Les joutes languedociennes, souvent appelées « joutes sétoises » au pied du mont Saint-Clair, sont une des méthodes de joutes nautiques pratiquées dans diverses régions de France, notamment en Provence, dans le Lyonnais et dans le Nord.
Chacune de ces méthodes se distingue par des particularités touchant aux barques et aux instruments utilisés : des lances, comme ici, mais aussi bien des perches flexibles, beaucoup plus longues, dans la vallée du Rhône ou le bassin parisien. Cette diversité est propre aux mécanismes de diffusion des jeux anciens que n’unifie aucune autorité centrale.
Les fêtes de la Saint-Louis, célébrées chaque année depuis 269 ans, offrent à Sète l'occasion de mettre à l'honneur les jouteurs, figures emblématiques d'une discipline ancestrale qui façonne l'identité de la ville.
« La joute languedocienne, c’est un pilier sétois. Je ne crois pas qu’ailleurs en France ou en Europe, les joutes soient aussi ancrées dans le capital d’une ville comme c’est le cas chez nous », souligne Germinal Rausa, président de la coordination des joutes sétoises.
Joutes Languedociennes - Trophée du Languedoc 2019 à Agde
Origines et histoire des joutes nautiques
Si les historiens semblent en désaccord sur le pays d'origine et les dates des premières manifestations nautiques représentant deux adversaires montés sur des bateaux munis de lances, nous disposons de représentations de jeux nautiques, depuis l'Antiquité, qui évoquent soit un jeu, soit une activité guerrière de gens d'eau, ou de rixes dont l'affrontement se déroulait sans protection avec des gaffes munies de ferrures à leurs extrémités Bas reliefs égyptiens et fresque de la tombe de PtaOtep à Saqqara.
En effet les joutes nautiques sont bien plus anciennes,puisque les plus anciennes représentations connues se trouvent sur des bas reliefs de l'Ancien Empire Egyptien,soit vers 2700 avant JC. Après le témoignage égyptien,on retrouve des traces de joute en Grèce antique,et les Grecs auraient introduit les joutes dans l'Empire Romain ou l'on retrouve de nombreux documents de naumachies,joutes pratiquées dans des arènes conçues pour recevoir de l'eau.

Naumachie dans les arènes romaines
Selon toute vraisemblance, les Romains ont diffusé les joutes dans tout leur Empire, même si certains historiens plaident en faveur d'une introduction des joutes dès la fondation de Massilia, Marseille! Notons aussi une description de fêtes à Strasbourg en 303 en l'honneur de l'Empereur Dioclétien.
Un document rapporte qu'en 1270, à Aigues Mortes, les soldats des croisades, les marins, attendant l'embarquement pour la Terre Sainte avec le roi Louis IX(Saint Louis) s'affrontaient en combats singuliers sur des embarcations légères.
Ainsi pour la méthode Alsacienne, c'est depuis le moyen Age,et les transactions de marchandises par l'Ill et le Rhin que Strasbourg prend un essor important, puis grâce à deux corporations marchandes, les bateliers et les pêcheurs, que les joutes nautiques se développent Les premières joutes à Strasbourg auront lieu le 20 juillet 1377 on joutera devant le Palais Rohan à l'occasion de la visite de Louis XV le 7 et 8 octobre 1744.

Joutes à Lyon vers 1900 et en région Provence
Sur la côte du Languedoc, les joutes se pratiquent régulièrement depuis le XIIeme siècle, lors de la visite du Cardinal de Richelieu en 1629, ou lors de l'inauguration du Port de Sète en 1666.
Au XVIIeme les témoignages suivent toujours les déplacements des notables,et,de la Méditérranée au Rhin,il n'est pas de grandes fêtes sans spectacle de joutes : Agde le 31 mai 1601-Frontignan en juillet 1629,avec ordre de costumes spécifiques-Stasbourg en 1665-mais la date historique restera la date du 29 juillet 1666 à Cette pour l'inauguration du port,et les joutes vont devenir une institution dans le pays sétois,jusqu'encore de nos jours.
Louis XV assiste à un tournoi de joute à Sète le jour de la Saint Louis,en 1745,et depuis,la ville de Sète honorera ce Saint par un tournoi magnifique Il est à remarquer que ce tournoi de la Saint Louis serait né d'une jalousie royale face aux festivités de joutes données en Provence à Marseille le 18 mai 1720 en l'honneur de Monsieur le Régent du Royaume et de sa fille.
Le transport et les échanges de marchandises qui transitaient d'une région à l'autre ont apporté avec eux les fêtes nautiques et les joutes,qui sont devenues incontournables de grands évènements,comme la venue de nobles,la célébration de mariages ou de commémorations, et à partir de 1850,chaque région a adapté petit à petit ses bateaux et sa manière de jouter: les méthodes étaient nées,dans l'Oise,en Picardie,en Bourgogne,où l'on retrouve les fameux transports de bois et de pierre vers Paris et des flotteurs de bois sur La Cure,dans tout le littoral méditerranéen avec les pêcheurs,en Rhone Alpes avec les décizes de Lyon à Beaucaire.
En effet,les déplacements inter régionaux étaient plutôt rares,et les joutes représentaient pour toutes les populations riveraines de la mer ou des fleuves des festivités pour honorer Dieu et la Vierge,ou les Saint Patrons,la Patrie,ou la fierté des villes ou villages,ou le commerce,quand les bateaux chargés de marchandises accostaient dans les villes.
Comme vous le voyez,toute occasion de jouter qui se présentait devenait une pratique habituelle,avec petit à petit la présentation d'équipes pour jouter et se glorifier d'une victoire prestigieuse: que ce soit des jouteurs commerçants contre ceux de la ville accostée,de confréries de pêcheurs contre des villageois,des porteurs de Saint Patrons contre des équipes de quartiers,et des équipages pour les fêtes commémoratives de l"histoire: nous pensons ici à la commémoration de la Saint Pierre ,patrons des pêcheurs,toujours fêtée actuellement chaque année sur le pourtour méditéraneen,ou aux fêtes et défilés du 14 juillet.
A la même époque,se sont constituées des sociétés de sauvetage Les cours d'eau peu aménagés sortaient très souvent de leur lit et les eaux envahissaient les bas quartiers des villes et villages peu protégés. Il était alors nécessaire de porter secours aux habitants, à leur cheptel, et à leurs biens, quelquefois pendant de longues périodes. C'est alors qu'intervenaient les sociétés de sauvetage dont les membres étaient bien de véritables sauveteurs sachant parfaitement manier un bateau et aussi nager.
C'est en 1864 que la compagnie des bateliers de Lyon mobilise 150 hommes et barques pour sauver la population inondée par les crues et dès lors,chaque village et ville riveraine va créer sa société de sauvetage,pour aider les populations inondées,transporter personne,matériel,bétail,en sécurité.
C'est pourquoi notre fédération porte le nom de Fédération Française de Joute et Sauvetage Nautique comme nous vous l'expliquons dans la progression de la constitution de notre Fédération,ci dessous.
La Fédération Française de Joute et Sauvetage Nautique (FFJSN)
Par décision de son assemblée générale du 27 décembre1905,se créait la FÉDÉRATION NATIONALE DES SOCIÉTÉS DE NATATION ET DE SAUVETAGE.
Subventionnée par l'État, le Conseil Municipal de Paris et le Conseil Général de la Seine cette fédération avait pour but de " Poursuivre avec les différentes sociétés , la vulgarisation de l'enseignement de la natation, des sports nautiques, des exercices de sauvetage et de secours public ". Cette Association était appelée couramment par les clubs adhérents: la FédérationPITETdu nom de son fondateur qui assisté de son épouse la dirigeait avec beaucoup d'autorité.
Dans la région lyonnaise fut déclarée le 21 Novembre 1908 la Fédération des sociétés de Sauvetage natation joute et Sport Nautique du Sud-est, appelée communément Fédération du Sud-est et affiliée à la Fédération PITET Elle avait pour but " de grouper toutes les sociétés sportives... afin de poursuivre avec plus de succès l'œuvre commune de vulgarisation de la natation... ".
Ce souci de développer la natation est encore présent mais on remarque que le terme joute a été introduit dans le titre de cette Fédération marquant une position nette en faveur de la pratique de ce sport fort prisé dans la région. Elle compte 30 clubs affiliés en 1920.
Il fallut attendre le 13 mars 1960 pour apprendre que le gouvernement reconnaissait la joute comme un sport.
Après plusieurs mois de dialogue difficile le 22 novembre1964,le Comité Nord et du Lyonnais sont rassemblés à la Brasserie Provençale 4 rue de Lyon à Paris, Messieurs Gallat,Nicollin Marcel, Chabroud et Vernet pour le Sud, Pothier, Poitoux, Tétard, Turbeaux, Jassert, Pierre, Ledanois et Caron pour le Nord débattent longuement et décident la création d'une Fédération dénommée:FEDERATION FRANCAISE DE JOUTE ET SAUVETAGE NAUTIQUE.
Enfin en date du 21 Avril1971,le secrétariat, chargé de la Jeunesse et des Sports donne sous le Numéro 69.S.64 son agrément à laFFJSN,dont le siège est situé place Frédéric Mistral à Condrieu dans le Rhône, avant d'être transféré 33 rue Bossuet à Lyon.
Dans les régions méditerranéennes où se pratiquent des joutes selon des méthodes différentes, des problèmes se posaient également. Partout se manifestait le désir de se rencontrer. Dans chaque secteur les jouteurs souhaitaient l'organisation de championnat permettant la confrontation entre de nombreux sportifs.
Pour atteindre ce but il proposa en1954,l'organisation du challenge et du trophée des jouteurs de Provence. Les sportifs devaient être licenciés, un règlement précis fut rédigé,des arbitres mis en place. Ces épreuves patronnées par Ricard, Butagaz et Noailly-Prat firent la conquête des jouteurs et du public.Elles ouvrirent à la création d'une Commission Nationale des joutes Provençales, sorte de Comité Régional de la Fédération nationale de Sauvetage.
Les règles du jeu
Commençons déjà par le début. Non, les rouges n’affrontent pas les bleus. Un tournoi de joutes met en présence un nombre de jouteurs défini par la société organisatrice. Chacun combat à titre individuel, même s’il représente sa société. En tout, sous l’égide de la Ligue des Joutes Languedociennes, ce sont dix-sept sociétés qui, de Valras au Grau-du-Roi, animent la période estivale.
Sur l’eau, deux barques constituées de huit à dix rameurs se croisent, dirigées par un barreur dont la mission est de présenter le jouteur de la meilleure façon possible. À l’arrière, se situe la bigue, sorte d’escalier menant au plancher, où se trouvent les jouteurs qui attendent leur tour et "font le poids" afin que les deux planchers soient à la même hauteur lors du croisement.
Habillé de blanc (chaussettes, pantalon, marinière et chemise), le jouteur respecte ainsi une tradition séculaire. Et surtout égalitaire, l’unité vestimentaire effaçant toute différence de classe.
Le jouteur n’est ni un Romain ni un super-héros. Il est donc équipé d’un pavois, merci pour lui. Ce pavois (nous ne le répéterons jamais assez) mesure 70 cm de haut et 40 cm de large, pour un poids de 8 kg. La lance est longue de 2,80 m et terminée par trois pointes en métal acérées (l’épure) qui viendront se ficher dans le pavois. Au départ, le jouteur a la main dans la première partie colorée.
Sur le plan d’eau, naviguent les préposés au ramassage des pavois et lances (voire des canettes et autres programmes abandonnés par ceux qui ne supportent visiblement pas les effets du soleil), mais aussi le “sapinou” permettant aux jouteurs de monter tour à tour à bord des barques.
Répartis sur les barques par tirage au sort, les jouteurs vont d’abord disputer une phase éliminatoire. Il faut alors battre trois adversaires de suite afin de se qualifier pour les revanches.
Organisés par la ville de Sète, ses tournois, des écoles de joutes au Grand Prix des lourds, sont sans aucun doute les plus prestigieux.
La Saint-Louis : Le Mondial de la joute
L’histoire des joutes languedociennes est scandée par l’événement majeur annuel que constitue depuis près de trois siècles le tournoi de la Saint-Louis, disputé fin août sur le canal royal de Sète. Le lundi est le jour du tournoi des poids lourds, celui des hommes forts.
« La Saint-Louis, c’est le Mondial de la joute. C’est l’épreuve reine », affirme Mickaël Arnau, vainqueur en 2002 et 2006 de l’épreuve des lourds, la catégorie la plus prestigieuse, et qui, à 31 ans, avec ses 1,80 m et ses 115 kg, garde tout son appétit.
Le vainqueur, lui, deviendra le héros de la ville. A jamais respecté et aussi au comble du bonheur car son nom s’ajoutera à la liste des gagnants de ce tournoi gravée sur un pavois depuis 1946.
Les traditions séculaires de ces joutes laissent parfois percer un petit air suranné, désuet. C’est le cas des défilés des jouteurs, d’abord devant une foule bigarrée entre le théâtre et la mairie, puis en tenue lorsqu’il faut rejoindre le cadre royal avec au passage la descente, dite « de la bourse », et le mouvement de la « Tchibille » pour saluer les officiels.

Défilé des jouteurs lors de la Saint-Louis à Sète
Méthodes de joutes
Chaque région a développé ses méthodes de joutes en fonction de son histoire et le long des fleuves.
La Méthode Languedocienne
Dans la méthode languedocienne - la plus historique -, deux barques lourdes (une rouge et une bleue) sont propulsées par huit à dix rameurs et guidées par deux barreurs, appelés les "timoniers patrons". Les deux jouteurs sont placés sur une plate-forme (tintaine) à 3 m de l'eau. Au moment de l'assaut, les deux barques se frôlent par le côté droit pour permettre aux jouteurs de réaliser la passe. Armé d'une lance et d'un pavois (bouclier), le jouteur doit faire tomber son adversaire. Le principe de toute méthode de joute est de faire tomber son adversaire à l'eau dans le respect du règlement sportif.
Joutes Accoloises, Clamecycoises et Parisiennes
Les joutes Accoloises et Clamecycoises sont des méthodes traditionnelles aux règles identiques ; la joute parisienne est la méthode officielle de la ligue Nord Loire Picardie lors de championnats. Toutes trois, Joutes Accoloises, Clamecycoises et Parisiennes restent donc fortement similaires au niveau technique.
Dans les joutes Accoloises et Clamecycoises, les deux bateaux en bois portent des inscriptions : sur le bleu est écrit « Tu iras » et sur le rouge, « Toi aussi ». Parallèlement, les jouteurs rajoutent à leur tenue blanche une ceinture rouge qui pend sur la jambe gauche ou une bleue qui pend sur la jambe droite. En joutes Accoloises, les bateaux sont propulsés par deux percheurs ; en joutes Clamecycoises, ils sont propulsés par des rameurs. En joutes Parisiennes, il s’agit de bateaux à moteur. Enfin, en joutes Parisiennes, les jouteurs sont protégés par un plastron, ce qui n’est pas le cas en joutes Accoloises et Clamecycoises. Les joutes parisiennes sont une des seules à reconnaître la joute féminine au même titre que la masculine. Il existe ainsi des tournois, trophées et championnats féminins.
La Méthode Lyonnaise
Pratiquée sur des bateaux rouges et bleus à fond plats, ventrus, d'une dimension de 7m de long par 2 m de large sur la partie la plus arrondie des flancs, les jouteurs se maintiennent en fente avant, jambe droite en arrière, sur une plateforme de 2m20 de long sur 0m80 de large, appelée tabagnon. Ils sont munis sur le coté gauche d'un plastron , sorte de bouclier, en bois, carré, de 0m31, maintenu sur l'épaule par une lanière, avec en son centre un carré blanc dans lequel le jouteur adverse doit obligatoirement piquer sa lance. La grande puissance développée par le choc des lances au moment de l'affrontement a obligé, pour la sécurité des jouteurs, de placer des bourrons de protection le long des flancs des bateaux, et à substituer les rameurs, initiaux, par un moteur, afin que ces rameurs puissent participer à la protection des jouteurs en les rejetant à l'eau s'il s'averrait qu'ils tombent dans ou contre le bateau, mais la pratique à la rame a toujours lieu lors de manifestations festives. Dès la fin du printemps, de petits bateaux rouges et bleus peuplent le paysage du Rhône. C’est le début de la saison des joutes nautiques. Fortement implantée dans la région Rhône-Alpes, cette pratique, inscrite à l’Inventaire du patrimoine culturel immatériel de l’humanité en France depuis 2012, est un incontournable du culture locale.
Règles et déroulement d'un tournoi
Le tournoi consiste en l’affrontement de deux jouteurs sur l’eau, par catégorie (niveau, sexe et âge). Les deux bateaux sont des barques à fond plats, une rouge et une bleue. Aujourd’hui, elles sont à moteur. Le premier jouteur à concourir s’installe sur le trinquet, petite plateforme à l’arrière du bateau, pied calé au taquet dans le coin gauche, la jambe gauche en arrière bien tendue et la jambe droite légèrement fléchie, pied droit dans l’angle droit du trinquet. Il est doté d’une lance et d’un plastron.
Chaque jouteur doit pousser son adversaire à l’eau lorsque les bateaux se croisent à droite. Chaque confrontation se joue en trois passes, sauf en finale où elles se jouent en cinq passes. Certains cas sont soumis à des règles très strictes ; si les lances cassent, la passe est jugée nulle ; si les tampons des deux lances se rencontrent, la passe est annulée, elle doit être refaite ; si les bateaux sont calés par l’effort des jouteurs, c’est à dire que la force des jouteurs bloque les bateaux et empêche ainsi les jouteurs de tomber, la passe est jugée nulle également.
Les jouteurs s’éliminent ainsi au fur et à mesure de l’avancée du tournoi, le vainqueur étant celui resté debout. Le perdant est déclaré « mouillé ». C’est également le cas, s’il ne respecte pas un certain nombre de règles liées à sa tenue corporelle et son attitude. Le jouteur doit se tenir bien droit au moment de la passe, le bras droit tenant la lance vers l’adversaire, le bras gauche levé perpendiculairement au trinquet.
Équipement
- Bateau: Ce sont des barques à fond plat, bleues et rouges, à moteur, comportant un trinquet.
- Trinquet: C’est une petite plateforme, située à l’arrière du bateau, surélevée de 50 à 70 cm et dépassant le bateau d’environ 1 mètre.
- Plastron: Il s’agit d’un gilet fait en grosse toile et empli de crin, destiné à protéger le jouteur en amortissant le choc de la lance. Il s’attache sur la poitrine du jouteur, à l’aide de deux sangles passant dans son dos.
- Lance: Elle est en bois et mesure de 3,40 à 4 mètres suivant les catégories de jouteurs. Elle est « emboulée », c’est-à-dire qu’elle est dotée d’un tampon en cuir à son extrémité. Les poignées en son peintes sur 5 cm.
Catégories de jouteurs
Ainsi, parmi les jouteurs se trouvent des hommes, des femmes et des enfants, avec des catégorisations spécifiques dépendantes de l’âge et du poids des pratiquants.
Les jouteurs se distinguent selon dix catégories :
- Les minimes sont les enfants de 12 à 14 ans révolus.
- Les cadets, ceux ayant 16 ans dans l’année, se divisent en cadets légers, pesant jusqu’à 65 kg et cadets lourds, de plus de 65 kg.
- Les juniors auront 20 ans dans l’année et sont soit légers, jusqu’à 68 kg, soit lourds, plus de 68 kg.
- Les seniors ont tous plus de 20 ans : les légers pèsent jusqu’à 70 kg, les moyens jusqu’à 78 kg inclus, les mi- lourds jusqu’à 88 kg inclus, les lourds légers jusqu’à 100 kg inclus et les lourds plus de 100 kg.
Chez les femmes, il y a :
- Les juniors légères: elles ont 20 ans dans l’année et pèsent jusqu’à 65 kg.
- Juniors toutes catégories : elles ont 20 ans dans l’année et pèsent plus de 65 kg.
- Les seniors légères ont plus de 20 ans et pèsent moins de 68 kg.
- Les toutes catégories pèsent 68 kg et plus.
Tailles et poignées des lances selon les catégories :
- Pour les minimes, la lance mesure 3,40 mètres, d’un diamètre de 30 mm et à poignée blanche.
- Les cadets, les juniors féminines et seniors légères prennent une lance de 3,40 mètres, de diamètre 35 mm, à poignée verte.
- Les juniors masculins, les seniors légers, moyens et mi-lourds ont des lances de 4 mètres, d’un diamètre de 40 mm, à poignée jaune.
- Les seniors lourds-légers et lourds prennent une lance de 3,40 mètres, de diamètre 40 mm, à poignée noire.
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