Le Québec, terre de hockey, a une histoire riche et diversifiée dans ce sport. Des équipes ancestrales aux ligues professionnelles modernes, en passant par les figures emblématiques et les rivalités mémorables, le hockey a façonné l'identité sportive de la province.

Les pionniers du hockey québécois
Bien avant les Nordiques, Québec a eu son équipe phare à la fin du XIXe siècle. Le Club Hockey de Québec, qui deviendra par la suite le Club Athlétique de Québec, a été créé en 1880. L’équipe remportera à deux reprises la Coupe Stanley, à l’époque décernée par la National Hockey Association, l’ancêtre de la NHL.
L'épopée des Nordiques de Québec
L’aventure de ceux qui allaient devenir les Nordiques aurait dû commencer… à San Francisco. Les investisseurs n’étaient plus à même de financer l’équipe sur la côte ouest pour concourir dans la World Hockey Association. La place était donc vacante et les droits de la franchise ont été transférés à six Québécois : Marius Fortier, Jean-Marc Bruneau, John Dacres, Marcel Bédard, Jean-Claude Mathieu et Léo-Paul Beausoleil, qui ont mis la main au porte-monnaie pour installer l’équipe dans la « Belle Province ».
L’équipe va alors arborer un logo à l’identité québécoise très forte : le bleu-blanc-rouge pour l’héritage français, l’igloo en référence au nord canadien et la fleur de lys, symbole de la province du Québec.
Le premier entraîneur de l’histoire des Nordiques de Québec est une légende, un ex-joueur vedette à la carrière de coach toutefois éphémère. Tout le monde croit à une blague lorsque les Nordiques nomment Maurice Richard, l’icône montréalaise, pour diriger la nouvelle équipe de la « Vieille Capitale ». Mais le « Rocket », qui a mis fin à sa carrière de joueur douze ans auparavant, restera à ce poste durant… deux matchs, peinant à appréhender ces nouvelles fonctions et l’immense pression québécoise. Ce sera la seule et unique expérience de coaching pour Richard.
La victoire contre l'URSS en 1977
Le 8 janvier 1977, la meilleure équipe du monde passe par Québec. La formation de l’URSS de Boris Mikhailov et Valeri Kharlamov est en effet en tournée en Amérique du Nord et s’arrête dans la cité québécoise pour y affronter les Fleurdelisés. Et surprise, les Nordiques infligent une véritable leçon aux Soviétiques : 6-1 ! Vladislav Tretiak sera même chassé du match durant la troisième période dans un Colisée en ébullition.
La Coupe Avco de 1977
Cette année-là, rien n’arrête les Nordiques. Ni les Soviétiques, ni les autres équipes du championnat. Québec remporte en effet la Coupe Avco, remise à la meilleure équipe de la WHA. La finale face aux Jets de Winnipeg est serrée puisque sept manches sont nécessaires. Québec parviendra à se relever d’une déroute 3-12 (!) pour remporter le dernier match décisif… 8-2, grâce à un excellent Richard Brodeur devant les buts. 65 ans après la Coupe Stanley de 1912, Québec remporte un nouveau trophée.
Parmi les grands artisans du sacre de 1977, nous avons évoqué Richard Brodeur mais citons aussi Réal Cloutier, Marc Tardif, Jean-Claude Tremblay, Serge Bernier. Ainsi que les frères Bordeleau, dont un certain Paulin. Après un passage en NHL à Vancouver, Paulin Bordeleau rallie la WHA et Québec en 1976, inscrivant 83 points en 80 matchs de saison régulière, puis 21 points dont 12 buts en 16 rencontres de playoffs. Il restera trois saisons à Québec avant de traverser l’Atlantique pour Tours, et une nouvelle histoire d’amour avec la France. Après avoir acquis la double nationalité franco-canadienne, Paulin Bordeleau portera l’uniforme de l’équipe de France lors des Mondiaux 1986 et 1987, ainsi que les Jeux olympiques de Calgary en 1988. Son fils Sébastien évoluera également en NHL et portera également les couleurs françaises durant sa carrière.
L'arrivée en NHL en 1979
La WHA était à bout de souffle, et sa disparition est une aubaine pour la NHL, qui a alors la possibilité de récupérer certains marchés : Edmonton, Winnipeg, Hartford et Québec font partie du plan d’expansion de 1979. L’intégration de Québec en NHL devenait synonyme de rivalité… des brasseurs. La brasserie Molson achetait un an plus tôt le Canadien de Montréal tandis que les Nordiques étaient la propriété d’O’Keefe. Une profonde opposition débute… jusque dans les verres !
Le 10 octobre 1979, les Nordiques de Québec jouent le premier match de leur histoire en NHL, qu’ils perdront 5-3 face aux Flames d’Atlanta, dans un Colisée bondé avec 12 000 personnes. Le spectacle était tout de même au rendez-vous puisque, après avoir été menés 4-0 après deux périodes, les Nordiques réagiront dans le troisième tiers-temps avec un triplé de Réal Cloutier.
Trois jours plus tard, l’équipe fleurdelisée dispute sa deuxième rencontre… au Forum de Montréal. Le Canadien est quadruple champion en titre et certains de ses joueurs prédisent même une raclée. Il n’en sera rien. Montréal s’imposera dans la douleur 3-1, et les Nordiques auront leur revanche deux semaines plus tard par un score de 5-4 sur la glace du Colisée. Le début d’une profonde rivalité que résumait ainsi la star des Nordiques Alain Côté à Radio Canada : « Nous avions beaucoup de francophones, Montréal en avait beaucoup aussi. Deux compagnies de bières comme propriétaires, ainsi que d’autres paramètres. Mais cela a été une belle expérience.
L'arrivée des frères Štastný en 1980
C’est une histoire digne des plus grands films d’espionnage. Deux jeunes Tchécoslovaques, issus d’un pays muselé par le communisme, profitent d’un tournoi en Autriche pour fuir vers l’Amérique du Nord et jouer dans la grande NHL. Le Slovan Bratislava dispute en août 1980 à Innsbruck la phase finale de la Coupe d’Europe. Le propriétaire Marcel Aubut et le directeur du développement Gilles Léger avaient planifié l’affaire, se rendant en Autriche pour récupérer les deux garçons. Les contrats sont signés en catimini, les joueurs fuient alors leur hôtel surveillé par des agents du KGB pour filer vers Vienne afin de se réfugier dans l’ambassade canadienne, aidés par la police locale. Ces deux garçons, ce sont les frères Anton et Peter Štastný, futures stars à Québec. L’aîné Marian les rejoindra un an plus tard.
Gilles Léger était déjà à l’origine d’une exfiltration, celle de Václav Nedomanský, lui aussi tchécoslovaque, vice-champion olympique aux JO de Grenoble en 1968, champion du monde en 1972 et… idole des frères Štastný. Léger officiait pour les Toronto Toros en WHA en 1974 quand il est parvenu à ses fins en faisant venir Nedomanský.
Herb Carnegie et les "Black Aces"
L'histoire du hockey sur glace retient que Willie O'Ree a été le premier joueur noir à jouer en NHL, en 1957/58 avec les Boston Bruins. Mais dix ans plus tôt, un autre homme, Herb Carnegie, aurait sans doute mérité cet honneur. Tous ceux qui avaient côtoyé "Herbie", un joueur complet qui avait toutes les qualités du parfait hockeyeur, s'accordaient à dire qu'il avait parfaitement sa place en NHL, y compris Jean Béliveau qui a été son coéquipier durant deux ans aux Québec Aces.
Une seule fois, à vingt-neuf ans, Herb Carnegie a été invité au camp de pré-saison des New York Rangers. Même si certains observateurs estimaient qu'il s'y était montré le meilleur, les Rangers ne lui offrirent qu'un contrat mal payé pour évoluer dans leur équipe-ferme. Il préféra donc rentrer dans la ligue senior du Québec (dont le niveau de jeu s'approchait de l'American Hockey League - AHL - juste en dessous de la NHL), où il était bien payé, reconnu, et où il pouvait avoir un métier à côté et une situation sûre.
Les Toronto Maple Leafs avaient également suivi Carnegie tout au long de sa carrière, mais ne franchirent jamais le pas de lui faire la moindre offre. Et les raisons de cette réticence ne font guère de doute. Leur président Conn-Smythe aurait déclaré un jour qu'il était prêt à offrir dix mille dollars à celui qui... Herb Carnegie n'a jamais tenu rancune de ce dédain dont la NHL a fait preuve à son égard. Bien qu'il n'ait donné un aperçu de son talent que dans les petites patinoires de trois mille places de la ligue du Québec, il a été une vedette et, dans ses vieux jours, devenu aveugle, il a été reconnu comme un personnage éminent au-delà de son simple palmarès sportif.
Après sa carrière de joueur, il a eu du succès comme golfeur ou comme investisseur financier. Surtout, il a créé une des premières écoles de hockey au monde, la Future Aces Hockey School, un programme qui mêle éducation et sport en mettant en avant les valeurs de coopération et de développement par rapport à l'attitude agressive et visant la victoire à tout prix qui prévaut souvent dans le monde du sport.
Mais il ne faudrait pas oublier que le centre Herb Carnegie n'était pas seul, et qu'une grande partie de sa renommée sportive était due à ses deux ailiers, eux aussi noirs de peau, qui uvraient pour lui fournir l'espace sur la glace afin qu'il s'illustre. À sa droite, Ossie Carnegie, qui n'avait pas la vitesse et la technique de son frère, mais qui luttait dans les coins et ne partait battu face à aucun défenseur. À sa gauche, Vincent "Manny" McIntyre, réputé pour chercher toujours la passe quant tout autre que lui aurait cherché à tirer, et qui alimentait donc son centre avec des services en or.
L'exil en France
Il est donc étonnant de voir ce trio recevoir en 1947 une offre de France, un pays qui n'a qu'un très faible niveau de hockey. Mais le Racing Club de Paris bénéficie alors du mécénat de Charles Ritz, célèbre pour ses hôtels, ce qui lui permet de recruter des hockeyeurs canadiens de haut calibre. Le Racing veut le trio au complet, mais les "Black Aces" ne viendront pas à trois. Herb Carnegie est alors marié, il a des enfants, et il trouve déjà la distance entre sa famille à Toronto et son travail à Sherbrooke (500 km) difficile à gérer.
Les deux compères ne se lancent pas seuls pour autant dans ce grand voyage. Une équipe comme le Racing voyant d'un bon il tout renfort étranger pouvant compléter son effectif, toutes les connections amicales sont les bienvenues, et Vincent McIntyre peut ainsi amener avec lui Frank Morehouse. "Mush" connaît "Manny" depuis sa plus tendre enfance, puisqu'il est originaire comme lui de Devon, sur l'autre rive par rapport à Fredericton, grande ville du Nouveau-Brunswick, sur la côte atlantique du Canada.
Il a connu McIntyre, de trois années plus jeune que lui, dans les parties de hockey hivernales sur la rivière Saint-Jean gelée, et a confié ses souvenirs à l'historien du hockey Mike Wyman : "Parfois nous jouions avec des palets en bois. Quelquefois, celui-ci pouvait avoir quatre centimètres de large d'un côté et moins de trois de l'autre. Bien sûr, ce genre de choses tendait à prendre des trajectoires courbes et nous n'atteignons pas la cage bien souvent. C'est comme ça que Manny a développé sa longue foulée. Comme c'était l'un des plus petits, c'était à lui d'aller chercher les palets. Il faisait cela sans jamais se plaindre. Manny portait toujours une petite casquette noire qui s'envolait sans arrêt.
C'est en jouant dans le club des Timmins Ankerites que Morehouse a rencontré les frères Carnegie, nés à Toronto de parents jamaïcains. Il suggère alors au manager de l'équipe de construire une ligne avec trois joueurs noirs, et passe un coup de fil à son vieil ami Manny, alors à Truro (Nouvelle-Écosse) où il joue au baseball et au hockey, pour le convaincre de venir dans cette ville minière de l'Ontario. McIntyre est engagé, et on lui confie un job dans les mines d'or locales qui sponsorisent le club. Ses doigts sont pris dans une machine et deux d'entre eux sont partiellement amputés. Ce n'est qu'à la fin de la saison qu'il revient au jeu, avec un gant spécial, pour participer aux play-offs menant à la Coupe Allan, qui couronne le champion amateur du Canada.
Après une autre saison passée à Timmins, McIntyre rejoint l'armée, et lorsqu'il est démobilisé un an plus tard, c'est l'été et il recommence à jouer au baseball du côté de Trois-Rivières. Il est même engagé comme professionnel pendant quelques semaines lors d'une tournée à Montréal de l'équipe des New York Cubans, qui évolue dans la... "Negro National League". Il existe en effet à cette époque des ligues professionnelles de baseball réservées aux noirs dans l'Amérique ségrégationniste.
Ce facteur contribue aussi à la célébrité des Black Aces, immédiatement identifiables par les spectateurs. Ils sont l'attraction de la ville à Shawanigan en 1944/45, où c'est cette fois McIntyre qui appelle les Carnegie et convainc les dirigeants de reconstituer la ligne. Ensuite, ils évoluent dans la Ligue de Hockey Professionnel du Québec et y deviennent des stars. Ils constituent le meilleur trop offensif de la ligue et reçoivent parfois des ovations du public même à l'extérieur. Herb Carnegie est élu trois fois consécutivement meilleur joueur de la ligue, la troisième en 1947/48 où il termine meilleur marqueur, alors que ses deux ailiers ont pris la direction de la France.
De leur côté, au sein du Racing, Manny McIntyre et Ossie Carnegie s'adaptent rapidement. Ils deviennent vite les chouchous d'un public particulièrement nombreux. Au match du 25 février 1948 face à une sélection britannique, on recense même 20 612 entrées payantes, record tous sports confondus pour le vieux Palais des Sports de Grenelle, surnommé par tous les Parisiens le Vel' d'Hiv. Au Canada, même s'il n'y a pas de loi ségrégationniste, les préjugés racistes restent présents, comme le montre la phrase de Conn-Smythe.
Depuis Joséphine Baker, victime du racisme aux États-Unis avant de devenir une vedette à Paris dans l'entre-deux-guerres, la France a pu apparaître comme un eldorado pour quelques noirs américains. C'est encore plus vrai dans l'après-guerre, où les noirs ne sont plus obligés d'affecter des clichés colonialistes (comme du temps de La Revue Nègre de Joséphine Baker) pour être reconnus en tant qu'artistes. Le jazz est plus que jamais la grande mode du moment à Paris, où des légendes comme Louis Armstrong connaîtront leur heure de gloire.
Nos deux hockeyeurs ne sont pas en reste. Si la NHL les avait snobés, ils sont en revanche traités à Paris comme s'ils étaient des stars mondiales de leur sport. Le Racing club de Paris fait alors des tournées dans toute l'Europe, en Grande-Bretagne, en Suède, en Suisse ou en Tchécoslovaquie.
Au bout de six mois, en effet, il est déjà temps de rentrer. Début octobre 1947, tout le monde était arrivé par paquebot. Mais le statut de stars de la vie parisienne acquis par Ossie et Manny se traduit dans les moyens de transport utilisés pour le retour. Ils ont en effet le privilège de se voir offrir des billets d'avion pour le voyage retour (McIntyre n'aura pas toujours le droit aux mêmes égards, puisqu'après sa carrière sportive il deviendra notamment - clin d'il du destin - porteur de bagages dans un aéroport avec une seyante casquette rouge de groom), alors que dans le même temps, "Mush", Hervé Parent, le gardien Paul Lessard et même l'entraîneur-joueur Pete Besson sont renvoyés au Canada par bateau.
Autres joueurs québécois en France
Prenez Hervé Parent : il avait déjà eu le temps d'être apprécié du public parisien puisqu'il était arrivé dès 1946. Né à Iroquois Falls en Ontario le 26 juin 1926, il a en fait grandi à Gatineau, au Québec, où ses parents ont déménagé quand il avait un an. Apreès ses deux saisons au Racing, il part jouer en International Hockey League (IHL) et deviendra en 1950/51 le meilleur marqueur de cette ligue mineure sous les couleurs des Grand Rapids Rockets. C'est un joueur qui aime le jeu, surtout pas la bagarre. Il sait manier la rondelle même dans le trafic et en pâtit souvent en recevant les bâtons des adversaires dans le nez. Il se marie le 15 septembre 1952 avec Laurette Desforges et rentre en 1953 à Gatineau, où il travaille jusqu'à sa retraite pour la Canadian International Paper.
Que dire alors de Pete Besson ? Ses duels avec Charles Ramsay du Racing, avec intimidation mutuelle du regard, avaient animé les soirées de la première saison de hockey du Vel' d'Hiv en 1931/32. Une rivalité soigneusement mise en scène qui n'empêche donc pas Besson, l'ancienne figure du Stade, de revenir quinze ans plus tard... Dans l'intervalle, il a disputé six matches de NHL avec les Detroit Red Wings, mais il a surtout fait carrière en AHL, une ligue dont il a participé au premier All-Star Game (3 février 1942, avec une mention d'assistance à la clé), et dont il est devenu champion en 1944 en soulevant la Calder Cup avec les Cleveland Barons.
Entre-temps, l'heure de gloire du Racing s'était achevée faute d'argent. Les dirigeants n'avaient tout simplement plus les moyens de débourser de tels salaires et d'entretenir durablement une équipe aussi forte, entièrement étrangère, donc chère et inutile au développement des joueurs locaux.
Les ligues de hockey au Québec aujourd'hui
Si vous voyagez ou immigrez au Québec et êtes fan de sport, plusieurs clubs professionnels présents dans la province de Québec devraient vous ravir.
Les Canadiens de Montréal
C’est LE club du Québec. Si vous voulez discuter de sport avec un Québécois, intéressez-vous aux Canadiens de Montréal. La franchise est importante dans l’histoire du hockey nord-américain, puisque la LNH a été créée à Montréal. Depuis, les Canadiens de Montréal ont remporté 24 coupes Stanley. Généralement entre 100$ et 250$, le prix des places au Centre Bell est élevé et classe la franchise parmi les plus chères de la Ligue.
Souvenirs de 2008 : la remontée historique de 5 buts des Canadiens face aux Rangers
La Ligue de Hockey Junior Majeur du Québec (LHJMQ)
Très populaire au Québec, la Ligue de Hockey Senior Majeur du Québec (LHSMQ) devient la Ligue de Hockey Semi-Professionnelle du Québec (LHSPQ) lors de la saison 1996/97. Lors de sa première année, la ligue comprend alors neuf équipes. Le calendrier repasse à 36 rencontres après la suspension d’une année des As de Québec.
Par ailleurs, la ligue connaît ses premiers déménagements. Pour la saison 1999-20000, les As sont réintégrés mais déménagent à Trois-Rivières. Les Romutuel de Rivière-du-Loup font leur apparition en 2002 et le calendrier modifie de nouveau. On jouera 44 parties. Coté déménagement, Québec refait son apparition après le rachat de Côte-de-Beaupré. Saint-Laurent emménage à Verdun et Acton Vale prend le nom du Cousin de Saint-Hyacinthe.
En 2002/03, le Mission de Joliette passe à Saint-Jean-sur-Richelieu. Le Paramédic de Saguenay fusionne avec les Condors de Jonquière. L'équipe d'Asbestos redevient les Aztèques. Changement de nom pour 2003! La LHSPQ devient la LHSMQ (Ligue de Hockey Senior Majeur du Québec) et en repasse à 50 parties. On passe a 2 divisons (Ouest/Est) de sept équipe suite a la disparition des Rapides de LaSalle. La franchise de Windsor devient le Saint-François de Sherbrooke et passe ainsi dans l’Ouest. Les Aztèques d'Asbestos sont racheté par Léo-Guy Morrissette (grande figure du hockey québécois) et deviennent les Viking de Trois-Rivières.
Au début de la saison 2004-2005, la LHSMQ prend le nom de la LNAH et la ligue comprend 10 franchises : Laval, Québec, Saguenay, Saint-Georges, Saint-Hyacinthe, Sherbrooke, Sorel-Tracy, Thetford Mines, Trois-Rivières et Verdun. Avec le lock-out, la ligue voit débarquer des joueurs de la NHL. Parmi eux : Donald Brashear et Sylvain Blouin (Québec), Sébastien Caron (Sorel-Tracy), Mathieu Biron (Thetford Mines), Marc-André Bergeron (Trois-Rivières) et Sébastien Charpentier (St. On prend les mêmes et en recommence pour 2006 L’ailer du radio X, Marco Charpentier, termine la saison avec103 points. La joie est de courte durée ! En 2008, le Calendrier est de 44 parties et l’alignement des rencontres passe de 20 à 19 joueurs. Le plafond salarial est de 7 000$ par match. Le plafond comprend les salaires, les frais de transports, les primes et bonis et les déductions à la source. De plus, chaque équipe devra aligner six joueurs de 26 ans ou moins. L'âge minimum pour jouer dans la LNAH est de 18 ans. Seulement les joueurs qui ne sont plus admissibles aux rangs Junior Majeur et Junior AAA seront acceptés.
Le calendrier de la LNAH pour la saison 2008/09 est connu. Il commencera le 25 septembre 2008 et se terminera le 8 mars 2009. Il comprendra 44 rencontres.
Les équipes de la LHJMQ les plus marquantes
Selon les fans, plusieurs équipes de la LHJMQ ont marqué l'histoire :
- Les Remparts de Québec de 1971
- Les Remparts de Québec de 2023
- L'Océanic de Rimouski de 2000
- Les Huskies de Rouyn-Noranda de 2019
- Les Prédateurs de Granby de 1996
- Les Mooseheads d'Halifax de 2012-2013
La LHJMQ est la ligue junior la plus populaire. Ses 18 équipes sont bien réparties sur tout le territoire de la province.
Autres équipes sportives professionnelles au Québec
Outre le hockey, le Québec compte d'autres équipes sportives professionnelles :
- Le CF Montréal (soccer)
- Les Alouettes de Montréal (football américain)
- Les Capitales de Québec (baseball)
- Les Aigles de Trois-Rivières (baseball)
- Le Rocket de Laval (hockey, club-école des Canadiens de Montréal)
- Les Lions de Trois-Rivières (hockey, club affilié des Canadiens et du Rocket)
- L’Alliance de Montréal (basketball)
Contrairement à l’Europe, le sport professionnel nord-américain ne fonctionne pas avec des fédérations étatiques. Ce sont des ligues privées sans montée et descente. Les municipalités ne sont jamais les propriétaires des clubs. Ce fonctionnement provoque une évolution constante des équipes. Au gré des années, des ligues se créent et se défont, et des équipes les intègrent ou les quittent. Exemple : le Rocket de Laval était autrefois les IceCaps de Saint-Jean, les Bulldogs de Hamilton, les Citadelles de Québec… Perturbant, non ?
Cette évolution apporte parfois de bonnes nouvelles aux Québécois avec l’arrivée de nouvelles équipes, mais aussi des terribles. Ainsi, la ville de Québec ne semble jamais s’être remise de la disparition des Nordiques de Québec qui évoluaient en LNH.
Le sport universitaire au Québec
Si vous êtes au Québec, je vous conseille fortement de vous intéresser au sport universitaire. Il ne s’agit pas de sport professionnel, mais le niveau de jeu élevé et les matchs attirent les foules. C’est principalement le cas à Québec.

Anecdotes et faits divers
Qui ne se souvient pas de la célèbre coiffure masculine surnommée coupe Longueuil que portaient de nombreux joueurs de hockey professionnels durant les années 70? Presque toute l'équipe des Nordiques de Québec en était affublée pendant plusieurs saisons, c'est tout dire de la popularité de cette coupe de cheveux dont on parle encore aujourd'hui. Même le jeune Jaromir Jagr l'a porté fièrement jusque dans les années 90. Cette coiffure, qui a fait le tour du monde, a su bien traverser les époques puisqu'elle est à nouveau tendance sur le marché.
Cette coupe en dégradé, de type unisexe, allait marqué le début du laver-porter. Fini les bigoudis et le fer à friser, grande libération! Passée de mode, on associera plus tard cette coupe à la quétainerie. En guise de dérision, le nom de la coupe variera selon la région en cause. À Montréal, on parle de la coupe Longueuil, à Québec, il s'agit de la coupe Vanier alors qu'en région, c'est la coupe Coaticook ou encore Princeville, des villes d'abord reconnus comme des milieux ouvriers.
Et pour conclure, rien de mieux qu'une bonne p'tite chanson du Québec faisant avec brio l'éloge de la coupe Longueuil... de toute beauté!