Marquinhos : Capitaine du PSG, Rôle et Responsabilités

À l'image du Paris Saint-Germain, Marquinhos est au coeur de nombreuses critiques. Le défenseur central de 28 ans, capitaine du PSG depuis le départ de Thiago Silva en 2020, n'est pas le plus performant sur le terrain et se montre même maladroit dans son rôle de capitaine.

Capitaine du PSG depuis août 2020 et le départ de Thiago Silva, Marquinhos peine à prendre pleinement ses responsabilités. S'il était considéré comme le digne successeur du Brésilien il y a quelques années, son leadership est remis en question.

Il faut dire que depuis ce huitième de finale retour contre le Real Madrid en Ligue des Champions et une grossière erreur, le mental de Marquinhos semble avoir été gravement touché. Autrefois considéré comme un joueur fiable, autoritaire et impérial, Marquinhos est désormais sous le feu des critiques.

Le rôle de capitaine est très important dans une équipe. C'est le leader sur et en dehors des terrains. C'est le relai privilégié de l'entraîneur. Au Paris Saint-Germain, c'est le défenseur brésilien Marquinhos qui tient ce rôle. Le joueur de 28 ans a été désigné capitaine du club.

Vice-capitaine du club depuis les départs de Maxwell et de Thiago Motta, Marquinhos est passé premier capitaine lors de la saison 2020-2021 avec le départ de Thiago Silva pour le club anglais de Chelsea. Cela fait donc bientôt 3 saisons que l'international brésilien est le patron de la formation parisienne. Mais est-il vraiment le patron de cette équipe sur le terrain et en dehors ? Et si, le vrai capitaine du Paris Saint-Germain était Presnel Kimpembe ?

Dans une interview, Marquinhos a livré son ressenti sur son rôle de capitaine, mais estime qu'il ne doit pas être le seul à prendre la parole. "Si les gars m’ont élu capitaine, c’est parce que j’étais comme je suis, que je ne change rien. Ce n’est pas parce que tu es capitaine que tu dois changer d’attitude. Il y a des choses supplémentaires à faire, il y a de bonnes aventures quotidiennes. On sait que tu es plus visé, tu dois être très exemplaire. Tu dois toujours essayer de motiver les autres, surtout les jeunes. Un capitaine ne peut pas être le seul à prendre des responsabilités dans une équipe. Même s’ils n’ont pas le brassard, il y a des leaders qui vont prendre aussi la parole, aider à la prise de décision. On fonctionne comme ça" a-t-il déclaré.

Marquinhos reste le boss du vestiaire parisien. Pour la sixième saison de suite, le défenseur brésilien a été plébiscité capitaine par ses coéquipiers, dans le vote instauré par Luis Enrique. Il y avait peu de suspense, mais un vote démocratique tout de même. Le vestiaire du PSG a reconduit Marquinhos capitaine. Une confirmation logique pour le joueur de 31 ans, symbole de stabilité dans un PSG en pleine mutation.

Derrière lui, la hiérarchie évolue : Achraf Hakimi s’installe solidement en numéro deux, reflet de son leadership croissant sur et en dehors du terrain. Vitinha complète le podium, preuve que son influence dans le jeu s’accompagne désormais d’un vrai poids dans le vestiaire. Quant à Ousmane Dembélé, sa 4e place illustre son intégration réussie et son rôle grandissant dans le groupe.

Cette montée en puissance des lieutenants n’est pas anodine. Hakimi, Vitinha et Dembélé apparaissent comme les figures appelées à préparer l’après-Marquinhos, en partageant peu à peu les responsabilités. Luis Enrique peut ainsi s’appuyer sur une base solide de relais naturels pour maintenir la cohésion et la compétitivité.

Marquinhos reste le capitaine, mais l’avenir du leadership parisien se dessine déjà derrière lui. Une succession tout en douceur.

Accusé d’affaiblir le PSG après le nul contre Monaco en Ligue des champions, Marquinhos voit son statut défensif remis en cause. Le barrage retour PSG/Monaco (2-2) a ravivé les interrogations autour du capitaine parisien. Marquinhos a égalisé, mais il est aussi pointé du doigt sur le deuxième but monégasque, dans un Parc tendu par les doutes. Défense en difficulté, milieu coupé en deux, latéraux en souffrance : l’image d’un PSG fragile a vite ouvert le procès du numéro 5.

Interrogé sur son niveau, Laurent Perrin, spécialiste du PSG, commence par admettre la soirée compliquée du Brésilien avant de nuancer : « Je lis et j’entends la petite musique qui cherche à le décrédibiliser. Il a raté son match contre Monaco (mercredi soir - ndlr) et a été en grande difficulté. C’est vrai. Mais va-t-on parler du rôle défensif des milieux qui couraient dans le vide ? Des latéraux peu inspirés comme Mendes ou totalement perdu comme Hakimi ? Le journaliste insiste surtout sur le contexte et la responsabilité collective : « Il est à l’origine du deuxième but mais en première période, Hakimi joue à contresens. Je pense qu’il n’avait pas la tête pour jouer un match d’un tel niveau. Ce qui est totalement compréhensible vu l’affaire dans laquelle il se retrouve. » Avant de trancher sur l’idée d’un relais possible : « Alors pointer seulement Marquinhos ne me paraît pas juste. Et de toute façon, le débat de le remplacer par Zabarnyi ne se pose même pas. En creux, le message est clair : ce n’est pas Marquinhos qui a perdu son niveau, c’est surtout tout le PSG qui ne protège plus assez son leader défensif. Face à Monaco, l’équipe a encore montré ses limites.

Ses performances sont particulièrement critiquées, notamment en 2023 où le Brésilien a été souvent mis à l'épreuve avec Paris et avec très peu de réussite contre des équipes avec un bon niveau.

Sur Winamax TV, le journaliste Walid Acherchour a vivement critiqué l'attitude de Marquinhos qui selon lui, ne peut pas être le capitaine d'une équipe, aussi ambitieuse que le PSG.

Marquinhos continue de s'enfoncer avec le PSG « Personne ne prend ses responsabilités. Marquinhos qui dit à Donnarruma de ne pas aller voir les supporters. Il sait très bien ce qu'il va se passer. Mais tu es capitaine, ton rôle et ton boulot, c'est d'aller affronter les gens. Ce n'est pas digne d'un leader et d'un capitaine d'un club comme le PSG. Il est en train de se défausser. Quand tu vois ce qu'il dit derrière, tu as l'impression d'avoir un mec à Aquaboulevard. Il est dans une fosse sans fond et il ne comprend plus rien. Personne ne comprend » a confié le chroniqueur après la défaite du PSG à Monaco, en Ligue 1.

Avec la volonté de lancer un nouveau cycle, le Paris Saint-Germain a entamé une réflexion en interne par rapport au capitanat de Marquinhos. «Je vais beaucoup changer les positions, changer les titulaires. S'il faut être prétendant au titre, il faut 20 joueurs et pas seulement 11.»

Au moment de se justifier concernant Marquinhos, remplaçant face à Lorient (0-0) en Ligue 1 samedi dernier, l'entraîneur du Paris Saint-Germain Luis Enrique a apporté cette réponse en évoquant des «problèmes physiques» pour le Brésilien. Mais est-ce totalement la réalité de cette situation ? Après le départ de Neymar pour Al-Hilal et celui souhaité de Marco Verratti sur ce mercato d'été, le champion de France en titre veut débuter un nouveau cycle.

Avec cette idée en tête, le club de la capitale a lancé en interne une réflexion, entamée dès l'arrivée du technicien espagnol, par rapport au statut de capitaine du défenseur central, selon les informations du quotidien régional Le Parisien ce jeudi. Pour le moment, aucune décision définitive n'a été prise, mais l'ancien Romain a parfois manqué de relais dans ce rôle l'an dernier et cette responsabilité pourrait revenir à un autre joueur.

Contre les Merlus, le milieu polyvalent Danilo Pereira a hérité de cette responsabilité et le Portugais, avec un vrai leadership affirmé dans le vestiaire francilien, s'impose comme un sérieux prétendant dans l'hypothèse d'un changement. De son côté, Kylian Mbappé représente un candidat naturel, mais une éventuelle nomination comme capitaine reste particulièrement complexe à envisager en raison de son statut instable après sa réintégration cette semaine.

Et même sur le plan sportif, Marquinhos va devoir faire ses preuves ! Avec les arrivées de Milan Skriniar et de Lucas Hernandez, l'Auriverde va être confronté à une plus grande concurrence sans aucune garantie sur son temps de jeu. Toujours dans les plans de ses dirigeants, le défenseur se montre positif face à cette situation, mais aura des comptes à rendre pour conserver son importance au PSG. Une manière de lui mettre la pression afin de le pousser à retrouver son meilleur niveau ?

Deuxième capitaine de l'équipe, le titi parisien est l'un des cadres de l'équipe parisienne. Il connaît parfaitement le club et ses supporters. Ce samedi soir après la défaite sur la pelouse de l'AS Monaco, le numéro 3 parisien est allé assumer ses responsabilités devant les supporters du club. Une attitude de patron qui a été appréciée par les supporters et les observateurs.

Si l'attaquant brésilien a ensorcelé le quart de finale contre l'Atalanta (2-1) puis la demie face à Leipzig (3-0) en Ligue des champions, la voie s'est décantée à chaque fois grâce à son cadet (26 ans). Auteur de l'égalisation contre Bergame à la 90e minute et de l'ouverture du score face à Leipzig (13e), « Marqui » était au bon endroit au bon moment, mais cela ne peut être un hasard.

Par son refus de s'avouer battu, il a montré l'exemple, s'est comporté en leader au sein d'une équipe souvent pointée du doigt pour son manque de tempérament. Il fallait voir sa réaction dans le renversement final du quart. Extatique, dans un état second, il semblait porter en lui les déceptions passées dans ce club qu'il a rejoint en 2013. Rebelote au coup de sifflet final en demies. Survolté sur la pelouse du stade de la Luz, c'est lui qui a lancé les chants parisiens lors de son entrée dans le vestiaire. Venu saluer les joueurs un à un, le président Nasser al-Khelaïfi n'a pu s'empêcher de prendre le numéro 5 dans ses bras.

Aujourd'hui, Marquinhos est une figure de ce PSG. Une part de son identité. Le timide jeune homme à l'appareil dentaire des premières années a laissé la place à un cadre respecté et écouté. La saison prochaine, c'est-à-dire dans quelques jours, il devrait récupérer le brassard de capitaine après le départ de Thiago Silva. Ce dernier l'a en tout cas désigné comme son successeur : « Même s'il n'a que 26 ans, il a déjà beaucoup d'expérience, expliquait « O Monstro » à l'AFP il y a dix jours. Il sait tout ce qu'il doit faire. Ce serait un bon choix de le nommer, car c'est un leader incroyable qui essaie toujours de motiver ses coéquipiers dans le vestiaire. » Ce serait surtout une suite logique pour celui qui est actuellement vice-capitaine.

« Marqui » coche toutes les cases, sauf une : il n'est pas un titi parisien. Pour le reste, son état d'esprit lui vaut d'être un symbole. Aux yeux de ses dirigeants d'abord. Le directeur sportif Leonardo cite souvent en exemple son jeune compatriote quand il veut donner un visage au PSG qu'il cherche à bâtir, « pas bling-bling », avec un investissement (il a prolongé jusqu'en 2024) et un esprit collectif irréprochables. La preuve avec la question de son positionnement. Depuis la reprise, Thomas Tuchel évolue de nouveau avec trois milieux et Marquinhos est remonté dans l'entrejeu. Or, ce dernier l'a dit et répété, il préfère évoluer en défense centrale. Pour autant, à l'inverse d'un Adrien Rabiot qui en avait fait un point non négociable, le Sud-Américain ne ménage pas sa peine à ce poste, quitte à s'exposer aux critiques. C'est aussi pour ça, parce que c'est le team player par excellence, que les ultras du Parc des Princes en ont fait un de leurs chouchous.

« Il a tout pour être un bon capitaine, abonde Jean-Marc Pilorget, joueur le plus capé du PSG (435 matches) et capitaine en 1986-1987. J'ai toujours eu des doutes sur Thiago Silva dans les grands moments. Marquinhos est irréprochable sur le terrain et il fait l'unanimité. Mentalement, il tient la route, il me paraît hermétique à la pression. Il n'a pas besoin d'en faire des tonnes. »

Ces derniers mois, comme pour anticiper cette transmission de témoin, le joueur a encore gagné en épaisseur. Il faisait déjà partie du conseil des sages de Tuchel. À l'aise avec tous les groupes au sein du vestiaire, il veut être un moteur en interne. Il mesure la responsabilité de la fonction, qu'il avait déjà exercée chez les Corinthians.

« Marqui est prêt depuis longtemps, confie un proche. Devenir capitaine est quelque chose de naturel pour lui, c'est le résultat de toutes ces années. Il a beaucoup appris auprès de Thiago, qui l'a beaucoup aidé. Ils ont la même vision des choses, le même état d'esprit même s'ils ont une approche différente. Thiago aime plus remplir son rôle sur le terrain, moins en dehors. Marqui, lui, va te parler tout le temps, partout. Et c'est un guerrier.

Marquinhos ne cachait pas son émotion au moment d’officialiser son nouveau rôle au Paris Saint-Germain. A 26 ans, le défenseur brésilien reprend la suite de Thiago Silva au sein du PSG. « J’ai été troisième capitaine, avec Thiago Silva et Thiago Motta, puis je suis passé deuxième. J’ai commencé à avoir plus de responsabilités, et plus de poids dans les décisions. Nous avons beaucoup échangé, on se conseillait l’un et l’autre, on parlait énormément. En effet, ce n’est pas une surprise de voir Marquinhos devenir capitaine cette saison.

Pour l’ancien capitaine du PSG (2004-2005), José-Karl Pierre-Fanfan, le fait de voir le Brésilien prendre la suite de Thiago Silva n’est pas une surprise. « Un capitaine est élu par le vestiaire. Marquinhos est donc légitime par rapport à son ancienneté au sein du club et du vestiaire. Il est légitime par rapport à son attitude au quotidien. C’est un joueur qui est exemplaire dans l’investissement et sa régularité. Cela ne s’applique pas qu’au match. On parle aussi des entraînements. Naturellement, le vestiaire est à son écoute. Il incarne cette forme de rage positive. Ce n’est pas qu’un simple aboyeur. Il est propre tactiquement, capable d’évoluer à différents postes. Il a une attitude exemplaire. Avant de rajouter : « C’est un superbe relais pour un entraîneur. Il véhicule facilement les messages du vestiaire dans un sens comme dans l’autre, quand les joueurs sont émoussés, quand ça ne va pas bien, c’est lui qui l’évoque au staff et à l’entraîneur. A l’inverse, quand l’entraîneur souhaite faire passer ses messages, il passe par son capitaine. C’est un très bon choix par rapport à Thiago Silva. Il y a une continuité.

Pour Éric Rabésandratana qui a porté le brassard entre 1999 et 2001, il était évident de voir Marquinhos marquer un peu plus l’histoire du PSG. « Il n’y a pas 50 millions de mecs à qui l’on peut donner le brassard. C’est logique qu’il revienne à Marquinhos. Il est dans l’esprit d’un vrai capitaine. Il est déterminé et donne tout sur le terrain. En dehors, il est bon dans la communication et dans les explications. Il assume aussi les choses.

« Il est arrivé tôt comme Verratti. Il s’est identifié au club. Il a été bien accompagné comme Thiago Silva. Il s’est attaché à Paris. Les Brésiliens ont l’habitude de tout donner pour leurs couleurs quand ils s’y sentent bien. C’est ce que l’on a pu voir par le passé avec plusieurs grands noms qui sont passés. Ce n’est pas surprenant. Il correspond à ce que l’on a envie de voir du Paris Saint-Germain. Surtout que les supporteurs n’auront aucun souci à accepter le choix de voir Marquinhos prendre de l’ampleur au PSG.

« C’est une chose importante pour les gens autour. C’est une reconnaissance, mais le reste est anecdotique. On fait partie d’un collectif que l’on représente. On reconnaît dans l’état d’esprit et l’implication que l’on met que l’on est exemplaire. Ça n’empêche pas de faire des erreurs et des matches ratés. Le souci est d’être en accord avec l’état d’esprit du club et les valeurs dont s’identifient les supporteurs. Cette saison, il pourrait se rapprocher du Top 5 et du duo Paul Le Guen et Safet Susic qui comptent 344 matches à Paris.

Tableau: Hiérarchie des Capitaines du PSG (2024)

RangJoueur
1Marquinhos
2Achraf Hakimi
3Vitinha
4Ousmane Dembélé

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