Le tournoi de Roland-Garros 2025 a été marqué par l'émergence spectaculaire de Loïs Boisson, une jeune joueuse française dont le parcours a captivé le public et réécrit l'histoire du tennis féminin français. Issue d'une wild-card, elle a su déjouer tous les pronostics et se hisser jusqu'en demi-finale, réalisant un exploit retentissant.

Un début de tournoi en fanfare
La Française Loïs Boisson, 352e mondiale, a bénéficié d'une wild card pour cette première participation dans le tableau principal de Roland-Garros. Elle a enfin fait parler la poudre, mardi 27 mai, en se défaisant (6-4, 4-6, 6-3) en 2h09 de la 24e mondiale, la Belge Elise Mertens. "Être là aujourd'hui, c'était loin d'être gagné d'avance, a-t-elle confié en conférence de presse.
Après un premier set où son jeu varié a posé de vrais soucis à la Belge, Loïs Boisson a semblé plus en difficulté dans le deuxième acte, où elle a cédé d'entrée sur son jeu de service. Malgré des spectateurs belges rassemblés en masse qui ont tenu la dragée haute au public bleu, la Française de 22 ans n'a pas lâché le fil pour remporter son match, bien portée par un service stratosphérique flashé jusqu'à 193km/h.
Alors que le tennis féminin français est en berne, que sa tête de gondole, Varvera Gracheva, est sortie dès le premier tour, mardi, Loïs Boisson pourrait bien constituer la surprise tricolore de cette édition. Elle figurait l’an dernier parmi les sensations à suivre. Les observateurs peuvent toujours cocher son nom pour la Quinzaine de cette année.
La Française de 22 ans a décroché la plus belle victoire de sa carrière, mardi, en disposant de la Belge en trois sets et 2h08 de jeu. En entrant sur le court, elle n'a pas senti la pression tout de suite. Mais jouer devant un tel public sur le court 14, ça ne lui était jamais arrivé et elle a commencé à se crisper.
Une gestion émotionnelle impressionnante
Vainqueure de Mirra Andreeva ce mercredi en quart de finale, la Française est devenue la première joueuse bénéficiant d’une wild card à s’inviter dans le dernier carré Porte d’Auteuil. Ebouriffant. La Dijonaise de 22 ans semble être faite en acier trempé dans cette quinzaine. Au-delà de son niveau de jeu, de ses coups droits uniques sur le circuit féminin qui font tourner la balle plus vite que ceux de Novak Djokovic, c’est sa manière de résister aux tempêtes qui impressionne.
Comme face à Jessica Pegula en 8e de finale, sa gestion émotionnelle des moments clés a été sidérante ce mercredi, digne d’une fille qui navigue dans le top 10 depuis des années. Comme si c’était la routine d’être là, alors qu’elle dispute non pas son premier Roland, mais le tout premier tournoi du Grand Chelem de sa carrière, et seulement son deuxième sur le circuit WTA. On peut le réécrire tant qu’on veut, on peine à y croire.
La première manche a été une démonstration de ce point de vue. La Française a d’abord sauvé des balles de double break à 3-1, avant de revenir à 3-3 dans un premier temps puis à 5-5 alors qu’elle avait encore perdu son service. A 6-5 pour elle, elle a laissé filer trois balles de set, avant de perdre l’avantage de son service dès l’entame du tie-break, de retourner la situation puis de sauver une balle de set contre elle, pour finalement conclure sur sa première opportunité. Malgré les trous d’air, les mauvais choix parfois, la supériorité générale de son adversaire dans ce premier acte, elle ne s’est jamais effondrée.
Le deuxième set a confirmé ce sens inné du combat. Rapidement menée 3-0 après une légère décompression, Loïs Boisson a rallumé le moteur d’un coup. La numéro 6 mondiale a vu le bolide revenir dans son rétro, puis s’échapper sans pouvoir suivre le rythme, dans une ambiance infernale sur le Chatrier. Mais comment fait-elle, dans LE tournoi où les Tricolores ont pour habitude de se liquéfier à la moindre contrariété ?
« Au final, que ce soit ici ou sur un plus petit tournoi, ça reste un match de tennis, j’essaie de gérer du mieux possible, répond-elle calmement. J’avais du mal à gérer les moments chauds depuis ma reprise [après sa grave blessure au genou il y a un an], parce que je manquais de rythme. Là ça avance, sur ce tournoi j’arrive à bien gérer. »
Loïs Boisson s'est autorisée à relâcher la pression sur la balle de match. On peut dire ça, oui. C’est d’autant plus remarquable que la Française était une grande colérique dans sa jeunesse. Elle a compris à un moment qu’elle n’ira pas très loin si elle continuait comme ça. Et pendant sa blessure, elle a eu le temps de beaucoup travaillé sur elle-même.
Des discussions avec une psychologue lui ont permis, comme elle le raconte, de « prendre conscience des choses et les mettre en place ». Si elle a toujours des failles dans son jeu - en revers et à la volée, par exemple -, Loïs Boisson est en train de trouver sa place au sein du très haut niveau.
Loïs Boisson en DEMI-FINALE ! | Résumé | Roland-Garros 2025
Les statistiques folles de son parcours
Le tournoi de Loïs Boisson a basculé dans une douce folie ce lundi 2 mai. La Française a fait vibrer tout le public parisien en emportant Jessica Pegula en trois sets sur le court Philippe-Chatrier pour se qualifier en quarts de finale de Roland-Garros. Loïs, c'est donc un coup droit XXL, un mental d'acier, mais aussi des statistiques folles. Voici cinq choses à retenir sur son parcours.
En atteignant les quarts de finale du Grand Chelem parisien alors qu'elle bénéficiait d'une wild-card, Loïs Boisson marche sur les pas d'une certaine... Mary Pierce qui avait réussi cette performance en 2002. Depuis 2017, aucune Française n'avait atteint les quarts de finale du tableau en simple. Cette année-là, Caroline Garcia et Kristina Mladenovic avaient toutes deux passé le stade des 8e.
Si Loïs Boisson remporte son prochain duel face à la Russe, elle pourrait devenir la plus jeune Française demi-finaliste d'un tournoi du Grand Chelem en simple dames depuis... la directrice du tournoi, Amélie Mauresmo ! C'était à Wimbledon, en 1999. Si Loïs Bosson soulève la Coupe Suzanne-Lenglen samedi prochain, elle atteindrait la 21e place mondiale, entre Jelena Ostapenko et Donna Vekic !
Loïs Boisson, 361e mondiale, s'est qualifiée ce lundi pour les quarts de finale de Roland-Garros après son exploit (3-6, 6-4, 6-4) face à Jessica Pegula, 3e mondiale. La Française de 22 ans, invitée pour disputer le tournoi, réalise un parcours épatant, symbolisé par plusieurs chiffres.
Quart de finaliste à Roland-Garros, la Dijonnaise va se retrouver, en cas de défaite face à Mirra Andreeva, aux alentours de la 120e place. Son meilleur classement : 152e, en mai 2024. Déjà la moins bien classée à atteindre les huitièmes à Roland-Garros depuis Serena Williams en 2018 (451e), Boisson est devenue la joueuse la moins bien classée à atteindre les quarts de finale d'un tournoi du Grand Chelem depuis Kaia Kanepi, 418e, à l'US Open 2017. Soit près de huit ans.
Avant ce Roland-Garros, son premier tableau final de Grand Chelem, Loïs Boisson n'avait gagné qu'un seul match sur le circuit principal. C'était à Rouen, mi-avril, contre la Britannique Harriet Dart, 110e mondiale. Avec 133 coups gagnants, elle est en tête de cette statistique parmi les joueuses ayant disputé quatre rencontres. Elle devance Elina Svitolina (124) et Jessica Pegula (119e). Loïs Boisson est devenue la joueuse la moins bien classée à avoir battu une top 10 à Roland-Garros depuis (au moins) 40 ans, selon le compte X Jeu, set et maths.
Le prize-money que va empocher Boisson en cas de défaite en quarts de finale est de 440 000 €. Selon la WTA, son prize-money, depuis le début de sa carrière, est de 129 000 €. Sa première top 20 était Varvara Gracheva, 91e mondiale. Depuis elle s'est offert la 24e Elise Mertens et donc la 3e mondiale Jessica Pegula.
Loïs Boisson est la cinquième joueuse qualifiée en quarts de finale de son premier tournoi du Grand Chelem après Angelica Gavaldon (Open d'Australie 1990), Jennifer Capriati (Roland-Garros 1990), Marta Marrero (Roland-Garros 2000) et Carla Suarez Navarro (Roland-Garros 2008). Avant Loïs Boisson, seules onze Françaises avaient atteint au moins une fois les quarts de finale à Roland-Garros, depuis le début de l'ère Open en 1968. Douzième Bleue dans le grand huit, elle n'est même que la quatrième à y parvenir au cours des vingt dernières éditions, depuis la finale de Mary Pierce en 2005.
Sur le court Philippe-Chatrier, la jeune Dijonnaise disputait le tout premier huitième de finale de sa carrière en Grand Chelem. Après une entame difficile et un premier set logiquement perdu, la Française a progressivement inversé le rapport de force. Plus agressive et plus précise, elle a multiplié les coups droits long de ligne et les variations en revers slicés pour perturber Pegula, coupable de nombreuses fautes directes. Portée par un public bouillant, Boisson a signé le break décisif à 1-0 dans le dernier set avant de tenir son service jusqu’au bout avec sang-froid.
« C'était incroyable de jouer devant une telle ambiance, a-t-elle expliqué à l'issue de la rencontre. Je peux rester longtemps sur ce court. J'espère gagner (le tournoi) », a ajouté Lois avec candeur.
Tableau des statistiques clés de Loïs Boisson à Roland-Garros 2025
| Statistique | Valeur |
|---|---|
| Classement WTA avant le tournoi | 361e |
| Classement WTA après le tournoi (estimé) | 65e |
| Adversaires battues (Top 25) | Elise Mertens (24e), Jessica Pegula (3e), Mirra Andreeva (6e) |
| Prize-money potentiel | 690 000 € |
| Nombre de coups gagnants | 133 |

Une demi-finale historique malgré la défaite
Ce jeudi, à Roland-Garros, tout le public français a vibré à l'unisson avec Loïs Boisson. Même si, malheureusement, la logique a été respectée : Loïs Boisson a été éliminée par Coco Gauff, le parcours de Loïs Boisson reste époustouflant et ce match restera dans les mémoires.
Sensation de ce Roland-Garros, la Française Loïs Boisson s'est inclinée face à l'Américaine Coco Gauff 6-1, 6-2 ce jeudi en demi-finale. À 22 ans, Loïs Boisson est la première joueuse française à avoir atteint le dernier carré du tournoi du grand chelem de Roland Garros depuis 2011. La tenniswoman dijonnaise nous a fait vibrer des 8e de finales jusqu'à la demi-finale.
Au terme d'un quart de finale de Roland-Garros historique, Loïs Boisson s'est qualifiée en demi-finale du Grand Chelem parisien. 361e mondiale avant le tournoi, la Française bat tous les records. Loïs Boisson, 361e joueuse mondiale au classement WTA avant son invitation à Roland-Garros, s'est qualifiée en demi-finale du Grand-Chelem parisien après avoir fait tomber la 6e mondiale Mirra Andreeva en deux sets (7-6, 6-3), une première côté Bleues depuis Marion Bartoli en 2011.
Au-delà de la performance sportive, l'exploit se mesure dans les chiffres. Inconnue de tous avant le tournoi, Loïs Boisson est tout simplement la première joueuse de l'ère Open à rejoindre les demi-finales de Roland-Garros en tant que wild card. Et ce, lors de son premier Grand Chelem. Toujours selon le statisticien, à 22 ans et 9 jours, Loïs Boisson devient la plus jeune demi-finaliste française en Grand Chelem depuis Amelie Mauresmo à l'Open d'Australie en 1999.
En excluant les joueuses non-classées, elle est devenue la joueuse la moins bien classée à atteindre les demi-finales d'un Grand-Chelem depuis au moins 40 ans. Grâce à son succès, elle est désormais virtuellement 65e mondiale, et donc numéro 1 française (dépassant Léolia Jeanjean). Car, qui dit demi-finale de Roland-Garros, dit gros gains. La Dijonnaise va toucher 690.000 euros pour sa présence dans le dernier carré Porte d'Auteuil. C'est cinq fois plus que ce qu'elle avait touché jusqu'alors dans sa carrière.
La Dijonnaise de 22 ans, classée 361e mondiale avant le début du tournoi, jouait son tout premier Grand Chelem. Elle n'est que la cinquième française de l’histoire en demi-finale à Roland-Garros. C'est aussi la première fois à Roland-Garros qu'une joueuse, invitée par les organisateurs, terminait dans le dernier carré.
Malgré sa défaite en demi-finale, Loïs Boisson grimpe à la 65e place mondiale dès la fin du tournoi. Mais ce n'est pas grave, Loïs Boisson a déjà tout gagné en remportant sa place dans le cœur des Français, qui seront là, c'est sûr, à son prochain match !