Club Brugge : Une Histoire Riche et des Exploits en Ligue des Champions

Le Club Bruges Koninklijke Vereniging, plus communément appelé Club Bruges, est un club de football belge basé à Bruges. Fondé en 1891, il est l'un des clubs les plus titrés de Belgique. Découvrons ensemble l'histoire de ce club emblématique, de sa création à ses performances en Ligue des Champions.

Les Débuts du Club (1891-1920)

Le Club a vu le jour en 1891, année considérée comme sa fondation. Le premier club a reçu le nom « Brugsche Football club » et avait comme emblème « Mens sana in corpore sano ». L'association était flamande. Avant que l'Association ne fût officiellement reconnue, il y avait déjà de la contestation parmi les membres.

Une rupture s'en suivit, pour qu'un deuxième club naisse sous le nom de « Football club Brugeois ». En 1897, il y eut une fusion entre les deux premiers clubs créés. Le Football Club Brugeois, guère florissant, n'a pas été repris par le Brugsche Football club. En 1899, de la fusion du Vlaamsche FC et du Rapid Football club du collège des Frères, naquit le Cercle de Bruges. C'est à ce moment-là, qu'à Bruges, eut lieu les premières joutes de derby.

Fin 1912, le Club a pu louer, au prix de 1760 francs par an, un nouveau terrain et, cela, pour une période de 9 ans. Et lorsque, lors d'une réunion du 15 juin 1920, on décida d'acheter le terrain, quelques membres de l'administration mirent les 40.000 francs nécessaires sur la table. Ainsi, le nouveau président, Albert Dyserinck, racheta le terrain et le club devint propriétaire du Klokke. Le terrain prit le nom du café d'en face, à la Chaussée de Torhout.

Et, dans son nouveau stade, le FC Brugeois remporta sa première couronne en 1920 : son premier titre de Champion de Belgique...

L'Ère Albert Dyserinck (1920-1931)

À partir de 1920, Albert Dyserinck devint le Président du FC Brugeois. Il s'est déjà immédiatement fait remarquer par l'achat du terrain du Klokke. Pendant sa présidence, il a laissé modifier le statut du FC Brugeois en asbl. Mais, le lundi 9 février 1931, le destin frappa tragiquement Albert Dyserinck. Le Président du Conseil d'administration nouvellement créé trouva la mort dans un accident de voiture.

Pour lui rendre tous les honneurs, le Klokke fut rebaptisé l '« Albert Dyserinckstadion » et, le 14 février, le long de l'entrée principale, un buste d'Albert Dyserinck fut érigé. Cette plaque se trouve maintenant encore devant la tribune principale du Jan Breydelstadion.

Le Jan Breydelstadion, où se trouve encore le buste d'Albert Dyserinck.

Des Temps Difficiles et des Lueur d'Espoir (1931-1960)

Le club de Bruges a connu, pendant et après la deuxième guerre mondiale, des temps difficiles. Et cela non seulement dans le domaine sportif. Il y avait eu une charge d'emprunt très lourde à supporter dans tous les sens du terme. Sur le plan des joueurs, le Club avait moins de raisons à se plaindre.

Le club a pu compter, en effet, entre autres, sur Blancke, solide par son puissant jeu de tête et capable de jouer des deux pieds. Lucien Masyn, lui, a joué brillamment en équipe première du Club, entre 1940 et 1958, presque 500 matchs. Et pourtant ces grands noms n'ont pas pu empêcher que les bleus et noirs jouent à l'ascenseur entre la division un et la division deux...

Début 1946, Louis Versyp a été engagé en tant qu'entraîneur et le club retrouva la division supérieure, mais pas pour longtemps. Au moment où le club passa en division 1, le nombre de clubs dans cette série passa de 19 à 16 et ceci devint pour le Club de Bruges un handicap infranchissable. Le club retomba tout de suite en deuxième division.

Les dirigeants du Football Club Brugeois ne sont pas restés aveugles pour améliorer les installations du Klokke. En 1947, on installa 26 projecteurs et en 1949 une nouvelle tribune avec 2.400 places assises a été inaugurée. Car le club avait entre-temps, en 1948-1949, retrouvé la première division. En 1950, le club fit ses adieux à Louis Versyp en tant qu'entraîneur et la valse des entraîneurs étrangers commença.

L'Écossais Kennedy ne fit pas long feu au Klokke. À la fin de la saison 1950-'51, avec une nouvelle descente en division 2, Kennedy fut limogé. Il fut suivi en avril 1951 par Félix Schavy qui a pu coacher le club de Bruges durant six saisons pleines. Il ne réussit pas à faire remonter le club à l'étage supérieur et quitta Bruges en 1957.

L'Ascension vers les Sommets (1960-1970)

Après le départ de Norberto Höfling, les entraîneurs se sont suivis dans un tempo élevé. Après Schwanner, Henri Dekens, fut engagé après une courte mission d'intérim de Lucien Masyn, puis rapidement remplacé par Louis Dupal. Ce Louis Dupal se trouve à la base du grand Club Brugeois. Il a été un père pour les joueurs. En 1965-'66, le club termina cinquième. Une saison plus tard, le Club prit la deuxième place.

Entre-temps, il est clair que le noyau de joueurs a grandi en qualités. Avec Boone, Carteus, Lambert, Thio, Balliu, Marmenout, Savat, Vanderlinden, Simoens, Moelaert, van den Daele, Hinderyckx, Loske, Bossaer, De Coninck et Deprez, de meilleurs temps ont commencé. Au cours de la saison, 1967-'68, notons l'entrée en matière européenne au Klokke (contre Sporting Lisbonne) et Bruges termina deuxième dans la compétition.

Le club remporta aussi en 1968 sa première Coupe de Belgique contre le Beerschot. Le score final fut de 1-1, mais le Club l'emporta à la suite des tirs au but.

L'Ère Ernst Happel et les Succès Européens (1970-1980)

En 1973, le couronnement absolu avec un deuxième titre national de Champion de Belgique en division 1 sous la férule de Leo Canjels. En équipe nationale aussi, le nom « club Brugeois » est apparu de plus en plus souvent. Les sélections régulières de Fernand Boone, Johnny Thio, Pierre Carteus, Raoul Lambert et Erwin van den Daele en ont été la meilleure preuve.

Ernst Happel est né en 1925. A 13 ans, il rejoint le rapid de Vienne et y joue en équipe première trois ans plus tard. Ce n'est pas pour rien qu'il a acquis en peu de temps le surnom de « Weltmeister ». Il a joué avec l'Autriche 51 matches internationaux avec comme apogée la Coupe du monde en Suisse en 1954.

Ernst Happel, 48 ans à ce moment entraîneur à Séville est le point d'ordre du jour le plus important au conseil d'administration du club Bruges, qui s'est réuni le 21 janvier le 1974. Jusqu'en décembre 1978, il est resté au gouvernail de l'équipe brugeoise avec un palmarès éblouissant : les titres nationaux en 1976,.1977 et 1978 ; La Coupe de Belgique en 1977 ; La finale de la coupe UEFA contre Liverpool en 1976 ; la finale de la Coupe d'Europe des Clubs Champions contre Liverpool dans l'imposant stade de Wembley en 1978.

Après la finale européenne de Wembley, il coacha aussi l'équipe nationale néerlandaise pour le Mundial en Argentine. Les Pays-Bas terminèrent deuxièmes, suite à la défaite en finale contre l'Argentine.

En 1974-'75 le 'vedettariat 'a été remplacé par la jeunesse et l'expérience. La jeunesse est venue en la personne de René Vandereycken, l'expérience avec Jos Volders, Roger Van Gool et Eddy Caers. Le club de Bruges fut quatrième cette saison, juste ce qu'il fallait pour pouvoir jouer sur la scène européenne.

Cela allait signifier le départ d'une campagne européenne qui est maintenant encore considérée comme une des apogées absolues dans l'histoire du Club. Lors de la troisième journée de la saison 1975-'76, le club a inauguré la nouvelle pelouse de l' Olympiastadion contre le RWDM. René Vandereycken a eu l'honneur d'inscrire le premier but de Bruges à l'Olympia. Le club fut champion à la fin de cette saison malgré un 0-0 contre Lokeren, car Anderlecht ne fit pas mieux qu'un nul contre le FC Liégeois...

Le Club a joué la finale de la Coupe UEFA. Il menait 0-2 à Liverpool et en cinq minutes de temps, le score bascula à 3-2. Au cours de la saison 1976-77, le club poursuivit sur sa lancée en championnat. Le club se renforça avec Paul Courant, Roger Davies, Bernard Verheecke et Leen Barth. Dans l'armoire aux trophées de Bruges, on put ajouter une nouvelle Coupe de Belgique. Bruges l'avait emporté contre Anderlecht dans un Heyzel plein à craquer pour la première fois pour une Coupe de Belgique.

Ernst Happel continua à raser les sommets les plus élevés élevés. Le club gagna à la fin de la saison 1977-'78 un troisième titre d'affilée et, soutenu par 25.000 supporters, joua la finale de la Coupe d'Europe des Clubs Champions au stade de Wembley devant Liverpool.

Les Années de Transition (1980-1990)

Pour la saison, 1978-'79, les supporters brugeois saluèrent l'arrivée de Walter Meeus acheté au Beerschot., Jan Ceulemans (du Lierse) et Peter Houtman (Feyenoord) comme nouveaux visages. L'élimination européenne contre le Krakau polonais et dans un deuxième temps les résultats décevants dans la compétition menèrent toutefois au licenciement d'Ernst Happel.

Pour la saison 1979-'80, Han Grijzenhout (venu du Cercle voisin) devint l'entraîneur. Le club avait choisi cette saison-là pour appliquer un concept de jeu où le résultat primait sue la manière. Dans cette optique, Grijzenhout opta pour un entre jeu surpeuplé. Le club fut sacré champion de Belgique pour la sixième fois. Le dernier match à domicile du Club, fut l'occasion de faire ses adieux à Raoul Lambert après 22 ans de loyaux services.

En septembre 1980, le club perdit 0-1 contre Bâle en coupe d'Europe. Grijzenhout, fut limogé après ce match et remplacé par Raymond Mertens qui plus tard le fut également par Gilbert Gress.

Lors du départ de la saison, 1981-'82 le club s'est montré très dépensier sur le marché des transferts. Après Spitz Kohn, Rik Coppens puis finalement l'entraîneur adjoint Raymond Mertens prirent les rennes en mains et il fallut attendre la dernière journée pour avoir la certitude du maintien en division 1.

À la fin de la saison la plus faible et la plus exaspérante de l'histoire de club, le club rencontra le RWDM à l'Olympia. Suivant les différents résultats, il y avait encore 14 possibilités de maintien ou de dégradation pour Bruges, Winterslag et Beringen. Incroyablement, 22 000 spectateurs remplirent l'Olympia et après la victoire de 5-0 sur le RWDM et l'annonce au micro de la défaite de Beringen, ce fut un moment de folie dans les tribunes.

Dans la première année de Kessler, le club de Bruges fut peu actif sur le marché des transferts : Spelbos, et Alex Querter venu du Cercle de Bruges. Malgré l'influence positive immédiate de Sir George sur l'équipe, le club finit cinquième de la compétition. Il n'y aurait donc pas de participation à une coupe d'Europe pour Kessler, nni pour Bruges.

Pour sa seconde saison Kessler renforça Bruges en acquérant René Verheyen de Lokeren, Hugo Broos d'Anderlecht, Luc Beyens du SK Tongeren, Willy Carbo d'Utrecht. Carbo fut l'énième essai pour trouver un successeur digne de ce nom pour un attaquant de pointe comme Raoul Lambert. Carbo fut un échec à ce niveau. Le club de Bruges termina finalement troisième de la compétition.

Durant la saison 1984-'85, le club termina deuxième de la compétition. Le club joua en coupe d'Europe contre Nottingham et Tottenham Hotspur , des équipes anglaises très fortes.

En 1985-'86, le club a pu garder son groupe de joueurs existant. Le monument Jan Ceulemans resta également à Bruges. Et il y eut le transfert de Jean-Pierre Papin un inconnu venu de Valenciennes. Le club remporta la Coupe dans son propre Olympia contre le Cercle, son voisin.

Pour le championnat, il fallut jouer deux tests matchs contre Anderlecht. Ce fut d'abord 1-1 en déplacement, et les deux équipes partagèrent 2-2 à Bruges. Résultat : le titre est allé à Anderlecht mais ce fut certainement un match inoubliable dans un Olympiastadion tourbillonnant.

Pour la saison, 1986-'87, Le Club se renforça avec les achats de Dennis Van Wijk (Norwich city), Rony Rosenthal (Maccabi Haïfa), de Peter Creve (SK Beveren) et de Kenneth Brylle (Olympique Marseille). En coupe d'Europe, le Rapid Vienne fut fatal au Club dès le premier tour.

Pour la saison, 1987-'88, Serge Kimoni (Seraing) et Jan Goyvaerts (Racing Jette Bruxelles) arrivèrent au Club. Mais personne n'a oublié les soirées européennes miraculeuses ! En déplacement, Bruges reçut trop souvent une punition, mais à domicile les Brugeois étaient intouchables. Le Zenith Leningrad, l'Etoile Rouge de Belgrade et surtout le Borussia Dortmund ont dû y croire...

Plus tard encore le Panathinaikos Athènes fut éliminé mais l'Espanol Barcelone veilla à ce que le club ne puisse de justesse ne pas jouer la finale européenne.

La dernière saison de Houwaart a été celle de trop. Le club acquit les services de Dimitri M'Buyu (du Standard) et d'Alain Betagno (de Seraing) ainsi que deux Australiens, Bozinovski et Farina. En coupe d'Europe, le club fut éliminé au deuxième tour avec une cinglante défaite à Monaco (6-1).

Le Retour au Succès National (1990-2000)

Durant l'entre saison 1989, le club a subi un lift. Georges Leekens a rompu son contrat prématurément avec le KV Kortrijk pour aller chez son ancien employeur, le Club Brugeois. Cedomir Janesvski a également rejoint le club, accompagné Laszlo Distzl, du Honved Budapest. Du noyau du club existant, Marc Degryse est parti pour Anderlecht, pour une somme plus que rondelette.

Raymond Mertens a quitté le Club en tant qu'entraîneur adjoint au profit de Ronny Desmedt. Et cette nouvelle saison 1989-1990 apporta beaucoup : Le club vécut une semaine de novembre désastreuse avec les éliminations successives des Coupe de Belgique et Coupe d'Europe, le renvoi de Brylle vers le noyau b. On nota aussi cette saison la forte percée de Franck Farina, et du gardien de but, Danny Verlinden qui prit la place comme premier gardien au détriment de Philippe Vande Walle.

Pour terminer, Bruges arracha un nouveau sacre de Champion de Belgique, alors que personne ne l'attendait en début de saison. Pour la saison 1990-91, il y eut peu d'activité au niveau des transferts auprès du club. Sur le plan européen, Bruges hérita de l'AC Milan au deuxième tour. Le Club créa l'exploit d'arracher un superbe 0-0 à San Siro, mais dut plier l'échine 0-1 au match retour.

Le Club remporta, le 15 juin 1991, la Coupe de Belgique contre le KV Mechelen. Dès sa première année à Bruges en tant qu'entraîneur, Hugo Broos réussit parfaitement son entrée en matière. Le Club devint Champion de Belgique et atteignit la demi-finale de la coupe des coupes contre le Werder Bremen.

La première participation à la Champions League et l'apport financier que cela apporterait plongea Bruges dans une douce euphorie au début de la saison 1992-93, avec René Verheyen pour la première fois au côté de Hugo Broos. Ce ne fut pas une mauvaise sasion, mais le Club ne décrocha rien...

La campagne 1993-'94, sans obligations européennes, dut donc être meilleure et le fut , toute l'attention étant focalisée sur la compétition et la coupe. C'est en fin de saison que les rêves sécroulèrent. A quelques journées de la fin Hugo Broos et les siens accumulèrent les contre performances. Le plus dur fut la défaite en finale de la Coupe de Belgique (2-0) contre Anderlecht sur le terrain du Standard. Le club dut se contenter d'un billet pour l'UEFA.

La saison 1994-95 fut aussi passionnante et captivante. Jusqu'à la dernière journée même. Trois clubs pouvaient encore remporter le titre, mais le Club dut se contenter de la troisième place. Sur la scène européenne, le Club fut éliminé en quarts de finale par le futur vainqueur, Chelsea, après avoir survécu pourtant au terrible chaudron du Panathinaikos.

Bruges a toutefois ajouté un nouveau trophée à sa collection. Il gagna la finale de la coupe contre Germinal Ekeren avec 3-1. Au cours de la saison 1995-96, le Club Bruges va connaître la joie de disputer un 8e de finale de Ligue des Champions.

Le XXIe Siècle : Domination Nationale et Ambitions Européennes

Le Club Bruges s'affirme comme le meilleur club belge de ces dernières saisons, avec cinq championnats remportés sur les sept derniers. Mais depuis cinq ans, la Ligue des Champions symbolisait le plafond de verre du Club Bruges. Sans être ridicule, le club belge ne parvenait pas à faire mieux qu'une troisième place en phase de groupes.

Alors que le Portugal ou les Pays-Bas ont régulièrement placé des clubs en phases à éliminations directes depuis 2000, ce sera une première pour la Belgique. Et le Club Bruges a impressionné en début de saison. Sur ce qu'il a montré en phases de groupes, l'équipe belge semblait avoir les moyens pour embêter le bluffant Benfica de Roger Schmidt.

À l'heure d'assister au tirage au sort des groupes sous la chaleur de la fin du mois d'août, les dirigeants Brugeois ne pouvaient sans doute pas s'imaginer réussir un si beau parcours. Avec une poule constituée du Bayer Leverkusen, de l'Atlético Madrid et du FC Porto, la surprise fut de mise quand, au bout de trois journées, le Club Bruges s'affichait fièrement en tête du groupe. Cette première place n'avait rien d'un hasard au regard des matchs des Gazelles.

Si les Belges ont concédé de nombreuses frappes, dans les buts, un homme a répondu présent : Simon Mignolet. Ces 13 arrêts sur les trois premières rencontres ont donné confiance à toute son équipe. Et quand l'équipe est en confiance, elle est efficace. Ce n'est pas la triplette offensive (Jutgla-Skov Olsen-Sowah) qui dira le contraire. Tous les trois décisifs, ils ont, eux aussi, surpris par leur efficacité.

Ce départ parfait, synonyme de qualification, a laissé place à une série de mauvais résultats. En Ligue des Champions certes, avec 0 but inscrit en trois matchs et une débâcle 4-0 à domicile contre Porto, mais aussi en championnat. Depuis la victoire contre l'Atlético Madrid le 2 octobre dernier, le Club Bruges n'a célébré la victoire qu'à cinq reprises en 22 rencontres.

Le club belge est redescendu de son nuage et a même renvoyé son entraîneur Carl Hoefkens en décembre dernier. Et pour le match de mercredi, comme si la confiance disparue ne suffisait pas, l'entraîneur anglais pourrait être privé de ses plus grands atouts offensifs : Andreas Skov Olsen et Ferran Jutgla. Tous les deux blessés ces derniers temps, ils sont en phases de reprise mais devraient être trop justes pour le match aller.

Alors, pour réaliser l'exploit, les Brugeois devront s'en remettre au grand Yaremchuk et placent de nombreux espoirs sur le retour en forme de Noa Lang (2 buts sur les 3 derniers matchs).

Ce jeudi soir (18h45), les Rouge et Blanc vont affronter pour la cinquième fois le club belge en Ligue des Champions. Une fois de plus, leurs routes vont se croiser. Alors qu’ils ont rendez-vous ce jeudi soir au Jan Breydel Stadion pour le coup d’envoi de l’édition 2025-2026 de la phase de Ligue de C1 (18h45), le Club Bruges et l’AS Monaco ont déjà un historique dans la compétition.

Il s’agira en effet de la cinquième confrontation entre les deux équipes, qui s’étaient affrontées auparavant lors de deux doubles confrontations. Il faut ainsi remonter à l’exercice 1988-1989 pour trouver trace de la première, au stade des huitièmes de finale de la Coupe des Clubs Champions. Après avoir écarté les Islandais de Valur Reykjavik (défaite 0-1 à l’aller ; succès 2-0 au retour), les hommes d’Arsène Wenger tombent en effet sur les Bleu et Noir, avec une rencontre aller programmée en Belgique.

Rendez-vous est alors pris au Stade Louis-II pour le second acte deux semaines plus tard, le 9 novembre 1988, pour la revanche. Et charge est de constater que les Monégasques ne vont pas faire dans le détail, puisque la bande à Jean-Luc Ettori, Manuel Amoros, Glenn Hoddle et Mark Hateley notamment, va tuer très vite tout suspense. L’Ivoirien qui est imité très vite par Luc Sonor (2-0, 8e), puis par son compère de la ligne d’attaque, José Touré (3-0, 24e).

La démonstration de force ne s’arrête pas là, et les Belges cèdent à nouveau devant Fofana (4-0, 27e), intenable, puis face à Touré, qui y va également de sou doublé (5-0, 30e). Avant de rendre les armes une ultime fois pour le triplé de… Youssouf Fofana (6-1, 73e) !

Le deuxième duel aller-retour entre les deux formations intervient cette fois lors de la saison 2018-2019. Les Rouge et Blanc disputant alors la Ligue des Champions pour la 5e fois d’affilée (barrages compris), même si les résultats en championnat sont très compliqués en cette première partie d’exercice. Alors que les Monégasques sont déjà tombés face à l’Atlético Madrid (1-2) et le Borussia Dortmund (3-0), dans ce qui s’apparente à un groupe de la mort, ces derniers défient le Club Bruges chez lui pour la 3e journée, le 24 octobre 2018.

La deuxième manche s’annonce donc cruciale pour la suite, mais malgré le renfort de Radamel Falcao, de retour, les Rouge et Blanc vont rapidement être dépassés. La suite ne laisse que peu d’espoir, puisque Wesley frappe à nouveau dans la foulée (3-0, 24e). En fin de rencontre, le capitaine Ruud Vormer viendra lui parachever un succès sans appel des visiteurs (4-0, 85e).

Voici un tableau récapitulatif des trophées remportés par le Club Bruges :

CompétitionNombre de titresAnnées
Championnat de Belgique191920, 1973, 1976, 1977, 1978, 1980, 1988, 1990, 1992, 1996, 1998, 2003, 2005, 2016, 2018, 2020, 2021, 2022, 2024
Coupe de Belgique121968, 1970, 1977, 1986, 1991, 1995, 1996, 2002, 2004, 2007, 2015, 2025
Super Coupe de Belgique161980, 1986, 1988, 1990, 1991, 1992, 1994, 1996, 1998, 2002, 2003, 2004, 2005, 2016, 2018, 2022

Pourquoi le Club Bruges est favori de ces play-offs de Ligue des champions ? - Foot - Un Max de C1

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