Depuis sa création en 1899, le FC Barcelone a connu des hauts et des bas, marquant l'histoire du football avec des moments inoubliables. La fondation du club a coïncidé avec l'essor de la pratique sportive en Catalogne, dans un climat social et culturel favorable à un modèle de loisirs moderne.
Joan Gamper, le fondateur, a été l'âme et le moteur du club pendant ses 25 premières années. En novembre 1908, alors que le club semblait au bord de l'abandon avec seulement 38 socios, Gamper a pris la présidence et a insufflé une nouvelle vie, consolidant ainsi sa place dans le paysage footballistique et social de la ville et du pays.
Dans les années 1920, le football est devenu un sport de masse. Le FC Barcelone s'est engagé dans la situation sociale, politique et culturelle initiée par la Generalitat républicaine. Le bulletin officiel du club en octobre 1932 affirmait clairement : « Dans la popularité de notre club se trouvent, sans nul doute, des éléments extra-sportifs ».
Les premières années de l'après-guerre ont été parmi les plus difficiles de l'histoire du club, qui a failli disparaître. Dans les années 1960, le FC Barcelone a connu une augmentation constante du nombre de socios, paradoxalement sans succès sportifs majeurs. En 1969, Agustí Montal Costa a remporté les élections à la présidence, promettant d'impliquer davantage les socios et de refléter leurs opinions par le vote. Il a été réélu en 1973.
La victoire en Coupe des Coupes à Bâle en mai 1979 a repositionné le FC Barcelone parmi les grands clubs mondiaux. C'était le premier grand triomphe de l'ère de Josep Lluís Núñez à la présidence.
À partir de 1988, avec Cruyff comme entraîneur, le beau jeu et les succès sportifs sont revenus. Le conseil d'administration présidé par Núñez a misé sur des joueurs qui ont apporté enthousiasme et spectacle, remplissant à nouveau le Camp Nou. Le FC Barcelone a réussi à remporter quatre championnats de Liga consécutifs entre 1990 et 1994.
Le FC Barcelone a exercé une domination sur l’Espagne et l’Europe lors de cette période, et le beau jeu de l’équipe a été reconnu par tous les spécialistes mondiaux. Du Barça de Guardiola au Barça de Luis Enrique, de nombreuses équipes performantes se sont succédé.
Les Triomphes en Ligue des Champions
Le FC Barcelone a remporté cinq trophées en Ligue des champions, marquant son empreinte dans la compétition européenne. Voici une liste de leurs victoires :
- 1992 : Victoire contre la Sampdoria Gênes (1-0 ap)
- 2006 : Victoire contre Arsenal FC (2-1)
- 2009 : Victoire contre Manchester United (2-0)
- 2011 : Victoire contre Manchester United (3-1)
- 2015 : Victoire contre la Juventus Turin (3-1)
En 2015, les Blaugranas de Luis Enrique entrent dans l’histoire parce qu’ils offrent à leur club un second triplé C1-Championnat-Coupe, double exploit jusqu’alors inédit en soixante ans de Coupe d’Europe.Grâce à un but de Rakitic très tôt (4e), un autre de Suarez (68e) surmontant l’égalisation de Morata (55e) et un dernier de Neymar (90e+7), le club espagnol décroche son cinquième sacre et égale ainsi Liverpool et le Bayern Munich, derrière le Real Madrid et l’AC Milan.

Logo de la Ligue des Champions
Tableau des Victoires en Ligue des Champions
Voici un tableau récapitulatif des clubs ayant remporté le plus de titres en Ligue des Champions :
| Club | Nombre de Titres |
|---|---|
| Real Madrid | 15 |
| AC Milan | 7 |
| Bayern Munich | 6 |
| Liverpool | 6 |
| FC Barcelone | 5 |
| Ajax Amsterdam | 4 |
| Inter Milan | 3 |
| Manchester United | 3 |
| Chelsea | 2 |
| FC Porto | 2 |
| Juventus Turin | 2 |
| Nottingham Forest | 2 |
| Benfica | 2 |
| Paris-SG | 1 |
| Manchester City | 1 |
En 2009, l’équipe de Pep Guardiola avait aussi remporté les autres titres possibles (Supercoupes d’Europe et d’Espagne, et Mondial des clubs). En 2015, l'équipe affrontera l’Athletic Bilbao et le FC Séville dans les deux supercoupes avant un Mondial des clubs qui n’a échappé qu’une fois à l’Europe lors des sept dernières éditions.
Un match a deux périodes, et celui-là encore plus. La première fut prévisible: au Barça le ballon, à la Juve les contre-attaques. C’est là que les Catalans ouvraient la marque, très tôt, par Rakitic (4e): Neymar ouvrait pour Iniesta qui perçait dans la surface et servait, seul en retrait, le Croate. Troisième passe décisive pour Iniesta en finale de «Ligue desch», record.
Mais la seconde était beaucoup plus folle: les espaces s’ouvraient, les attaques se succédaient. Et surtout, la Juve restaurait le suspense en égalisant, au bout d’un enchaînement non moins superbe: Marchisio, d’une talonnade inspirée, lançait Lichtsteiner qui centrait pour Tevez, dont la frappe repoussée par Ter Stegen revenait dans les pieds de Morata, qui n’avait plus qu’à pousser le ballon (55e).
Et Messi, au fait? Il arrive. Il mit du temps pour arriver, car l’Argentin fut transparent en première période, se contentant de marcher, hormis un raid solitaire juste avant la pause.
Puis la «Puce» a haussé le ton, multipliant les courses balle au pied, en profitant des espaces ou en en créant. Et c’est encore lui qui a forcé la décision: il fixait la défense, décochait une frappe repoussée par Buffon sur Suarez qui concluait de près (68e).
Mais, comme Xavi qui part sur un 25e titre, il a encore participé à la victoire, comme en 2009 et 2011 (un but à chaque fois), pour conquérir sa quatrième Ligue des champions personnelle (il n’avait pas disputé la finale en 2006).
Les Déroutes et les Désillusions
Malgré son musée rempli de trophées, le FC Barcelone a connu des déroutes marquantes en Ligue des champions. Lionel Messi en est le témoin, ayant participé à l'improbable renversement face au Paris-SG en 2017, mais aussi spectateur des naufrages des dix dernières années.
Voici quelques-unes des défaites les plus douloureuses :
- 2013, Demi-finale contre le Bayern Munich : Une double humiliation avec des scores de 4-0 en Allemagne et 0-3 au Camp Nou. Thomas Müller a été un acteur clé de ces défaites.
- 2018, Quart de finale contre l’AS Rome : Vainqueur 4-1 à l'aller, le FC Barcelone s'est effondré au retour (3-0), avec un but décisif de Kostas Manolas.
- 2019, Demi-finale contre Liverpool : Après une victoire 3-0 au Camp Nou, une défaite 4-0 à Anfield, marquée par un doublé rapide de Georginio Wijnaldum et un corner mythique converti par Divock Origi.
- 2020, Quart de finale contre le Bayern Munich : Une humiliation historique avec un score de 2-8, symbolisant une fin de cycle. Philippe Coutinho, prêté par le Barça au Bayern, a marqué un doublé.
- 2021, Huitième de finale contre le Paris-SG : Défaite 1-4 au Camp Nou, avec un Kylian Mbappé marquant de son empreinte le succès parisien.

Kylian Mbappé lors du match contre le FC Barcelone en 2021
Ces défaites ont entraîné de profondes remises en question au sein du club. Gérard Piqué avait analysé : « Le club a besoin de changements […] Je serai le premier à m’en aller si le club en a besoin ». Lionel Messi avait également exprimé sa colère : « Toute la saison, nous avons été une équipe très faible. Ce match résume cette saison. Les fans doivent être très en colère face au déroulement de cette saison, et c’est normal, nous le sommes aussi. Il y a eu Rome, Liverpool et aujourd’hui. »