La Ligue Romande de Football: Histoire et Évolution

La Ligue Romande de Football, ancrée en Suisse romande, représente une structure régionale importante dans le paysage footballistique suisse. Cet article explore l'histoire et l'organisation de cette ligue, en tenant compte des éléments fournis et en les contextualisant dans le cadre plus large du football.

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Genèse et Évolution Historique

L'histoire de la Ligue Romande de Football s'inscrit dans l'évolution du football en Suisse et en Europe.

Les Débuts du Football Féminin

Il est essentiel de comprendre que le football féminin, par exemple, a connu des phases d'expansion et de reconnaissance progressive. Les premières Coupes du monde de football féminin, organisées en marge de la FIFA au début des années 1970, témoignent d'une volonté de développer ce sport malgré le manque de soutien initial des instances dirigeantes.

Dans les années 1960, le football féminin connaît un nouvel essor en Europe, avec la formation d'équipes et l'organisation de matches. Cependant, les fédérations nationales et internationales, dominées par les hommes, restent largement hostiles à ce mouvement.

La situation profite alors à des hommes d'affaires italiens qui, voyant dans le caractère insolite du football féminin une source potentielle de profits, mettent en place des compétitions internationales.

La première édition de la Coupe du monde féminine se déroule en Italie, avec la participation de plusieurs pays européens, dont la Suisse, représentée par une sélection de l'Association romande de football féminin. Cette participation témoigne de l'existence d'une structure footballistique féminine organisée en Romandie dès cette époque.

Il est important de noter que ces premières Coupes du monde féminines ne reflètent pas nécessairement les forces en présence dans le football féminin.

À ce défaut, qui entachait la réputation de l’ASF, s’ajoutait une menace interne, représentée par l’Association romande de football féminin (ARFF), officiellement constituée le 29 novembre 1969, à l’issue d’un championnat qu’elle avait organisé seule et sans appui.

Forte de cette expérience, l’ARFF prévoyait de créer une licence pour les joueuses et de les assurer contre les accidents et l’invalidité. Elle avait aussi constituée une sélection pour répondre à des propositions de rencontres internationales. Des contacts avaient également été établis avec des équipes suisses alémaniques pour créer une coupe de suisse.

Son comité central décida donc à l’unanimité d’accepter le football féminin dans sa séance du 21 mars. Il s’engagea aussi dès ce moment-là à organiser le prochain championnat féminin suisse.

Il y a un siècle, l'envol avorté du foot féminin

Il lança même sans attendre un tour final pour l’octroi du titre 1969 entre les quatre meilleures équipes de Suisse, soit Sion-Valère et Yverdon du côté romand, Sparta Zurich et Lucerne du côté alémanique.

Les deux événements avaient être précédés d’une rencontre à Lausanne le 31 mars entre le comité de l’ARFF, les délégués des équipes romandes et des représentants du comité central de l’ASF. Cette première réunion fut suivie d’une seconde le 28 avril.

Les deux débouchèrent sur la création officielle d’un département féminin au sein de l’ASF et sur la constitution d’un comité qui fut chargé «d’organiser l’ensemble du football féminin en Suisse».

Cet organe était présidé par Pierre Stuby, de Lausanne, épaulé par quatre personnes: Georgette Morisod, d’Yverdon, et Jean Boll, de Granges (VS) côté romand; Heidi Widmer, d’Aarau, et Franz Moser, de Zurich, côté alémanique.

Le nouveau comité semble avoir chapeauté dorénavant le tour final du championnat inofficiel de 1969, qui se déroula entre avril et juin 1970 et fut remporté par le FC Sion-Valère avec 14 points remportés en 6 matchs.

Il lança aussi parallèlement la compétition suivante, organisée d’emblée cette fois au niveau suisse, entre dix équipes divisées en deux groupes.

Première émission de télévision sur le football féminin

C’est dans ces circonstances que la télévision commença à s’intéresser au football féminin. Celle de la Suisse romande y consacra une première émission, réalisée par Bernard Vité et Henri Lacombe.

Diffusée le 27 juin dans le cadre de “Caméra Sport” et à une heure de grande écoute (20 heures 20), elle démontra combien l’opinion publique était encore opposée à la pratique de ce sport par les femmes.

La troisième tâche à laquelle s’attela le comité de ce que l’on appelle dorénavant la Ligue féminine suisse de football (LFSF) fut de mettre sur pied la première sélection nationale pour participer au championnat du monde en Italie.

Jacques Gaillard, entraîneur de Sion-Valère, prit en main l’équipe de Suisse et l’accompagna en Italie avec Franz Moser. La sélection helvétique comprenait 16 joueuses, dont 10 Romandes, parmi lesquelles 7 Valaisannes.

Elle faisait partie du groupe I, qui comprenait aussi l’Italie, le Mexique et l’Autriche, alors que le deuxième était formé de l’Angleterre, de l’Allemagne, du Danemark et de la Tchécoslovaquie.

Le comité de la Ligue féminine suisse commença à préparer le prochain championnat suisse peu après la fin du Mundial et la retransmission d’une rencontre entre l’Italie et la France à la télévision.

À la fin juillet, il constatait que 17 équipes s’étaient inscrites mais qu’aucune ne provenait des cantons de Bâle, Berne, Fribourg et Soleure. Il lança donc un appel, notamment pour compléter le groupe de Suisse centrale.

Son invitation fut entendue et plusieurs équipes se constituèrent alors, la plupart de manière indépendante et quelques-unes, à l’instar de Schaffhouse, Seebach et Sion, en tant que sections féminines de clubs.

On remarque dans cette liste la prédominance du canton de Zurich, avec 4 équipes, suivi de celui de Vaud (3), St-Gall, Soleure et Neuchâtel (2).

Les Clubs Communautaires

En Suisse romande, une septantaine de clubs de football amateurs portent un nom qui fait explicitement référence à une région, une équipe ou un pays étrangers. On les appelle clubs « communautaires », un mot-valise souvent anxiogène.

Dans le canton du bout du lac, on en trouve au total 23, soit plus d’un tiers de l’ensemble des clubs affiliés à l’Association cantonale genevoise de football (ACGF). Selon son président, Pascal Chobaz, ce chiffre n’a rien d’étonnant compte tenu du caractère cosmopolite de la cité de Calvin : « Genève est un canton qui compte 40% d’étrangers dans sa population et 50% parmi les 17’000 licenciés de l’ACGF.

Ces disparités s’expliquent par deux facteurs. Tout d’abord, cela donne une idée assez précise des différentes mobilités de migrants, explique Christophe Jaccoud.

Ce sociologue du sport à l’Université de Neuchâtel précise que les immigrés italiens, puis espagnols et portugais, « se sont plutôt installés dans les grands centres urbains - Genève, Lausanne, La Chaux-de-Fonds - qui concentraient davantage d’opportunités de travail. »

D’autre part, les associations cantonales fribourgeoise et valaisanne interdisent la création de clubs communautaires dans leurs statuts.

A Fribourg par exemple, « l’argument principal de notre réglementation était de permettre une meilleure intégration des joueurs « étrangers » dans nos divers clubs et d’éviter, si possible, la création de clubs sans lien avec notre région », explique le président de l’Association fribourgeoise de football (AFF) Benoît Spicher.

« Par contre, comme dans toutes les régions de Suisse, les joueurs dits communautaires sont bien présents et nos équipes sont également cosmopolites », précise-t-il.

Autre son de cloche à Genève. « Prenez un club comme le CS Italien par exemple, à l’origine (le club a été créé en 1944, ndlr), très clairement, c’était un club communautaire où il n’y avait que des Italiens », raconte le président de l’ACGF Pascal Chobaz.

Septante ans plus tard, on n’en est très loin ! » Aujourd’hui, les Italiens sont encore majoritaires dans le comité du club, mais les joueurs sont des gamins du quartier, aux origines très diverses.

En se donnant un nom étranger, ces clubs ne risquent-ils pas au moindre incident de véhiculer, voire perpétuer, des stéréotypes racistes qui finissent par stigmatiser, par extension, l’ensemble d’une communauté ?

« Il est clair que ce risque existe, concède Christophe Jaccoud, mais j’ai l’impression qu’il y a 5 ans nous aurions eu une discussion différente.

Aujourd’hui, poursuit le sociologue, on assiste à une cristallisation du débat public sur les étrangers donc, tout d’un coup, ce terme de « communautaire » commence à poser problème.

Chez nous, l’expression « club communautaire » se traduit plutôt par l’idée que des communautés se réunissent autour du football.

« C’est un tout, confirme Christophe Jaccoud. Souvent celui qui grille les saucisses à la buvette est lui-même issu de la communauté.

Au total, onze pays ou régions du monde sont représentées par au moins un club romand. Le premier club communautaire a vu le jour en 1915: il s’agit du FC Famalicão de Genève.

Organisation et Structure Actuelle

L'organisation actuelle de la Ligue Romande de Football est complexe et hiérarchisée, s'intégrant dans le système pyramidal du football suisse. La ligue est responsable de l'organisation des compétitions à différents niveaux, des ligues amateurs aux ligues de jeunes. Elle assure également la formation des arbitres et des entraîneurs, contribuant ainsi au développement du football dans la région.

La Ligue Romande de Football est affiliée à l'Association Suisse de Football (ASF), l'instance dirigeante du football en Suisse. L'ASF est elle-même membre de l'UEFA (Union des Associations Européennes de Football) et de la FIFA (Fédération Internationale de Football Association). Cette affiliation garantit le respect des règles et des normes internationales, ainsi que la participation des clubs romands aux compétitions nationales et internationales.

Les Compétitions Organisées

La Ligue Romande de Football organise un large éventail de compétitions, reflétant la diversité du football dans la région. Ces compétitions comprennent :

  • Les ligues amateurs: Ces ligues regroupent les clubs amateurs de la région, offrant un cadre compétitif pour les joueurs de tous niveaux.
  • Les ligues de jeunes: La Ligue Romande de Football accorde une importance particulière au développement du football chez les jeunes. Elle organise des compétitions pour les différentes catégories d'âge, des juniors E aux juniors A.
  • Les coupes régionales: Ces coupes permettent aux clubs de différentes ligues de s'affronter, créant ainsi des opportunités pour les équipes moins connues de se mesurer aux meilleures.

Défis et Perspectives d'Avenir

La Ligue Romande de Football, comme toute organisation sportive, est confrontée à de nombreux défis. Le développement du football féminin, la lutte contre la violence dans les stades, la formation des jeunes talents et la gestion financière des clubs sont autant d'enjeux importants.

Pour relever ces défis, la ligue doit s'adapter aux évolutions du football moderne, en mettant l'accent sur la professionnalisation, la formation et l'innovation.

Le TAC (Thonon Athlétic Club) : Un exemple de club romand

Le TAC (Thonon Athlétic Club) offre un exemple concret de l'évolution du sport dans la région. Fondé en 1946, le club a traversé différentes phases, connaissant des périodes de succès et de difficultés. La création du TAC est le fruit d'une volonté de regrouper les différentes sections d'athlétisme existantes à Thonon, afin de créer une structure plus forte et plus organisée.

Le TAC a connu de grands meetings d’athlétisme avec des champions français et étrangers, attirant en moyenne plus de deux mille spectateurs. Des Thononais furent internationaux comme Paul NEURAZ sur 110m Haies (ancien maire de Thonon) et Charles BOUVET-BIONDA à la perche. Ce dernier fut également sélectionné olympique aux jeux de Londres.

En 1956, Thonon se dote d’une piste en cendrée, une des plus belle d’Europe sur laquelle devait être battu un record du monde jamais homologué. Le tour de piste faisait non pas 400m mais 400,26m sur laquelle le nord africain RADHI tentait en 1960 de battre le record de France de l’heure.

Il réussi dans sa tentative mais ignore encore à ce jour avoir battu le record du Monde de la discipline du fait de cette erreur dans le mesurage de la piste.

En 1987, le TAC renaît grâce à des anciens athlètes car celui-ci avait été un peu délaissé faute d’absence d’entraîneurs. En 2010, le Léman Athlétic Club, entente sportive dont le but est de promouvoir, organiser et développer la pratique de l’athlétisme dans toute sa diversité, est créé.

L'histoire du TAC illustre les défis auxquels sont confrontés les clubs sportifs régionaux, tels que le manque de moyens financiers, la difficulté à attirer et à retenir les bénévoles, et la concurrence d'autres sports et activités de loisirs.

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