Le Maillot de Volley France Herbalife: Histoire et Défis

Le volley-ball français, malgré ses succès sportifs, fait face à des défis considérables en matière de financement et de sponsoring. Les joueurs de l'équipe de France expriment ouvertement leur déception face à l'écart entre le professionnalisme de leurs clubs à l'étranger et l'amateurisme perçu au sein de la Fédération Française de Volley-Ball (FFVolley).

L'histoire du maillot de l'équipe de France de volley-ball est intimement liée à ces enjeux, notamment en ce qui concerne les partenariats avec des marques comme Herbalife et Errea.

Signature du partenariat entre Herbalife et la FFVolley en 2017.

Le Partenariat avec Herbalife Nutrition

Un accord a été officiellement signé le vendredi 7 avril 2017 entre Arnaud Ginet, Country Director France d’Herbalife Nutrition, et Éric Tanguy, Président de la Fédération française de volley-ball. Ce partenariat visait à faire bénéficier les joueurs et joueuses des équipes de France de volley-ball du savoir-faire d’Herbalife Nutrition en matière de nutrition et de diététique du sportif de haut niveau.

Selon Arnaud Ginet d'Herbalife Nutrition, ce partenariat est le fruit d’une réflexion menée avec l’aide de leur agence O’Connection. Le volley-ball français a conquis Herbalife Nutrition en raison de son histoire et de sa montée en puissance, comparables à celles d'Herbalife Nutrition. La dimension nationale de ce partenariat, permettant de couvrir tout le territoire et de toucher ainsi tous les distributeurs d'Herbalife, a également été un facteur déterminant.

Pour Éric Tanguy, c’est une fierté pour le volley-ball français de s’associer à une marque internationale comme Herbalife Nutrition. Alors que la notoriété du volley-ball français ne fait que grandir, ce partenariat doit permettre de s’appuyer sur le très important réseau de distribution de la marque ainsi que sur l’ensemble de ses clients.

Toutefois, malgré ce partenariat, des difficultés financières persistent. Si la firme de nutrition figurera bien sur la manche à l’EuroVolley, elle n’était pas en mesure de verser les 350 000 euros demandés pour s’afficher en plus grand.

Les Difficultés de Sponsoring et l'Impact sur l'Équipe de France

Le Tours Volleyball, Champion d'Europe pour la 2e fois

Les internationaux français ont exprimé leur inquiétude face aux difficultés de remplissage des salles et à l'absence de sponsors majeurs sur le maillot de l'équipe. Un gros raté a du mal à passer auprès des internationaux, déjà alertés depuis plusieurs semaines par les difficultés de remplissage des salles, l'Arena à Montpellier pour le premier tour (12-18 septembre) mais aussi le Hall XXL à Nantes pour le huitième et le quart de finale (21-24 sept.).

Jenia Grebennikov, le libéro des Bleus, a déclaré : « Je ne comprends pas. Par le passé, on nous a expliqué que, dès que nous aurions des résultats, les sponsors arriveraient. Certes nos conditions de stage sont bonnes mais nos victoires à l’Euro (en 2015) ou en Ligue mondiale (2015, 2017) n’ont rien enclenché. Comme les autres, je suis très déçu. On a l’impression qu’il n’y a pas eu de travail derrière. On a fait notre part du taf pourtant. En tout cas, il y a peu de communications là-dessus avec la Fédération. »

Earvin Ngapeth, le leader des Bleus, s'est également exprimé avec véhémence : « Pour moi, c’est une honte. Le volley français n’avance plus depuis 2015 et le départ d’Yves Bouget (ex-président de la Fédération). Depuis cette date, on dispute tous les Final Six de la Ligue mondiale (devenue Ligue des nations en 2018) et on rapporte beaucoup d’argent à la Fédé. »

Il a ajouté : « Soyons clairs : on ne joue pas pour le fric. On ne vient pas en sélection pour les 80 euros d’indemnités journalières alors que les Brésiliens, les Polonais ou les Italiens touchent six fois plus. Le montant de la prime en cas de victoire à l’Euro est équivalent à celui de 2015 (15 000 € contre 12 000 €) ? Ce n’est pas un problème. On peut entendre que la Fédération n’ait pas d’argent. Ce qu’on ne peut pas comprendre, en revanche, c’est que rien ne se passe et que l’image de notre sport, sans même parler du Championnat français où il n’y a plus que des étrangers sur le terrain, se dégrade à ce point. »

La situation est d'autant plus compliquée que la fédération européenne (CEV) bloque certains secteurs de sponsoring, réservant les secteurs banque, automobile, avion, paris sportifs, équipementier et ballon.

L'équipe de France avec le maillot Errea.

Le Partenariat avec Errea

Eric Tanguy, président de la FFVB, Laurent Tillie, entraîneur de l’Équipe de France masculine, et Enzo Montrucchio, directeur commercial d’Errea, ont dévoilé en conférence de presse les tuniques de la marque italienne qu’Earvin Ngapeth et ses coéquipiers porteront au prochain Mondial qui se déroule en Italie et Bulgarie.

Malgré un partenariat historique qui lie les deux entités depuis 2010, Enzo Montrucchio a confié que la négociation a été importante et a logiquement vu une réévaluation à la hausse du montant du deal. Il faut rappeler que la première fédération ayant signé avec Errea est la FFVB.

Pour une fédération en croissance comptant 142 000 licenciés, la capacité de l’équipementier à produire de petites quantités rapidement compte. Fabriquant soi-même ses produits, Errea a déjà prouvé par le passé avec l’équipe de football d’Islande sa réactivité et son agilité pour ses partenaires.

Ce partenariat, prévu pour s’inscrire dans le temps, couvre les équipes de France, hommes et femmes, la Coupe de France et le beach-volley.

Conclusion

La situation du volley-ball français, bien que marquée par des succès sportifs, reste fragile en raison des défis de sponsoring et de financement. Les partenariats avec des marques comme Herbalife et Errea sont essentiels, mais ne suffisent pas à garantir la stabilité financière nécessaire pour soutenir le développement du sport et répondre aux attentes des joueurs de l'équipe de France.

tags: #maillot #volley #france #herbalife