L'Histoire du Maillot NBA : De Champion à Nike, Une Évolution Stylistique

Les maillots de la NBA font partie de l'identité des joueurs et de la culture basket. Ils sont un symbole de l'équipe, du joueur et de l'histoire du basketball. Dans cet article, nous allons explorer l'évolution des maillots NBA, des marques emblématiques qui les ont façonnés, et des numéros qui ont marqué la ligue.

Les Débuts Simples du Maillot NBA

Au début des années 1950, la ceinture solide disparait et laisse la place à une ceinture élastique qui maintient les shorts en satin qui restent très courts. La couleur est unie avec le nom de l’équipe et le numéro du joueur à l’avant, le nom et le numéro du joueur à l’arrière. Le design restera très simple et uni jusqu’à la fin des années 1960, quand les Philadelphia Warriors de Wilt Chamberlain ajoutent une bande horizontale. Les bretelles ont certes un peu grossi et le polyester a remplacé le satin mais les shorts sont toujours aussi courts.

L'Ère Champion : Une Marque de Référence

Après le fiasco du partenariat entre la NBA et MacGregor Sand-Knit - c’est l’équipementier Champion qui va s’imposer comme la marque de référence. Ce contrat d’exclusivité va durer jusqu’à 1997. Champion est le fournisseur officiel de la NBA de 1989 à 2001. La marque américaine centenaire est à l’origine de plusieurs innovations dans le sport dont le sweatshirt Reverse Weave et le mesh.

Champion incarne dans son développement beaucoup d’items qui ont fait le succès du ALL STAR GAME (innovation, énergie, plaisir, lifestyle,…). Pionnier dans le développement du textile sportif depuis 1919, Champion est une marque américaine iconique qui crée des vêtements performants de haute qualité pour toutes les générations.

En 1934, Champion devient incontournable avec la création du premier sweat et de sa technique Reverse Weave (brevetée en 1938), un classique, qui a contribué à en faire le Champion des hoodies, reconnue comme l’une des pièces qui a façonné l’histoire de la mode par le MoMa.

En 1989, Champion renforce ses liens avec le basketball en devenant l’équipementier officiel de la NBA jusqu’au début des années 2000 et assoit sa notoriété au niveau mondial en équipant la dream team des JO de 1992 à Barcelone.

L'Impact de Michael Jordan et l'Évolution des Shorts

“His Airness” en profite et va voir les dirigeants de l’équipementier pour faire agrandir les shorts. L’arrière des Bulls veut plus d’espace car il porte toujours son short de North Carolina sous celui de Chicago et il se sent à l’étroit. Champion accepte et, jusqu’à l’été 1990, il est le seul à avoir des shorts plus grands. “C’est quelque chose qui me semblait naturel et plus confortable”, expliquera-t-il quelques années plus tard.

Il ne restera pas longtemps le seul à avoir des shorts mi-longs. Scottie Pippen en demande vite une paire et tous les joueurs (sauf exception, n’est-ce pas John Stockton ?) suivent le mouvement l’été suivant. En NCAA, le “Fab Five” de Michigan (Chris Webber, Jalen Rose…) agrandit encore, en 1991, les shorts qui s’arrêtent désormais sous les genoux.

Habitué à porter son short universitaire de North Carolina en-dessous de celui des Bulls, certainement par superstition, Jordan décide d'aller voir Champion, l'équipementier de la Ligue, pour faire agrandir la seconde couche. D'autres théories tentent d'expliquer cette demande, mais personne n'en connait la raison officielle.

Par contre, le succès est immédiat et, très vite, l'ensemble de la NBA a adopté le short long ! « C'est un effet de mode qui trouve aussi ses racines dans l'apparition du sportswear, analyse Sébastien Nadot, historien du sport et député LREM. Le vêtement de sport se mêle à celui du quotidien. On parle des débuts du hip-hop, des habits larges... »

Jordan a donc révolutionné le short, mais pas que. Retour en 1984, Nike flaire le bon coup et sort l'artillerie lourde pour signer le prometteur joueur des Bulls, pourtant grand fan d'adidas.

Pour le convaincre, l'équipementier américain lui promet une chaussure signature, la désormais iconique Air Jordan 1, teintée de rouge et de noir. Problème, ces couleurs ne respectent pas le règlement de la NBA, laquelle infligera 5000 dollars d'amende au joueur à chaque fois qu'il osera les porter.

Sans le savoir, la Ligue venait de rendre un énorme service à Nike, qui allait baser sa stratégie marketing sur cette interdiction. Les Air Jordan 1 se sont vendues comme des petits pains, et les joueurs ont suivi le mouvement.

« C'était un gros coup de pub pour Nike car l'interdit attire, souligne Bastien Fontanieu, directeur de publication du site spécialisé TrashTalk. L'équipementier payait les amendes, et après ça, tous les autres basketteurs ont voulu porter des chaussures colorées.

L'Ère Adidas et le Retour de Nike

C’est donc un énorme contrat d’exclusivité avec une licence qui a lié la NBA et adidas sur plus d’une décennie : précisément 11 saisons de partenariat exclusif entre les deux parties ! Ce partenariat n’a pas été renouvelé en 2017 du fait de tensions lors des négociations : la NBA reprochant notamment à adidas d’être trop concentré sur le football.

En 2017, c’est le géant Nike - déjà très bien implanté dans la marché NBA via les chaussures - qui remporte le partenariat exclusif avec la NBA, pour un contrat courant sur 8 saisons, et un montant estimé par ESPN comme avoisinant les 1 milliards de dollars.

En 2015, Nike revint aux affaires par la grande porte. L’entreprise à la virgule signa un contrat avec la NBA lui conférant le statut d’équipementier exclusif pour 8 ans à partir de la saison 2017/18. Un accord XXL, puisque Nike dut poser 1 milliard de $ sur la table. Logo également présent sur le short, les chaussettes et tout autre équipement porté par les joueurs.

En terme de réglementation, Nike propose un coloris principal blanc pour l’édition Association; mais bien évidemment, les couleurs historiques des franchises apparaissent sur les motifs. Pour les matchs à l’extérieur, c’est l’édition Icon qui est portée par les joueurs NBA. Encore une fois, ce n’est pas une vérité constante, puisque les éditions spéciales vont également être utilisées lors de certaines occasions. Nike prévoit une édition « Statement » pour les matchs à « rivalités historiques » de la NBA. C’est souvent l’occasion d’en apprendre un peu sur l’histoire des villes.

Les Numéros Emblématiques et Leur Signification

Impossible, par exemple, de voir un #23 sans penser à Michael Jordan. Ce numéro a transcendé la NBA : Jordan l’a rendu si prestigieux que même le Miami Heat - équipe contre qui il a pourtant joué - a retiré le #23 en son honneur ! De nombreux joueurs ont grandi en rêvant de porter le 23, et la superstar LeBron James a d’ailleurs choisi ce numéro en début de carrière en hommage à MJ.

Le #6 est un autre numéro chargé d’histoire. C’est celui du grand Bill Russell, 11 fois champion avec Boston dans les années 50-60. Plus récemment, LeBron James l’a popularisé auprès de la nouvelle génération, notamment à Miami.

Chez les Lakers, #24 et #8 sont indissociables de Kobe Bryant. Du côté des meneurs modernes, le #30 est désormais indissociable de Stephen Curry. Avant lui, le 30 était rarement porté par des superstars, mais Curry en a fait un numéro emblématique en révolutionnant le jeu par le tir à trois points.

Il y a aussi le #33 de Larry Bird (et de Kareem Abdul-Jabbar), ou le #34 de Shaquille O’Neal et Hakeem Olajuwon. Ils se transmettent parfois d’une génération à l’autre, ou au contraire sont mis au rencart à jamais pour honorer un joueur.

Toutes les équipes (sauf les Clippers jusqu’à très récemment) ont retiré au moins un numéro. Ce genre d’événement montre à quel point un simple numéro peut revêtir une charge symbolique incroyable.

Tous les joueurs arrivant en NBA après 2022 ne peuvent plus choisir le 6.

Jusqu’en 2014, la FIBA obligeait les joueurs à porter un numéro compris entre 4 et 15. Cette limite facilitait le travail des arbitres : ils pouvaient identifier le joueur fautif à la table de marque en montrant simplement les chiffres de 0 à 5 avec leurs doigts.

Mais officieusement, il existe bien un numéro tabou en NBA : le #69. En effet, personne n’a jamais porté le #69 en match officiel NBA.

Chaque numéro a au moins une petite histoire en NBA - et certains beaucoup plus que d’autres !

Alors, quel numéro aura l’honneur d’écrire la prochaine page d’histoire ?

L'évolution difficile des vêtements NBA

Sponsors sur les Maillots : Une Nouvelle Ère Commerciale

La saison NBA 2021-2022 est lancée. Les plus fins observateurs auront remarqué du changement au niveau de la poitrine, sur les tuniques de certains clubs, dont de très gros poissons.

Voici quelques exemples de sponsors sur les maillots de différentes équipes :

  • Atlanta Hawks : Sharecare
  • Boston Celtics : Vistaprint
  • Charlotte Hornets : Lendingtree
  • Chicago Bulls : Zenni
  • Cleveland Cavaliers : Goodyear
  • Dallas Mavericks : Chime
  • Detroit Pistons : UWM
  • Golden State Warriors : Rakuten
  • Indiana Pacers : Motorola
  • Los Angeles Lakers : Bibigo
  • Miami Heat : UKG
  • Milwaukee Bucks : Motorola
  • Minnesota Timberwolves : Aura
  • Brooklyn Nets : Webull
  • New Orleans Pelicans : Ibotta
  • New York Knicks : Squarespace
  • Oklahoma City Thunder : Love's
  • Orlando Magic : Disney
  • Philadelphia Sixers : crypto.com
  • Phoenix Suns : Paypal
  • Portland Trailblazers : StormX
  • Sacramento Kings : Dialpad
  • San Antonio Spurs : Frost
  • Toronto Raptors : Sun Life
  • Utah Jazz : Qualtrics/5 for THE FIGHT

Ces sponsors représentent une diversité de secteurs, allant de la santé à la finance en passant par la technologie et l'alimentation.

Mitchell and Ness : L'Héritage Vintage

Il faut revenir en 1904, à Philadelphie, pour voir deux passionnés de sports fondé Mitchell and Ness, Frank P. Mitchell, ancien champion de tennis, et Charles M. Ness, amoureux de golf. A sa création, son activité principale était la conception et la revente de raquette de tennis et club de golf, puis ils se sont diversifiés en équipant les équipes locales de baseball et football avec des uniformes.

A partir de 1933 et pendant de nombreuses années, M&N fût l’équipementier des Eagles de Philadelphie, équipe de la ligue nationale de football (NFL). Par la suite, à la fin des années 1970, la marque américaine, décide de ne plus équiper les équipes sportives et se concentre sur la vente au détail, principalement le matériel de ski et les équipements de hockey sur gazon.

Au début des années 80, le ralentissement de l’activité met en danger la société, et en 1983, Mitchell and Ness est au bord du gouffre, prêt à mettre la clef sous la porte. Elle ferme tous ses entrepôts et licencie tous ses salariés et en est réduit à une seule boutique à Philadelphie.

Cette découverte lui a inspiré la fabrication de jersey vintage. Le 6 Juillet 1987, c’est un peu la consécration, avec un article dans Sports Illustrated, avec en titre, « Baseball Flannels are hot ».

Dans cet article on retrouve notamment une popularité grandissante de la mode « sportswear », ainsi que de la nouvelle méthode de fabrication de Mitchell and Ness.

Nouvelle acquisition pour la marque américaine, qui fait suite à des nombreuses demandes de collectionneurs, la licence des équipes universitaires.

En 2007, la marque se diversifie, en produisant des casquettes et bonnets des plus grandes franchises de NBA, NFL, NHL ou encore de NCAA.

Mais nous sommes fière avant tout, de pouvoir faire partie de cette aventure et de l’histoire de la marque américaine centenaire, Mitchell and Ness.

Champion : Un Retour Gagnant et un Partenariat avec le All Star Game

Champion est de retour en 2019 dans l’hexagone et retrouve ses consommateurs autour des produits lifestyle inspirés des années 90.

Déjà présente dans plus de 50 magasins SPORT 2000, Champion est prêt pour devenir un partenaire majeur de Sport 2000.

L'engagement marketing local de la marque participe à son développement rapide et ouvre des perspectives encourageantes à venir. Il s'illustre notamment par son implication dans deux événements sportifs d'envergure en 2023 : la finale du Red Bull BC ONE de breakdance à Roland Garros et le All Star Game à Paris.

Champion s'associe en tant que partenaire officiel du All Star Game de basket pour les trois années à venir. Cet événement majeur du basketball français, qui s'est déroulé fin décembre à l'Arena de Bercy, représente un incontournable pour les passionnés de basketball.

Cet évènement permet de renforcer l'engagement envers la communauté sportive, caractéristique de l’ADN de la marque. À travers des valeurs partagées telles que l'authenticité et la qualité, Champion a habillé tous les participants de l'événement, y compris les joueurs, les danseurs et les coachs, leur offrant ainsi la découverte ou la redécouverte des produits lifestyle et performance.

Cette année, une fois de plus, le match s'est joué à guichets fermés. L'événement a offert un spectacle dynamique avec des moments clés, notamment la brillante performance du jeune meneur français Nadir Hifi, qui a inscrit 44 points, égalant ainsi un record vieux de 28 ans.

Si les shorts ont grandi depuis le début de la ligue, le haut a finalement très peu évolué dans sa forme. Est-ce une bonne chose ? L’avenir le dira.

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