Polémique et Abrogation : L'Interdiction du Maillot du PSG à Marseille Lors de la Finale de la Ligue des Champions

La finale de la Ligue des Champions entre le PSG et le Bayern Munich à Lisbonne a suscité une vive polémique à Marseille. Des incidents avaient été observés lors de la demi-finale entre le PSG et Leipzig à Marseille, ce qui avait poussé les autorités locales à réagir.

Dans un communiqué titré "Sécurité des supporters parisiens à l'occasion des retransmissions de la finale de la Ligue des Champions à Marseille", la préfecture de police est revenue sur sa décision de jeudi qui avait déclenché une polémique: "face à l’incompréhension suscitée par cet arrêté, le préfet de police a décidé ce jour de l’abroger".

Finalement, ce vendredi, la préfecture de police a décidé d'abroger cette décision, face aux nombreuses contestations sur la toile, et s'en explique dans un communiqué. Le même préfet de police a revu sa décision, face à "l’incompréhension" suscitée. Il a donc abrogé l’arrêté pris 24 heures plus tôt.

Les autorités rappellent que leur idée de départ était "d'éviter la réitération des troubles à l'ordre public survenus autour du Vieux-Port lors de la retransmission de la demi-finale" gagnée par le grand rival de l'Olympique de Marseille contre le RB Leipzig (3-0), mardi. Les autorités rappellent que leur idée de départ était “d’éviter la réitération des troubles à l’ordre public survenus autour du Vieux-Port lors de la retransmission de la demi-finale” gagnée par le grand rival de l’Olympique de Marseille contre le RB Leipzig (3-0), mardi.

La polémique enflait depuis jeudi soir. Elle n'aura finalement pas duré longtemps.

🇫🇷 TOUT SAVOIR SUR L'HISTOIRE DU CLASSICO OM PSG 🔥 (1970-2024)

Un Arrêté Controversé

La décision initiale de la préfecture de police interdisait "à toute personne se prévalant de la qualité de supporter parisien ou se comportant comme tel" de circuler dans un périmètre autour du Vieux Port du dimanche 21 août à 15h00 au lundi 22 août à 03h00 du matin. Le coup d'envoi de la finale PSG-Bayern Munich sera donné à 21h dimanche à Lisbonne.

Depuis la veille, Emmanuel Barbe, le préfet de Police des Bouches-du-Rhône justifiait son arrêté interdisant la présence de supporters du PSG ou de "personnes se présentant comme tels" dimanche à Marseille par sa volonté d'éviter les incidents qui ont eu lieu mardi : "Pourquoi j'ai pris cette décision ? Tout simplement parce que lors de la qualification du PSG en finale, ça s'est mal passé."

"Il y a eu des incidents dans le centre. Un supporteur du PSG qui a été coursé dans les rues de Marseille, ça a failli mal se finir. Il y a eu aussi d'autres incidents", ajoutait le préfet. Un supporteur du PSG a été coursé dans les rues de Marseille, ça a failli mal se finir. Il y a eu aussi d'autres incidents", expliquait le préfet pour justifier sa décision.

Ce que disait l’arrêté en question : Dimanche entre 15h00 et 3h00 du matin, la “présence de supporters du PSG ou de personnes se présentant comme tels et se comportant comme tels” devait être interdite autour du Vieux-Port, où de nombreux bars retransmettent les matches, par mesure de sécurité.

Motivations et Justifications

"Cet arrêté avait pour seul objet la protection des supporters parisiens, et ne visait en aucun cas à restreindre la liberté de circulation", explique la préfecture de police. "Cet arrêté avait pour seul objet la protection des supporters parisiens et ne visait en aucun cas à restreindre la liberté de circulation, explique la préfecture.

Dans un communiqué titré "Sécurité des supporters parisiens à l'occasion des retransmissions de la finale de la Ligue des Champions à Marseille", la préfecture de police est revenue sur sa décision de jeudi qui avait déclenché une polémique: "face à l’incompréhension suscitée par cet arrêté, le préfet de police a décidé ce jour de l’abroger".

Finalement, le même préfet de police a revu sa décision, face à "l’incompréhension" suscitée. Il a donc abrogé l’arrêté pris 24 heures plus tôt.

Si elle a retiré son arrêté, la préfecture de police rappelle toutefois que “les forces de l’ordre déployées autour du Vieux Port seront particulièrement vigilantes afin d’empêcher l’action de tout fauteur de trouble, sans exception”.

"Cet arrêté avait pour seul objet la protection des supporters parisiens, et ne visait en aucun cas à restreindre la liberté de circulation", se justifie la préfecture de police dans son communiqué.

L'Abrogation et les Recommandations

Plutôt que de leur interdire d’exprimer leur future joie (ou leur future déception), la préfecture préfère donc "inviter instamment les supporters parisiens qui assisteront à des retransmissions de la finale à Marseille à ne pas porter de signes ostentatoires dans l'espace public et à faire preuve de modération dans leurs éventuelles célébrations afin de ne pas être pris à partie". Cependant, la préfecture "invite instamment les supporters parisiens qui assisteront à des retransmissions de la finale à Marseille à ne pas porter de signes ostentatoires dans l’espace public et à faire preuve de modération dans leurs éventuelles célébrations afin de ne pas être pris à partie".

Cependant, la préfecture “invite instamment les supporters parisiens qui assisteront à des retransmissions de la finale à Marseille à ne pas porter de signes ostentatoires dans l’espace public et à faire preuve de modération dans leurs éventuelles célébrations afin de ne pas être pris à partie”.

Il est finalement revenu sur cet arrêté, lui préférant des recommandations.

La préfecture de police des Bouches-du-Rhône, expliquait, après avoir rétropédalé, que l'arrêté en question « avait pour seul objet la protection des supporters parisiens et ne visait en aucun cas à restreindre la liberté de circulation. » Et d'enjoindre ces derniers « à ne pas porter de signes ostentatoires dans l'espace public et à faire preuve de modération dans leurs éventuelles célébrations afin de ne pas être pris à partie.

"Je voudrais aussi dire à ceux qui avaient cherché la bagarre avec des éventuels supporteurs du PSG que la loi pénale s'applique aussi à eux sans que j'ai besoin de prendre un arrêté. Donc j'entends que le centre de Marseille reste calme et immun ces bagarres", maintient le préfet.

Les Raisons de l'Incompréhension

Si la préfecture justifie l'abrogation de l'arrêté à cause de "l'incompréhension suscitée", le professeur de droit public à l'université de Grenoble-Alpes Serge Slama estime plutôt que l'arrêté n'était pas légal. Serge Slama explique même que cet arrêté préfectoral posait un grave problème de principe.

"L'article de loi sur lequel se basait la préfecture est le même que celui utilisé lors de 'manifestations sportives' et qui s'applique parfois lorsque des supporters vont en déplacement", explique-t-il. Or, la ville de Marseille n'accueillant pas de match dimanche soir, l'arrêté était donc inadapté.

"Ca devient assez habituel de mettre en place des législations spécifiques sur les supporters, s'indigne Serge Slama.

La rivalité reste forte entre supporters des deux clubs, ceux de l'OM se targuent d'être "à jamais les premiers" vainqueurs de la Ligue des champions en 1993. Certains voient d'un mauvais oeil d'être rejoints par leur "ennemi" au palmarès.

Si de nombreuses oppositions régionales, appelées "derby", font partie de l'histoire du championnat de France (Lyon-Saint-Étienne, Metz-Nancy, Lille-Lens...), la rivalité OM-PSG, elle, est particulière. Elle est racontée dans le livre de Daniel Riolo, David Aiello et Jean-François Pérès "OM-PSG, les meilleurs ennemis ; enquête sur une rivalité".

Les auteurs expliquent que cette opposition provient de l'intérêt commun de Canal+, propriétaire du PSG, un club jeune et encore peu populaire à l'époque, et de Bernard Tapie, le président de l'OM. Les deux directions auraient signé un pacte pour attiser les passions entre les supporters de ces villes car les clubs y avaient tous deux intérêt, à un moment où l'OM surclassait le championnat. Trente ans plus tard, si la rivalité sportive n'a jamais vraiment été au rendez-vous (les deux équipes se sont rarement affrontées directement pour le titre de champion de France), force est de constater que cette opposition, créée de toute pièce, a perduré.

Conséquences et Recommandations Finales

"Il faut bien être conscient que la loi fait du non-respect de cette obligation un délit qui est puni d'une peine de 30 000 d'amende et de six mois d'emprisonnement et d'une interdiction obligatoire de stade. Donc, je le dis à d'éventuels supporteurs du PSG : faites attention parce que la loi est très sévère", martelait-il au micro de Mathilde Vinceneux.

L'arrêté en question avait été pris jeudi après des incidents suite à la qualification parisienne en finale de la Ligue des champions.

Même si ce n'est pas vraiment conseillé...L'ambiance sera forcément particulière samedi soir à Marseille, où beaucoup espèrent que le PSG, opposé à l'Inter Milan en finale à Munich, ne gagnera pas la Ligue des champions. D'après Le Parisien, aucun arrêté ne sera pris cette année en ce sens, même s'il reste évidemment « fortement déconseillé » de porter la tunique rouge et bleue sur la Canebière samedi soir.

tags: #maillot #anti #psg