Match de Foot France Canada : Histoire et Préparations

Ce dimanche, le Matmut Atlantique a accueilli l'Équipe de France pour une répétition générale avant le début de l'Euro en Allemagne. Les Bleus, après une victoire facile contre le Luxembourg (3-0), ont eu l'occasion de peaufiner les derniers réglages avant leur premier match de poules contre l'Autriche le 17 juin. En face, le Canada prépare la prochaine Copa America qui débutera le 20 juin en Argentine.

On le sait, rencontre amicale ou non, Didier Deschamps cherche toujours à mener son équipe vers la victoire. Ainsi, il se pourrait que le sélectionneur national opte pour une composition proche de celle qui sera titulaire lors des matchs de groupes. Olivier Giroud devrait retrouver une place dans le onze de départ, tout comme Ousmane Dembélé qui n'est plus malade. Le flou demeure toutefois sur le choix des hommes au milieu. Fofana et Tchouameni postulent pour démarrer d'entrée mais ils pourraient aussi débuter sur le banc.

Au regard des difficultés qu'ils ont pu rencontrer contre des équipes bien plus modestes que la France (Jamaïque, Japon, États-Unis, ou encore le Guatemala et la Guadeloupe), on ne donne clairement pas cher de la peau des Canadiens. Sèchement battus par les Pays-Bas jeudi (0-4), les Canucks savent qu'ils risquent encore d'être bousculés par une grosse écurie européenne ce dimanche.

Le Match Préparatoire à l'Euro 2024

À huit jours de son premier match de l'Euro contre l'Autriche, l'équipe de France a été tenue en échec par le Canada (0-0). Bien entrés dans le match, ils n’ont pas réussi à trouver la faille malgré quelques occasions franches, notamment en première période, face à de solides Canadiens. Un bon test en vue de ce qui les attend. Prochaine sortie pour l'entrée en lice contre l'Autriche, le 17 juin.

La réaction de Didier Deschamps: « On a eu une bonne adversité avec de l'intensité. On a eu des belles occasions durant la première demi-heure, après ça a été plus compliqué. A la fin on a poussé, mais avec les changements de joueurs, c'est pas l'idéal. C'était important de concerner un peu tout le monde. La jauge de confiance est pleine. D'autres grandes nations ont eu des amicaux difficiles. Ca n'a pas été simple aujourd'hui, on va s'en servir par rapport à ce qui va nous attendre le 17 juin ».

Au terme d'un match (0-0) où la France n'a pas eu beaucoup d'occasions, mais a tout de même touché la barre via Thuram, les Bleus et le Canada se quittent sur un match nul. C'était le dernier match match de préparation des Bleus, avant le match de l'Euro contre l'Autriche, le 17 juin.

Temps forts du match

  • 90+4' : Mbappé bute sur Crépeau
  • 90+2' : Kolo Muani ne cadre pas !
  • 88' : Tir raté de Mbappé
  • 71' : Davies rate son coup-franc
  • 48' : Millar touche la barre !
  • 11' : Thuram proche de marquer !
  • 9' : Premier frisson signé Kanté

Composition des équipes

Voici les compositions des équipes pour ce match :

  • France : Maignan, Koundé, Upamecano, Saliba, Hernandez (Mendy 46'), Kanté, Camavinga, Griezmann (Kolo Muani 87'), Dembélé (Coman 74'), Thuram (Mbappé 74'), Giroud (Barcola 61').
  • Canada : Crépeau, Johnston (Laryea 63'), Bombito, Cornelius (Miller 72'), Davies (Hiebert 84'), Eustaquio, Koné (Oluwaseyi 84'), Buchanan, Larin (Osorio 72'), Millar, David.

Historique : France vs Canada

Ce match amical s'inscrit dans une histoire plus large entre les deux nations. Retour sur leur unique confrontation en Coupe du Monde.

Coupe du Monde 1986 au Mexique

Ce fut le 2ᵉ match entre la France et le Canada, après la phase de groupes de la Coupe du Monde 1986 au Mexique. La France avait remporté ce match 1-0.

Championne d’Europe en titre, vainqueur de la Coupe intercontinentale en 1985, l’équipe de France se présente à Leon avec l’étiquette de favorite du Mundial 1986. En face, le Canada et ses joueurs au chômage mais qui n’ont peur de rien.

Pour la première fois de son histoire, l’équipe de France aborde une Coupe du monde avec le statut de favori. Elle n’est certes pas la seule, mais à part le Brésil et à un degré moindre l’Espagne, l’URSS et l’Italie, les prétendants ne sont pas foule.

Les Bleus commencent par le plus facile, une équipe canadienne néophyte à ce niveau, arrivée sans préparation et qui compte 8 joueurs sans club suite à l’arrêt de la NASL, le championnat nord-américain.

Alors que les deux équipes commencent avec le frein à main, un premier fait de jeu advient à la troisième minute. Lancé par Platini en profondeur, Papin est repris par Samuel, il tombe, se relève, récupère le ballon dans la surface, et est percuté violemment dans le dos par Lenarduzzi. Pénalty ? Non, dit l’arbitre chilien Hernan Silva Arce. Dommage. Un but d’entrée aurait sans doute débloqué le match.

A la 5e, une action confuse de Tigana sur Vrablic donne un premier coup franc aux Canadiens. La tête de Bridge est trouvée au second poteau, à côté. Panique à bord derrière !

Ça l’est encore plus à la 10e minute quand les Bleus paniquent comme des débutants lors d’une attaque canadienne qui met le feu dans la surface : Wilson tire un long coup franc depuis son camp, Battiston est battu de la tête et le ballon arrive dans la surface sur Vrablic qui se présente devant Bats, fait demi-tour et laisse le gardien français complètement aux fraises. Vrablic tire, Bossis dégage d’une tête plongeante devant la cage désertée, Bats est lobé, Valentine récupère, centre, Bossis dégage en chandelle de la tête devant Bats qui finit par récupérer le ballon.

Mais les champions d’Europe se reprennent et attaquent enfin. Premier corner français à la 14e. Giresse le tire, le ballon dévié par Bossis arrive sur Papin sur la ligne des 5,50 mètres. L’avant-centre est dos au but, et plutôt que servir Platini ou Rocheteau derrière lui, il tire en pivotant, au-dessus.

Curieusement, Bats s’obstine à balancer de longs ballons devant sur les avants français qui sont systématiquement dominés par la défense canadienne. Pourtant, les attaques placées à partir du milieu de terrain sont bien plus efficaces : sur l’une d’elles, Papin remet à Platini qui trouve une diagonale somptueuse sur Amoros. Le latéral centre fort sur Papin qui arrive lancé, et qui plein axe à six mètres de la cage vide trouve moyen de trop croiser sa frappe (17e).

Et les Canadiens remettent un coup de pression à la 22e minute : sur une nouvelle relance manquée par Platini, c’est Valentine qui se retrouve seul sur l’aie gauche. Son centre est raté mais arrive sur Bridge, qui centre à nouveau devant la cage devant une défense pas sereine du tout.

Le dernier quart d’heure de la première période est même franchement canadien. Les blanc et rouge gagnent tous les duels, récupèrent l’essentiel des ballons au milieu (un comble) et mettent la défense au supplice. L’affaire est vraiment mal engagée, et avant même de penser à gagner, les Bleus tentent désespérément de mettre le pied sur le ballon. Mais les passes sont imprécises, les appels à contretemps et le jeu collectif inexistant.

Les Canadiens se permettent même de faire tourner le ballon au pas, avant que Manu Amoros, vexé, se lance dans une chevauchée de cinquante mètres ponctuée d’une frappe hors cadre (42e).

Si la deuxième mi-temps reprend piano piano, c’est sur un tir à vingt mètres, et enfin cadré, que Luis Fernandez tente sa chance. Nolan se couche, repousse et contre encore Papin qui avait suivi (50e). Juste après, une belle combinaison verticale Fernandez-Giresse-Platini-Rocheteau, ce dernier talonne pour Giresse dont le tir est bloqué par Dolan (52e).

Les Français accélèrent enfin et un contre ultrarapide mené par Platini pour Rocheteau arrive sur Papin. Sur l’aile droite, Amoros et Bossis s’y prennent à deux pour percuter Ian Bridge et la frappe tendue d’Amoros est captée par Dolan (56e). Et Papin alors ? Sur une percée de Tigana, il récupère un ballon dans la surface mais croise trop son tir (63e). De toutes façons Rocheteau était signalé hors-jeu.

Après un bon quart d’heure, les Bleus semblent baisser les bras. Le découragement gagne, la fatigue se fait sentir. Les Canadiens se disent que l’exploit est tout près. Giresse tente une frappe de 25 mètres, largement au-dessus (65e).

Que faire ? Passer par les côtés, comme le tente Battiston, lequel dépose Bridge et centre en retrait pour Papin dans la surface dont la reprise de volée fracasse la barre de Dolan qui n’avait pas bougé (69e). Juste après, Platini perce plein axe, croise sa course avec Papin qui frappe à 16 mètres, mais Dolan détourne.

Sur un corner de Giresse, un tir de Bossis est dévié en corner. Stopyra remplace Rocheteau, dommage, car ce sera la combinaison gagnante à partir des huitièmes de finale. A un quart d’heure de la fin, le 0-0 semble inéluctable.

Sur un énième ballon repoussé en touche par la défense canadienne, Fernandez tente sa chance à vingt mètres. Dolan est battu mais le poteau repousse. Juste après, nouvelle touche à droite pour Amoros, Fernandez récupère le ballon, centre long au deuxième poteau, Dolan se troue, Stopyra remet sur Papin qui de la tête pousse le ballon dans la cage. Enfin !

Les dernières minutes sont canadiennes. Même s’ils ne se créent pas d’occasions franches, les coéquipiers de Bruce Wilson jouent crânement leur chance et obligent les Bleus à défendre. Ces derniers se sont fait tellement peur qu’à tout prendre, ce 1-0 leur convient très bien.

Et quand Bats repousse comme il peut un ballon qui navigue dans la surface (86e), ou que Tigana offre un dernier coup franc à vingt mètres à Norman, on tremble.

A 22 ans, il est le benjamin de la liste, et l’un des rares à ne pas avoir disputé l’Euro 84. L’attaquant du FC Bruges, qui a signé à l’OM, a fait ses débuts internationaux contre l’Irlande du Nord en février, mais il joue là son tout premier match de compétition.

Le match commence mal pour lui avec une charge de bûcheron dans le dos de Lenarduzzi qui aurait dû lui valoir un pénalty. Puis il vendange deux énormes occasions coup sur coup, sur une frappe en pivot à moins de six mètres de la ligne, au-dessus (14e) et sur un plat du pied au même endroit avec la cage ouverte, à côté (17e). Après la pause, il tente de reprendre un tir de Fernandez repoussé par Dolan (50e), puis croise un poil trop sa frappe après un crochet (54e). Un quart d’heure plus tard, sa volée ricoche sur la barre et part à la verticale (69e), puis son tir à 16 mètres est dévié par Dolan (70e). N’importe qui d’autre aurait baissé les bras, pas lui : qui a suivi sur un long centre de Fernandez rabattu depuis le second poteau par Stopyra ? JPP bien sûr, qui à un mètre de la cage, n’a plus qu’à pousser le ballon de la tête. C’est son premier but en équipe de France, il y en aura 29 autres. Mais en Coupe du monde, on ne le verra plus lors des trois sommets contre l’Italie, le Brésil et la RFA.

Quand il débute contre la France avec son numéro 22, Paul Dolan est un tout jeune gardien de 20 ans qui n’a plus de club après avoir évolué aux Edmonton Brickmen, comme quatre de ses coéquipiers. Avec son 1,91 mètre, il a de l’envergure mais il n’est que le deuxième choix derrière Tino Lettieri, voire le troisième après Sven Habermann.

Tony Waiters, le coach canadien, ne retient pas Lettieri pour le premier match car le gardien titulaire a fini la saison très tard avec son équipe des Minessota Strickers, et n’a pas fait la préparation. Sollicité après 90 secondes sur un centre de Battiston, Dolan se met en confiance en bloquant proprement le ballon. A la 3e, il sort loin de ses cages pour devancer Rocheteau lancé par Platini. Il voit passer de près les deux énormes occasions de Papin, et capte sans souci une tentative de lob de Platini (20e). Pour lui, tout va bien.

La deuxième période sera plus rude : il se couche sur un tir de Fernandez (50e), bloque un tir de Giresse (52e) et un autre d’Amoros (56e). Puis il est sauvé par sa barre sur une volée de Papin (69e), détourne un tir du même (70e) et voit son poteau venir à son secours sur une frappe de Fernandez (78e). Mais il se rate sur le long centre en cloche du Parisien dans la minute suivante. Dans son dos, Stopyra est à la réception, remet sur Papin qui marque enfin (79e). Mais on ne pourra rien lui reprocher.

Cette victoire minimaliste des Bleus est toutefois précieuse : comme celle arrachée au Danemark deux ans plus tôt, elle permet d’envisager une qualification dès le deuxième match, ou si l’on préfère donne un droit à l’erreur à l’équipe. Mais le lendemain, l’URSS inflige un terrible 6-0 à la Hongrie, contraignant l’équipe de France à gagner trois fois pour finir première. Ce ne sera pas possible à cause d’un nul logique contre l’URSS (1-1), et il n’y aura pas de rotation lors du troisième match face à la Hongrie (3-0).

Quant aux Canadiens, mieux valait pour eux bien profiter de cette Coupe du monde : jusqu’à aujourd’hui, ils n’en ont pas disputé d’autres, mais ce sera pour bientôt. Peut-être pas pour 2022 au Qatar, mais à coup sûr en 2026 puisque le Canada est co-organisateur avec les Etats-Unis et le Mexique. The Canucks seront qualifiés d’office.

FRANCE - CANADA, COMMENTÉ EN DIRECT !

Football féminin : Confrontations France-Canada

L’équipe de France féminine s’est inclinée face au Canada (1-2), dimanche 28 juillet à Saint-Etienne, en concédant le but décisif dans les dernières secondes de la rencontre. Elles menaient pourtant d’un but à la mi-temps.

L’essentiel : Les Bleues devront donc aller chercher la qualification pour les quarts de finale du tournoi olympique mercredi, contre la Nouvelle-Zélande. Elles n’avaient pourtant besoin que d’un match nul face au Canada pour le faire dès dimanche 28 juillet, mais elles se sont finalement inclinées à Saint-Etienne (1-2), sur un but concédé lors de la dernière des quatorze minutes de temps additionnel par Vanessa Gilles (90ᵉ+ 12).

Moments clés du match

  • 42' : But de Marie-Antoinette Katoto pour la France
  • 58' : Égalisation de Jessie Fleming pour le Canada
  • 90+12' : But décisif de Vanessa Gilles pour le Canada

Composition des équipes féminines

  • France : Peyraud-Magnin, De Almeida, Mbock, Renard (cap.), Bacha, Geyoro, Toletti, Dali, D. Cascarino, Katoto, Diani.
  • Canada : Sheridan, Rose, Gilles, Buchanan, Lawrence, Fleming (cap.), Quinn, Awujo, Prince, Huitema, Carle.

Autres rencontres féminines

L'équipe de France Féminine a remporté largement son deuxième match de la Coupe du Monde Féminine Allemagne 2011 face au Canada. Sur la pelouse du Rewirspowerstadion à Bochum, les Bleues ont dominé les Canadiennes, Thiney inscrivant notamment un doublé.

Les temps forts du match :

  • 24' 0-1, Bussaglia récupère le ballon dans les pieds canadiens aux vingt mètres, Necib lui remet et son tir est dévié par une Canadienne. Le ballon finit sur la tête de Thiney qui, seule, trompe McLeod.
  • 60' 0-2, Mauvaise relance canadienne sous la pression de Delie, Thiney récupère et loge, du droit, le ballon dans les filets canadiens.
  • 67' 0-3, Soubeyrand frappe le corner, pour la tête d'Abily, totalement seule qui trouve encore les filets.
  • 83' 0-4, Bien lancée dans la profondeur par Necib, Thomis prend la défense de vitesse, dribble la gardienne et inscrit le quatrième but tricolore.

La composition des équipes :

  • Canada : Chapman, Filigno, Julien, Kyle, Matheson, McLeod, Schmidt, Sinclair, Timko, Wilkinson, Zurrer
  • France : Non communiqué

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