La Signification du Logo du PSG et de son Étoile

Né en 1970 de la fusion entre le Paris FC et la section football du Stade Saint-Germanois, le Paris Saint-Germain n’est pas seulement un club de football : c’est le résultat d’un projet politique et symbolique. Dès ses premières années, le PSG se cherche une image forte. Aujourd’hui, quelle est la signification du logo du PSG ?

En un mot comme en cent, le logo du Paris Saint-Germain est une synthèse visuelle de l’identité double du club : Paris, capitale mondiale, et Saint-Germain-en-Laye, berceau royal. Si la Tour Eiffel saute aux yeux, la fleur de lys intrigue. Découvrons ensemble les éléments qui composent ce blason emblématique.

L'évolution du logo du Paris Saint-Germain | Tous les Emblèmes du football du PSG dans l'histoire

Les Symboles du Logo du PSG

La Tour Eiffel : Symbole de Paris

Au centre du blason, la Tour Eiffel rouge s’impose. Symbole mondialement reconnu de Paris, elle donne immédiatement un ancrage clair au club. Avec cette fameuse « étoile-tour Eiffel » toujours bien en évidence, un dessin déjà iconique pour les supporters du PSG.

La Fleur de Lys : Hommage à Saint-Germain-en-Laye

Mais c’est en bas du blason que tout se joue pour les initiés : une fleur de lys blanche, stylisée, parfois dorée selon les déclinaisons. Ce symbole héraldique est associé depuis le Moyen Âge à la royauté française. Il fait ici référence à Saint-Germain-en-Laye, ville royale où est né Louis XIV en 1638.

Longtemps, un petit berceau accompagnait d’ailleurs cette fleur sur le logo, renforçant la référence au Roi-Soleil. Avec l’actuel blason adopté en 2013, le berceau a disparu, laissant la fleur de lys occuper seule cette partie inférieure du logo. La refonte opérée sous l’ère QSI (Qatar Sports Investments) ne laisse aucune place au hasard. Mais la fleur de lys, elle, reste. Elle agit comme un garde-fou visuel, un rappel que le PSG n’est pas une marque parachutée, mais un club enraciné dans une histoire bien plus ancienne que son année de fondation.

L'Étoile : Symbole de Victoire ?

La légende urbaine veut qu'un sacre européen soit automatiquement symbolisé de la sorte, comme l'a fait l'Olympique de Marseille après le titre de 1993. Mais il s'avère pourtant qu'il n'existe aucune règle en la matière sur la scène continentale. L'UEFA ne prévoit aucune obligation pour les écussons des clubs champions d'Europe.

Le PSG a donc une liberté totale en la matière, même si ce n'est pas la tendance. L'UEFA impose seulement un badge spécial sur la manche pour les équipes sacrées au moins cinq fois en Ligue des champions (ou titrées trois fois de suite). Ce badge, qui reprend le logo de la compétition, fait apparaître le nombre de victoires.

L'AS Saint-Étienne a par exemple choisi d'en utiliser une pour symboliser ses dix titres de champion de France (1957, 1964, 1967, 1968, 1969, 1970, 1974, 1975, 1976, 1981). Un modèle que n'a pas suivi le PSG, pourtant vainqueur à 13 reprises.

Les Pratiques en Europe

En Angleterre et en Espagne, chacun fait aussi comme bon lui semble. Ce qui n'est pas le cas en Allemagne, ni en Italie.

En Bundesliga, le règlement prévoit une étoile pour trois titres, deux pour cinq titres, trois pour dix titres, quatre pour vingt titres, cinq pour trente titres. Pourtant, dans son palmarès, le Bayern a attendu son 31e titre, en 2021, pour broder la cinquième. On a connu les Bavarois plus réactifs sur le marketing.

En Serie A, il est prévu qu'une étoile représente dix titres. La Juventus Turin est d'ailleurs la pionnière du système d'étoile, pour son dixième sacre en 1958. En 2012, Nike en avait floqué trois pour la trentaine de titres... oubliant, volontairement ou pas, que ceux de 2005 et 2006 avaient été retirés au club turinois pour un scandale de matchs truqués qui avait valu au club d'être relégué en Serie B. On en était donc à 28 ! La troisième étoile est officiellement arrivée en 2014.

Pour les sélections nationales, la FIFA autorise à porter une étoile pour chaque titre de champion du monde. Le Brésil en affiche cinq et les deux premières ont fait leur apparition lors d'une tournée en 1968.

Les Étoiles dans le Monde

Si le PSG était encore tiraillé il y a un an entre étoile de L1 ou étoile de C1, l'Espérance de Tunis y a répondu sans hésitation : les deux, mon capitaine ! Forts de leurs 31 titres en championnat de Tunisie et de leurs 4 Ligues des champions de la CAF, les Sang et Or portent 3 étoiles au-dessus de leur logo et 4 en dessous. De quoi rendre jaloux les rivaux de L'Etoile sportive du Sahel, qui n'en ont qu'une (10 titres), en plus de celles de leur blason.

Mêmes cumulards évidents : le Sheriff Tiraspol, avec sa grosse étoile de shérif et ses 19 championnats de Moldavie, ou l'Etoile Rouge de Belgrade (32 championnats de Yougoslavie, de Serbie-et-Monténégro et de Serbie).

En sélection, la règle est claire : une étoile correspond à une victoire en Coupe du Monde. L'Uruguay en arbore quatre depuis 1992, alors qu'il n'a, à ce jour, remporté que deux titres (1930 et 1950). La Celeste honore tout simplement ses médailles d'or aux Jeux Olympiques de 1924 et 1928, alors la plus haute compétition de football à l'échelle mondiale, organisée sous la tutelle de la FIFA, qui n'a jamais entériné officiellement ce point de vue.

Le 15 juin 2018, c'était la guerre des étoiles au stade central d'Ekaterinbourg au premier tour de la Coupe du monde. Face à l'Uruguay et ses quatre étoiles, l'Egypte en affichait sept pour autant de victoire en Coupe d'Afrique des Nations. D'autres nations, les arborent lors des phases finales (Afrique du Sud, Cameroun...). En Asie, on a aussi vu un Qatar étoilé participer à la Copa America.

L'article 4, alinéa 15 (Etoiles des vainqueurs) du règlement de la FIFA sur les équipements de jeu a, depuis, statué sur une question que le marketing ne se posait pas auparavant. Il distingue les hommes et les femmes, le foot, le futsal et le beach soccer.

Tableau récapitulatif des étoiles par pays et compétition

Pays/Compétition Signification des étoiles
Bundesliga (Allemagne) 1 étoile pour 3 titres, 2 pour 5, 3 pour 10, 4 pour 20, 5 pour 30
Serie A (Italie) 1 étoile pour 10 titres
FIFA (Sélections Nationales) 1 étoile par Coupe du Monde gagnée

Le PSG va-t-il suivre l’exemple de l’OM ?

Chacun fait ce qu'il lui plaît sur la piste aux étoiles. En France, comme en Angleterre ou en Espagne, aucun règlement (FFF, UEFA ou FIFA) n'impose quoi que ce soit aux clubs. Alors, tout naturellement, Saint-Etienne, première -et seule encore aujourd'hui- équipe à décrocher dix titres de champion en 1981, a eu tout loisir de s'inspirer de ce qui se faisait ailleurs, en Italie par exemple, et d'arborer une étoile au-dessus de son blason à partir de... 1993.

En janvier 2017, les Lyonnaises de Gérard Prêcheur en firent de même. La première option est à ce jour la plus proche de se concrétiser. Mais vu les délais incompressibles entre le titre, les décisions et la fabrication, on voit mal une étoile apparaître dès le début de la saison prochaine. Contacté cette semaine, le club nous a d'ailleurs assuré : «Ce n'est pas d'actualité.»

Toute la signalétique a été préparée, plusieurs jours avant la finale, au cas où…Après la victoire éclatante face à l’Inter Milan (5-0) à Munich, d’immenses affiches ont fleuri de chaque côté du Parc des Princes et sur les boutiques du club dans la nuit de samedi à dimanche. La nouvelle décoration de l'entrée du Parc des Princes. Pour d’autres comme le Bayern ou le Milan AC, elle a une signification nationale.

L'OM à jamais... A condition de gagner, bien sûr. Quoique... Comme un pied de nez aux supporters parisiens qui le sifflaient.

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