L'Histoire et l'Évolution du Maillot de Football Belge

L'équipe nationale de football des Pays-Bas a offert l'un des moments les plus brillants de l'histoire du football, avec le Football Total de l'Orange Mécanique des années 70. Johan Cruyff était le joueur vedette, et l'équipe était sous la direction de l'entraîneur Rinus Michels. Ce moment stellaire suffit à lui seul pour que l'Équipe nationale de football des Pays-Bas figure toujours dans les livres d'excellence de notre sport roi.

L'équipe Orange n'a pas réussi à remporter beaucoup de titres en raison du manque de résolution dans les matchs finaux. C'est son talon d'Achille, car elle a atteint la finale de la Coupe du Monde à trois reprises, en particulier aux éditions de 1974, 1978 et 2010, sans avoir pu remporter la victoire.

Cette équipe Orange établie depuis longtemps a commencé son parcours en 1889 avec la création de l'Association Néerlandaise de football et d'Athlétisme. Par la suite, les sports ont été divisés, laissant la Fédération des Pays-Bas de football, Koninklijke Nederlandse Voetbal Bond, KNVB, comme entité représentative du sport roi.

Passons en revue la participation de l'Équipe nationale hollandaise aux Coupes du Monde, aux Coupes d'Europe et aux Jeux Olympiques et leur classement en huitièmes de finale, quarts de finale, demi-finales et finalistes.

Joueurs de Football Néerlandais Légendaires

Le football néerlandais nous a laissé des joueurs qui sont dans la mémoire de tous ceux qui sont passionnés par le football.

Johan Cruyff

Né à Amsterdam en 1947, Johan Cruyff a commencé à jouer au football à l'Ajax d'Amsterdam où sa mère veuve l'a inscrit dès l'âge de douze ans. L'Ajax a été l'équipe qui l'a façonné en tant que joueur et où il est resté de 1964 à 1973, année au cours de laquelle il a commencé à jouer avec le Barcelone pendant cinq saisons jusqu'en 1978. À l'Ajax, il a tout conquis, parmi d'autres championnats, huit ligues et trois Champions League en 1971, 1972 et 1973, victoires qui coïncident avec l'obtention de ses trois Ballons d'Or dans les années 1970, où elle a régné, en particulier en 1971, en 1973 et en 1974.

Cruyff a également joué dans des équipes des États-Unis pour terminer sa carrière aux Pays-Bas avec deux saisons à l'Ajax et une saison finale au Feyenoord de Rotterdam en 1984. En 1985, il est devenu entraîneur de l'Ajax et du Barcelone. Avec l'Équipe nationale des Pays-Bas, il commence à jouer en 1964, il fut capitaine et il participa à 48 rencontres. Cependant, étant un joueur aussi exceptionnel, il ne put pas remporter aucune victoire en Coupe du Monde ou en Championnat d'Europe. Son meilleur classement en tant qu'international fut le titre de finaliste de la Coupe du Monde de football de 1974 et l'Euro de 1976 où l'équipe néerlandaise termina à la troisième place.

Johan Cruyff était un attaquant exceptionnel, avec une technique hors normes, et surtout une vision supérieure du jeu. Il était le joueur total car il pouvait parfaitement jouer dans n'importe quelle position, le meilleur joueur pour le jeu du football Total développé par Rinus Michels.

Les 15 meilleurs joueurs néerlandais de l'histoire

Johan Neeskens

Né en 1951, le milieu de terrain néerlandais Johan Neeskens formait le couple parfait avec Cruyff. Cela a commencé avec l'Ajax à la fin des années 60 et débuts des années 70 où il a été l'architecte avec Cruyff des trois Champions League consécutives que le Club Ajax d'Amsterdam a gagné. Il a joué au Barcelone comme son homonyme et aussi au New York Cosmos où il est resté pendant sept saisons. Son grand se déroula en 1974 quand il a joué la Coupe du Monde avec Cruyff. Il n'avait que 22 ans et fut l'homme clé à plusieurs reprises, y compris le but contre le Brésil avec lequel il a qualifié la Hollande pour jouer la finale contre l'Allemagne fédérale, que les Néerlandais ont perdue. Il termina comme le meilleur buteur néerlandais de cette Coupe du monde. Il a également participé à la Coupe du Monde d'Argentine 1978, compétition dans laquelle les Pays-Bas se qualifieront deuxièmes après avoir perdu la finale contre l'Argentine.

Ruud Gullit

Ruud Gullit, né en 1962, était l'un des meilleurs joueurs des années 80 et 90. Il a débuté avec l'Haarlem FC en 1979, a joué pour le Feyenoord de Roterdam trois saisons, pour le PSV Eindhoven, pour être recruté par l'AC Milan où il a joué six saisons. Avec ses compatriotes Marco Van Basten et Frank Rijkaard il a marqué une époque dorée pour le Club Rossineri. Il part ensuite pour la Sampdoria de Gênes et met fin à sa carrière en 1998 en jouant pour trois saisons pour le Chelsea. Avec ces clubs, il a tout gagné, surtout avec l' AC Milan. Parmi ses triomphes, trois Ligues néerlandaises, trois Scudettos italiens, deux Ligues de Champions avec l'AC Milan. En tant que joueur et capitaine de l'équipe, contrairement à ses compatriotes des années 70, Cruyff et Neeskens, il a eu l'honneur de remporter le titre de vainqueur de l'EURO 1988, le seul titre en grandes compétitions mondiales de l'Équipe des Pays-Bas. Il a reçu le Ballon d'Or en 1987.

Marco Van Basten

Marco Van Basten, né en 1964, a fait ses débuts à l'Ajax à Amsterdam et a connu des débuts impressionnants car à vingt ans, il était le meilleur buteur des Pays-Bas. À l'Ajax, il a passé six saisons et remporté trois ligues, il a ensuite signé pour l'AC Milan où, avec les Néerlandais du club, Gullit et Rijkaard il a conduit Milan à l'un de leurs meilleurs moments de son histoire, remportant trois Scudettos et deux Ligues de Champions. Il a joué 58 matchs pour l'équipe nationale de football des Pays-Bas, où il a participé à la victoire des Pays-Bas au Championnat d'Europe de 1988. Il a remporté le Ballon d'Or en 1988, 1989 et 1992. Il fut surnommé le Cygne pour son élégance sur le terrain de jeu. Un médecin suisse qui l'a traité a dit de lui qu'il jouait au football comme un Nureyev, en raison de sa grande taille mais de son élégance des mouvements.

Le Maillot de l'Équipe Nationale Belge

C’est avec une tenue adidas que l’équipe de Belgique de football abordera les qualifications pour l’UEFA Euro 2016. Une découpe au niveau du torse met en lumière de logo adidas et l’écusson. Il est déjà possible de pré-commander cette nouvelle tenue sur le site officiel des Red Devils.

De son côté, Filip Van Doorslaer, Directeur Marketing & Events de la Royal Belgian Football Association a déclaré: «C’est encore un moment fantastique dans le développement actuel de notre marque Red Devils au niveau international. Sachant que nous avons partagé nos plus grands succès dans le passé, nous sommes fiers de travailler à nouveau avec cette marque historique et prestigieuse.

Qualifiée pour la deuxième fois de son histoire dans une compétition internationale, la Belgique veut afficher son soutien au Red Flames (surnom donné à l’équipe féminine). Une manière de “montrer leur soutien à nos Flames à l'approche du Championnat d'Europe”, selon la RBFA (Fédération belge de football). “Cette campagne va attiser l'enthousiasme de nos supporters pour le Championnat d'Europe et donner à nos féminines un coup de pouce supplémentaire pour se dépasser lors de cet Euro. Cette fois, les joueuses de Ives Serneels seront opposées à l’Italie, l’Islande et la France. Belges et Françaises se sont déjà affrontées lors d’un match de préparation à l'Euro 2017. Les Bleues s’étaient imposées 2-0 avant de se faire éliminer en quarts de finale par l’Angleterre.

Le football corporatif connaît également un développement dans les autres centres footballistiques de Belgique mais s’y implante à...

La ville d’Anvers a joué un rôle essentiel dans le développement du football belge de la fin du xxe siècle à la veille de la Seconde Guerre mondiale. Le poids économique et démographique du port a pu permettre la naissance de deux grandes équipes, l’Antwerp FC (1880) et le Beerschot AC (1899). Le développement d’un secteur associatif et d’un football corporatif puissant nourrissent l’intérêt pour le football et des clubs qui dominent le football belge dans l’entre-deux-guerres.

La construction et l’extension de stades pouvant accueillir jusqu’à 50 000 spectateurs témoignent de la vigueur de la place d’Anvers qui voit les joutes annuelles entre les sélections belge et hollandaise, autrement dit la « fête nationale du football belge ».

En 2014, lors d’un match opposant leur équipe favorite à Gand, les supporters du club anversois du Beerschot déployèrent une banderole sur laquelle ils affirmaient : « Zij Zeehaven, Wij Wereldhaven1 », soit « Eux port de mer, nous port mondial ». Tout en renvoyant à l’imaginaire des deux principaux ports belges2, cette assertion avait pour objectif de rappeler le plus grand dynamisme du port d’Anvers, dynamisme qui ne manquait pas de rejaillir sur l’équipe du Beerschot et, plus largement, sur l’ensemble du football anversois.

Pour contribuer à l’écriture de l’histoire du football belge, il paraît en effet important de retracer l’essor du ballon rond dans la cité scaldéenne3, ici entre 1880, année de fondation du premier et autre principal club de football de la ville, l’Antwerp FC, et 1939, année du dernier titre de champion de Belgique remporté par le Beerschot.

Au cours de cette période, le port d’Anvers s’affirme comme un port européen de première importance. Profitant du rachat du péage sur l’Escaut en 1863 et de la guerre franco-prussienne de 1870, Anvers devient une ville portuaire internationale : 6e au rang des ports européens en 1870, elle se hisse en tonnage au 3e rang en 1901 et même au second en 1910, juste derrière Londres mais devant Hambourg et Rotterdam4. Cette année-là, 12 millions de tonnes de marchandises transitent par le port flamand5.

Le port d’Anvers ayant été épargné par les destructions provoquées par le siège de la ville au début de la Première Guerre mondiale, on assiste à une reprise rapide des activités après 1918 avec un boom au cours des années 1927 et 1928. L’année suivante, ce sont 26 millions de tonnes de marchandises qui entrent ou sortent de ses bassins. On atteint les 28 millions de tonnes en 1937 malgré un ralentissement au tournant des années 19306.

Dans le même temps, Anvers connaît une forte croissance démographique. La population augmente de 304 % entre 1830 et 1913, soit la plus forte progression enregistrée dans le pays après Charleroi (+ 346 %)7. Après la Première Guerre mondiale, le centre d’Anvers perd des habitants mais la ville continue de s’agrandir, gagnant 4 600 hectares. Les faubourgs voient leur population augmenter : Berchem, Borgerhout, Deurne, Hoboken et Merxem représentaient 216 000 habitants en 1940 contre 141 000 vingt ans plus tôt. Au total, Anvers compte plus de 550 000 habitants en 19408. À titre de comparaison, l’agglomération bruxelloise en recense 1 277 847 en 19399.

À partir des archives de l’Union royale belge de football (URBSFA), notamment des dossiers des clubs, et de la presse sportive et d’information, nous verrons tout d’abord dans quelle mesure le mouvement associatif anversois a marqué une plus grande vitalité que dans le reste du pays. En Belgique, le ballon rond fut d’abord pratiqué dans les écoles fréquentées par de jeunes britanniques ou des Belges ayant étudié outre-Manche. Puis il connut un épanouissement au sein du mouvement sportif associatif. Ce dernier serait né à Anvers en 1880. Présents dans la Métropole depuis les années 1850, décennie au cours de laquelle le port d’Anvers est encore en formation10, les Britanniques jouent un rôle de première importance puisque c’est au sein de cette communauté que l’on trouve les fondateurs de l’Antwerp Athletic Club11.

On ne peut savoir avec exactitude quel football fut pratiqué par cette société à ses débuts. Il semble que les membres aient d’abord joué au football-rugby avant d’adopter l’« association » à la fin des années 1880 pour affronter des équipes néerlandaises et surtout les nouvelles formations belges qui apparaissent à Bruxelles et à Liège au tournant des années 189012. Le club devient alors l’Antwerp Football Club. Ses dirigeants jouent un rôle important dans la constitution de l’Union belge des sociétés de sports athlétiques (UBSSA) et la mise en place d’un premier championnat national de football en 1895. C’est au cours de cette période que les éléments belges prennent le contrôle du club avec l’aide, semble-t-il, de membres de la très importante communauté allemande de la ville. Dans les années 1900, l’homme fort du Great Old13 est Oskar Molkau, un agent maritime et commissionnaire-expéditeur qui dirige la filiale anversoise d’une agence maritime basée à Hambourg14. Il est président du club de 1900 à 1906 puis président d’honneur. Il compte parmi ses successeurs Henri Elbaers dont l’activité d’assureur est intimement liée à l’industrie et au commerce du port d’Anvers. À partir de 1924, il cumule cette fonction avec celle de directeur de la filiale belge de la firme londonienne The General Life Assurance Company. Henri Elbaers est aussi vice-président du Comité général des assurances, en charge du département industriel.

Certains des dirigeants de l’Antwerp jouent un rôle important dans le développement du football belge. Dès 1896, Cecil Jacobs est l’un des trois membres du sous-comité « football » de l’Union belge des sociétés de sports athlétiques17 avec de Laveleye et Sparrow du club bruxellois Léopold. Il fut remplacé au début des années 1900 par Robyns, un autre dirigeant important de l’Antwerp. Oskar Molkau, président du comité provincial d’Anvers, est membre du comité restreint de la sélection de l’équipe nationale belge qui se met en place au milieu des années 1900. Surtout, l’ancien gardien de but et trésorier du club, Alfred Verdyck, est le secrétaire général de la fédération belge de football (URBSFA) de 1911 à 1954.

Le mouvement associatif anversois n’est pas seulement le plus précoce du pays. Il est aussi le plus dynamique au moins jusqu’en 1926. Cette année-là, le 21 décembre, l’URBSFA publie la liste complète de ses associations affiliées afin de mettre en place son nouveau système de matricule. Sur les 869 clubs recensés, pas moins de 125 clubs sont originaires de la cité scaldéenne18. L’agglomération bruxelloise en compte alors 9319 et Liège 3820. Leurs meilleurs représentants, à savoir l’Antwerp, le Beerschot et, dans une moindre mesure, le Berchem, dominent le football belge de l’entre-deux-guerres.

Jusqu’en 1914, le Beerschot et l’Antwerp évoluent dans l’élite du football belge mais sans remporter de titres. Ils se classent à des places honorables leur permettant de se maintenir, même si le Beerschot connaît les affres de la 2e série au cours de la saison 1906-1907. En revanche, les deux clubs remportent sept des douze titres de champion de Belgique mis en jeu entre 1920 et 1931. Le Beerschot est vainqueur en 1922, 1924, 1925, 1926 et 1928 et vice-champion en 1923, 1927 et 1929. Il l’est encore en 1937 avant d’être à nouveau sacré champion de Belgique en 1938 et 1939. L’Antwerp remporte le titre en 1929 et 1931 et est vice-champion en 1930, 1932 et 1933. À cela s’ajoute la présence au sein de l’élite du football belge du Berchem, un club fondé en 1906 et dirigé par des marchands et des membres des professions libérales de la cité scaldéenne21.

Logiquement, la ville d’Anvers fournit de nombreux internationaux. Entre 1900 et 1902, la sélection nationale belge comptait déjà plusieurs joueurs anversois. Ils étaient 4 en 1900 - pour 3 Liégeois et 4 Bruxellois - pour affronter les Pays Bas. En janvier 1902, on dénombre à 5 Anversois - pour 6 Bruxellois - dans l’équipe devant rencontrer le voisin néerlandais, dont 4 joueurs du Beerschot et 1 de l’Antwerp22. Puis les joueurs anversois se font plus rares, la sélection nationale étant alimentée essentiellement par des footballeurs bruxellois et brugeois. Avec l’arrivée des clubs anversois sur le devant de la scène footballistique à partir de 1920, le nombre de joueurs issus des rangs du Beerschot, de l’Antwerp et de Berchem au sein de la sélection nationale croît rapidement. En mars 1925, on ne compte pas moins de huit anversois dans le onze de départ devant affronter la Hollande. Il faut dire que le football anversois est à son zénith, le Beerschot étant alors en tête de la Première division belge, l’Antwerp second et Berchem occupant la quatrième place23. L’année suivante, toujours face à la Hollande, la sélection nationale belge aligne encore cinq Anversois24.

Par ailleurs, les clubs de la Métropole fournissent à l’Union belge de football un nombre important de dirigeants dont certains jouent un rôle considérable dans le développement du ballon rond dans le pays, comme on l’a rappelé pour l’Antwerp. Mais le Beerschot n’est pas en reste. Paul Havenith, son président pendant 41 ans, de 1901 à 1942, est membre du comité central de l’UBSSA. Il intègre le nouveau comité de sélection de l’équipe nationale belge avec Albert Frilling, un autre dirigeant du Beerschot, lors de sa création en 1904-1905 et prend la tête de la commission des terrains qui se met en place en 1911. Les fonctions de dirigeant de Paul Havenith dépassent les frontières du ballon rond puisqu’il a été membre du comité de candidature puis d’organisation des Jeux olympiques d’Anvers de 1920 et président du comité des sports de l’Exposition internationale d’Anvers de 1930.

Le mouvement associatif anversois compte aussi dans ses rangs l’arbitre belge le plus réputé de son époque, également l’un des meilleurs arbitres internationaux, John Langenus. Ce dernier passe son examen théorique d’arbitre classe II en 1910 alors qu’il est licencié de la modeste Association Sportive Anversoise-Borgerhout25.

Berceau du mouvement associatif, Anvers est aussi le berceau du football corporatif dans le pays. Cela s’explique par le dynamisme économique du port d’Anvers. Tout d’abord, si elle perd son statut de capitale financière de la Belgique au profit de Bruxelles dans les années 183027, la cité scaldéenne compte encore un nombre important de banques. Ces dernières connaissent même un essor après 1863 et contribuent à stimuler le trafic portuaire et à moderniser les infrastructures maritimes. De nombreuses maisons de commerce et d’armement ainsi que des sociétés d’assurances trouvent un terrain favorable à partir des années 1860-1870 au sein de la Métropole. Enfin, si la maritimisation de l’industrie se fait ressentir tardivement à Anvers - elle n’aura effet qu’au xxe siècle selon Roland Baetens28 - elle est déjà une réalité à la fin du xixe siècle. Avec l’activité portuaire se développent toutes les industries qui y sont liées, en particulier la transformation des produits importés, ainsi que la spécialité de la taille du diamant. Les usines de biscuits De Beukelaer s’installent à Anvers dès 1869, le sidérurgiste Cockerill en 1873, les téléphones Bell en 1882, la société métallurgique de Hoboken en 1888 et Gevaert en 1894. Après 1914, le mouvement se poursuit. Anvers accueille les nouvelles industries alimentaires et surtout des constructeurs automobiles américains comme Ford en 1922, General Motors en 1924 et Chrysler en 1935, la ville étant déjà le siège de la firme belge d’automobiles Minerve. Les premières raffineries de pétrole viennent s’y établir en 1925, 1934 et 1935. Les communes de la banlieue d’Anvers que sont Merxem et Hoboken connaissent alors une industrialisation plus poussée29.

Les entreprises issues de ces différents secteurs d’activité forment des clubs sportifs d’entreprise qui pratiquent surtout le football. Instigué par l’extension que prend actuellement le sport de football dans les milieux commerciaux d’Anvers et, eu égard au nombre toujours croissant des équipes qui se forment dans presque toutes les firmes de la Métropole, le « Bell téléphone Athletic and Social Club » prend l’initiative de fonder une « Commercial League of Football Association ». La guerre empêche la création d’une fédération corporative. Il faut attendre 1920 pour assister à la fondation de la Ligue sportive du commerce d’Anvers. Elle est créée en septembre/octobre 1920. Elle a pour premier président Josef Pressel, du Diamant FC, et comme vice-président Fernand Waumans de la très respectable maison de commerce Kreglinger. Le comité exécutif compte aussi : Florimond Van Avondt, du Cercle athlétique de la Francibank, la filiale belge de la banque française Société Générale ; René Schevenhels du Minerva Motors FC ; Medaets du Stadhuis VV, le club des employés communaux ; Eugène Van Dyck, de Bell Telephone AFC ; Auguste Vangheel du Crédit anversois SC et enfin Van Ham du General Accident FC31.

La nouvelle association ne compte que huit clubs affiliés lors de sa fondation. Lorsqu’elle fête son cinquième anniversaire en 1925, la Ligue sportive du commerce d’Anvers recense en revanche 60 clubs et environ 2 000 membres32. L’organisation des championnats est calquée sur ceux de l’URBSFA avec une 1re division, une promotion, deux réserves, une 2e et une 3e division. Il y a aussi des tournois de fin d’année : coupe de l’industrie, coupe maritime, coupe interbanques, coupes des adhérents. Ces compétitions jouissent d’une bonne réputation en raison de la qualité du football pratiqué lors des rencontres. Il faut dire que la Ligue sportive du commerce d’Anvers accepte la double affiliation, au football corporatif et aux championnats civils de l’URBSFA, même pour les indépendants33. Ainsi, des joueurs de haut niveau, issus des grands clubs anversois, pratiquent aussi le ballon rond au sein des équipes corporatives de la ville : Raymond Braine (Bancredit et Beerschot), Henderyckx (Diamants et Beerschot), De Roeck et Meiren (Bell téléphone et Antwerp), Claes, Dries et Van Goethem (Minerva Motors et Berchem)34.

Voici un tableau récapitulatif des clubs anversois et leurs performances :

Club Titres de Champion de Belgique Années de Victoire
Beerschot 7 1922, 1924, 1925, 1926, 1928, 1938, 1939
Antwerp 2 1929, 1931
Berchem 0 -

Cette table illustre la domination des clubs anversois, en particulier le Beerschot, dans le football belge entre 1920 et 1939.

Logo du Royal Antwerp FC

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