Le département des Bouches-du-Rhône, terre de brassage, a accueilli dès le XIXe siècle la mode anglaise du sport. Au siècle suivant, les pratiques se sont diversifiées dans un cadre naturel propice. Le sport s’impose à la fois comme loisir et comme spectacle.
Souvent créées à l’origine par les médias, les compétitions font du sport un spectacle qui attire une foule de plus en plus nombreuse en quête de divertissement et d’émotions. La télévision leur donne une plus grande visibilité encore contribuant ainsi au rayonnement du territoire qui les organise.
Le département des Bouches-du-Rhône est un territoire de tradition sportive riche d’un milieu naturel propice à l’essor d’activités de plein air sous un climat agréable. Les jeux traditionnels participent à l’élaboration d’une culture commune.

Un club ambitieux : Martigues Sports Basket
Le Martigues Sports Basket (MSB) est un club qui ambitionne d’accéder à la Nationale Féminine 3 (NF3). Elles se sont fait peur, mais elles l'ont fait ! Au terme d'une finale au scénario irrespirable jouée à Fos-sur-Mer, les filles du Martigues Sports Basket ont conservé leur couronne cet après-midi. Une victoire à l'arraché (73-71) face à Antibes qui permet au club de soulever la Coupe Sud pour la troisième fois de son histoire.
Menées d'un petit point à la mi-temps (40-41), les pensionnaires de Nationale 1 ont dû batailler jusqu'aux ultimes secondes. Antibes n'a rien lâché et est passé tout près de créer l'exploit. Comme un symbole, c'est une nouvelle fois Chloé Macé qui a été la grande artisane de ce succès. Décisive dans les moments clés ("money time"), comme le souligne la Ligue Sud Basket, elle a marqué cette finale de son empreinte et a logiquement été désignée MVP de la rencontre.
Stéphanie Heite, Amandine Soubeyrand et Aude, la meneuse Brestoise, forment le trio d'expérience du MSB, qui lutte pour le titre avec Rousset.
Mais pour bien s'adapter au contexte méditerranéen, elle a donc pu compter sur le club présidé par Stéphane Caloïaro, puis sur la famille Le Bras, sur Névéna et son papa Christophe, vice-président du club, qui porte fièrement en tatouage, un Triskell sur le bras.

Aude Kernévez : Un parcours atypique
Longtemps, la basketteuse Aude Kernévez aura tenu les rênes du jeu de Pleyber-Christ et ensuite celles du Léon Trégor Basket 29. Cet été, elle a fait un grand bond... Au premier abord, cela paraît surprenant mais une fois la raison connue, tout cela est bien plus clair.
Aude Kernévez évolue cette saison à Martigues (Bouches-du-Rhône), car elle a été mutée dans le sud de la France (Académie Aix-Marseille), pour valider son Capes, au collège Gérard-Philippe. « Quand mes grands-parents sont partis en retraite, ils ont quitté la Bretagne pour Fos-sur-Mer, près de Martigues. Ce n'est pas un hasard si je suis ici.
Mais comment a-t-elle vécu, à 25 ans, ce passage du haut niveau, à une division bien plus petite ? « Déjà, la Prénationale, c'est beaucoup moins de contraintes. Certes, je prenais du plaisir avec le LTB, mais c'était bien plus dans une optique de travail. Malgré tout, c'était un choix douloureux, car j'avais déjà envisagé la saison en Finistère. Il est vrai que mon travail me prend du temps, que je dois préparer mes cours... »
Du coup, le basket est passé au second plan, même si le Martigues Sport Basket a réalisé une très bonne affaire en la recrutant. « Tous les week-ends, je prends des nouvelles de mon ancien club. Quant à moi, je fais jouer les autres, sans me prendre la tête. »
Tout cela pour le plus grand plaisir de l'ailière Névéna Le Bras, la Martégale bretonne, dont les grands-parents sont originaires de Brest et de Logonna-Daoulas et qui souligne : « Je me dis que pour Aude, ce doit quand même être délicat.
Et au bord de l'étang de Berre, dans cette salle Aldéric-Chave, il y a quelque chose de surréaliste à retrouver mademoiselle Kernévez. « Aujourd'hui, je suis heureuse mais au début, ouille, ouille, ouille ! » Et la saison prochaine, elle s'en ira vers l'Académie de Paris et ne pourra retrouver la Bretagne, qu'au début des années 2020. Pour une dernière pige au LTB ?
Le Sport : Un vecteur d'intégration sociale et d'émancipation
Apparu dans les institutions scolaires britanniques au XIXème siècle, le sport est d’emblée paré de vertus éducatives.
Fondé sur des principes d’égalité et de respect, des règles et des autres, le sport est souvent considéré comme un vecteur d’intégration sociale pour des populations souffrant de diverses formes de marginalité.
L’histoire du sport féminin est l’histoire d’une conquête qui accompagne le processus d’émancipation des femmes au XXème siècle. Le champ des pratiques ne cesse de s’élargir.