Luc Tardif : Une Figure Emblématique du Hockey sur Glace Français

Luc Tardif est une figure marquante de l'histoire du hockey sur glace en France. Son impact sur le sport est indéniable, tant au niveau national qu'international. Cet article explore sa biographie, son parcours et ses contributions significatives au monde du hockey.

Un Parcours Exceptionnel

Luc Tardif a marqué l'histoire du club de Rouen. Il restera à jamais le premier capitaine rouennais à soulever la Coupe Magnus. C'était lors de la saison 1989-1990 à Grenoble.

Dans l'équipe rouennaise qui fut sacrée championne de France pour la première fois de son histoire en 1990, Claude Verret avait des équipiers qui formaient un savant mélange de sang neuf et de joueurs expérimentés avec notamment le gardien Petri Ylonen, les défenseurs Denis Perez, Eric Calder, Larry Huras, Steve Woodburn et Dave Randall, ainsi que les attaquants Thierry Chaix, Guy Fournier, Benoît Laporte, Franck Pajonkowski, Patrice Fleutot, Patrick Daley, Erik Damy ou encore Luc Tardif, le président actuel de l’IIHF qui était revenu après une courte escapade à Caen.

Le 25 octobre, la FFHG fête un nouvel événement littéraire qui devrait connaître une fois de plus un très grand succès, après le livre "Un siècle de hockey en France" édité l'an dernier à l'occasion du centenaire du championnat de France. Ce livre de 192 pages toutes en couleurs, contenant des photos et des informations pour la plupart inédites, est d'autant plus exceptionnel qu'il offre pour la première fois aux passionnés de hockey sur glace une vingtaine de biographies complètes des plus célèbres joueurs français, mais aussi étrangers, ayant évolué depuis un siècle sur les patinoires de l'hexagone.

C'est ainsi que dans cette galerie de portraits passionnante (c'est le tome 1), on pourra tout savoir par exemple sur Cristobal Huet, Philippe Bozon, Christian Pouget, Christophe Ville, Stéphane Barin, Denis Perez, Antoine Richer, Albert Hassler ou encore sur Pete Laliberté, Paulin Bordeleau, André Peloffy, Charles Ramsay, Larry Huras, Petri Ylonen, Luc Tardif ou Claude Verret.

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Contributions et Héritage

Tristan Alric a marqué également l’histoire du hockey français en étant le créateur de la Coupe Magnus et des divers trophées individuels. Depuis plus de quarante ans Tristan Alric a été l’acteur et le témoin privilégié de l’évolution du hockey sur glace en France. D’abord comme joueur puis comme arbitre. Ensuite, en devenant le journaliste spécialiste du hockey sur glace dans le quotidien sportif L’Equipe pendant plus de vingt ans. Auteur de nombreux livres et d’une récente encyclopédie qui font référence.

Samedi soir à Mulhouse, sous l’œil de Luc Tardif, le président de la Fédération Française de Hockey sur Glace, les Brûleurs de Loups ont ajouté un nouveau trophée à leur éloquent palmarès en remportant le match des Champions (1-0) face aux Diables Rouges de Briançon sur un but de Martin Jansson, Eddy Fehri réalisant quant lui un blanchissage dans les buts Isérois. Les Brûleurs de Loups, qui ont tout raflé sur leur passage la saison dernière en soulevant la Coupe Magnus, la Coupe de France et la Coupe de la Ligue, ont toujours faim de victoires.

Denis Perez : Un Cas Débattu

L'image de Denis Perez fut remise en cause par certains dirigeants locaux ainsi que dans la sphère fédérale à cause de la prise de position intransigeante de Denis Perez lors de sa séparation difficile avec le club d’Amiens. Du coup, sa candidature au Temple de la Renommée de la FFHG, qui semblait évidente, fut régulièrement repoussée au motif que la condamnation qui pénalisa financièrement le club de la Somme a fortement irrité et fut très mal perçue.

Denis Perez a vite compris que son attitude avait jeté un froid car il me confie une anecdote : « Je suis revenu à deux reprises seulement en France. La deuxième fois, ce fut en catimini à l’occasion des championnats du monde de 2017 organisés à Paris. En effet, l’arrière tricolore a conservé des contacts avec d’anciens coéquipiers comme Pierre Schmitt, Pierrick Maia ou Philippe Bozon dont le fils Timothé est venu dormir chez lui. En effet, pour mesurer l’injustice de cette brouille, je rappelle que Denis Perez n’est pas le seul international (loin s’en faut) à avoir demandé des indemnités aux Prud’hommes.

Comble de l’absurdité, ce fut justement le cas de deux anciennes grandes vedettes du club d’Amiens, Antoine Richer et Pierre Pousse, qui ont été pourtant élus tous les deux au Temple de la Renommée en 2010 et 2021 ! De plus, quoi que l’on pense de sa personnalité qui a été parfois critiquée - « Je reconnais que parfois j’ai fait des erreurs », reconnait-il - il ne faut pas oublier que Denis Perez est le seul hockeyeur français de l’histoire à avoir disputé cinq Jeux olympiques dans sa carrière : Calgary 1988, Albertville 1992, Lillehammer 1994, Nagano 1998 et Salt Lake City 2002. Personne n’a fait mieux que lui puisque trois autres coéquipiers qui sont recordmen de la sélection tricolore : Stéphane Barin, Philippe Bozon et Arnaud Briand, comptabilisent « seulement » quatre tournois olympiques chacun.

Ensuite, Denis Perez joua une saison avec le club de Mannheim en Allemagne comme renfort étranger ce qui n’est pas rien dans ce pays frontalier. Denis Perez prit sa retraite de joueur à l’issue de la saison suivante. Le sympathique « Pépé » devint alors le nouvel entraîneur des Gothiques d’Amiens au mois de septembre 2005 à la place d’Antoine Richer promu manager du club de Picardie. L’image de Denis Perez ne fut pas écornée pour autant (pour le grand public) puisque le joueur Anthony Mortas, attaquant et ex-capitaine des Gothiques, dédouana en partie son coach en déclarant dans la presse : « Contrairement à lui, nous étions sur la glace, ce sont donc les joueurs qui sont fautifs.

Compte tenu de sa « carte de visite » qui ferait pâlir d’envie de très nombreux joueurs de haut niveau, Denis Perez mérite-t-il l’ostracisme dont il est encore victime chez certains dans le hockey sur glace français ? Alors, sans préjuger à l’avance des prochaines promotions du Temple de la Renommée, mon petit doigt me dit que la reconnaissance que mérite amplement Denis Perez viendra.

L’ex-international tricolore m’explique, avec une amertume palpable dans sa voix, que c’est pour cette raison qu’il a préféré « tourner définitivement la page » du hockey sur glace français malgré son exceptionnel parcours sportif. C’est par cette confidence que Denis Perez, qui vit désormais au Canada, a débuté notre entretien téléphonique. Je reviendrai plus loin sur la cause principale qui explique la réticence et le chipotage qui subsistent concernant l’image laissée par Denis Perez depuis qu’il a décidé de quitter notre pays. Avant d’expliquer le hiatus entre la formidable carrière sportive de Denis Perez et la perception de son image chez certains réfractaires, commençons par l’aspect heureusement beaucoup plus positif de sa vie actuelle.

En effet, il faut d’abord savoir que l’ancien hockeyeur natif de Caen ne regrette surtout pas de s’être expatrié car il a brillamment réussi sa reconversion professionnelle outre-Atlantique. Pour preuve, dès son installation au Québec en 2008, Denis Perez a acheté deux restaurants à Montréal sous la franchise « Subway ». Après avoir acquis un train de vie confortable et décidé, par esprit téméraire, de vendre ses six premiers restaurants, l’ex-international tricolore, qui fait preuve d’un sens aigu du commerce, a monté ensuite quatre nouveaux établissements. Mais ce sont cette fois des sandwicheries spécialisées dans les hamburgers de la marque « A&W ».

Cette chaîne américaine de restauration rapide a accepté de lui délivrer le droit d’utiliser sa marque et Denis Perez a donc sauté sur l’occasion pour faire à nouveau florès. L’ancien hockeyeur français est donc actuellement à la tête d’une centaine d’employés ! Le sympathique « Pépé » vit donc sans regret depuis quatorze ans au Canada. Il s’installa d’abord à Blainville au Québec (juste à côté de Laval), avant de déménager depuis un an et demi avec son épouse Virginie à Prévost près de Saint-Sauveur « pour se rapprocher de la nature ».

L’atavisme familial ayant fonctionné, Denis Perez a réussi à communiquer sa passion du hockey à ses « boys » puisque l’aîné Timotey, ex-international junior français U18 et U20, a joué en junior majeur avant de devenir gérant d’un de ses restaurants. Mais pour revenir sur le « schisme » que j’ai évoqué au début de ma tribune, entre Denis Perez et certains dirigeants du hockey sur glace français, l’explication vient tout simplement du départ conflictuel de l’ancien international tricolore lorsqu’il fut remercié par le club d’Amiens en 2008 pour manque de résultat en tant qu’entraîneur.

A la suite d’une mésentente avec les dirigeants des Gothiques, l’affaire de son licenciement, qu’il estima abusif, s’est réglée aux Prudhommes. Or, l’instance juridique a donné raison à Denis Perez et a débouté son club. Ce fut donc une fin de carrière malheureusement entachée pour Denis Perez alors qu’il fut pendant huit ans le joueur puis l’entraîneur très charismatique du club d’Amiens.

Quoi qu'il en soit, si vous avez l'occasion d'avoir encore Monsieur Denis PEREZ au téléphone, dites lui bien qu'il compte encore des fans qui ne l'ont pas oublié et qui se souviennent bien de l'immense joueur qu'il a été pour notre sport favori. Monsieur Denis PEREZ, je fais partie de ceux qui vous ont adoré comme joueur et ne le renieront jamais.

Claude Verret : Un Talent Inoubliable

L’annonce du décès de l’ancien capitaine de Rouen au mois de mars a été un choc. Au moment même où l’équipe de Rouen venait d’être écartée des demi-finales de la Ligue Synerglace Magnus pour la première fois depuis dix ans et que le tandem formé par le président Thierry Chaix et le manager Guy Fournier a confirmé son départ, c’est une annonce beaucoup plus douloureuse qui a plongé les Dragons de la Seine-Maritime dans une infinie tristesse.

Voici le petit texte que j’avais écrit en préambule pour dresser le portrait du regretté Claude Verret : « S’il fallait faire un classement des meilleurs hockeyeurs étrangers ayant évolué en France, nul doute que Claude Verret serait parmi les tout premiers. Ce renfort canadien très talentueux a fortement marqué tous les esprits lors de son passage en France. Fait assez rare pour être souligné, les supporters adverses applaudissaient souvent ses actions de jeu spectaculaires pour saluer tout simplement les prouesses d’un véritable artiste.

Effectivement, l’annonce de la disparition de Claude Verret a suscité un émoi unanime parmi les anciens hockeyeurs français de sa génération qui l’ont côtoyé ou affronté car ils avaient un très grand respect et de l’admiration pour le célèbre numéro 11 des Dragons de Rouen. Ce fut l’occasion pour Claude Verret de continuer à s’illustrer (avant de prendre sa retraite en 2000) au milieu d’un superbe trio de « mercenaires » composé de l’ex-défenseur tricolore Serge Poudrier et de l’attaquant russe Slava Bykov. Mais avant son départ en Suisse Claude Verret a donc joué pendant six saisons consécutives à Rouen où son talent éclata au grand jour au point d’être rapidement surnommé « Magic » par ses admirateurs. C’était le début de la grande épopée du club de Rouen dans l’élite du hockey français.

Par ailleurs, Claude Verret remporta à titre individuel le trophée du meilleur compteur de la Ligue Magnus en 1993, mais aussi le trophée du joueur le plus fair-play à quatre reprises (1990, 1991, 1992, 1993) car ce dernier avait un comportement exemplaire. Ce fut un crève-cœur également pour son coéquipier et grand ami Franck Pajonkowski avec qui il continua à entretenir après son départ une fidèle et étroite relation amicale.

Claude Verret confia en 2011 : « Avec mon épouse, nous sommes parrain et marraine de Tom, le fils de Franck et Sylvie, car nos deux amis sont vraiment de très bonnes personnes. L’ancien journaliste-reporter du Paris-Normandie Roger Biot, émerveillé par les prouesses de ce renfort canadien à l’accent québécois de Beauport, me parlait très souvent des performances de Claude Verret lors de nos conversations téléphoniques.

« Claude Verret avait tous les dons : la personnalité, la prestance, la technique et la tactique. De plus, c’était un altruiste qui n’hésitait pas à sacrifier son propre rayonnement pour celui de son équipe. Combien de fois fut-il mis à contribution par l’entraineur-joueur Larry Huras pour reprendre en main une ligne qui battait de l’aile ! Combien de palets l’envoya-t-on gratter dans les coins au lieu de le laisser s’exprimer en pleine lumière ! Combien de passes donna-t-il comme autant de buts tout faits qui ne furent jamais transformées ! Combien de buts pouvait-il réussir et qu’il préféra faire marquer par un autre ! Oui, vraiment, jamais, mis à part Christian Pouget, on n’aura vu pareil joueur évoluer à l’époque dans un championnat français. Les entraîneurs nationaux Kjell Larsson et Juhanni Tamminen ont regretté de n’avoir jamais pu l’utiliser en équipe de France. Il aurait sans doute obtenu facilement la double nationalité. Il le souhaitait. Pourquoi cela ne se fit-il pas ? Mystère.

Guy Fournier, le manager général de Rouen, qui a décidé de se retirer après 26 ans de loyaux services, m’avait confié à l’époque dans mon livre : « Claude Verret, c’était le talent pur. Il avait une personnalité discrète mais il était aussi un pince-sans-rire. Ce fut un gars irréprochable et très travailleur. En tant que capitaine, il ne s’est jamais énervé envers les arbitres. De plus, il était toujours à l’heure et très aimable. Et puis, pendant les matchs, il nous donnait souvent des « caviars ». Lorsqu’il avait le palet, il arrivait à le faire passer comme par magie entre les crosses et les poteaux. Je me souviens aussi d’un truc marrant : Claude réussissait toujours la même feinte dans la lucarne droite lorsqu’il effectuait un break où lorsqu’il tirait un penalty. Curieusement, il trompait à chaque fois les gardiens adverses avec le même coup !

Larry Huras, qui fut son coéquipier et entraîneur pendant son séjour en France, me fit également l’éloge de son joker canadien lors de l’écriture de sa biographie : « Claude Verret était pour moi un porte-bonheur. Tous les titres que j’ai gagnés comme coach, en France ou en Suisse, l’ont été alors que Claude était présent dans mon équipe. Claude Verret était un vrai professionnel. C’était aussi un ami. J’ai joué avec lui, je l’ai dirigé, et il n’a jamais cessé de m’étonner ! Avant un tournoi final du club de Zurich, alors que ça faisait un mois et demi que Claude jouait uniquement pour le plaisir dans une ligue de garage au Québec, il a accepté de revenir en Suisse à ma demande. C’est la marque d’un génie que d’accepter un tel challenge. Au bout de dix jours seulement, jouer à ce niveau-là, ce fut incroyable ! J’avais beaucoup de respect pour lui car malgré ses 37 ans, j’ai pu l’utiliser souvent durant le carré final. J’ai coaché certains joueurs qui étaient déjà vieux à 24 ans ! En revanche Claude a su rester jeune d’esprit, se maintenir en forme et s’entraîner comme un vrai professionnel. Il a eu l’opportunité de venir avec nous pour faire cet extra et il a bien fait puisque nous avons gagné avec lui la Coupe Continentale !

Dans l’équipe rouennaise qui fut sacrée championne de France pour la première fois de son histoire en 1990, Claude Verret avait des équipiers qui formaient un savant mélange de sang neuf et de joueurs expérimentés avec notamment le gardien Petri Ylonen, les défenseurs Denis Perez, Eric Calder, Larry Huras, Steve Woodburn et Dave Randall, ainsi que les attaquants Thierry Chaix, Guy Fournier, Benoît Laporte, Franck Pajonkowski, Patrice Fleutot, Patrick Daley, Erik Damy ou encore Luc Tardif, le président actuel de l’IIHF qui était revenu après une courte escapade à Caen. Comme on l’imagine, tous les célèbres hockeyeurs que je viens de citer ont été très choqués et bouleversés en apprenant le décès inattendu de Claude Verret car c’était un coéquipier modèle qu’ils admiraient.

Pour l’anecdote, au mois de novembre 1993, après son élimination en Coupe d’Europe, le club de Rouen fit sensation en acceptant de prêter momentanément Claude Veret, son célèbre numéro 11, au club de Lausanne en Suisse car les « Lions » helvétiques cherchaient à ce moment-là un joker susceptible de les aider à accéder dans la Ligue Nationale A. L’avocat du club de Rouen mit cependant comme condition expresse à ce « dépannage » que Claude Verret soit de retour rapidement en France pour disputer les séries finales du championnat. Ainsi, le club normand fit-il pendant ce laps de temps l’économie d’un salaire important tandis que « Magic » y trouva lui aussi son compte…en francs suisses. Les dirigeants de Lausanne ne regrettèrent pas cette « location » momentanée qui fut très médiatisée puisque Claude Verret aida l’équipe entraînée par Jean Lussier à se qualifier pour les play-offs et elle n’échoua que de très peu pour le titre de la Ligue Nationale B.

Il faut savoir que Claude Verret n’était pas un inconnu avant son arrivée en France. En effet, il fut repêché en 1980 par les Draveurs de Trois-Rivières dans la Ligue de hockey junior majeur du Québec. Durant la saison suivante (1981-1982), il remporta aussi le championnat des compteurs, ce qui lui valut de recevoir le « Trophée Jean-Béliveau ». L’ancien défenseur des Remparts de Québec Jean Gagnon, qui fit ensuite une longue carrière en Suisse (Fribourg, Martigny, Lausanne, Genève, Sierre, Villars) s’entraînait avec Claude Verret durant l’été pendant plusieurs années au Canada. C’est Jean Gagnon qui l’avait convaincu, pendant son séjour en Suisse de rallier les rangs du club de Lausanne.

Il joua quelques matchs dans la Ligue Nationale de Hockey avec les « Sabres », une franchise située dans l’état de New York mais il passa le plus clair de son début de carrière dans la Ligue américaine de hockey avec le club réserve des « Americans de Rochester » situé dans l'ouest de cet état. Après son retour définitif d’Europe, Claude Verret a été par ailleurs intronisé au Temple de la Renommée de la Ligue de hockey junior Maritimes Québec (LHJMQ) en 2005. Le Tournoi international (M11-M13) de Beauport a été aussi rebaptisé à son nom.

Quant à son fils, Anthony Verret (32 ans aujourd’hui), il fut un ancien membre du « Blizzard » du Séminaire Saint-François, des « Huskies » de Rouyn-Noranda, du « Phoenix » de Sherbrooke et des « Remparts » de Québec dans le junior canadien. Il a évolué également pendant quelques saisons avec les « Patriotes » de l’Université de Trois-Rivières.

Je vais clôturer cette Tribune en forme d’hommage avec d’abord ce communiqué du club suisse de Genève-Servette qui pleure également la disparition de son ancien joueur en expliquant : « Claude Verret était le rayon de lumière qui traversait la pénombre des saisons difficiles du GSHC à cette époque. L’équipe avait dû passer par le tour de relégation et notre renfort canadien avait été l’un des grands artisans du sauvetage. Son ancien coéquipier, Beat Kindler a souligné également la classe du personnage : « Claude Verret, c’était le Canadien gentleman. Il était toujours calme et avait une efficacité folle devant les buts. C’était un magicien de la glace. Dans le vestiaire, il était discret. Mais quand il disait quelque chose, les autres l’écoutaient. Son avis comptait beaucoup.

Après l’annonce de la disparition de Claude Verret le journal suisse Le Matin publia un compte-rendu d’un match dans lequel l’annonce de la mort de Claude Verret a provoqué un événement très émouvant à la vingt-huitième minute de jeu (l’ancien numéro 28 de Verret) pour saluer la mémoire du disparu : « A ce moment du premier acte des quarts de finale des play-offs de National League entre le Lausanne HC et les Langnau Tigers (4-3), tout à coup les chants cessent. Les spectateurs des places assises de la Vaudoise aréna se lèvent et l'ensemble du public s'unit pour rendre un vibrant hommage à Claude Verret. Les applaudissements se prolongent durant de longues secondes, le visage du Canadien apparaît sur le grand tableau d’affichage suspendu au plafond de la patinoire lausannoise et les supporters de la Section Ouest déploient une banderole à l'attention de son ancien chouchou alors porteur du numéro 28 avec ces mots : « Étoile éternelle du chaudron de Malley, repose en paix Claudinho ! «

Il restera à jamais dans la mémoire du club en ayant été le premier capitaine rouennais à soulever la Coupe Magnus, c'était lors de la saison 1989-1990 à Grenoble. Son élégance, son talent, sa vision du jeu, sa gentillesse resteront gravées dans ma mémoire, moi qui l'ai connu, qui l'ai vu jouer et qui était du voyage lors de ce premier titre historique. Il avait toujours un mot aimable pour les supporters, toujours disponible pour répondre à nos questions. Claude, tu resteras à tout jamais le premier. Je reprends bien sûr à mon compte la dernière phrase de ce supporter. Le site Hockey Hebdo et moi-même pensons très fort à sa famille, à ses proches ainsi qu’à tous ses amis amoureux du hockey sur glace. Adieu Claude Verret, comment pourrait-on t’oublier ?

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