Marion Mertens était une figure marquante du journalisme français, particulièrement reconnue pour son travail de rédactrice en chef à Paris Match. Son parcours professionnel a été jalonné de reportages poignants et d'une implication profonde dans le monde du photojournalisme. Cet article explore sa carrière, ses contributions et son impact sur le paysage médiatique.

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Un Documentaire Révélateur sur Lady Di
Mardi 23 août, M6 a diffusé "Diana confidentiel" dans le cadre de "Zone Interdite", un documentaire réalisé par Marion Mertens et Alfred de Montesquiou sur Lady Di. La chaîne privée a promis que, pour la première fois à la télévision française, les mots précis de Lady Di issus des enregistrements secrets seraient portés à l'écran.
Il s'agissait d'un docu-fiction dans lequel une actrice, la franco-britannique Camille Lockhart, a joué le rôle de la Princesse de Galles. Marion Mertens a expliqué ce choix en soulignant que l'essentiel était de restituer les mots réellement prononcés par Diana : "Ce film n’est pas une variation autour de ce que nous pensons d’elle et de qui elle était, mais la restitution exacte, mot pour mot, de ses propres paroles. Le script que joue l’actrice est une traduction exacte des mots de Diana. Pour nous, l’objectif n’était pas de choisir un énième ‘sosie’ de Diana mais plutôt d’avoir quelqu’un capable de faire passer à l’écran son énergie, ses émotions, ses révoltes.”
Ce “Zone Interdite” a permis de dévoiler des révélations inédites sous forme de conversations secrètes de Lady Di. Marion Mertens a indiqué : “Grâce à l’éditeur Michael O’Mara, nous avons pu avoir accès aux enregistrements secrets de la Princesse, des confessions que Diana a livré clandestinement pour la biographie ‘Diana, sa vraie histoire’ écrite par Andrew Morton”. Elle a poursuivi : “Pour la première fois à la télévision française, les mots précis de Lady Di sont portés à l’écran. Et les différents intervenants que nous avons interviewés (son ami d’adolescence, son garde du corps, sa coach sportive, son astrologue, son valet, son directeur de cabinet…) permettent de mettre encore plus en lumière la face cachée de la princesse et de comprendre ce qui se tramait derrière les murs du palais.”
L'éditeur de Diana Spencer, Michael O'Mara, a témoigné dans ce “Zone Interdite” événement, possédant des copies de six cassettes enregistrées par Lady Di racontant sa vie, ses tourments, ses sensations. Jamais ces documents audio n'avaient été diffusés en France. Selon Michael O'Mara, ce que dit Lady Di est à l'opposé de l'image que tout le monde avait de la Princesse de Galles : “Dans les enregistrements, on entend comme une urgence dans sa voix dit Michael O'Mara dans ‘Zone Interdite’. C'est comme si elle venait de voir un accident, un terrible accident, et qu'elle accourait pour nous raconter ce qui venait de se passer.”
Hommage à Jean-Pierre Coffe
Jean-Pierre Coffe est décédé dans la nuit de lundi à mardi dans sa maison de Lanneray, en Eure-et-Loir à 78 ans. Notre journaliste Catherine Schwaab lui rend hommage. Quand il voulait déjeuner avec nous, ma consoeur Marion (Mertens) et moi, il nous annonçait la couleur : « Je vous préviens, c’est moi qui invite. Parce que je veux être libre. » Et il ajoutait, blagueur et rigolard, « Et je vais pas bouffer dans une gargote ! » Allusion au rétrécissement des notes de frais qui nous limitent maintenant les additions ! On protestait, on insistait, lui assurant qu’on allait l’emmener dans un bel endroit, élégant comme il aime ! « Pas question ! Vous êtes mes invitées ! » Un peu vieille France. Pas du genre se laisser inviter par deux femmes. Il nous invitait chez Laurent, content de nous épater.
Cette question réglée, on lisait son bonheur de nous faire découvrir le royaume de la haute gastronomie ! Les dernières fois, c’était chez Laurent, au Rond Point des Champs Elysées. Luxe, calme et volupté. Il connaissait tout le monde, le patron, le chef de rang, le chef… On lui offrait la meilleure table car c’était sans aucun doute le client le moins regardant question choix des mets et pourboires. Grand seigneur, toujours, lui qui avait connu la misère. Nous arrivions, ponctuelles et stressées ; il était déjà là, nous attendait en sirotant un verre de Pouilly. Assis à table, ici au Carré des Feuillants, on pouvait lire son bonheur.
Jean-Pierre Coffe aimait le bon vin. Tous les bons vins. Et pas bégueule, il était sans préjugés. « Un bon vin n’est pas forcément hors de prix. » Par exemple, comme conseiller chez Leader Price, il avait sélectionné deux ou trois bouteilles à 4 ou 5 euros « qui se défendent très bien ! Quel épicurien ! il savait savourer, et partager ! Jean-Pierre à table, lors d'un déjeuner exquis dans sa maison de Lanneray, avec notre journaliste Marion Mertens.
Evidemment, il avait un palais sans égal. S’extasiait joyeusement sur les merveilles qu’on nous servait, mais ne la ramenait pas question analyse. Il savourait. Et se moquait gentiment de mes préoccupations diététiques. « La crème ? Mais ma chère on n’en met qu’un peu, juste pour le velouté. Et moi, quand je cuisine, je sais faire sans, vous savez ! »
De fait, il recevait comme personne. Dans sa grande maison de Lanneray, il vous accueillait en été sous les feuillages de son parc avec un raffinement qui n’en mettait pas plein la vue. Même si, pour sa vingtaine de convives, il sortait les magnums de champagne. Autour de la table, des amis chaleureux, simples, bienveillants comme lui, des artisans de la région autant que la cantatrice Nathalie Dessay et son mari. Il ne pérorait pas du tout à table, était plutôt à l’écoute, attentif. Il avait préparé un poulet en gelée pour ne pas avoir à se lever de table, alignait les petits chèvres d’anthologie trouvés chez les artisans du coin.
Jean-Pierre aimait être entouré de femmes. Ici avec Catherine Schwaab, Isabelle Léouffre et Kasia Wandycz après la parution de son Document dans Paris Match. Amoureux du beau parler, il vous envoyait des textos comme des missives romantiques. « Nous ne voyons pas assez, cela m’attriste… » Fin connaisseur des femmes, il savait vous complimenter pour vous faire vous sentir bien. Observateur, il ne ratait pas le détail. L’œil qui frisait avec quelques jeux de mots coquins. Un galant homme qui, comme il le disait, était « ouvert à tout ». « Pour l’instant je vis avec un homme, mais, qui sait ? Tout peut arriver ! » Christophe, son compagnon, discret, est un amateur de mobilier Art Déco, Art Nouveau qu’il déniche pour ses clients.
Coffe était fier de son oeil. Un angoissé, un bosseur, et un fou de fringues! Jean-Pierre, un véritable fou de fringues! Il ne détestait pas les éloges car, mine de rien, c’était un grand angoissé. Par exemple, à chaque fois qu’il rédigeait une de ses rubriques pour le site de Paris Match, il était inquiet comme une première fois. Il fallait le rassurer, il écoutait les retours de Marion avec attention.
Il était plus sûr de lui question fringues. Ce grand amoureux de la couleur savait s’habiller comme personne. Evidemment chez les meilleurs. Tissus, coupe, imprimé… Malgré son embonpoint, quel chic ! Je me souviens d’un manteau à carreaux rouges et noirs sur fond blanc, porté sur un pantalon rouge qu’ il avait mis pour nous inviter - encore ! - au Carré des Feuillants. "Des bonnes choses pour pas cher !" Cette fois, c’était pour célébrer un Document paru dans Match en avant première sur sa biographie. Isabelle (Leouffre) et Kasia (Wandycz) étaient venues chez lui faire un grand sujet, interview, photos, et observation attentive de ses dialogues avec des artisans qui souhaitaient être répertoriés chez Leader Price. Il avait longuement goûté les tartes aux abricots, les avait décortiquées, repensées avec eux. C’était un vrai professionnel qui ne méprisait pas les petits budgets. Il avait à cœur de proposer « des bonnes choses pour pas cher ». Et il y arrivait !
Finalement, Jean-Pierre Coffe, c’était très peu de coups de gueule et beaucoup de charme, de douceur, de sollicitude. Il avait connu le pire, la misère, les deuils, les faillites, les ruptures, mais il restait positif, aimant. Pas une once d’aigreur. Juste aimer la vie, les plaisirs, les autres.

Le journalisme d'investigation, une passion pour Marion Mertens
Hommage final
Marion Mertens est décédée le 15 décembre 2024 à 59 ans. Rédactrice-en-chef de Paris Match et ancienne collaboratrice de l’agence Gamma, c’était un pillier du photojournalisme international.
La cérémonie a eu lieu ce lundi 23 décembre à 10h15 au cimetière du Père Lachaise, salle de La Coupole, 55 rue des Rondeaux Paris 20eme, métro Gambetta.