Le Paris Saint-Germain (PSG) et Liverpool, deux géants du football européen, se sont affrontés à plusieurs reprises dans des rencontres mémorables. Ces confrontations, bien que rares, sont chargées d'histoire et d'émotion. Revenons sur les moments clés de ces duels passionnants.

Un affrontement rare mais intense
Le Paris Saint-Germain va retrouver Liverpool en 8e de finale de la Ligue des Champions, une affiche rare dans l'histoire du club parisien ! Après quelques jours de suspens, le Paris Saint-Germain va retrouver Liverpool en 8e de finale de la Ligue des Champions. Ces rencontres ont souvent été synonymes de spectacle et de suspense.
Saison 2018-2019 : La phase de poules de la C1
En effet, il faut déjà remonter à la saison 2018-2019 pour retrouver la trace de la dernière affiche entre les deux clubs. À l'aller, les Parisiens, menés par Thomas Tuchel, avaient du s'incliner 3-2 en Angleterre dans un match fou. À l'époque, c'était lors de la phase de poules de la C1. Le PSG pensait avoir accroché le nul avec une égalisation tardive de Kylian Mbappé, mais les Anglais ont finalement trouvé la faille au bout du temps additionnel grâce à un but de Roberto Firmino.
Au retour, les coéquipiers d'un Neymar en feu et buteur ont renversé Liverpool avec une victoire 2-1 qui leur permettait d'espérer une qualification pour les 8es de finale.
Saison 1996-1997 : La Coupe des Coupes
Avant cela, il faut remonter bien avant l'arrivée des Qataris à la tête de l'équipe pour retrouver une trace d'un match officiel, et ça n'était pas n'importe lequel. Lors de la saison 1996-1997, c'était pour les demi-finales de la Coupe des Coupes. Les Parisiens, tenants du titre, avaient écrasé les Reds à l'aller 3-0 mais avaient tremblé au retour en s'inclinant 2-0 à Anfield, pour valider leur place pour une deuxième finale de suite (pour finalement s'incliner face au Barça).
Le match aller, disputé au Parc des Princes, avait vu les hommes de Ricardo Gomes mettre les Anglais au tapis, notamment grâce à un homme : Benoit Cauet. Après 10 minutes de jeu, le milieu de terrain offre une passe décisive à Leonardo pour lui permettre d’ouvrir le score à bout portant. Avant que le Brésilien ne lui rende la pareille avec une astucieuse remise de la tête reprise de volée du pied gauche par le Français juste avant la mi-temps pour faire le break. Le club de la capitale enfonce même le clou à quelques minutes du coup de sifflet final, grâce au très bon travail de Cyrille Pouget pour servir parfaitement Jérôme Leroy, auteur du troisième et dernier but de la rencontre (3-0).
Mais le retour ne se passe pas comme prévu, et dès l’entame du match, Liverpool attaque et marque par son attaquant Robbie Fowler. Le numéro 9 des Reds parvient à tromper Bernard Lama d’une frappe soudaine du pied gauche pour faire trembler Anfield. À la 80e minute, Mark Wright, défenseur central et capitaine des Reds, devance une très mauvaise sortie aérienne du portier parisien pour couper un corner du Norvégien Stig Inge Bjørnebye et catapulter le ballon dans le but.
Mais les Anglais ne réussissent pas à arracher la prolongation et le PSG file en finale (2-0). À Rotterdam, Ronaldo Nazario inscrira le seul but du match face aux Parisiens, sur pénalty, et offrira finalement le trophée au FC Barcelone.

Bilan des confrontations
Quatre matchs, deux victoires pour le Paris Saint-Germain au Parc des Princes, deux victoires pour Liverpool, de quoi nous promettre une nouvelle soirée de folie ! Le bilan est neutre : deux victoires pour Paris et deux victoires pour Liverpool.
Lors des quatre confrontations, l'équipe à domicile s'est toujours imposée. En 1997, le PSG a largement gagné au Parc des Princes (3-0), avant de trembler au retour à Anfield (2-0). En 2018, Liverpool s'est offert sur le gong la première manche (3-2). Le club parisien a pris sa revanche deux mois plus tard dans la capitale française (2-1).
À chaque fois que les deux formations se sont croisées en Coupe d'Europe, l'une des deux équipes a rallié la finale. En 1997, le PSG avait directement accédé au dernier étage de la C2 à la faveur de sa qualification face aux Reds en demi-finales, avant de s'incliner en finale face au Barça (0-1). Lors de l'édition 2018-2019 de la C1, Liverpool avait remporté l'épreuve face à Tottenham en finale (2-0).
Statistiques clés
- Nombre total de buts : 13 (3,25 buts de moyenne par match)
- Meilleur buteur : James Milner (2 buts, tous sur penalty)
- Autres buteurs : Mbappé, Fowler, Wright, Firmino, Neymar, Leonardo, Cauet, Leroy, Bernat, Sturridge et Meunier (1 but chacun)
| Compétition | Saison | Match | Résultat |
|---|---|---|---|
| Coupe des Coupes | 1996-1997 | PSG - Liverpool (Aller) | 3-0 |
| Coupe des Coupes | 1996-1997 | Liverpool - PSG (Retour) | 2-0 |
| Ligue des Champions | 2018-2019 | Liverpool - PSG (Aller) | 3-2 |
| Ligue des Champions | 2018-2019 | PSG - Liverpool (Retour) | 2-1 |
Un exploit historique
En se qualifiant face à Liverpool pour les quarts de finale de Ligue des champions, grâce à une victoire (1-0, 4-1 tab) à Anfield ce mardi, le PSG a signé un exploit historique pour le football français. Battu au Parc des Princes (1-0) malgré une très nette domination, le PSG a réussi à se qualifier pour les quarts de finale de Ligue des champions grâce à sa victoire face à Liverpool ce mardi (1-0, 4-1 tab). Réaliser cette prestation à Anfield, sans encaisser de but en 120 minutes, rend la chose encore plus marquante.
Avant ce rendez-vous, les Reds avaient remporté les 37 confrontations européennes au cours desquelles ils étaient sortis du match aller avec un succès à l'extérieur, dont à 13 reprises où le score initial était de 1-0. Cette saison, les hommes d'Arne Slot s'étaient seulement inclinés à domicile contre Nottingham Forest (1-0), le 14 septembre dernier.
Au cours de son histoire, Liverpool avait déjà disputé cinq séances de tirs au but, pour quatre victoires dont par deux fois en finale de C1. Dans la plus prestigieuse compétition européenne, le PSG n'avait jamais joué une qualification aux tirs au but. Son seul historique était une élimination face aux Glasgow Rangers lors de la Coupe de l'UEFA en 2001.
Enfin, pour retrouver trace d'un but d'un club français, dans un match à élimination directe à Anfield, il fallait remonter à Dominique Bathenay le 16 mars 1977 avec Saint-Etienne. En renard des surfaces, Ousmane Dembélé s'est donc lui aussi offert un moment d'éternité, permettant au PSG d'être toujours en lice en Ligue des champions.
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Réactions de la presse
Ce matin, les grands quotidiens de la presse du Vieux Continent adoubent une épopée parisienne qui restera dans les annales du club de la capitale, comme celui qui a fait tomber le grand favori au titre. «Ils ont dompté Anfield», claque ainsi nos confrères de L’Équipe en Une de leur site web. Le Parisien ne manque pas non plus de tranchant pour évoquer cette grande soirée du football français : «Depuis le 5 mars, Paris aura été le plus collectif, le plus doué, le plus percutant malgré des temps faibles monstrueux dans le vacarme surpuissant d’Anfield».
Outre-manche, les tabloïds britanniques ne tarissent pas d’éloges au sujet de l’attaquant international et de ses coéquipiers, Sky Sports assurant d’abord que «Paris est entré dans l’histoire», alors que la BBC chante les louanges d’une «équipe exceptionnelle du Paris Saint-Germain», ayant causé «une soirée dramatique à Anfield». The Sun s’y accorde également, titrant «le PS-Glee», comprenez le PSG en joie, à côté de Mohamed Salah - l’Égyptien, passé totalement à côté de cette double confrontation - en larmes et pris pour cible par plusieurs médias britanniques ce matin.
De son côté, The Guardian croit désormais en une victoire finale parisienne : «L’un des plus grands obstacles aux ambitions du PSG pour un premier titre en Ligue des champions est désormais écarté». Autrement, le quotidien espagnol, Marca, affirme que ce coup d’éclat historique a permis de «chasser les fantômes du PSG», tandis qu’en Italie, la Gazzetta Dello Sport est sous le charme du jeu proposé ce mardi soir à Anfield : «Un football intense, spectaculaire, sans tabou, avec des occasions des deux côtés, dans tous les domaines».
Après avoir été la cible d’invectives de la part des presses européennes au match aller, le gardien italien a remis les pendules à l’heure. L’homme de ce match retour, c’est bien lui, avec notamment deux penaltys arrêtés lors de la séance de tirs au but. «Donnarumma est devenu le héros», écrit ainsi le quotidien The Guardian. «L’homme du PSG» et le «fléau de l’Angleterre», assène même The Telegraph pour évoquer le portier parisien, qui a enfin trouvé son match référence en Ligue des champions.