On ne présente plus le Paris Saint-Germain, son Parc des Princes et ses supporters passionnés. Depuis leur sacre en Ligue des Champions - une première en 55 ans d’existence -, comment résister à l’envie de revenir sur l’histoire de ce club qui n’a pas seulement forgé son identité sur le terrain mais l'a aussi façonnée à travers ses créations vestimentaires ?
Depuis les créations de Daniel Hechter jusqu'aux collaborations Jordan, certaines tuniques du PSG s'arrachent aujourd'hui à prix d'or sur le marché du vintage. Entre passion des collectionneurs et spéculation, ces tissus racontent une épopée qui dépasse le simple cadre sportif.
Certains modèles s'arrachent à des prix très élevés, et ce n’est pas simplement une question d’ancienneté : leur valeur dépend d’un subtil mélange de rareté, d’esthétique, d’histoire sportive et d’émotion.
Ce qui fait grimper les prix :
- Rareté: édition limitée, faible tirage, flocage joueur précis.
- Histoire: titres remportés, moments marquants (ex.
Il évoque une époque charnière du Paris Saint-Germain, marquée notamment par un match épique contre le Milan AC à San Siro, où Nicolas Anelka avait inscrit un but décisif en Ligue des Champions.
Le PARCOURS du PSG en LIGUE DES CHAMPIONS 2025 !
Les débuts de Daniel Hechter
Tout commence en 1973, avec l’entrée en scène de Daniel Hechter, styliste et président du club. Fraîchement arrivé au club en mai 1973, Daniel Hechter impose directement sa patte.
Son design sobre, élégant, inspiré de Mondrian et de l'Ajax Amsterdam, est aujourd’hui la signature visuelle du club. Ce modèle dit « Hechter » devient instantanément l'ADN visuel du PSG, traversant les décennies sans prendre une ride.
La saison 1973-1974 verra également l’apparition du logo de l’équipementier de l’époque, Le Coq Sportif. Présent en tant que fournisseur du club depuis 1970, le logo n’était que rarement présent sur les tenues avant 1973.
Daniel Hechter parti en 1978 à la suite du scandale de la double billetterie du Parc des Princes, c’est Francis Borelli qui prend le relais et qui restera président pendant les 13 saisons suivantes.
C’est alors l’époque de Dominique Baratelli dans les cages, de Dominique Bathenay, du jeune Luis Fernandez, de Mustapha Dahleb ou de l’ancien ange vert, Dominique Rocheteau en attaque.
L'ère des sponsors et des évolutions graphiques
Dans les années 80, les sponsors apparaissent - RTL, puis Canal+ et Opel - sans bouleverser la ligne graphique. Un design qui restera totalement identique pendant 5 saisons et notamment lors de la saison 1985-1986 qui restera à jamais dans l’histoire du club comme celle du premier titre de champion de France. Il est typique du début des années Canal+, période où le PSG passe dans une nouvelle dimension.
Le Paris Saint-Germain abandonne son sponsor Opel pour Thompson. Un retour et le début d'une nouvelle politique commerciale : Paris n'accueille désormais plus qu'un sponsor principal, Opel.
Arrivé en 1989 en tant qu’équipementier du club de la capitale, Nike va d’abord s’inscrire plus ou moins dans la lignée des précédentes tenues avant d’imposer sa patte à partir de la saison 1992-1993.
Car 3 ans après avoir récupéré le Paris Saint-Germain, la firme américaine va en effet dévoiler coup sur coup deux tenues totalement inédite que l’ensemble des supporters parisiens n’espèrent plus jamais revoir !
Attaché à ce qui était devenu l’un des symboles fort du club, les supporters du Paris SG n’ont donc que très peu appréciés les libertés prises par l’équipementier américain et les équipes artistiques de Canal+, propriétaire du club depuis 1991.
On est alors à l’époque où George Weah, Raï et David Ginola illuminent les soirées au Parc des Princes, accompagnés de Bernard Lama, Alain Roche, Paul Le Guen ou Vincent Guérin.
La saison 94-95 verra aussi le décalage sur la manche du logo « Tour Eiffel » de la tunique parisienne, remplacé par le logo « trois lettres » imaginé à l’époque par le directeur artistique de Canal+.
3ème du championnat de France, le PSG de Michel Denisot va surtout s’illustrer dans les coupes nationales puisque le club de la capitale remporte cette saison-là la coupe de France et la première édition de la coupe de la Ligue.
Période Alain Cayzac et après
Alors qu’en coulisse, Canal+ cède le PSG à Colony Capital lors de l’été 2006 et que Alain Cayzac devient le patron du club, sur le terrain le Paris Saint-Germain va vivre la plus mauvaise saison depuis l’exercice 1987-1988.
15ème en 2006-2007 puis 16ème la saison suivante, le club de la capitale flirte même avec la relégation cette saison-là. Ce qui ne sera en revanche pas le cas des tenues 2009-2010.
Car si le début des années 2000 avait vu la bande rouge historique décalée sur le cœur, la saison 2009-2010 se fera tout simplement sans la bande rouge mais avec 4 fins liserés.
Créé en 1970, le PSG va connaitre une « deuxième naissance » lors de l’inter-saison 2011. De plus en plus proche des grands d’Europe sur le rectangle vert, le PSG est encore loin de ses confrères dans cette quête d’identité et de reconnaissance.
Fidèle depuis 4 ans à sorte de bande centrale, la tenue domicile a pourtant connue quelques expérimentations au fil des saisons. Mais à l’aube de la saison 2015-2016, les supporters parisiens ont eu l’agréable surprise de retrouver un peu de l’héritage de Daniel Hechter sur la nouvelle tunique parisienne.
Le design sobre, blanc avec bandes rouge et bleu, est immédiatement associé à cette épopée.
La version « Commodore » Tourtel On y trouve imprimé dessus deux motifs : la « Tour Eiffel » et la fleur de lys.
Son dégradé bleu violet sur les manches n'a guère convaincu.
