Le hockey sur glace en Europe présente une diversité de niveaux et de structures, rendant les comparaisons entre ligues complexes. Cet article se penche sur la ligue norvégienne de hockey, en la situant par rapport à d'autres championnats européens, notamment la Ligue Magnus en France et l'EIHL (Elite Ice Hockey League) en Grande-Bretagne.
Comparaison des Ligues : EIHL, Ligue Magnus et Formation des Jeunes
Bien qu'étant un fervent défenseur de l'EIHL, il est important de reconnaître les différences significatives entre les ligues. Les comparaisons sont donc très relatives. On peut considérer qu'il y a une hiérarchie en Grande-Bretagne comme en France, mais si les toutes meilleures équipes d'EIHL (Belfast, Sheffield et Nottingham) peuvent rivaliser avec les meilleures équipes françaises, les équipes les plus faibles en EIHL, comme Édimbourg, ont un niveau correspondant au mieux à du mi-tableau de D1.
L'EIHL présente des avantages certains sur la Ligue Magnus : de meilleurs salaires, une saison à 70 matchs environ, de plus grandes arenas et affluences, des règles plus souples dans les constitutions des effectifs (quotas étrangers, ponts avec les équipes de jeunes). Ces facteurs tendent à développer le championnat britannique plus rapidement que le championnat de France.
Malgré ces atouts, la formation française est largement en avance sur la formation britannique. Le système britannique est pyramidal :
- EIHL : Ligue fermée priorisant le recrutement de joueurs étrangers (70 à 75%).
- Premier League : Deuxième échelon, principalement pour les joueurs formés en Grande-Bretagne.
- Divisions Nationales : Organisation plus bancale.
Ce système pyramidal est directement lié aux entités des clubs. On retrouve ainsi des "petites équipes" représentant une localité, tout à fait autonome, mais il y a essentiellement un système de "hockey mineur", bien que cela ne soit pas souvent sous la même entité.
Prenons l'exemple de Sheffield : les Steelers jouent en EIHL, c'est la vitrine du hockey là bas. En dessous, on retrouve les Steeldogs en Premier League. L'équipe est indépendante dans les faits, et ce n'est pas une "équipe réserve", toutefois des "ponts" sont facilement faisables selon les besoins spécifiques de l'une ou de l'autre. Un pti jeune de Sheffield qui souhaite jouer au hockey peut donc démarrer en école de hockey, puis ralier la U16 selon son niveau, puis la U18. En fin de U18 (même si bien souvent, c'est en parallèle), il peut démarrer en sénior chez les Spartans ou les Senators s'il est bon. S'il continue sa progression, il pourra rejoindre les Steeldogs en Premier League. Tout cela peut se faire relativement facilement (bien souvent une saison d'un tel joueur évolue sur 3 équipes en comptant son équipe jeunes + des présences en séniors), en revanche la marche pour chopper et conserver une place pérène en EIHL pour les Steelers (s'il veut rester dans sa ville) est BEAUCOUP plus haute.
Il est malgré tout bien plus facile pour un jeune joueur français de compter de potentielles présences en Magnus, que pour un jeune britannique en EIHL.
Coupe d'Europe des Nations : France vs. Norvège
L'équipe de France masculine a réalisé un parcours parfait lors de la Coupe d'Europe des Nations, remportant deux victoires consécutives. À Épinal, dans une patinoire de Poissompré à guichets fermés, les Bleus se sont imposés face à la Norvège (2-0), après avoir battu le Danemark (3-1). Les joueurs de Yorick Treille ont ainsi battu une équipe mieux classée qu'eux au niveau mondial (12e contre 14e).
La Norvège, non qualifiée pour les Jeux Olympiques, s'est déplacée à Épinal avec ses meilleurs joueurs évoluant en Europe, notamment en Suède, en Allemagne et en Finlande. Seuls les joueurs de NHL étaient absents. La France, quant à elle, devait faire sans plusieurs joueurs cadres blessés ou retenus en club.
La victoire française a été plus longue à se dessiner que lors du match contre le Danemark. Pierre-Edouard Bellemare a ouvert le score à neuf minutes de la fin, sur une passe de Jordann Perret. Dans les ultimes secondes, Aurélien Dair a marqué dans la cage vide, scellant la victoire tricolore.
Les Bleus ont pu compter sur un solide Martin Neckar dans le but, qui a réalisé son premier « blanchissage » avec l'équipe de France. La ligne Bellemare-Perret-Fabre s'est montrée très efficace, participant à tous les buts français, sauf celui de Dair.
L'équipe de France est assurée d'être première du groupe B de la Coupe d'Europe. Elle visait un nouveau succès contre la Hongrie pour achever ce rendez-vous international sur une note parfaite.
Dès la première minute de jeu, la pénalité subie n’entache en rien l’atmosphère puisque celle-ci sera tuée sans occasions norvégiennes dangereuses. Martin Neckar réalise un très bon premier tiers avec plusieurs arrêts (huit au total), dont un face-à-face remporté devant Markus Vikingstad. Le premier powerplay tricolore, obtenu après 10 minutes de jeu, permet de se montrer dangereux par l’intermédiaire du capitaine Pierre-Edouard Bellemare.
Malgré un tir de Douay, c’est la Norvège qui domine dans le début du deuxième tiers, grâce notamment à deux supériorités numériques. Martin Neckar doit s’employer à plusieurs reprises. La plus grosse occasion de ce tiers côté tricolore vient de Jordann Perret sur un powerplay.
Les Bleus accélèrent à un quart d’heure de la fin, avec des tirs de Dylan Fabre, Jordann Perret ou encore Yohann Auvitu. La détermination va payer, puisqu’à la 49ème minute, Jordann Perret intercepte une passe et file à la cage. Après avoir feinté le défenseur, il passe à Pierre-Edouard Bellemare qui profite de la cage ouverte pour enflammer Poissompré (1-0 ; 48’24). Les hommes de Yorick Treille doivent ensuite montrer leur solidité défensive suite à l’infériorité numérique qui suit.
Victorieux 2-0, les Bleus confirment avec un nouveau succès face à un adversaire mieux positionné au classement IIHF. Ils viseront demain à 19h30 face à la Hongrie le 100% de victoire !

Carte des équipes de hockey sur glace en Norvège
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