Le maillot de l'équipe de France de football est bien plus qu'un simple vêtement sportif. C'est un symbole national, une partie intégrante de l'identité du football français. C’est même souvent la première chose qui vient à l’esprit quand on évoque l’équipe de France.
L'évolution de ce maillot au fil des décennies témoigne des changements culturels, technologiques et commerciaux qui ont marqué le sport. Cet article explore l'histoire et le design du maillot centenaire de la Fédération Française de Football (FFF), en mettant en lumière les éléments clés qui ont façonné son apparence et sa signification.
⚽️ Histoire du maillot de l’équipe de France 🇫🇷
L'Évolution du Design : Des Premiers Maillots aux Tenues Modernes
Jusqu’à la fin des années 70, le design a très peu évolué. Dès lors, il est devenu nécessaire, d’un point de vue commercial, de le faire évoluer régulièrement pour inciter les gens à se le procurer.
Plusieurs équipementiers se sont succédés comme fournisseurs de l’équipe de France. On trouve la trace d’un premier équipementier en 1908 (Williams & Co, face à l’Angleterre). Ensuite on a eu Ducim en 1920 pour trois ans avant que Allen ne prenne le relais pour plus de quarante ans. Viennent ensuite Le Coq Sportif et Kopa dans les années 1970.
L’apparition d’un col ou des tours de manches tricolores datent de la Coupe du monde 1966. Les équipementiers ont tout intérêt à faire des tenues qui se démarquent de celles des autres.
Adidas et Nike ont apporté leur contribution sur les aspects technologiques, puisqu’à chaque sortie sont vantées les qualités de légèreté, d’évaporation de la transpiration, etc. Sur le plan visuel, Adidas a réussi à associer son symbole (les trois bandes) avec les couleurs nationales françaises.
Pendant les 38 ans de collaboration avec la FFF, ces bandes tricolores, portées sur les épaules, les shorts, n’ont jamais quitté la sélection nationale. En 1984 est apparue pour la première fois la fameuse bande rouge, qui deviendra un porte bonheur quand elle réapparaîtra en 1998 puis sera conservée en 2000. Mais Adidas a aussi créé quelques tenues un peu trop bariolées à mon goût.
Je trouve que Nike a mieux travaillé. Ses tenues sont beaucoup plus sobres. Le style marinière est devenue la marque de fabrique de Nike pour les Bleus.
C’est lors de la période Raymond Domenech que la France a commencé à jouer souvent avec une seule couleur. Il me semble que Domenech préférait les tenues intégralement unies. Ensuite, les règlements de la FIFA et de l’UEFA demandent à ce que les équipes aient des tenues de rechange qui contrastent bien avec la tenue principale.
Personnellement, je ne suis pas fan. L’équipe de France devrait jouer chaque fois qu’elle le peut en bleu-blanc-rouge. La « génération Adidas » semblait attachée au bleu roi. Mais on découvre dans votre ouvrage que la France a aussi joué dans un bleu plus ciel dans l’entre-deux guerre. On peut ajouter le bleu layette utilisé de 2013.
Il est difficile de donner un nombre de nuances de bleu, mais il est vrai qu’initialement, le bleu était plutôt clair et qu’il a tendance à devenir de plus en plus foncé. Je me demande si Nike ne fait pas ça dans une recherche de sobriété, pour avoir des tenues plus facile à porter pour chacun d’entre nous au quotidien. Mais ce n’est qu’une interprétation personnelle.
Il y a eu un autre épisode, déjà lors d’un match face à la Hongrie en 1969 à Gerland. Ce match est moins connu car il n’est pas officiel. Là aussi, il y a eu confusion de couleurs car les deux équipes étaient en blanc et la France s’est rabattue sur la tenue de l’Olympique Lyonnais.
Le dernier en date est celui du centenaire de la FFF (en mars 2019, face à l’Islande), mais il y en avait aussi un spécifique pour le centenaire de la FIFA (mai 2004, contre le Brésil). Il a été inauguré en mars 2016 et avait la particularité d’avoir une manche bleue et une rouge. Mais lors de la phase finale, l’UEFA a jugé que les couleurs des manches ne devaient pas avoir de couleurs si contrastées et ont demandé à ce qu’elles soient éclaircies.
Aux emblèmes des fédérations se sont ajoutés au fil des années les logos de l’équipementier, les numéros, les patronymes des joueurs, les étoiles, le logo des épreuves, les patchs de tenant du titre, les inscriptions diverses...
Il y a des éléments qui me semblent indispensables, du moins avec mon regard de quadra. Jouer sans numéro ni emblème me semblerait une hérésie. Pour ce qui est des étoiles de champion du monde, je crois aussi que c’est aussi entré dans la culture, du moins en France.
C’est d’ailleurs la France qui a généralisé leur usage. Jusque là, ce n’est qu’après trois titres que les nations ajoutaient des étoiles. Le Brésil l’avait fait dès 1971 puis l’Italie dès son troisième titre acquis en 1982. Mais l’Allemagne n’a commencé à en utiliser que six ans après son troisième succès mondial. A l’inverse, les Bleus ont tout de suite adopté une étoile. Et ça permet de les rendre plus réels que ceux qu’on trouve dans le commerce, même si bien entendu, il doit y avoir beaucoup de faux en circulation.
On a même dit que ce soir-là, Adidas a battu Nike 3-0. Non, je ne pense pas. Je crois que le geste de Zidane était plus d’embrasser le coq que de montrer de montrer le nom de l’équipementier. Ce n’est qu’après qu’ils ont revêtu ces t-shirts.
Je dirai que plus qu’une tradition ou une continuité, c’est le gardien qui amène sa touche personnelle. On se souvient par exemple de Lama qui jouait toujours avec un pantalon de survêtement ou Barthez qui appréciait les tenues noires.
Pendant longtemps les tenues ont été différentes. Les hommes avaient leur tenue, les femmes les leurs et les sélections de jeunes en avaient aussi une spécifique. Je crois que ce n’est que depuis l’arrivée de Nike que toutes les sélections portent la même tenue.
Il est possible que de nouvelles couleurs soient utilisées un jour. Pour l’arrivée d’un sponsor, si on compare avec le rugby, par exemple, le contrat signé avec Altrad en 2018 pour une durée de cinq ans se chiffrait à 23 millions d’Euros. Et le contrat avec Adidas était de 5 millions annuels. Si on compare avec les 50 millions annuels versés par Nike, le football ne joue pas dans la même catégorie.
Mais il y a une telle course à l’argent qu’il est loin d’être impossible qu’on y arrive. Côté évolutions, nous parlions des numéros et flocages tout à l’heure. Par contre, il y a quelque chose qui me plairait bien. Quelque chose que les Anglais ont mis en place il y a quelques temps. Ils ont numérotés leurs internationaux depuis le premier et jusqu’à maintenant. Et chaque joueur porte à l’intérieur du col son numéro d’international. Ce petit ajout me plait beaucoup, parce qu’il fait prendre conscience de tous ceux qui ont défendu ces couleurs avant. Nous en sommes actuellement à 912 internationaux.
Nul doute que l’actuel sélectionneur se souvient bien de ce modèle original, à défaut d’être très élégant, avec sa bande rouge qui relie les manches au col sur un fond blanc : c’est en effet le tout premier qu’il a porté en sélection, le 29 avril 1989 au Parc contre la Yougoslavie. Cette tunique 1986, conçue dans l’espoir d’être celle des futurs champions du monde au Mexique, durera donc trois ans. Elle aurait sans doute été remplacée au printemps 1988 si les Bleus s’étaient qualifiés pour l’Euro, mais ils l’ont finalement gardée un an de plus.
La tenue domicile est d’une sobriété exemplaire. On note quand même, sur cette nouvelle version, la présence d’un petit ruban tricolore au niveau des manches. La petite particularité est que le coq (tout comme le logo de l’équipementier) retrouve la couleur or abandonnée en 2014. La présentation des tenues des Coupes du monde 2014 et 2018 avaient aussi sous-entendu ce retour aux couleurs traditionnelles.
Mais en dehors du match contre l’Argentine en 2018, les Français n’ont jamais joué avec cette combinaison de couleurs lors des dernières phases finales. La dernière utilisation de la déclinaison bleue/blanc/rouge remonte à 32 matchs. Le motif de la feuille de chêne et de la branche d’olivier du kit domicile représente la force, la solidarité et la paix.
La tenue extérieure se démarque fortement de tout ce qui avait existé jusqu’à aujourd’hui, au point de peut-être renvoyer les marnières qui avaient suscité tant de polémiques dans la rubrique des chiens écrasés. En regardant attentivement, on peut voir que le coq est placé juste devant l’Arc de Triomphe et d’une foule portant le drapeau national ou que le patch de champion du monde devrait cacher une cigogne en plein vol.
La bleue se démarque par sa simplicité, tandis que la blanche surprend, en bien ou en mal, chacun aura son avis. Mais dans tous les cas, ce sont les résultats qui décideront si elles entrent dans la légende ou pas. Mais avec trois étoiles, elles feraient taire toutes les polémiques. Alors, le 18 décembre, on joue la finale en blanc contre les Diables Rouges.
Au même titre que le Brésil, la France est un pays qui compte pour Nike. Après avoir été sous contrat pendant des années avec adidas, l’équipe de France a cédé aux sirènes de la marque américaine en 2011. Depuis plus de dix ans maintenant, Nike apparait donc sur les tenues des Bleus. Pourtant, la donne pourrait bien changer. En tout cas, la Fédération Française de Football est ouverte à une telle opportunité.
Sous contrat avec Nike jusqu’en 2026, la FFF va lancer un appel d’offres à l’ensemble des équipementiers. Nul doute qu’adidas ou PUMA vont tenter de rafler la mise. Seul problème, il ne faudra pas aller en dessous de la somme astronomique versée par Nike chaque année, environ 50 millions d’Euros.
Après 39 ans avec adidas, l’équipe de France change d’équipementier pour débuter l’année 2011. Pour attaquer l’année, Nike dévoile la tenue extérieure de la France pour l’Euro 2012. Fini la marinière et les larges bandes bleues, la tunique des hommes de Laurent Blanc est désormais blanche avec un col mao. Le grand changement, c’est l’arrivée de la couleur or sur le logo de la FFF, les numéros et le nom des joueurs. Une couleur inhabituel pour la France. Un détail selon vous ?
La tenue extérieure de l’équipe de France est complètement originale avec des manches bleues à droite et rouges à gauche. Sur la tenue principale bleu nuit, on retrouve un graphisme marinière avec des bandes d’une nuance différente et une large bande rouge qui rappelle bien sûr les plus belles heures du foot français. À domicile, on retrouve une tenue bleu marine accompagnée d’une touche dorée mais surtout de motif en ton sur ton qui viennent apporter du relief.
En effet, c’est en s’inspirant de la Toile de Jouy (une étoffe imaginée en France) que l’équipementier américain a conçu la tenue de rechange. Mais dans le but de rendre hommage à l’histoire des Bleus, un col tricolore a également été intégré. Enfin, et difficile de passer à côté, un très large coq a été intégré au niveau de la poitrine. Là encore, l’hommage est aux années 60-70. Comme dans les années 70-80, de fines rayures verticales apparaissent. D’un côté du bleu, de l’autre du rouge mais toujours et encore cet énorme coq sur la poitrine.
De notre côté, impossible de ne pas évoquer celui du centenaire.
Caractéristiques de la Tunique 1986 :
- Design : Une bande horizontale blanche qui va d’une manche à l’autre et interrompue par la pointe du col, contenant une ligne horizontale rouge.
- Bilan : 15 matchs. 6 victoires, 5 nuls, 4 défaites.
- Il a été utilisé 8 fois avec les manches courtes (juin 1986, avril et août 1987, août 1988 et avril 1989) et 7 fois avec les manches longues (mars 1986, octobre et novembre 1986, octobre et novembre 1987, février et septembre 1988).
- Il a servi 11 fois en compétition (4 victoires et 3 défaites contre la RFA, l’URSS et la RDA) dont 4 fois en phase finale (2 victoires, 1 nul et 1 défaite), et 4 fois en amical (2 victoires, un nul et une défaite contre la RFA).
- Manuel Amoros est le seul à avoir disputé toutes les rencontres jouées en bleu, devant Papin (9) et le quatuor Fernandez, Battiston, Boli et Stopyra.
| Élément de Design | Années | Évolution |
|---|---|---|
| Couleur Principale | 1900s-Présent | Du bleu clair au bleu marine, avec des variations occasionnelles (bleu layette en 2013) |
| Bandes Tricolores | 1966-Présent | Intégration sur les cols, les manches, et les épaules (Adidas) |
| Marinière | 2011, 2013 | Introduite par Nike, est devenue une marque de fabrique |
| Coq Gaulois | Variable | Taille et emplacement varient, souvent mis en évidence sur la poitrine |
| Étoiles | 1998-Présent | Ajoutées après les victoires en Coupe du Monde (une étoile par titre) |
| Équipementiers | 1908-Présent | Williams & Co, Ducim, Allen, Le Coq Sportif, Kopa, Adidas, Nike |

L'évolution du maillot de l'équipe de France à travers les âges.
Les Couleurs : Bleu, Blanc, Rouge... et Au-Delà
La « génération Adidas » semblait attachée au bleu roi. Mais on découvre dans votre ouvrage que la France a aussi joué dans un bleu plus ciel dans l’entre-deux guerre. On peut ajouter le bleu layette utilisé de 2013. Il est difficile de donner un nombre de nuances de bleu, mais il est vrai qu’initialement, le bleu était plutôt clair et qu’il a tendance à devenir de plus en plus foncé. Je me demande si Nike ne fait pas ça dans une recherche de sobriété, pour avoir des tenues plus facile à porter pour chacun d’entre nous au quotidien. Mais ce n’est qu’une interprétation personnelle.
L’équipe de France pourrait-elle opter d’autres couleurs que le bleu, le blanc, le rouge? Il est possible que de nouvelles couleurs soient utilisées un jour.
Les Équipementiers : Une Influence Croissante
Les équipementiers ont tout intérêt à faire des tenues qui se démarquent de celles des autres. Adidas et Nike ont apporté leur contribution sur les aspects technologiques, puisqu’à chaque sortie sont vantées les qualités de légèreté, d’évaporation de la transpiration, etc. Sur le plan visuel, Adidas a réussi à associer son symbole (les trois bandes) avec les couleurs nationales françaises.
Pendant les 38 ans de collaboration avec la FFF, ces bandes tricolores, portées sur les épaules, les shorts, n’ont jamais quitté la sélection nationale. En 1984 est apparue pour la première fois la fameuse bande rouge, qui deviendra un porte bonheur quand elle réapparaîtra en 1998 puis sera conservée en 2000. Mais Adidas a aussi créé quelques tenues un peu trop bariolées à mon goût.
Je trouve que Nike a mieux travaillé. Ses tenues sont beaucoup plus sobres. Le style marinière est devenue la marque de fabrique de Nike pour les Bleus.
Les Détails Qui Font la Différence
Aux emblèmes des fédérations se sont ajoutés au fil des années les logos de l’équipementier, les numéros, les patronymes des joueurs, les étoiles, le logo des épreuves, les patchs de tenant du titre, les inscriptions diverses...
Il y a des éléments qui me semblent indispensables, du moins avec mon regard de quadra. Jouer sans numéro ni emblème me semblerait une hérésie. Pour ce qui est des étoiles de champion du monde, je crois aussi que c’est aussi entré dans la culture, du moins en France. C’est d’ailleurs la France qui a généralisé leur usage. Jusque là, ce n’est qu’après trois titres que les nations ajoutaient des étoiles. Le Brésil l’avait fait dès 1971 puis l’Italie dès son troisième titre acquis en 1982. Mais l’Allemagne n’a commencé à en utiliser que six ans après son troisième succès mondial. A l’inverse, les Bleus ont tout de suite adopté une étoile. Et ça permet de les rendre plus réels que ceux qu’on trouve dans le commerce, même si bien entendu, il doit y avoir beaucoup de faux en circulation.
La tenue domicile est d’une sobriété exemplaire. On note quand même, sur cette nouvelle version, la présence d’un petit ruban tricolore au niveau des manches. La petite particularité est que le coq (tout comme le logo de l’équipementier) retrouve la couleur or abandonnée en 2014. La présentation des tenues des Coupes du monde 2014 et 2018 avaient aussi sous-entendu ce retour aux couleurs traditionnelles.
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