La Ligue Sud - Provence-Alpes-Côte d’Azur de Voile (ligue 112), créée le 12 mars 2011, résulte de la fusion de la ligue Alpes Provence et de la ligue Côte d’Azur. Depuis 2011, la Fédération Française de voile est représentée sur le territoire par la Ligue Sud, dont les membres élus s’assurent de la mise en pratique de la politique décidée à l’échelle nationale, et se font le relais des clubs sur le terrain.
La Ligue Sud - Provence-Alpes-Côte d’Azur de Voile assure la représentation de la Fédération Française de Voile dans tous les organismes régionaux où sa présence est nécessaire, et aussi dans toutes les manifestations sportives. La Ligue exerce les pouvoirs de la Fédération Française de Voile en ce qui concerne la gestion administrative des structures affiliées ou agréées. Elle coordonne les actions des comités départementaux de son territoire, par une politique élaborée en concertation.
Elle favorise de bonnes relations entre les membres affiliés ou agréés, assure la promotion des titres fédéraux auprès des affiliés et agréés.
Avec 156 clubs et plus de 50 000 licenciés, la voile en région Sud coule des jours paisibles. Pour fédérer les marins et permettre à tous de se jeter à l’eau, la Ligue Sud a pris le Plan voile de la région à bras le corps.
De la Camargue à Menton, sans oublier les rives des grands lacs de montagne, les clubs de voile sont partout en région Sud.
Pour permettre à la région de se positionner comme figure de proue de ce sport, le plan voile est en action depuis 2018, pour aider à l’achat et au renouvellement de matériel, à la modernisation des clubs et au développement de cette pratique. Depuis, les effets s’en font sentir.
En 2023 la Ligue Sud a enregistré 12568 licences compétition, 3 609 licences jeune, 31 004 passeports voile régionalistes, sans compter les milliers de licences temporaires, devenant la première région française en termes de licenciés.
« Le plan voile a permis, au-delà des subventions, un coup de projecteur et une notoriété pour nos clubs encore jamais égalés, se réjouit Claude Le Bacquer, président de la Ligue Sud. Nous avons de plus en plus de licenciés, c’est une croissance unique par rapport aux autres ligues françaises. »
Parmi les missions de la Ligue, on peut citer la construction du calendrier sportif régional, qui représente cette année 740 régates, hors Jeux Olympiques, allant de compétitions départementales aux Championnats du monde. La Ligue se charge de trouver les clubs et les financements, s’assure du bon déroulé des événements, de l’inscription des participants jusqu’à l’intégration de leurs résultats au classement des athlètes.
« Aujourd’hui, 56% des athlètes sur les podiums viennent de la Ligue Sud, se félicite Claude Le Bacquer. Nous avons des marins sur toutes les embarcations, même les plus saugrenues, mais nous avons surtout des champions en voile légère. »
Ces jeunes champions, la Ligue Sud va les chercher en faisant en sorte de rendre la voile accessible à tous, dès le plus jeune âge avec des cours adaptés aux petits et aux scolaires, mais aussi aux personnes en situation de handicap. Ainsi depuis quelques années, la ligue recense dans un annuaire mis à jour régulièrement, la quinzaine de clubs équipés de systèmes de mise à l’eau et de bateaux adaptés, qui permettent au plus grand nombre de pratiquer la voile et de participer aux régates.
Dès l’annonce de la tenue de Jeux Olympiques sur son territoire, la Région Sud a déployé un Plan Voile qui représente aujourd’hui un budget de 32 millions d’euros, en 4 angles d’action :
- le volet sportif : soutien à l’achat d’équipement pour les clubs, participation aux travaux de la Marina Olympique, accès au sport de haut niveau, soutien aux manifestations sportives, conventionnement pluriannuel avec la Ligue régionale de voile ou le développement de la pratique auprès des jeunes, etc,
- le volet mer : modernisation des bases nautiques et soutien à l’investissement des clubs, etc,
- le volet tourisme : dans le cadre du développement d’un plan d’actions de la filière touristique nautisme et plongée,
- le volet formation : développement de dispositifs de formation visant la promotion des métiers de la mer et du nautisme, et professionnalisation des acteurs de la filière, notamment les gestionnaires de bases nautiques.
Bienvenue au pays des jeux ! En Région Sud, les épreuves de foot et de voile vont faire vibrer le territoire !

Le concept de "Flotte Partagée"
La voile de compétition vit depuis quelques années une transformation discrète mais significative. Parmi les innovations qui bousculent les codes de la régate, le concept de « Flotte Partagée » s’impose depuis quelques années comme une alternative séduisante et prometteuse. Ce nouveau format de compétition, économique, écologique et équitable fait de plus en plus d’émules chaque saison et les régatiers sont de plus en plus nombreux à se passionner pour ce concept.
Traditionnellement, participer à des régates supposait de posséder (ou de louer à grands frais) son propre bateau, de l’entretenir, de le transporter d’un plan d’eau à un autre, de l’équiper avec du matériel parfois très onéreux. Cette logique excluait de fait de nombreux passionnés ne disposant pas des moyens financiers nécessaires. Le modèle de Flotte Partagée inverse cette dynamique.
Dans ce système, les organisateurs d’événements ou les clubs mettent à disposition une flotte de bateaux identiques que les équipages utilisent à tour de rôle. Cela peut concerner aussi bien des dériveurs que des quillards et des monotypes Habitables. L’un des bénéfices majeurs de ce système est l’accent mis sur la performance humaine.
En éliminant l'influence de la qualité du bateau ou de son équipement, les régates en Flotte Partagée valorisent les compétences pures : la tactique, la stratégie, la coordination d’équipage, la lecture du plan d’eau. Les résultats reflètent plus fidèlement les talents réels des marins. Ce retour à une forme d’égalité, crée des courses plus disputées, plus spectaculaires et souvent plus imprévisibles.
Il oblige également les équipages à faire preuve d’adaptabilité : chaque bateau a sa propre « personnalité », malgré la standardisation. Au-delà de l’aspect sportif, la Flotte Partagée s’inscrit dans une démarche économique et écologique.
En mutualisant les bateaux, les clubs ou organisateurs réduisent les coûts d’investissement, d’entretien, de stockage et de logistique. Cela permet de proposer des compétitions à des tarifs bien plus abordables, attirant ainsi un public plus large : jeunes régatiers, étudiants, amateurs passionnés....
C’est aussi le support idéal pour les nombreuses régates 100% féminines qui se développent sur les plans d’eau du pays, à l’image du WLS Trophy, le circuit national de référence et ses 12 étapes en 2025 !
Pour les clubs de voile, investir dans une flotte partagée peut représenter un levier de développement. Cela permet d’organiser des régates « clés en main », attractives et moins dépendantes du matériel des membres. Certains clubs innovent même en mettant leur flotte à disposition pour des événements inter-entreprises, du team-building ou des stages de formation à la régate.
C’est d’ailleurs avec le format de la Flotte Partagée que se déroulera cette année le Championnat de France de Voile Habitable Entreprise, du 25 au 29 septembre à Toulon, et toutes ses épreuves sélectives au fil de la saison.
Le concept de Flotte Partagée s’accompagne souvent de formats de course innovants. Les régates sont plus courtes, plus dynamiques, et souvent courues près du rivage pour favoriser la visibilité. Cela rend le spectacle plus accessible au public, qui peut suivre les évolutions des bateaux depuis la côte ou via des retransmissions vidéo.
Certains événements intègrent aussi des systèmes de rotation : les équipages changent de bateau après une ou plusieurs courses pour garantir l’équité sur l’ensemble de la compétition.
La Flotte Partagée est aussi un fantastique moyen de rencontres entre des régatiers venus d’horizons complétement différents. Avec son format hybride et attractif, où la convivialité est un élément central dans le déroulement des compétitions, elle attire des marins venus de l’olympisme, des compétitions Inshore plus traditionnelles, du match-racing mais aussi des équipages moins aguerris qui souhaitent partager une expérience sportive et bienveillante avec des régatiers de haut-niveau.
C’est aussi un bon moyen pour les jeunes marins d’enrichir leur expérience sur l’eau. De nombreuses filières de haut niveau, y compris en préparation olympique, utilisent désormais ce format pour compléter les connaissances des jeunes talents en compétition.
Les Flottes Partagées ne remplaceront sans doute pas toutes les formes de compétition en voile, mais elles constituent une alternative crédible, moderne et pertinente. En redonnant la priorité au facteur humain, en abaissant les barrières à l’entrée, et en limitant l’impact environnemental, elles s’inscrivent dans une évolution nécessaire du sport nautique.
À l’heure où la voile cherche à séduire de nouveaux publics, à renforcer son image de sport accessible et à répondre aux défis du développement durable, le modèle de la Flotte partagée apparaît comme une réponse adaptée et enthousiasmante.
Les 21 et 22 juin prochains se déroulera la Finale du Championnat Régional de Flotte Partagée, organisée par la Ligue Sud de Voile à Marseille. 12 équipages venus d’horizons différents, de l’olympisme à l’inshore en passant par la course au large mais aussi avec de nombreux amateurs de tous âges, se joueront la victoire sur les J70 mis à leur disposition par l’organisation.
J’étais entraineur en 420 quand la « Flotte Partagée », qu’on appelait alors « Flotte Collective » a fait son apparition aux Championnats de France Espoirs il y a quelques années de cela. Ça m’a amené à m’intéresser à ce format, dans un premier temps en réfléchissant à ce que les jeunes que j’entrainais pourraient en tirer en testant d’autres supports et d’autres façon d’appréhender la régate.
Puis en septembre dernier, la Ligue Sud m’a confié ce sujet et la gestion de la Flotte des J70 qu’elle a acquis il y a quelques saisons. Avant les Jeux Olympiques à Marseille ils étaient basés à terre la plupart du temps mais les travaux faits sur la nouvelle marina permettent désormais de les garder « prêts à l’emploi » toute l’année. Ce site olympique est un outil génial et facilitant.
Cette nouvelle flexibilité nous a poussé à lancer de nouveaux projets autour de ces J70. Leur utilisation en « Flotte Partagée » est venue assez naturellement, d’autant que le J70 reste un bateau qui nécessite un gros budget pour être vraiment compétitif sur les régates de la classe à l’international et même sur les gros rendez-vous nationaux.
Ces J70 seront ceux qu’on retrouvera cet été pour le Championnat de France Espoirs en Flotte Partagée qui se déroulera à Martigues. Avant le début de la saison sportive on s’est fixé comme objectif numéro un de pouvoir accompagner vers la performance des équipages représentants la Ligue Sud sur ce Championnat de France Espoirs « à domicile ».
On a un réservoir de jeunes exceptionnel et on aimerait jouer la victoire cet été en « Flotte Partagée ». C’est de cet objectif qu’est né le Championnat de France Régional. Au-delà de ce Championnat Régional on a mis en place tout un panel d’activités pour permettre à ces J70 d’aller sur l’eau le plus possible.
On a par exemple sacralisé quatre weekends dans l’année pour des navigations 100% Féminines, mais aussi pour des actions transversales et permettre notamment à des Minimes de découvrir la pratique Habitable en équipage. On a aussi invité des moniteurs de plusieurs clubs de la région à venir naviguer ensemble. C’était un moment très sympa.
Ce qui est top c’est que pour la Finale du Championnat Régional de Flotte Partagée on aura des représentants de tous ces publics qu’on a accueilli par ailleurs cette année, avec des équipages espoirs forcément, mais aussi des plus jeunes, des moniteurs, des étudiants, des équipages 100% féminins, et des marins venus d’autres horizons, comme l’olympisme ou l’IRC, qui viennent s’intéresser aux particularités de la pratique en Flotte Partagée. Finalement ce sont les actions qu’on a mis en place qui ont fait que le Championnat Régional de Flotte Partagée a eu du succès. La proximité avec le Pôle France est aussi un vrai plus.
Ça colle bien à l’esprit du format Flotte Partagée, avec du jugement direct sur l’eau et une convivialité au cœur des weekends. On tient à organiser à chaque fois un repas entre les coureurs en plus d’essayer d’être le plus proche de leurs attentes avant et pendant que l’on est sur l’eau.
Les régatiers sont contents d’avoir ces moments de partage, d’autant plus que ce sont des marins venus d’horizons très différents qui se rencontrent et qu’ils ont plein de choses à partager. Sur l’eau aussi on essaye d’avoir le maximum de fluidité possible, en mettant les équipages en attente sur des « bateaux-pontons » pour qu’ils puissent vivre au plus près les courses des autres concurrents.
On utilise les bouées géostationnaires pour gagner en efficacité pendant et entre les courses également, en plus de réduire certains couts matériels et humains. Pour le reste on peut s’appuyer sur les clubs locaux, comme l’ASPTT ou l’YCPR chez qui on « passe commande » en fonction de nos besoins.
Avoir une flotte de bateau identique permet de proposer beaucoup de choses, et pas seulement à travers des régates. J’ai notamment créé les « Jeudi Étudiants » pour accueillir les étudiants des universités et des Écoles marseillaises avec des tarifs accessibles, à 25€ par personne. Et lors du colloque fédéral organisé il y a deux mois à Marseille, j’ai également organisé un mini-championnat avec les J70, en répartissant les 60 cadres et entraîneurs venus de toute la France en équipages et en 3 poules.
Pour les saisons à venir on aimerait que davantage d’équipages de clubs rejoignent l’aventure, pour créer un lien encore plus fort avec la Ligue Nationale de Voile, la compétition 100% interclubs au niveau national en Flotte Partagée. Je suis certain qu’on peut aller chercher des régatiers qui seraient intéressés par ce format, convivial, sans prise de tête au niveau logistique, et combine intensité et simplicité sur l’aspect sportif.
C’est vrai que la notion de « club » est peut-être moins présente dans le Sud que dans d’autres régions mais c’est quelque chose sur lequel on va travailler.
9 raisons de détester la régate! [Spi Ouest France 2022]
Comment se déroule une régate?
Christophe Gaumont, "race officer" de la Semaine Olympique Française, chargé de la coordination sur l'eau, nous explique le b.a. -ba des régates, pour tout comprendre sur les épreuves de voile qui ont lieu en région Sud.
La voile est un sport phare des Jeux Olympiques modernes. Depuis les Jeux d'Athènes de 1896, il a été présent à chaque édition à l'exception des Jeux de Saint-Louis en 1904. Depuis le 28 juillet, et jusqu'au 8 août, des dizaines d'embarcations s'élancent pour leurs courses olympiques dans la rade de Marseille. L'occasion de comprendre comment se déroulent ces régates olympiques grâce aux réponses de Christophe Gaumont !
L'arbitrage sur l'eau
Il existe trois spécialisations d’arbitres :
- Le comité technique: il doit s’assurer que les bateaux sont bien tous les mêmes. Il y a des règles propres à chaque classe de bateau, les voiles sont par exemple limitées en taille, il peut donc mesurer la surface des voiles, vérifier que les équipiers ont bien les équipements nécessaires à bord (gilet de sauvetage, bout de remorquage, etc.), ou encore qu'ils n'ont pas dissimulé du poids qui les avantagerait.
- Le comité de course: chargé de donner le départ en vérifiant que personne n’est parti trop haut par rapport à la ligne d’arrivée, vérifier que les athlètes respectent bien le parcours, vérifier les passages de la ligne d’arrivée et en faire un classement.
- Le jury: positionné sur l’eau, il vérifie que personne n’enfreint les règles sur l’eau comme par exemple, l'obligation de s’écarter lorsque l’on double un autre participant. En cas de faute, le jury siffle et agite un drapeau pour notifier d’une sanction : celui qui a commis la faute doit alors faire un tour sur lui-même, ou deux selon les séries, avant de repartir. En cas de faute manquée durant l’épreuve, il est possible de faire une réclamation au jury après la course, qui, après opposition des deux versions des coureurs concernés prennent leur décision.
Comment gagner une course ?
Pour une régate olympique, le système de classement est particulier : il faut marquer le moins de points possible.
Comment compte-t-on les points ?
Pour chaque course, le premier a 1 point, le second a 2 point, le troisième en a 3, etc. Les athlètes ayant abandonnés ou disqualifiés auront les points du dernier +1. Pour le classement général final, les points de toutes les courses sont additionnés. Le nombre de courses qui composent les séries d'ouverture varie en fonction de l'épreuve.
Petite particularité : les athlètes ont un "droit à l'erreur", "à la contreperformance", puisqu'on enlève pour le classement final, la plus mauvaise course de chacun. Les 10 meilleurs du classement sont alors qualifiés pour la course aux médailles. Dans cette course, les points sont doublés et viennent s'ajouter au total des séries d'ouverture.

Team Voile Banque Populaire Méditerranée
La Banque Populaire Méditerranée (BPMED) est fière de dévoiler la nouvelle promotion 2025/2026 de la Team Voile BPMED ! Composée de 9 athlètes talentueux et de 2 parrains, cette équipe incarne à la fois l’excellence sportive et un engagement fort pour leur territoire.
La Banque Populaire Méditerranée poursuit son engagement historique pour la voile en soutenant les athlètes, les clubs et toutes les générations qui font briller notre Méditerranée.
Merci à Banque Populaire Méditerranée (BPMED) pour sa présence à nos cotés, pour cette soirée qui couronne notre saison sportive. Bravo aux champions et aux gagnants du trophée Lise Vidal. Plus de 100 coureurs, allant des catégories jeunes jusqu’aux athlètes de haut niveau mondial, ont été salués pour leurs exploits remarquables. Un grand bravo à eux, ainsi qu'aux présidents de clubs, entraîneurs et familles qui les soutiennent sans relâche.
