Le Paris Saint-Germain a fêté, le 12 août 2025, son 55e anniversaire. En cinquante-cinq ans d’histoire, le Paris Saint-Germain a connu énormément de succès. Le club de la capitale devient le seul club français à détenir deux Coupes d'Europe après sa victoire en Coupe des vainqueurs de coupe en 1996.
Le 31 mai 2025, le Paris-SG remporte la Ligue des champions pour la première fois de son histoire. Grâce à sa victoire éclatante (5-0) contre l'Inter Milan en finale, il succède, 32 ans après, à l'Olympique de Marseille, victorieux en 1993. Revivez grâce aux meilleurs articles et aux plus belles photos de L'Équipe cette épopée fantastique. Un ouvrage qui permet de revivre en détails le football des années 90 à travers l'épopée du PSG en Coupe d'Europe 1995-96, en miroir de la victoire en Ligue des champions de 2025.
Toutes compétitions continentales confondues, Paris a déjà joué deux finales et en a remporté une, en 1996. Il s'agit de la deuxième victoire d'un club français en C1, après le sacre de l'Olympique de Marseille en 1993, et du deuxième titre européen pour le club de la capitale, après sa victoire contre le Rapid de Vienne en Coupe des coupes en 1996.
Le 13 août 2025, à Udine (Italie), les Parisiens sont donc opposés aux Anglais de Tottenham. Et ce sont les Rouge et Bleu, aux penalties, qui remportent ce trophée, le premier de leur histoire et de celle du football français.
Parcours du PSG en Coupe des Coupes 1996 - Tous les buts
Le parcours vers la victoire
Les trois saisons précédentes, la Juventus Turin, Arsenal FC et l’AC Milan ont brisé les espoirs parisiens aux portes d’une finale européenne. En 16es de finale aller chez les Norvégiens du Molde FK, ils sont menés sur un but d’un jeune attaquant, Ole Gunnar Solskjær, qui fera ensuite les beaux jours de Manchester United. Au retour au Parc des Princes, les Rouge et Bleu s’imposent (3-0) sur un doublé de Pascal Nouma et un nouveau but de Djorkaeff. Ils se qualifient ainsi sereinement pour les 8es de finale, où le sort leur assigne les redoutés Écossais du Celtic Glasgow. Le match aller, à domicile, est remporté grâce à une nouvelle réalisation de Djorkaeff. Le quart de finale face aux Italiens du Parme AC est plus compliqué.
Le match aller est perdu (1-0) mais, au retour, Rai et Loko permettent au club de la capitale d’atteindre une demi-finale européenne pour la quatrième année consécutive. Une marche qu’ils n’ont alors jamais franchie. Leur adversaire, le RC Deportivo La Corogne, est une solide équipe espagnole. À l’aller, les Parisiens doivent attendre l’entrée en jeu de Djorkaeff, à dix minutes de la fin, pour débloquer la situation grâce à une superbe frappe du droit à l’entrée de la surface. « Tu entres et tu marques », lui aurait dit Fernandez. Message reçu.
En battant Parme, un des favoris de la compétition et La Corogne, le Paris Saint-Germain s’est ouvert les portes de la finale. Paris est donné favori malgré un championnat décevant. Le président du club, Michel Denisot, tient à insuffler un état d’esprit conquérant à ses joueurs. Il confie cette mission au capitaine victorieux de la Coupe Davis de tennis 91, Yannick Noah.

La finale contre le Rapid de Vienne
Et ce 8 mai 1996, son jour de gloire va arriver. Le PSG, malmené dans un championnat de France qu’il perdra au bénéfice de l’AJ Auxerre, revient d’une mise au vert où Yannick Noah, alors capitaine de l’équipe de France de tennis qui allait remporter la Coupe Davis sept mois plus tard, est intervenu en tant que préparateur mental. La rencontre au Stade du Roi Baudouin de Bruxelles se joue à guichet fermé. Parmi les 37500 spectateurs, la famille de Bernard Lama a fait le déplacement de Remire-Montjoly, en Guyane.
Le match débute pourtant mal pour les Rouge et Bleu, qui perdent leur stratège brésilien Rai dès la 11e minute sur blessure. Douze minutes après le coup d’envoi, coup dur pour les Parisiens, le Brésilien Raï, le maître à jouer de l'équipe, blessé à la cheville, quitte le terrain. Ils pressent cependant, emmenés par un Djorkaeff des grands soirs. Paris garde le cap et domine.
L’international français obtient un coup franc à la demi-heure de jeu, à plus de trente mètres du but autrichien. A la demi-heure de jeu, coup-franc indirect. Du banc de touche, Luis Fernandez impose à Bruno N'Gotty de le tirer en force. Des 35 mètres, la frappe puissante du défenseur, légèrement déviée par Schôttel, trompe le gardien Konsel. D’une petite passe, Djorkaeff décale N’Gotty. 1-0 pour le PSG. Le défenseur central Bruno Ngotty, connu pour sa frappe puissante, s’élance. Le tir, légèrement dévié par un Viennois, trompe le gardien autrichien Michael Konsel et fait trembler les filets et les tribunes.
La deuxième mi-temps sera éprouvante. Paris va batailler ferme pour préserver son petit avantage. Ce sera l’unique but de la partie. Les Parisiens poussent, dominent, mais ne parviennent pas à doubler la mise. Les Autrichiens répliquent mais Bernard Lama, en capitaine impérial, est infranchissable.
Les hommes de Fernandez manquent de nombreuses occasions. Bernard Lama, le meilleur gardien de but du championnat 94, effectue deux arrêts décisifs. Une interception dans les pieds de Janker et une superbe parade des bouts des doigts sur un tir d’Ivanov, permettent de maintenir le score et d'assurer la victoire. Enfin, l’arbitre italien Pierluigi Pairetto siffle la fin du match.
C’est l’explosion, « la consécration » comme le titrera L’Équipe le lendemain. L’état-major parisien, dont son président Michel Denisot, est en liesse, les joueurs exultent. Vingt-six ans après sa naissance, le PSG a remporté sa première et, à ce jour, seule Coupe d’Europe.
Il y a 27 ans, le 8 mai 1996 aux alentours de 23h30, Bernard Lama, le capitaine du Paris Saint-Germain reçoit le trophée de la Coupe d’Europe des vainqueurs de Coupes, des mains de Lennart Johansson, le président de l’UEFA. Porté en triomphe sur les épaules de son entraîneur Luis Fernandez, le Guyanais soulève avec fierté la coupe de la C2. Sur le podium, ses coéquipiers et Yannick Noah exultent. Les 15000 supporters parisiens sont en liesse. Fair-play, les 15000 fans autrichiens scandent le nom de Paris.
L’un après l’autre, les joueurs brandissent le trophée. Le « Chat » comme tous le surnomment pour son agilité, entame un tour d’honneur du Stade du Roi Baudouin de Bruxelles, poursuivi par toute l’équipe. Après une course folle d’une cinquantaine de mètres, il transmet la coupe à un de ses coéquipiers.
Composition des équipes
Paris Saint-Germain : Bernard Lama (cap.) - Patrick Colleter, Paul Le Guen, Bruno Ngotty, Alain Roche - Laurent Fournier puis Francis Llacer (77e), Daniel Bravo, Vincent Guérin, Rai puis Julio Dély Valdes (11e) - Youri Djorkaeff, Patrice Loko. Entraîneur : Luis Fernandez.
Rapid Vienne : Michael Konsel (cap.) - Peter Schöttel, Trifon Ivanov, Michael Hatz - Dietmar Kühbauer, Andreas Heraf, Peter Guggi, Peter Stöger, Stefan Marasek - Carsten Jancker, Christian Stumpf puis Zoran Barisic (46e). Entraîneur : Ernst Dokupil.
Dans la nuit bruxelloise, le Paris Saint-Germain ouvre son palmarès au niveau continental. Paris devient le deuxième club français détenteur d’une coupe d’Europe. Le lendemain, les héros défilent sur les Champs-Elysées devant 50.000 supporters. Ils sont reçus à l’hôtel de ville de Paris, puis à l’Elysée par le président de la République. Dernière halte, le Parc des Princes où des dizaines de milliers de fans ivres de joie accueillent les champions avec la coupe.
L'épopée continue
Face à un adversaire que le PSG connait bien, l’heure est venue d’écrire la plus grande page de son histoire. Les joueurs et supporters en ont rêvé, celui-ci est à 90 minutes de devenir réalité. On croit en notre Paris Saint-Germain, en son état d’esprit remarquable et son talent capable de faire plier n’importe quelle équipe.
En dominant le RB Leipzig mardi (3-0) le Paris Saint-Germain, tout juste âgé de 50 ans, a atteint pour la première fois de son histoire la finale de la prestigieuse Ligue des Champions! Son adversaire pour ce rendez-vous historique sera le Bayern Munich, tombeur de l’OL en demi-finale. Finale de rêve entre les deux favoris de la compétition. C’est donc à Rotterdam et dans le Feyenoord-Stadion que le PSG va tenter de défendre son titre devant l’armada Barcelonaise.
Le PSG aura fort à faire face à Ronaldo, Figo, Guardiola et Stoichkov, même si ce dernier est sur le banc. Et ce match, c’est plutôt Barcelone qui le domine et Figo voit même sa frappe frôler le poteau gauche de Lama. Quelques minutes après, le Barça pense même ouvrir le score à la suite d’un corner. Guardiola tire le corner et c’est Couto qui propulse le ballon dans le but. Heureusement, une faute est sifflée contre le joueur avec pour cause une charge pas évidente sur N’Gotty.
Paris aura même une superbe occasion, Leonardo lance Loko qui efface le gardien et se retrouve face au but vide. Puis ce qui devait arriver, arriva. Ronaldo, lancé par Figo, tombe dans la surface. N’Gotty, le héros qui offrit au PSG cette même Coupe des Coupes, est en retard et fauche Ronaldo. Le brésilien se fait justice lui-même, le contre-pied est parfait, le Barça ouvre le score.
En deuxième période, le PSG n’abdique pas et pousse. À l’image de Cauet qui voit sa frappe être détourné en corner par Vítor Baía. Le PSG manquera même sa plus belle occasion par l’intermédiaire de Loko puis de Leonardo. Le Brésilien lance Loko dans le dos de la défense et ce dernier décoche sur frappe croisée. Le ballon roule et vient taper la base du poteau barcelonais. Derrière, Leonardo qui avait suivi, reprend, mais envoi le ballon au-dessus alors que le but était vide.
Le PSG ne reviendra pas et verra même Figo mettre un ballon sur la barre qui rebondira sur le poteau droit de Lama. Paris s’incline sur le plus petit des scores et pourra nourrir quelques regrets.
Ce titre contient 15 interviews exclusives sans langue de bois des légendes du PSG de 1995-96 : Raï, Youri Djorkaeff, Bernard Lama, Luis Fernandez, Vincent Guérin, Daniel Bravo, Alain Roche, Patrick Colleter, Laurent Fournier, Pascal Nouma, Francis Llacer ou Bruno Ngotty.
L’ouvrage, richement illustré avec les photos d’archive du PSG, revient sur les coulisses de cette saison riche en rebondissements. Plusieurs personnalités racontent leur point de vue sur cette épopée, notamment Yannick Noah, qui est intervenu pour redonner confiance aux joueurs.
La narration au plus proche de l’action fait également écho au présent avec notamment un portrait de Luis Fernandez, champion de France 1986 et devenu coach du Paris Saint-Germain ensuite, et un focus détaillé sur l'après-1996.
Bernard Lama, le manager général du club guyanais de l'USL Montjoly et ex-vice président de la Ligue régionale, revient sur cet exploit continental réalisé le 8 mai 1996.
Le football est un jeu collectif. Ce soir, à Munich, Luis Enrique et ses joueurs en ont fait la plus éclatante démonstration. En balayant l’Inter Milan (5-0), le PSG est devenu roi d’Europe.Dans un match de football, c'est toujours un avantage lorsque l'ensemble de l'équipe participe à l'effort collectif, en défense comme en attaque. A fortiori dans la compétition reine du sport roi : la Ligue des champions. Pour avoir trop longtemps négligé cet axiome du ballon rond, le PSG a maintes fois trébuché, n'ayant pour seul lot de consolation que l'idée qu'il aurait pu - ou dû - faire mieux.
Ce 31 mai 2025, à l'Allianz Arena, les joueurs entraînés par Luis Enrique ont enfin fait mieux, et même bien mieux, en atomisant l'Inter Milan 5-0 au terme d'un match à sens unique et d'une remarquable maîtrise. Tout s'est joué dans les vingt premières minutes de la rencontre, sous la chaleur moite de la Bavière. Le milieu de terrain parisien, composé de Vitinha, Fabián Ruiz et João Neves, n'a jamais laissé la moindre seconde, le moindre mètre, le moindre instant de répit à la triplette italienne de l'entrejeu.À la 12e minute, à la réception d'une passe lumineuse de Vitinha, Désiré Doué se retourne sur lui-même pour se remettre dans le sens du jeu et offrir l'ouverture du score à Achraf Hakimi. Quelques minutes plus tard, sur un contre supersonique, le jeune Doué (19 ans) a montré qu'il portait admirablement bien son patronyme en signant une frappe pleine de culot, légèrement déviée par Di Marco, pour doubler la mise. En seconde période, le (très très) Doué s'est offert un doublé sur une offrande de Vitinha à la 64e minute. Puis Kvaratskhelia est venu parachever le chef-d'œuvre parisien à la 73e minute.
En face, les Italiens n'ont jamais semblé exister, à l'image de leur ligne d'attaque composée de Lautaro Martinez et du Français Marcus Thuram, totalement muets.La performance du PSG n'en est que plus remarquable qu'il s'agissait de la première édition de la Ligue des champions « nouvelle formule ». Il aura fallu pas moins de 17 matchs aux coéquipiers d'Ousmane Dembélé pour enfin soulever le trophée aux grandes oreilles, après avoir écarté sur leur route plusieurs cadors européens : Manchester City, Liverpool, Arsenal. Il sera difficile, même pour les mémoires les plus avisées de ce sport, de trouver un parcours plus exigeant et plus éclatant que celui emprunté par le PSG sur le chemin de la gloire.
Cette victoire tombe à point nommé pour le Qatar, qui courait depuis de longues années après ce titre suprême, après avoir investi près de deux milliards d'euros dans le recrutement de stars (Messi, Neymar, Mbappé). Si ces dernières ont indéniablement fait grandir le club, elles n'ont jamais su apporter ce supplément d'âme qui avait tant manqué aux Rouge et Bleu.Ce sacre consacre aussi un entraîneur, Luis Enrique, longtemps critiqué - parfois à juste titre - mais à qui la direction parisienne a eu l'intelligence de laisser carte blanche. Ce n'est sans doute pas un hasard si le président du PSG, accaparé par des dossiers extra-sportifs (comme l'éventuel déménagement du Parc des princes ou le délicat dossier des droits TV de la Ligue 1), s'est peu à peu désengagé du sportif au profit de son technicien espagnol.Enfin, cette victoire est celle de l'un des clubs les plus titrés de France, qui n'a pourtant qu'un demi-siècle d'existence.
En conclusion, la victoire du PSG en Coupe d'Europe des vainqueurs de coupe en 1996 reste un moment emblématique de l'histoire du club, gravé dans la mémoire des supporters et marquant une étape importante dans son développement sur la scène européenne.
Tableau récapitulatif des moments clés
| Étape | Adversaire | Résultat | Détails |
|---|---|---|---|
| 16èmes de finale aller | Molde FK | Défaite | Menés sur un but de Solskjær |
| 16èmes de finale retour | Molde FK | Victoire 3-0 | Doublé de Nouma, but de Djorkaeff |
| Quart de finale aller | Parme AC | Défaite 1-0 | Match compliqué |
| Quart de finale retour | Parme AC | Victoire | Buts de Rai et Loko |
| Demi-finale aller | RC Deportivo La Corogne | Victoire | But de Djorkaeff |
| Finale | Rapid Vienne | Victoire 1-0 | But de Ngotty |