Maillot Hockey Suisse: Informations sur les Préférences des Supporters et la Question des Symboles Nationaux

Quels objets aux couleurs de leur club favori sont les plus prisés des supporters? «20 minutes» s’est renseigné auprès du HC Ajoie, du HC Bienne, de Fribourg-Gottéron, de Genève-Servette et du Lausanne HC. Et, sans surprise, les étrangers ont la cote auprès des fans, alors que les écharpes continuent d’être l’élément le plus incontournable.

Les Joueurs Étrangers en Vedette

À Ajoie, 73% des réussites inscrites par la Vouivre l’ont été par des joueurs importés. Le Finlandais Jerry Turkulainen, meilleur compteur de National League, a le plus la cote, en compagnie du Canadien Philip-Michaël Devos, au club depuis dix ans, et du Français Pierre-Édouard Bellemare.

Il n’empêche que c’est son chandail rouge qui est le plus acheté par les fans du EHCB. Le prix? Entre 89.- et 189.- selon la taille. Quant à l’article le plus vendu, il s’agit de l’écharpe.

Maillot de hockey suisse.

Les Articles Phares des Clubs Suisses

À Porrentruy, un trio d’étrangers se dégage: Jerry Turkulainen, Philip-Michaël Devos et Pierre-Édouard Bellemare.

Fribourg-Gottéron: Une Demi-Surprise

À Fribourg, la légende dit que le capitaine Julien Sprunger est autant apprécié que Saint-Nicolas. Tee-shirts, écharpes et hoodies partent comme des petits pains.

Tribune de presse de Fribourg-Gottéron.

La Question des Armoiries Suisses

Une équipe nationale réprimandée pour son utilisation des symboles suisses, un parlement qui s’empare de la question, un Conseil fédéral forcé de changer une loi… Peut-on faire plus suisse que l’affaire qui a connu son épilogue lundi à Berne? Une chose est sûre: les sélections suisses de toutes les disciplines et de tous les niveaux seront désormais libres d’utiliser les armoiries du pays sans autorisation particulière.

Rembobinons pour ceux qui n’auraient pas suivi. Pas de problème pour la croix ni pour le fond, mais depuis 2017 et l’entrée en vigueur du projet «Swissness», l’usage de l’écusson était réservé à la Confédération. Des exceptions étaient possibles - Victorinox ou le TCS en bénéficiant par exemple - mais elles nécessitaient des autorisations exceptionnelles accordées par le Conseil fédéral.

Problème: la Swiss Ice Hockey Federation (SIHF) n’en avait pas demandé. Ni pour son équipe nationale masculine, ni pour son homologue féminine, ni pour ses sélections juniors.

Dès 2018, l’Institut fédéral de la propriété intellectuelle (IPI) avait fait savoir à l’instance que son utilisation des armoiries suisses était abusive, sans que cela ne produise aucun effet. Cette année, l’IPI a donc sévi, la SIHF a contre-attaqué devant le Tribunal administratif fédéral, qui a donné raison à l’IPI. Mais entre-temps, la chicanerie administrative était devenue une affaire politique.

L'histoire du Hockey au Québec (et pourquoi c'est notre sport national)

Et si, devant le parlement, le conseiller fédéral Beat Jans s’est évertué à argumenter qu’il n’y avait pas besoin de changer une loi pour un cas particulier qui était réglé, qu’il était important que la Confédération demeure la seule à pouvoir faire usage de l’écusson et qu’il ne fallait pas «ouvrir la boîte de Pandore» d’une correction législative pour si peu, tout le monde n’était pas de son avis.

Deux motions similaires déposées dans les deux Chambres, par le député socialiste bernois Matthias Aebischer et par le sénateur PLR lucernois Damian Müller, ont demandé que les équipes nationales puissent légalement utiliser les armoiries suisses. Lundi, le Conseil national a soutenu par 137 voix contre 24 le texte de Damian Müller, déjà accepté par le Conseil des Etats. Matthias Aebischer a annoncé retirer son texte dans la foulée.

Pour la commission, l’UDC vaudois Sylvain Freymond a avancé que les équipes nationales sont «un symbole puissant de cohésion et de représentation». Elles n’utilisent pas les armoiries «de manière commerciale et abusive, mais les honorent». Il s’agit en conséquence de leur offrir une «reconnaissance légitime».

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