À Limoux, le rugby à XIII est aussi populaire que la célèbre Blanquette et son traditionnel carnaval. L’apparition du rugby à XIII à Limoux remonte au 22 octobre 1951 et son importance n’a cessé de croître au fil du temps. C’est en 1951 très exactement le 22 octobre qu’a été actée auprès de la fédération, la date de naissance de la section treiziste locale.
Or, tous les joueurs qui ont paraphé une demande de mutation n’obtiennent pas l’avis favorable de la Fédération quinziste. Furieux, le président Tastavy et son équipe décident alors de rejoindre le mouvement treiziste. Lors d’une assemblée générale extraordinaire, le club franchit alors le Rubicon.
Dans les mémoires treizistes limouxines une grande date est restée gravée : mai 68, non pas pour les événements nationaux que chacun sait mais pour un autre qui a réussi à éclipser les manifestations : le titre de champion de France. En 1968 pour leur première participation à une finale, les Limouxins décrochent le titre de champion de France face à Carcassonne (13-12). Une victoire acquise dans les prolongations (la première et la seule de toutes les histoires des finales).
«Le couronnement de la jeunesse et de la foi », titrait le 6 mai 1968 Georges Baudes dans Midi-Libre. Il avait fallu attendre les prolongations, et un coup franc d’Andrieu, pour que les jeunes “rouge et noir” l’emportent face aux Canaris pourtant favoris. 48 ans après, on parle encore de cette finale mémorable.
Jacques Franc, 72 ans aujourd’hui, en avait 24 en 1968. L’ancien pilier a vécu les deux doublés consécutifs avec les Canaris, en 1966 et 1967. Ce qui explique pourquoi la finale de 1968 lui soit autant restée en travers : " On nous l’a volée. Ils ne la méritent pas. L’arbitre avait la tête tournée, et le Belge en a profité pour aller marquer. “Le Belge” en question, c’est Jean-Christophe Vergeynst : " Un très grand joueur, mais aussi un grand coquin. Il fallait le surveiller comme le lait sur le feu ".
Au-delà du résultat, Jacques Franc se souvient que " ça avait été solide. Depuis, il recroise souvent ses anciens adversaires. " On est tous des copains. On se voit assez souvent, mais on ne parle pas de la finale. Si l’ex-international, - 14 capes, dont une coupe du monde -, est aujourd’hui retiré des affaires, après avoir longtemps participé à la direction de son club de cœur, il " reste dans le système ".Mais le rugby moderne " n’est plus le même " selon lui.
" La mêlée, ça ne vaut plus rien. Et puis toutes les équipes jouent pareil. À l’époque, Perpignan, Limoux, Villeneuve et nous, on avait chacun notre jeu ", lâche-t-il. Son pronostic : " J’aimerais que ce soit l’ASC, mais Limoux a une belle équipe, surtout devant. Ils sont très costauds, très vaillants, conquérants. Ce sera une belle finale.
Mais c’est surtout avec la Coupe de France Lord Derby que Limoux vit une grande histoire d’amour, avec 7 finales et 2 victoires, 1996 et 2008 (les juniors ayant, eux, remporté la Coupe de France Luc-Nitard en 2005 face à Avignon).
Plus près de nous, le XIIl limouxin va disputer le samedi 16 avril face à Saint-Estève-XIII catalan la onzième finale de Coupe de son histoire. À ce jour, il compte deux victoires acquises en 1996 et 2008.
Au sein de ce dossier, c’est l’occasion de découvrir un des deux finalistes de l’épreuve. Cette semaine découvrons, le XIII limouxin bien décidé à empocher sa troisième Coupe de France de son histoire. Quarante-huit ans après leur premier et seul titre de champion de France, décroché en 1968 contre... Carcassonne, Limoux est remonté sur le toit du XIII français, à Albi, en battant sur le fil...
Et notamment à un Mickael Murcia, le capitaine de Limoux, lui qui avait connu deux défaites sur la dernière marche par le passé : "Je suis un capitaine heureux. Je pense à l’équipe. Aujourd’hui, la victoire est une véritable consécration. Je suis très heureux pour tout un club, toute une ville. C’est la seconde fois que nous empêchons Carcassonne de gagner le Bouclier. Nous avons été monstrueux avec un score qui basculait d’un côté et de l’autre. Coté carcassonnais, Luke Towers, pourtant élu homme du match, relevait : "Nous savions que ce serait un match difficile. Nous ne sommes pas restés dans le même système de jeu et c’est pour cela que nous avons perdu".
Lors du rendez-vous « magique » qui inaugurait la saison, le XIII limouxin a fait une entrée fracassante dans la course au Bouclier. S’ils ont perdu les emblématiques Murcia et Teixido et le redoutable Lasvenes. Les «Rouge et Noir» ont «rentré» le percutant Fabien Flovie et une belle brochette d’Océaniens aguerris : Edward Murphy, Shaun Nona et Zacharie Santo. Ceux-ci sont venus compléter toutes les lignes d’un riche effectif. Tout est mis en œuvre au pays de la Blanquette pour faire sauter les bouchons. Ils se dresseront sur la route des trophées. On en aura une démonstration.
Le XIII Limouxin est un club de rugby à XIII français basé à Limoux près de Carcassonne. L’ASC XIII connaît un début de saison des plus difficiles. L’équipe carcassonnaise affiche deux défaites et deux victoires au compteur. Celle de Limoux, toute flambante, aligne quatre succès.
Sauf, qu’en rugby à XIII, tout est possible et l’ASC a montré qu’elle était capable de surprendre, de se surpasser (comme devant Toulouse) et c’est ce que les joueurs ont promis de faire. La tâche sera ardue, mais pas impossible. Vainqueurs de Lézignan, il y a quelques jours, les Limouxins ont envie de récidiver et leur président, Jacques Pech, ne le cache pas : «Depuis le début de la saison, tout nous réussit. Carcassonne et Limoux sont deux clubs qui se connaissent depuis longtemps. Un coup c’est l’un, un coup c’est l’autre, qui gagne. La victoire reviendra, après-demain, à la formation qui en aura le plus envie. «Fierté, Courage, Ambitions !!! «L’ASC XIII nouvelle est arrivée !
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Le Stade de l'Aiguille
En 2003, le travail et l’acharnement des dirigeants limouxins ont permis la construction et l’ouverture au public de la Maison du rugby à XIII, inaugurée le 24 janvier 2004.
Le stade de l’Aiguille, l’antre des "Grizzlys" de Limoux est un stade multi-usage d’une capacité de 5 000 places, qui accueille des matchs de football, de rugby à XIII et à XV. Le XIII Limouxin utilise le stade de l’Aiguille depuis son ouverture, stade qui a connu deux rénovations, en 1975 et en 1984.
Les années se suivent et ne se ressemblent pas. Cette année, et pour la première fois depuis longtemps, les Canaris se retrouvent à la première place du championnat à égalité avec Lézignan. Le premier a été entraîneur de Limoux sous l'ère de Coverland vainqueur de la Coupe en 1996 avec une équipe où jouait le second qui a pignon sur rue du côté de Taïch.
Malgré le coup de grisou de ce début de saison, il est des événements qu'on se doit de ne pas manquer. Recevoir l'ASC à l'Aiguille en est un. Il a également décidé de ne pas se mettre sur la feuille de match et de s'occuper pleinement de son rôle de coach. L'efficace et expérimentée charnière Murcia-Ramage est reconstituée, Rooney glissant à l'arrière. Sam Key revient sécuriser le centre au côté de Blackwood, Sylvain Teixido retrouvant à plein temps son boulot au talon.
De retour sur le terrain pour la seconde partie de jeu, les Limouxins réussissaient à égaliser après un essai de Patrick Mataele et une pénalité de leur capitaine, Mickael Murcia.
Les Limouxins semblent être sur le chemin de la rédemption qui passe forcément par une victoire dans le derby. Du moins tout le monde le souhaite mais, à défaut, il est urgent de retrouver ses valeurs et son rugby spectaculaire.
Le 16 avril à Carcassonne, Limoux et Saint-Estève-XIII catalan vont disputer la finale de la Coupe de France.
Palmarès du XIII Limouxin
| Compétition | Titres | Années |
|---|---|---|
| Championnat de France | 1 | 1968 |
| Coupe de France | 2 | 1996, 2008 |
| Coupe de France Luc-Nitard (Juniors) | 1 | 2005 |

Stade de l'Aiguille, antre des Grizzlys de Limoux
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