bleus
En 2024, le 14 juillet est tombé un dimanche. Ce soir-là, au stade olympique de Berlin, s’est jouée la finale du championnat d’Europe de football. C’était la date idéale pour les Bleus d'inscrire leur nom au palmarès pour la troisième fois, après 1984 et 2000. Dommage, car une victoire française ce jour-là aurait eu d’autant plus de saveur que ça aurait été la toute première fois, en 120 ans d’histoire et 916 matchs joués (à ce moment-là), que l’équipe de France se serait produite un 14 juillet.
Ce dimanche 14 juillet 2024, l’Espagne est devenue championne d’Europe après avoir battu la France en demi-finale (2-1). A l’issue d’un Euro trop souvent terne, l’Espagne de Luis de la Fuente, séduisante et spectaculaire, s’est imposée en finale contre l’Angleterre au stade olympique de Berlin (2-1).
Jamais depuis 1984 une sélection n’avait remporté le tournoi continental en gagnant l’ensemble de ses matchs, sans séance de tirs au but. La Roja compte désormais quatre titres continentaux, soit plus que n’importe quelle autre nation européenne.
L’Espagne était la meilleure équipe sur le terrain ce dimanche soir, comme tout au long de la compétition, et il fallait qu’elle remporte l’Euro 2024. Au bout d’une merveilleuse action collective, l’attaquant de la Real Sociedad Mikel Oyarzabal, lui aussi entré en jeu au cours de match, pousse au fond des filets un centre à ras de terre de son coéquipier Marc Cucurella.
Les Occasions Manquées du 14 Juillet
À plusieurs reprises, l’équipe de France est passée tout près du 14 juillet. La première fois, c’était en 1930, à l’occasion de la première Coupe du monde de l’histoire, en Uruguay. Les Tricolores jouent leur premier match le 13 juillet contre le Mexique (victoire 4-1 sous quelques flocons de neige, car c’est l’hiver dans l’hémisphère sud) et leur deuxième 48 heures plus tard à peine, le 15 juillet face à l’Argentine (défaite 0-1).
La même configuration se reproduit 36 ans plus tard. L’Angleterre organise sa World Cup et les Bleus se retrouvent dans son groupe au premier tour. Mais avant de la rencontrer, ils doivent déjà croiser le Mexique le 13 juillet à Wembley (1-1). Et comme en Uruguay, ils rejouent deux jours plus tard, face à la Celeste d’ailleurs (1-2) au White City Stadium.
On se souvient des festivités de 1998 qui avaient suivi la conquête du premier titre mondial, à Saint-Denis contre le Brésil, mais la finale avait eu lieu le dimanche 12 juillet, deux jours trop tôt.
Les Anniversaires des Bleus un 14 Juillet
A défaut de match ce jour-là, on se dit qu’il y a bien dû y avoir quelques naissances d’internationaux, puisqu’après tout, 945 joueurs répartis sur 365 jours, ça fait 2,59 anniversaires en moyenne chaque jour de l’année. Bingo ! Quatre Bleus sont nés un 14 juillet :
- Georges Bon en 1886
- René Jacolliot en 1892
- Le gardien René Llense, en 1913
- L’attaquant Henri Skiba en 1927
Pas vraiment des têtes d’affiches : le premier, attaquant de Boulogne, n’a joué qu’un seul match en équipe de France, en 1907. Georges Bon était remarqué pour sa capacité à faire le pressing sur les défenseurs adverses, une initiative alors rarissime pour un attaquant.
René Llense, gardien de but au FC Sète, a disputé onze matchs dans l’ombre d’Alex Thépot, Laurent Di Lorto et Julien Darui. Il a vécu centenaire, non pas en sélections mais en âge, puisqu’il est mort en mars 2014.
Quant au dernier, il présente l’originalité d’être né en Allemagne dans une ville située désormais en Pologne (Beuthen, aujourd’hui Bytom, en Haute Silésie), d’être naturalisé français au début de la Seconde Guerre mondiale, puis d’être incorporé dans l’armée allemande. Il revient en France en 1950 et fait une belle carrière en club, notamment à Nîmes, et joue trois matchs en équipe de France.
Les Festivités et les Débordements
Il est important de noter que les compétitions sportives, notamment celles impliquant l'Algérie, ont parfois été marquées par des débordements. Par exemple, après la qualification de l'Algérie en demi-finales de la Coupe d'Afrique des Nations (CAN), des milliers de supporters ont célébré dans plusieurs villes de France. Cependant, ces célébrations ont été gâchées par des incidents, notamment des heurts et des actes de vandalisme.
La fête jeudi soir sur les Champs-Elysées pour célébrer la qualification de l'Algérie les demi-finales pour la Coupe d'Afrique des Nations a été gâchée par des débordements. Une dizaine de magasins ont été dégradés, 44 personnes ont été interpellées, deux policiers légèrement blessés.
La soirée avait débuté dans le calme dimanche soir sur les Champs-Elysées après la victoire de l'Algérie en demi-finales de la CAN. Finalement quelques heurts sont survenus aux alentours de 2h du matin entre les supporters et les forces de l'ordre. 25 personnes ont pour le moment été interpellées.
Un important dispositif de sécurité va être mis en place vendredi, pour la finale de la Coupe d'Afrique des Nations entre l'Algérie et le Sénégal. À Paris notamment, 2.500 forces de l'ordre seront mobilisées.
L'Euro 1984 et 2000 : Des Souvenirs Mémorables
L'histoire du football français est jalonnée de moments de gloire, notamment lors des championnats d'Europe de 1984 et 2000. Ces victoires ont marqué les esprits et ont suscité un engouement populaire sans précédent.
Euro 1984
C’était il y a quarante ans. Cette année-là, la France est le pays hôte de la septième Coupe d’Europe et les huit nations, gagnantes des phases éliminatoires, s’affrontent dans sept stades de l’hexagone : Paris, Nantes, Lens, Strasbourg, Lyon, Saint-Etienne et Marseille. L’équipe de France, qui n’a pour l’heure aucun titre, est en grande forme en ce mois de juin, portée par son meilleur élément, Michel Platini.
Les matchs du premier tour se déroulent sans accroche pour les Bleus : le 12 juin 1984, France-Danemark à Paris (3-2) ; le 16 juin 1984, France-Belgique à Nantes (5-0) et le 19 juin 1984, France-Yougoslavie à Saint-Etienne (3-2).
Le 23 juin suivant, la France rencontre le Portugal en demi-finale de l’Euro au Stade Vélodrome de Marseille. Un match plein de suspense dont le score est ouvert par le français Jean-François Domergue à la 24e avant d’être rattrapé par un doublé du Portugais Jordao à la 74e et 98e. Les Français sont alors menés au score en première partie de prolongation mais ne lâchent rien pour autant, et c’est au tour de Domergue de marquer son doublé à la 114e. C’est alors que Jean Tigana parvient à dribbler la défense portugaise avant de centrer pour Michel Platini placé face à la cage, et qui dans un calme absolu contrôle, analyse la scène et marque le but de la victoire, in extremis !
Après une victoire sur le fil, les Bleus sont de retour le 27 juin 1984 au Parc des Princes, enceinte de leur premier match de la compétition. Pour prétendre à un premier titre, la France doit battre l’Espagne, déjà championne d’Europe 1964.
Rapidement les Bleus sont déstabilisés par leurs voisins ibériques. Dans ce match, José Camatcho a une mission : bloquer le jeu de Platini. Une frappe peu appuyée et largement rattrapable par le gardien espagnol Luis Arconada mais qui ce jour-là, a commis l’erreur de sa carrière : le ballon échappe à l’espagnol et glisse doucement dans les cages. De cette maladresse naît l’expression « faire une Arconada ». Ça y est, ils l’ont fait ! Les joueurs de Michel Hidalgo viennent de décrocher un premier titre à la maison… Une victoire qui fait naître dans l’Hexagone une réelle ferveur pour le ballon rond. Le 27 juin marque le début d’une grande histoire d’amour, entre une nation et son football.
Euro 2000
Le 10 juin 2000 débute en Belgique et aux Pays-Bas le 11e championnat d’Europe de l’histoire. La France est très attendue dans ce tournoi, ayant remporté deux ans auparavant la Coupe du monde de football face au Brésil.
En phase de poule, la France réalise de bonne performance malgré une défaite face aux Pays-Bas (3-2). Pour leur quart de finale, les bleus tombent face à leurs voisins espagnols et sortent victorieux de la rencontre (2 - 1).
Le 28 juin 2000, c’est jour de demi-finale à Bruxelles, opposant, comme en 1984, la France au Portugal. Les joueurs portugais sont la révélation du tournoi : ils atteignent les demi-finales après avoir terminé premier de leur groupe en battant notamment l’Angleterre et surtout l’Allemagne, le champion sortant.
Cette demi-finale est difficile pour les deux équipes, et l’issue reste incertaine jusqu’à la fin de la rencontre : la France gagne 2-1 grâce à un penalty obtenu en toute fin de prolongation.
Le 2 juillet 2000, la France et l’Italie donnent le meilleur d’eux-mêmes pour décrocher ce titre. La victoire semble promise aux Italiens après l’ouverture du score par Marco Delvecchio, mais c’est sans compter sur l’égalisation de Sylvain Wiltord dans les dernières secondes du temps additionnel de la seconde mi-temps. Ce moment marque le tournant du match.
La France prend l’ascendant dès le début de la prolongation et, d’une reprise du gauche en demi-volée, David Trezeguet marque un but en or, inscrit dans les annales.
France v Italy: UEFA EURO 2000 final highlights
Tableau des Titres de l'Euro
Nombre de titres par nation :
| Pays | Nombre de Titres |
|---|---|
| Espagne | 4 |
| Allemagne | 3 |
| France | 2 |
En conclusion, le 14 juillet, bien que n'étant pas une date de match pour les Bleus, reste une date symbolique, riche en histoire et en émotions pour le football français. Entre les souvenirs des victoires passées et les espoirs pour l'avenir, cette date continue d'alimenter la passion des supporters et de rappeler les moments forts qui ont marqué l'histoire du ballon rond en France.