L'Histoire des Maillots NBA des Atlanta Hawks : Un Hommage à l'Histoire et à la Culture

Ce dévoilement est un petit événement que les fans de NBA scrutent avec attention. Si les différents uniformes fuitent généralement au compte-goutte sur la toile à partir de l’été, les annonces officielles sont très attendues et ouvrent les discussions sur les réussites et les ratés de la cuvée. Petite nouveauté cette année, la NBA fêtant son 75e anniversaire, la grande majorité des franchises ont choisi de célébrer leur histoire en mixant des éléments de différents uniformes passés ou actuels. Plus que pour les saisons précédentes, cette fournée 2022 nécessite de sérieuses explications pour pouvoir être appréciée (ou non) à sa juste valeur.

À l’instar de la NBA, les Celtics, l’une des plus vieilles franchises, fêtent également ses 75 ans. Pour l’occasion les C’s reprennent quelques-uns des éléments les plus mythiques de son histoire, comme le lettrage ombragé et arrondi des uniformes de 1949-50 et les triangles latéraux munis de trèfle des shorts de 1947-49. Les Nets rendent hommage à son existence passée entre New York et le New Jersey. Le logo principal reprend celui présent sur les uniformes de la franchise entre 1990 et 1997. Les couleurs principales (Bleu, Blanc, Rouge), ainsi que les étoiles et les rayures latérales font référence aux uniformes très patriotiques de la fin des années 70.

Si la franchise a choisi de reprendre des éléments phares comme le gros frelon du logo originel, le bleu turquoise et les rayures multicolores, on notera tout de même quelques idées inédites. On pense ici à la police d’écriture toute en courbe de l’inscription principale, du dégradé et de la présence du motif nid d’abeille omniprésent sur l’uniforme. Du rouge, du blanc et du noir. Le moins que l’on puisse dire, c’est que les Bulls ont décidé de rentrer dans leurs couleurs classiques. Sur le short, les diamants latéraux emblématiques de la franchise sont bien présents et accueillent les fameuses rayures rouges sur fond noir en référence aux uniformes portés lors du second three-peat. Les numéros font quant à eux référence aux uniformes arborés de 1999 à 2003.

Une fois encore les Pistons ont décidé de faire dans du grand classique. Utilisant ses couleurs habituelles, le rouge et le bleu, la franchise a tout de même fait preuve d’un peu d’originalité en reprenant le turquoise des 90’s et les éclairs des uniformes des 70’s, ce qui est assez déroutant au premier coup d’œil. Sur le short, le logo actuel fait face au premier logo de l’équipe. Le short comprend le logo actuel de l’équipe remixé avec le look classique de 1971. Petit détail amusant : l’inscription “Boom Baby” qui fait référence au cri emblématique de Bobby Leonard, entraîneur légendaire des Pacers, puis commentateur fantasque qui poussait ce cri lorsqu’un joueur d’Indiana rentrait un gros shoot à 3 points.

Après son horrible raté de l’année dernière, le Heat est plus ou moins rentré dans le droit chemin. Si la couleur principale est un noir sobre, les Floridiens ont tout de même fait preuve d’originalité en mixant les polices d’écriture de plusieurs de leurs uniformes phares. L’inscription « 15 Strong » présent au-dessus de l’étiquette rend hommage au titre de 2006 remporté par le Heat après avoir été mené 4-2 par les Mavs. Les Bucks viennent de décrocher leur second titre de leur Histoire et comptent bien en faire mention sur leur uniforme. La police de l’inscription “Bucks” est celle de leur 1er titre associé au design des numéros actuels. Si son design rappelle celui porté entre 1995 et 2001, le motif du damier est emprunté à l’uniforme en vigueur dans les années 50.

Comme les saisons pécédentes, le Magic a choisi de porter du orange sur leur uniforme City Edition en référence aux nombreuses orangeraies présentes dans la région d’Orlando. Les rayures verticales sont composées des questions « Pourquoi pas nous ? » et « Pourquoi pas maintenant ? » en hommage aux cris de ralliement que les fans poussaient durant les premières saisons de l’équipe. Les Raptors ont mixé leur uniforme inaugural, si reconnaissable grâce au Raptor géant et aux rayures déchiquetées, avec les couleurs d’OVO, la marque de Drake. Roulements de tambour ! Washington a enfin changé de design pour son édition City. Après, il ne faut pas pousser non plus, il y a comme un air de déjà-vu.

Retour aux sources pour Dallas qui a décidé de reprendre ses couleurs originelles : le vert, le bleu et le blanc. La ceinture du short rend hommage à la ville Texane à travers une skyline et chaque jambe accueille un logo différent, historique et actuel, en guise de trait d’union entre le passé et le présent. Excepté les diamants latéraux arc-en-ciel à la mode tétris, le design et les couleurs de l’uniforme City des Nuggets rappellent étrangement ceux portés actuellement par la franchise. Mais ne soyons pas trop mauvaise langue. Ils détiennent également un certain nombre de références au passé. En rendant hommage à leur passé, les Warriors rendent également hommage à la ville d’Oakland, où ils avaient élu domicile pendant 50 ans.

Le logo central reprend le motif strié du plafond de l’arène d’Oakland et les éclairs latéraux sont des clins d’oeil aux uniformes portés par les Warriors à la fin des années 90. Comme les Celtics et les Knicks, les Warriors fêtent leurs 75 ans d’existence et les célèbrent avec la présence d’un logo spécial sur le short. Enfin, au-dessus de l’étiquette, la présence de points en sept colonnes représentent le parcours de la franchise lors de leurs 6 finales victorieuses. À l’image des Hawks, des Pacers et des Raptors, les Rockets ont décidé de surfer à fond sur le design rétro des 90’s. La franchise a repris le bleu nuit et les rayures verticales décalées des uniformes post-titres, mais pas la fusée et c’est bien dommage.

Sur le short, on relèvera la présence des grands chevrons courbés en vigueur de 2003 à 2019. L’histoire des Clippers s’inscrit dans trois villes différentes : Buffalo, San Diego et Los Angeles. La franchise a donc choisi de retracer son histoire en empruntant des éléments clés des uniformes portés au sein de ces trois cités. Ainsi, nous retrouvons le bleu clair et une partie du logo des San Diego Clippers, l’inscription classique des Los Angeles Clippers et le logo des Buffalo Braves présent au centre de la ceinture. Le résultat est plutôt réussi. Les 50’s sont présentes via les deux étoiles et la couleur bleu clair de Minneapolis. L’inscription triangulaire du short est un clin d’oeil aux 60’s, tandis que les 70’s et les 80’s sont honorées à travers l’inscription principale légèrement en biais et la typo ombragée des numéros.

Malgré son histoire récente et son manque notoire de palmarès, les Grizzlies ont tout de même une belle histoire passée entre la Colombie-Britannique et le Tennessee. L’inscription principale en forme d’arc rappelle le premier remaniement de Memphis en 2004 combinée aux coups de griffes des premiers uniformes de 1995. La marque stylisée « MEM », introduite en 2018, est présente sur le col, les manches et le short. Les petits sapins emblématiques font leur grand retour sur le col, les manches et la ceinture et sont issus des uniformes portés de 1996 à 2000. Contrairement à la grande majorité des franchises, les Pelicans n’ont pas souhaité replonger dans l’histoire de leurs uniformes. Il faut dire qu’il n’y aurait pas eu grand chose à raconter, puisque les premiers (sous le nom des Pel’s) remontent à 2013.

Les rayures rouges, or et marine rappellent subtilement les couleurs de la ville. L’inscription “NOLA » pour “New Orleans LouisianA” et les fleurs de lys soulignent l’attachement de l’équipe à la cité. Blanc sur gris clair, le Thunder nous montre qu’il est fâché avec la couleur. Côté hommage, nous retrouvons de multiples éléments présents sur les uniformes alternatifs de la franchise depuis 2012 comme le lettrage vertical, l’inscription OKC, les bandes horizontales sur les flancs ou les rayures diagonales du short. Il faut dire qu’il avait fait forte impression. Le tout sur un fond noir très sobre.

Les Blazers n’en fissent plus d’utiliser l’appellation “Rip City”. Les motifs à carreaux sur le flanc droit s’inspirent des tenues du légendaire coach Jack Ramsey qui mena l’équipe à son seul titre en 1977. C’est d’ailleurs l’unique clin d’oeil à leur palmarès. Le noir, violet et blanc, ainsi que le côté asymétrique, sont indissociables de l’ère Webber, Divac & Co, qui correspond à la dernière période faste de l’équipe. Les Spurs semblent avoir tourné définitivement le dos à leur passade treillis militaires. Pour la deuxième fois consécutive, la franchise texane exploite les couleurs “Fiesta” qui lui vont si bien. L’équipe semble très attachée aux paysages des Red Rocks symbolisés par ce design.

Derrière chaque design, se cache une référence et une histoire. Conçu par l’artiste Allison Hueman, basée à Oakland, l’uniforme des Warriors intègre plusieurs éléments de design originaux. Les rayons de soleil qui émanent de la poitrine, symbolisent le pouvoir d’émancipation des femmes et le dégradé de couleurs représente la diversité de la Bay Area. Le résultat, un peu déroutant, débouche sur un uniforme unique qui témoigne des racines profondes des Warriors dans la communauté. L’uniforme du Miami Heat reprend celui de l’année dernière en passant du noir au blanc comme couleur de base. L’uniforme des Suns célèbre les cultures amérindiennes et les 22 tribus indigènes qui vivent dans cette région depuis des milliers d’années.

La couleur turquoise représente la pierre de protection, ou pierre vivante, qui a une signification particulière dans la communauté indigène locale. Un ruban noir accueille de multiples inscriptions signifiant « soleil » dans toutes les langues tribales de l’Arizona. Cet uniforme est une nouvelle version de l’uniforme Peachtree des Hawks lancé il y a trois saisons. Le terme Peachtree est un clin d’œil aux racines de la ville et fait référence à la rue principale d’Atlanta, Peachtree Street, autour de laquelle la ville est construite. Ce nom est tellement populaire à Atlanta, qu’il existe des dizaines de rues avec ce terme.

Pour les curieux qui se demandent ce que viennent faire les pêches à Atlanta, il faut creuser dans l’histoire de la région. Avant la construction de la cité, une tribu indienne vivait dans un village du nom de Standing Peachtree, ou plutôt Standing Pitchtree. Le village tirait son nom de l’abondance de pins qui s’y trouvait et de la récolte de résine (« pitch » en VO). L’uniforme des Pistons a été conçu en collaboration avec le rappeur Big Sean, dont l’enfance à Détroit a inspiré une grande partie de sa musique. L’uniforme rend hommage au gymnase de Saint Cecilia, surnommé « The Saint », où de nombreuses légendes ont joué. Véritable institution à Detroit, « The Saint » a été une lueur d’espoir pour de nombreux habitants de Détroit et a créé un endroit sûr pour jouer au basket. Zoom sur ces tenues qui mettent en avant les héritages culturels des villes et États américains.

Hommage à Martin Luther King

La nuit dernière, comme nous l’apprend ESPN, Atlanta a révélé une nouvelle tenue pour la saison 2020-21. Voilà une nouvelle façon de rendre hommage au pasteur et militant afro-américain, assassiné à Memphis le 4 avril 1968, à l’âge de 39 ans. Véritable symbole de la paix et de la non-violence, le troisième lundi de janvier est, en son honneur, un jour férié aux States : le MLK Day. « Représenter le Dr. Il est évident que cette démarche fait écho aux différentes actions mises en place pour répondre aux injustices sociales qui ont marqué le pays ces derniers mois. Alors que la NBA a souhaité montrer, tout au long de cette bulle, son engagement pour ce combat avec notamment l’inscription des mots « Black Lives Matter » sur les parquets, la franchise d’Atlanta apporte désormais sa pierre à l’édifice en rendant hommage à une icône de la lutte pour les droits civiques des Afro-Américains, qui est en plus originaire de la ville. Désormais, nous avons un rêve.

It’s more than a uniform - it’s a commitment. Introducing the 20-21 MLK Nike City Edition uniform. Earn These Letters! La police d’écriture du mot “Atlanta” qui barre la poitrine est celui des premiers uniformes de 1968, au moment de l’arrivée de l’équipe en Géorgie. Pour la saison 2020-2021, la franchise new-yorkaise continue de célébrer la culture locale en dévoilant une tenue dédiée à l'artiste Jean-Michel Basquiat. Originaire de Brooklyn, il est considéré comme un pionnier de la mouvance Underground. En fond, l'équipementier américain a représenté un coucher ou un lever de soleil sur la Camelback Mountain. Une montagne située à côté du centre d'entraînement des Suns. Subtil.

Avant de siéger à Los Angeles, les Lakers étaient basés à Minneapolis. Et c'est précisément à cette partie de l'histoire de la franchise que Nike a choisi de rendre hommage. L'équipementier américain a utilisé un coloris blanc et bleu, des teintes présentes sur les tenues des Lakers entre 1947 et 1960. Les Trail Blazers célèbrent l'esprit de l'Oregon. Elle représente un coucher de soleil sur les montagnes. Les Trail Blazers reverseront une partie des ventes au Native American Youth and Family Center (NAYA), une association qui soutient les Indiens d'Amérique. Chicago Bulls Les flancs de l'uniforme affichent un motif en losange qui s'étend jusqu'au short.

Ce graphisme est un hommage au style art déco que l'on retrouve dans de nombreux bâtiments de Chicago. « No little plans », une citation de Daniel Burnham, l'urbaniste qui a conçu la ville de Chicago après le grand incendie de 1871, apparaît sur le bas de la tenue. Le graphisme présent sur la tenue représente l'illumination des hangars à bateaux de la Schuylkill river de nuit. Le noir est utilisé comme couleur de base, une première depuis « l'ère Iverson ». Pour mettre cet héritage culturel en avant, Nike et la franchise du Tennessee ont rendu hommage au label de musique Stax Records et au chanteur Isaac Hayes. Les trois nuances de bleus font allusion aux trois rivières qui traversent la ville et à la profondeur du lac Michigan, qui borde Milwaukee.

Cleveland Cavaliers Cleveland abrite le Rock and Roll Hall of Fame and Museum, un véritable temple de la musique. Pour célébrer ce style musical, l'inscription Cleveland a été réalisée avec huit polices inspirées de différents groupes emblématiques, des affiches et des pochettes d'albums. Cette tenue nous ramène à la fin des années 80, où des enseignes au néon illuminaient les boîtes de nuit et les salles de la ville. Cette saison, les Atlanta Hawks honoreront Martin Luther King. Né dans l'État de Géorgie, le pasteur a milité pour le mouvement des droits civiques des noirs américains aux USA. Une partie des ventes de la tenue servira à soutenir des projets sociaux dans la ville d'Atlanta.

Il affiche un dégradé de couleurs qui rappelle les roches rouges, très présentes dans l'Utah. Détroit acquiert le surnom de « Motor City » grâce à l'industrie automobile, très développée dans la ville. Dallas Mavericks Pégase, le cheval ailé de la mythologie grecque, est le symbole de la ville de Dallas. Fondé par Ronnie Fieg en 2011, le label de mode américain ne s'est pas montré très créatif pour la tenue des Knicks. Une période qui a été marquée par les performances de Reggie Miller.Boston Celtics Les Celtics sont avec les Lakers, la franchise qui a remporté le plus de titres NBA (17). Le bleu des années 80, le damier des années 90 et l'ensemble noir des années 2000, tout y est. Los Angeles Clippers En partenariat avec l'artiste Mister Cartoon et le graffeur Royyal Dog, les Clippers cherchent à célébrer l'esprit de la culture de rue de Los Angeles.

ATLANTA HAWKS 🦅 - LA GRANDE LIGUE #10 - L'HISTOIRE D'UN RENDEZ-VOUS MANQUÉ AVEC LE DESTIN

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