Arrivé début octobre au PSG, où il s’est déjà bien acclimaté, Moise Kean pourrait être titulaire ce mardi soir (21h sur RMC Sport 1) au Parc des Princes pour la réception à gros enjeu de Leipzig en Ligue des champions.
RMC Sport est parti dans le Piémont, dans sa ville d’Asti, pour remonter le fil de l’histoire du nouvel attaquant parisien, talent ultra précoce façonné à l'ombre d'une église.
Tenter de tisser le fil de l’histoire en quelques clics se révèle trompeur. Sur la fiche Transfermarkt de Moise Kean, ses deux premiers clubs de jeunesse sont indiqués dans cet ordre: Don Bosco, AC Asti. Sauf qu’il n’y a pas d’ordre. Il y a du parallèle.
Don Bosco est le nom de l’oratorio, un centre de loisir paroissial, situé à Asti (Piémont) dans lequel le nouvel attaquant du PSG a passé une grosse partie de son enfance quand il n’était pas à l’école ou à l’entraînement "normal" avec son club. Là où, à l'ombre de l'église et en attendant ses potes, il faisait rebondir encore et encore son ballon sur le vieux mur coloré du terrain de basket.
Là où il se gavait encore et encore de matches avec ses copains sur un terrain goudronné où ses genoux ont laissé de la peau, comme dans ces "Coupes du monde" du dimanche après-midi où les différentes nationalités jouaient le goûter à venir entre les buts. Passion ballon rond quand tu nous tiens…
"Si le terrain était fermé, il essayait quand même d’entrer en grimpant par le grillage, raconte Roberto Pasquero, prêtre qui gérait l’oratorio. Ils étaient un petit groupe et s’ils réussissaient à jouer même quinze minutes sans que personne ne s’en rende compte, ils le faisaient bien volontiers."
Là où il tentait sa chance, aussi, sur le synthétique éclairé attenant à la version goudronnée. "Des adultes venaient jouer ici le lundi soir et il attendait là, au cas où quelqu’un vienne à manquer et qu’on l’invite à jouer, poursuit Roberto Pasquero. Certains avaient un peu de ventre et lui, forcément, il les mangeait tous. Il pouvait rester des heures sans jamais être fatigué. L’équipe qui le prenait avait de bonnes chances de gagner."
Moise Kean a huit, neuf ans. Mais le talent se conjugue déjà à l’évidence. "A Don Bosco, il n’y avait pas photo, se souvient Alessandro Sesta, son coiffeur depuis ses huit ans jusqu’à l’année dernière, devenu un proche qui partageait des parties de console chez lui quand il évoluait encore à la Juventus. Tu lui donnais la balle et il dribblait trois-quatre mecs. On voyait qu’il allait devenir très fort."
Fait pour le foot, son fidèle compagnon. "Il avait ça dans le sang, témoigne Cristiana Rabioglio, éducatrice qui l’a connu à l’école primaire. Il ne quittait jamais le ballon. Il avait un amour pour cet objet. Quelque chose de très beau. Mon premier souvenir de lui, c’est sa mère qui vient chercher son grand frère Giovanni avec lui au début de l’année. Je vais à sa rencontre. Il était avec son ballon. Il jonglait.
Fils d’immigrés ivoiriens venus vivre en Italie, Moise Kean naît à Vercelli avant de s’installer avec sa famille à Asti quand il a sept ans. Papa Biorou Jean est parti du foyer quand il était tout petit - le paternel évoque aujourd’hui la destinée footballistique de son rejeton dans les médias alors que leur relation reste très conflictuelle, et l'intéressé aime répéter qu’il doit sa réussite à sa mère (qu’il garde toujours proche de lui) et pas à lui alors que son coiffeur dit que cette histoire "peut lui avoir donné un truc en plus, une sorte de colère, d’énergie, qui se retrouve sur le terrain" - et maman Isabelle s’occupe de l’éducation de ses deux fils, le grand frère Giovanni et Moise, qui doit son prénom à une vision nocturne maternelle. Sans le sou mais tout sauf sans amour.
Les témoins la décrivent comme attentionnée et sévère, capable de vous faire comprendre sa colère sans avoir besoin de crier, en un regard. Protectrice, aussi, avec cette volonté de faire éviter les mauvaises fréquentations à ces deux frères polis et bien éduqués. Mais malheureusement peu présente. Pour faire vivre les siens, elle multiplie les boulots, le ménage dans une maison de retraite et ailleurs. Avant de venir chercher Moise à l’oratorio au bout de la journée de labeur. Il y a un manque, forcément.
"Quand tu lui caressais la tête ou le dos, comme Giovanni d’ailleurs, Moise se blottissait sur le côté et devenait tout doux, raconte son ancienne éducatrice. Peut-être que ce côté câlins et douceur lui manquait. Il recherchait beaucoup le contact et l’affection."
A l’école, Cristiana Rabioglio croise un Moise au physique bien plus imposant que ses camarades et qui "ne réussissait jamais à rester tranquille": "Il devait toujours être en mouvement, changer de place, sauter ici et là… C’était un leader à l’intérieur de sa classe mais pas négativement. Il ne faisait pas de mal aux autres. La première sensation était qu’il n’écoutait pas mais si tu lui demandais quelque chose, il répondait toujours présent. Comme son frère, il avait ce côté 'Je te défie et je vois jusqu’où je peux aller'. Il était sûr de lui. Dans tout ce qu’on pouvait lui proposer, il ne reculait jamais. Peu importe ce qu’il y avait devant lui, il se jetait dedans."
Directeur technique du AC Asti, Renato Biasi se souvient des premiers pas: "C’était un enfant d’un mètre de haut qui venait à l’entraînement accompagner son frère qui jouait dans nos équipes de jeunes. Il 'volait' un ballon dans le panier et se mettait sur le petit terrain à côté pour tirer contre le mur ou s’entraîner à faire des dribbles. Il faisait des passements de jambes. Voir un enfant de neuf ans faire ça, c’était très singulier. Les enfants apprennent vite mais il avait un don encore plus accentué par rapport aux autres.
Une découverte du foot organisé dans "une équipe loisir" et… dans l’illégalité (rien de méchant, hein). "C’est une anecdote peu connue mais il n’a jamais eu sa licence chez nous, explique Renato Biasi. Il n’avait pas encore dix ans et on ne pouvait pas faire jouer un enfant de cet âge. Mais on le faisait jouer quand même car il était beaucoup plus fort que les autres. On le faisait jouer avec des enfants de deux ans de plus, à qui il ressemblait physiquement, et il mettait trois-quatre buts par match. Il a toujours joué avec des plus grands, pareil à l’oratorio, et c’était normal pour lui."
Renao Biasi raconte un gamin "exubérant car conscient d’avoir un truc en plus", "toujours en mouvement sur le terrain" et "tellement coordonné par rapport aux autres que ça faisait la différence": "Un jour, je l’ai vu faire une volée acrobatique sur un terrain à cinq, alors qu’il était vraiment petit. A cet âge, il a eu cette coordination pied d’appui-jambe haute. Si tu vois ça en Serie A, on en parle pendant une semaine. Mais pour lui, c’était naturel. Il avait un truc en plus."
Avec en prime cette faim de progresser de celui qui n’a que ça ou presque. "Il restait tout le temps dehors, poursuit le directeur technique du AC Asti. Il s’entraînait tous les jours car il n’avait pas de console de jeux. Ce qu’il avait, c’était la rue." Renato Biasi le surnomme alors "le mauvais" ou "l’incapable" pour "lui faire garder les pieds sur terre". Moise prend le sobriquet avec le sourire.
L’enfant si doué devient "la mascotte" du club, où tout le monde note ses qualités. Mais qui devient trop petit pour son talent. Renato Biaso, conscient de son "besoin de se confronter à des jeunes de son niveau", utilise ses connexions avec des responsables des équipes de jeunes pour l’envoyer au Torino après deux ans au club.
Encore surclassé, encore au-dessus du lot, Moise Kean va passer deux ans au "Toro". Où on se souvient de son jeu mais aussi de sa personnalité. "C’était un farceur, un comique, surtout dans le bus quand on allait faire des tournois, témoigne son ami Kristian Reka, avec qui il a joué au Torino et dont le papa emmenait Moise à l’entraînement. Il se retournait les paupières des yeux et quand certains dormaient, il s’avançait face contre face en ressemblant à un zombie et faisait peur à tout le monde. Il faisait des blagues dans le vestiaire. C’est l’opposé d’un solitaire. Il fait partie de ces gens capables de se lier d’amitié avec un cactus dans le désert.
"On a fait courir la rumeur dans le vestiaire, s’amuse Kristian Reka. Et au début, tout le monde nous a un peu cru. Après, dès qu’on allait quelque part et qu’on voyait un joueur noir, on lui demandait pour blaguer si c’était son cousin. (Rires.)"
La prochaine étape est une nouvelle marche en avant: la Juventus. Qui convainc notamment la pépite de passer à "l’ennemi" en lui offrant des facilités. "La Juve venait le prendre chez lui pour l’emmener à l’entraînement puis le ramenait, le Torino ne pouvait pas faire ça", explique Kristian Reka. Ses blagues dans le vestiaire ne passent plus aussi facilement dans l’institution turinoise. Il entre dans un autre monde.
"Il a beaucoup voyagé avec la Juve, pour des tournois à l’étranger, constate son ancien partenaire du Torino. Ce sont des expériences qui te font grandir. Et il avait des contacts avec les joueurs de l’équipe première. Et brille étage après étage. Saison U17 en 2015-2016? Vingt-quatre buts en vingt-cinq matches. Les grands clubs européens commencent à taper à la porte. Mino Raiola, son futur agent, est vu à Asti, où tout se sait très vite.
En novembre 2016, à seize ans, arrivent les grands débuts en Serie A. Il devient le premier joueur né dans les années 2000 à évoluer dans l’élite italienne et le plus jeune joueur de l’histoire de la Juve. Quelques jours plus tard, il est le premier joueur né dans les années 2000 à prendre part à un match de Ligue des champions (cinquième plus jeune joueur de l’histoire de la compétition). Quelques mois plus tard, en mai 2017, à dix-sept printemps, il inscrit son premier but avec la Juve lors de la dernière journée de Serie A, qui offre la victoire dans le temps additionnel face à Bologne (1-2). Avant lui, aucun joueur né dans les années 2000 n’avait encore fait trembler les filets dans un des cinq grands championnats européens.
Le football italien découvre son nouveau grand espoir. Et se prend au jeu des comparaisons avec Mario Balotelli, autre fils d’immigrés arrivé très jeune au plus haut niveau. Justifié ou raccourci intellectuel facile?
"C’est un symbole d’intégration et à ses débuts, on pouvait penser qu’il était le nouveau Balotelli, reprend Xavier Jacobelli. Mais ils sont très différents." "Au début, quand Balotelli a explosé à l’Inter, c’était son idole, raconte Krisian Reka. Quand il marquait, il pouvait faire les mêmes gestes que Mario. Et leurs qualités sur le terrain sont les mêmes. Aujourd’hui ils sont amis et il y a beaucoup de respect entre eux mais je ne crois pas aux comparaisons que certains journaux veulent faire."
La fusée semble lancée. Elle va atterrir à Everton, en Premier League, où il s’engage en août 2019. On l’imaginait pourtant parti pour un long bail à la Juve. Mais la "Vieille Dame" a claqué un gros chèque pour recruter Cristiano Ronaldo l’été précédent et ne peut se permettre de laisser passer l’offre à près de 30 millions d’euros des Toffees. "Il y avait des avis divergents à l’intérieur du club et c’est à contrecœur qu’ils l’ont vendu, précise le journaliste de Tuttosport. Lui aussi était très attaché au club mais il a calculé les avantages et les inconvénients."
La rumeur parle alors de quelques problèmes de comportement. Mais ceux qui le connaissent bien n'y croient pas. Ils ont aussi été évoqués à Everton, où sa première saison se révèle décevante (deux buts et deux passes décisives en trente-trois matches), tout comme une fête avec amis organisée pendant le confinement dont il avait diffusé des images et qui a fait grand bruit. La difficulté, sans doute, d’être un jeune adulte de dix-neuf-vingt ans loin de chez lui…
Et le garçon, dont beaucoup pensent qu’il rêve à terme d’un retour à la Juve, n’a pas encore atteint son plein potentiel, loin de là. "Il doit encore s’améliorer dans sa capacité à transformer ses actions en buts, juge Xavier Jacobelli. Il a encore tellement de marge de progression… Tout dépendra de lui. Quand tu arrives si vite à la notoriété, la chose la plus importante est ne pas penser être déjà le meilleur."
Point positif: tous nos témoins confirment que Moise Kean n’a pas changé malgré la lumière, conscient de ce qui lui arrive et pas du genre à se la raconter.
Dans les petits papiers depuis plusieurs heures, l'arrivée de Moise Kean au Paris Saint-Germain est désormais officielle ! En effet, ce dimanche soir, en plein Olympico entre l'OL et l'OM, le club de la capitale française a annoncé l'arrivée de l'attaquant italien en prêt sans option d’achat : « Le Paris Saint-Germain est heureux d’annoncer l’arrivée dans son effectif de Moise Kean. Arrivé en provenance d’Everton FC, l’attaquant italien de 20 ans est prêté au club de la capitale jusqu’au 30 juin 2021.
Samedi à Dijon, Moise Kean a une nouvelle fois mis le PSG sur le bon chemin. L'Italien a rapidement ouvert la marque d'un but opportuniste pour conclure un bon travail initié par Kylian Mbappé et relayé par Abdou Diallo. C'était déjà son 16e but toutes compétitions confondues pour sa première saison parisienne. Le tout en 29 matches.
L'Italien avait admirablement compensé l'absence longue durée de Mauro Icardi à la pointe de l'attaque parisienne. Le retour aux affaires du buteur argentin depuis le début de l'année aurait pu signifier la fin de cette période dorée. Bien au contraire, Kean a continué de briller dans des instants cruciaux pour le PSG. En particulier à Barcelone (1-4).
Ce match a révélé des qualités pas forcément faciles à deviner chez Kean. Il avait déjà été précieux pour Paris en Ligue des champions, à l'image de son doublé sur le terrain de Basaksehir en phase de groupes (0-2). Qu'il reste décisif dans un tour à élimination directe face à un adversaire plus prestigieux constituait déjà un cap à franchir. Qu'il le soit à un poste inhabituel d'ailier droit où il a compensé l'absence d'Angel Di Maria rendait la tâche un peu plus délicate.
En dégageant une force de caractère qui symbolisait parfaitement l'état d'esprit du PSG ce soir-là. En affichant une détermination et un sens du dévouement de tous les instants. En dépassant ses fonctions constamment pour optimiser le niveau collectif de l'équipe parisienne.
Kean ne manquait déjà pas d'atouts. Son profil, un mélange de vitesse et de puissance avec un instinct prononcé dans la finition, donnait déjà de la diversité à la ligne d'attaque parisienne. Mais sa polyvalence et sa combativité ne sont pas loin d'en faire un élément indispensable dans la formation de Mauricio Pochettino.
Si son poste de prédilection reste celui d'avant-centre, c'est probablement sur l'aile droite que l'Italien peut se faire une place dans le onze type du technicien argentin. Angel Di Maria n'y a pas toujours donné satisfaction dans une saison délicate. L'ancien Madrilène voit débarquer un drôle de concurrent en la personne de Kean.
Paris cherchait une solution à peu de frais et a saisi l'opportunité d'un prêt sans option d'achat. Compte tenu des performances de Kean, cela en fait déjà une affaire en or. Mais le réserviste de luxe est devenu un titulaire en puissance et Paris a toutes les raisons de tenter de le conserver.
Mais si la performance de l'Italien à Barcelone a été positive pour le PSG, elle a aussi augmenté la valeur marchande de l'attaquant transalpin sur le marché des transferts. Everton réclamerait désormais 80 millions d'euros pour le libérer. Une somme trop élevée pour un club parisien qui doit limiter ses dépenses avec la crise sanitaire.
A quelques heures de la fin du mercato, Moise Kean a été prêté, ce dimanche, un an sans option d'achat au club de la capitale par Everton, où il ne s’est jamais vraiment imposé depuis son arrivée à l’été 2019.
D’origine ivoirienne, l’attaquant italien a été formé à la Juventus Turin et a évolué au sein des différentes équipes de jeunes. Et il s’est notamment distingué en empilant les buts avec les équipes des moins de 17 ans puis des moins de 19 ans. Ses performances lui ont permis d’intégrer très jeune l’équipe première de la Vieille Dame.
Il avait seulement 16 ans quand il a fait ses débuts professionnels avec la Juve en Serie A en novembre 2016, devenant le plus jeune joueur à jouer pour la formation turinoise, avant d’enchaîner quelques jours plus tard en Ligue des champions et de marquer son premier but en fin de saison contre Bologne.

Après un prêt à l’Hellas Vérone, il s’est véritablement révélé durant la saison 2018-2019 avec la Juventus en inscrivant 7 buts (en 17 matchs). Cette saison-là, il a également connu sa première sélection avec l’équipe d’Italie (5 sélections, 2 buts).
A l’issue de cet exercice, il a rejoint, en juin 2019, Everton pour la somme de 27,5 millions d’euros. Mais son aventure dans le championnat d’Angleterre n’a pas été concluante avec seulement 2 réalisations en 31 matchs de Premier League.
A Paris, l’international italien, qui demeure l’un des grands espoirs du football européen, va tenter de relancer sa carrière dans un rôle de joker. « Je suis particulièrement fier et heureux de devenir un joueur du Paris Saint-Germain. C’est l’un des meilleurs clubs du monde comme l’a démontré sa récente participation à la finale de la Ligue des champions. Je suis ravi de rejoindre un club ambitieux et dont la réputation est très importante dans mon pays. J’ai hâte d’évoluer aux côtés de joueurs qui sont parmi les meilleurs du monde », a déclaré l’attaquant.
Dans un premier temps, Moise Kean devrait être utilisé par Thomas Tuchel comme doublure dans un secteur bien garni avec Kylian Mbappé, Neymar, Mauro Icardi, Angel Di Maria ou encore Pablo Sarabia.
De nouveau titulaire lors de la victoire du Paris Saint-Germain contre Basaksehir à Istanbul, en Ligue des champions (2-0), Moise Kean a encore été décisif. Mieux, le jeune attaquant de 20 ans a inscrit les deux seuls buts parisiens, quatre jours après son premier doublé face à Dijon (4-0). Les matches se suivent et se ressemblent pour Moise Kean.
Double buteur au Parc des Princes contre Dijon ce samedi, en championnat, l’attaquant a marqué un nouveau doublé contre Basaksehir en Ligue des champions, quatre jours plus tard.
Quelques jours seulement après son arrivée à Paris en provenance d’Everton, via un prêt sans option d’achat, Kean a été titularisé face à Nîmes en championnat. Un match où il n’a pas marqué et qui, malgré la victoire du PSG face aux Crocos (4-0), aura suffi à questionner ses capacités.
Lors de la saison 2019-2020, il a seulement marqué deux buts et délivré deux passes décisives en 29 rencontres avec les Toffees.
À Paris, celui qui fut présenté comme le "nouveau Mario Balotelli" continue de montrer sa précocité. Ce mercredi soir, il est notamment devenu le premier joueur à inscrire un doublé lors de sa première titularisation avec le PSG en Ligue des champions.
Les récentes performances de Kean, plus qu'encourageantes, peuvent toutefois le laisser espérer un statut plus important dans la capitale. D'autant qu'elles ont eu lieu au cours de matches où les Parisiens étaient loin de produire leur meilleur football.
Âgé de 16 ans et 9 mois, Moise Kean était devenu le premier joueur né en 2000 à évoluer en Serie A et le plus jeune de l’histoire de la Juventus, tout simplement, contre Pescara, un soir de novembre 2016 où Massimo Allegri entraînait la Vieille Dame.
Lors de la saison 2015-2016, le jeune avant-centre avait inscrit 24 buts en 25 matches avec les U17 de la Juventus, dont six doublés, alors qu'il chaussait déjà les crampons avec la Primavera (U19).
Et après une saison 2016-2017 à alterner entre la Serie A et la Primavera, Kean a été prêté au Hellas Vérone. Dans la région de Vénétie, il a inscrit 4 buts en 19 rencontres de championnat, parmi lesquels son premier doublé chez les professionnels, contre la Fiorentina, en janvier 2018.
À son retour de Vérone, Kean a joué des bouts de rencontres avec l’équipe première de la Juventus (6 buts en 13 matches de Serie A) avant de rejoindre l’Angleterre pour 27,5 millions d’euros. Puis la France, donc.
Statistiques Clés de Moise Kean
| Saison | Club | Matches | Buts |
|---|---|---|---|
| 2015-2016 (U17 Juventus) | Juventus | 25 | 24 |
| 2018-2019 (Juventus) | Juventus | 17 | 7 |
| 2019-2020 | Everton | 31 | 2 |
Le Maillot Spécial Jordan du PSG
Le nouveau design a été puisé aux archives de Jordan Brand et fait ainsi écho à la couleur de la Air Jordan VII, inaugurée par Michael Jordan sur les parquets du All Star Game de 1992 et première paire de la marque à arborer ce coloris historique. Il signait d’un accent distinctif la Air Jordan VII "Bordeaux" de 1992 et a été sans cesse utilisé », a notamment expliqué le PSG sur son site internet.
Comme annoncé par nos soins, il est bordeaux, blanc, doré et noir et s'éloigne donc des couleurs classiques du club parisien.
