Depuis 2010, la Ligue de Diamant rythme les saisons d'athlétisme, avec un total de quatorze meetings répartis d'avril à septembre sur quatre continents et une grande finale sur deux jours à Bruxelles ou Zurich pour les 32 disciplines. Déjà bien dotée, la compétition va prendre encore plus d'ampleur à partir de 2025, car les primes pour les athlètes vont être augmentées de façon conséquente.

Augmentation des Primes à Partir de 2025
Les organisateurs de la Ligue de diamant ont annoncé une hausse conséquente des primes pour les athlètes à partir de la saison 2025. Au total, 8 300 000 euros seront distribués aux participants à la Ligue de diamant l'année prochaine. "Ce nouveau montant est presque un tiers plus élevé que la somme versée pendant la période affectée par la pandémie de 2021 à 2024, et il s'agit du montant le plus élevé depuis le lancement de la Diamond League en 2010.
En incluant les frais promotionnels pour les meilleurs athlètes, un total d'environ 16,2 millions d'euros sera versé au cours de la saison 2025, avec plusieurs autres millions investis dans les services annexes, tels que les frais de transports, l'hébergement ainsi que les soins médicaux...", se félicitent les organisateurs.
Répartition des Primes
Au total, 448 000 euros de primes seront distribuées lors des quatorze meetings, et 2 millions d'euros lors de la finale. Les primes seront égalitaires entre les hommes et les femmes et l'augmentation s'appliquera à toutes les disciplines.
"La Wanda Diamond League reste engagée à mieux récompenser les athlètes tout en garantissant la durabilité à long terme du circuit, afin qu'il continue d'offrir une compétition incontournable aux athlètes pour de nombreuses années à venir, a déclaré Petr Stastny, le patron de la Ligue de diamant. Dans un paysage en constante évolution dans les domaines du sport, des médias et du divertissement, nous avons toujours été à l'avant-garde de l'innovation dans notre sport qu'est l'athlétisme. Avec un total de 32 disciplines chaque saison, nous offrons aux meilleurs athlètes du monde la possibilité de concourir au plus haut niveau."
Il faut aussi rappeler qu'à partir de 2026, une autre compétition richement dotée (9 millions d'euros au total) va voir le jour et se tiendra tous les deux ans : l'Ultimate Championship.
La Finale de Zürich
Mercredi et jeudi, Zürich héberge la grande finale de la Ligue de diamant, toujours aussi prestigieuse et lucrative. Au terme d’un feuilleton de onze meetings, le gratin de l’athlétisme mondial a été trié sur le volet des perfs, au premier rang duquel de nombreux champions olympiques de Tokyo.
Mercredi, le spectacle se jouera en « extérieur ». La SechselaütenPlatz, située au cœur de Zürich, hébergera sept épreuves, à savoir deux 5000 m, les deux concours de poids et de longueur, et le saut en hauteur féminin. Ou l’athlé à la rencontre du public helvète.
Comme d’habitude, la victoire a un prix en Ligue de diamant. Raison pour laquelle rares sont les athlètes de renom à faire l’impasse sur un meeting. À plus forte raison quand le sacre est en jeu. Au total, 32 titres seront décernés, à égalité hommes-femmes. Autant dire que tout le monde est dans les starting-blocks.
Au sein d’un plateau qui n’a rien à envier à un sommet du G7 à Gstaad, on note la présence de 17 champions olympiques de Tokyo, dont quatre recordmen du monde (Karsten Warhlom, Armand Duplantis, Ryan Crouser, Yulimar Rojas). Avec une ribambelle de points chauds, tel le 100 m avec la Jamaïcaine Elaine Thompson-Herah, l’Américain Trayvon Bromell et son compatriote Fred Kerley qui a trouvé le moyen de se qualifier sur 200 m comme le Canadien Andre de Grasse.
Une autre attraction sera l’inédit doublé de Jakob Ingebristen. Mercredi soir, le prodige norvégien disputera le 5000 m au centre-ville de Zürich. Le lendemain, il courra le 1500 m au stade.

Cette année, il y a eu 152 épreuves de Ligue de diamant en 11 meetings.
Les Athlètes Français et la Ligue de Diamant
C’est une première dont se serait volontiers passé l’athlétisme tricolore : aucune trace d’un seul athlète en Suisse, et il y a pourtant 32 épreuves… Évacuons d’emblée les circonstances atténuantes. Pascal Martinot-Lagarde et Wilhem Belocian, prétendants sur 110 haies, se sont blessés. Renaud Lavillenie peine à se (re)percher depuis sa blessure des JO. Djilali Bedrani est resté à la porte du 3000 m steeple.
Après le désastre des JO de Tokyo (argent pour Kevin Mayer, et puis c’est tout…), le naufrage des Mondiaux 2019 au Qatar (deux médailles, pas de titre), la start-list du meeting de Zürich situe la profondeur de l’abîme. Le constat est cruel, mais pas nouveau.
Longtemps, trop longtemps, Renaud Lavillenie a été l’arbre, sans la forêt. Entre 2010, date de la création de la lucrative Ligue de diamant, et 2018, Le perchiste charentais a collecté 32 victoires et raflé sept trophées consécutivement de 2010 à 2016.
En douze années, il n’y a donc eu que lui et seulement huit autres Français (Tamgho, Martinot-Lagarde, Bosse, Vicaut, Lemaitre, Mekhissi et Mesnil) à avoir connu le privilège de l’or, ou plutôt du diamant.
Le temps où Pierre-Ambroise Bosse (800 m) et Jimmy Vicaut (100 m), les deux potes, gagnaient le même soir à Londres (en 2016). Le temps où Pascal Martinot-Lagarde empochait cinq meetings la même année, en 2014 (Eugene, Lausanne, Monaco, Oslo, Bruxelles) et héritait du trophée en diamant. Avant elle, il n’y a eu qu’Éloyse Lesueur à la longueur (2014) et Myriam Soumaré sur 200 m (2012).
À trois ans des Jeux de Paris, l’athlétisme français ne roule ni sur l’or ni sur le diamant, mais sur la jante. Rénelle Lamote a gagné un meeting de Ligue de diamant en 2015 à Stockholm.
Sans doute faut-il y voir un rapport de cause à effet, avec les pauvres résultats de l’athlétisme français, la grande finale de Zürich n’aura pas droit à une diffusion classique. L’Équipe TV a diffusé récemment le meeting de Paris-Charléty, mais le sommet suisse ne sera accessible qu’aux abonnés de SportAll, la plate-forme digitale conçue pour Athlé TV en partenariat avec la FFA. Gratuite pour les licenciés, sinon 4,99 € par mois pour s’abonner.
Enjeux Financiers des Meetings d'Athlétisme
Jacky Delapierre, directeur du meeting Athletissima de Lausanne, confesse que pour avoir Usain Bolt, « il faut que vous puissiez vous payer une maison dans un département un petit peu extérieur à Paris », soit débourser 200 000 euros environ. L’organisateur de la réunion inscrite à la Diamond League accueillera quelques 53 médaillés olympiques dont 19 couverts d’or à Londres dans son stade de la Pontaise ce jeudi soir.
Le perchiste français Renaud Lavillenie, récemment sacré champion olympique, ne voit pas les mêmes avantages à ces meetings. « C’est intéressant financièrement parce qu’aux Jeux Olympiques, on n’a pas de primes comme on en a sur les meetings de cette envergure. Il faut bien gagner sa vie et être récompensé de tout le travail que l’on fait ».
Chiffres à l’appui, Jacky Delapierre étaye le point de vue de l’athlète tricolore. « Dans le prize-money, nous allons distribuer 600 000 dollars aux différents athlètes et nous avons engagé à peu près un million de dollars sur les primes d’engagement ». Sur la saison les différents meetings de la Diamond League offrent 6,5 millions d’euros aux athlètes. Sans compter 50 000 dollars de prime par record du monde.
Grand Slam Track : Une Nouvelle Compétition
L'ex-star de la piste Michael Johnson a annoncé mardi, à un mois des Jeux Olympiques de Paris (26 juillet-11 août), la création d'un circuit professionnel annuel de quatre meetings, nommé le « Grand Slam Track ». Le programme débutera en 2025 sous la forme d'un circuit pro de quatre meetings disputés entre avril et septembre, deux aux États-Unis (dont un à Los Angeles) et deux à l'international.
« Cette nouvelle ligue va révolutionner ce sport et remettre l'athlétisme sur le devant de la scène. Enfin, on va voir s'affronter les meilleurs plus souvent que tous les quatre ans », promet celui qui dénonce depuis des années le manque de professionnalisme et d'intérêt de l'athlétisme hors des Jeux Olympiques.

Les meetings, étalés sur trois jours, ne proposeront que des courses, réparties en six groupes (sprint court, sprint long, haies hautes, haies basses, demi-fond et fond), chaque groupe étant décliné pour les femmes et les hommes. Le programme ne comportera aucun saut ni aucun lancer.
Chaque groupe verra s'affronter huit athlètes à raison de deux épreuves par meeting (les athlètes du sprint court disputeront par exemple un 100 m et un 200 m). Pour chaque groupe, le vainqueur d'un meeting recevra 100 000 dollars (93 115 euros), le deuxième 50 000 dollars (46 500 euros) jusqu'au 8e avec une prime de 10 000 dollars (9 311 euros), pour une dotation de plus de 3 millions de dollars (2 793 000 euros) par compétition.
« Nous avons le plus gros prize money de l'histoire de l'athlétisme. Ces athlètes méritent d'être récompensés pour leur talent et leur travail. Je suis fier du fait que dès notre première année, certaines athlètes féminines feront partie des sportives les mieux payées du monde tous sports confondus », a encore ajouté Johnson lors d'une conférence de presse tenue à Los Angeles.
Quatre athlètes par groupe seront sous contrat avec le « Grand Slam Track », s'engageant à disputer les quatre meetings de la saison, comme la championne olympique du 400 m haies Sydney McLaughlin-Levrone, premier grand nom révélé par l'organisation. « Ça va mettre en lumière les athlètes, leur donner l'opportunité d'affronter les meilleurs et d'être récompensés pour cela », apprécie l'Américaine âgée de 24 ans.
Les quatre autres athlètes seront choisis sur invitation selon « leur palmarès et la forme du moment ».
Tour de France 2025 : Primes et Classements
Selon le classement des primes de la Grande Boucle, publié lundi par L’Equipe, "Pogi" a amassé la coquette somme de 628 030 euros sur l’ensemble d'une épreuve dotée de 2,3 millions d'euros. Loin devant son dauphin, Jonas Vingegaard, avec 257 820 euros.
Le premier Français qui apparaît dans ce classement n’est pas le mieux placé au général. Kévin Vauquelin, 7e de ce Tour de France, a récolté 29 730 euros, soit 5 430 euros de moins que Lenny Martinez (35 160 euros).

Au classement des primes par équipes, l’UAE Emirates - XRG de Pogacar est largement en tête avec un total de 701280 euros, devant la Visma I Lease a Bike (383 150 euros) et la Red Bull - Bora-Hansgrohe de Florian Lipowitz, troisième de ce Tour de France (190 490 euros). L'équipe Décathlon - AG2R La Mondiale est la première formation française, à la 6e place, avec 84 880 euros, tandis que Cofidis ferme la marche dans ce classement avec 15 510 euros. C’est bien une Grande Boucle à oublier pour la formation nordiste.
Classement des Primes Individuelles du Tour 2025
| Rang | Coureur (Équipe) | Primes (euros) |
|---|---|---|
| 1 | Tadej Pogacar (UAE Emirates - XRG) | 628 030 |
| 2 | Jonas Vingegaard (Visma I Lease a Bike) | 257 820 |
| 3 | Florian Lipowitz (Red Bull - Bora-Hansgrohe) | 134 430 |
| 4 | Oscar Onley (Team PicNic - PostNL) | 97 370 |
| 5 | Jonathan Milan (Lidl-Trek) | 78 600 |
| 6 | Ben Healy (EF Education - EasyPost) | 61 100 |
| 7 | Felix Gall (Décathlon - AG2R La Mondiale) | 59 230 |
| 8 | Thymen Arensman (INEOS - Grenadiers) | 40 170 |
| 9 | Lenny Martinez (Bahrain-Victorious) | 35 160 |
| 10 | Kévin Vauquelin (Arkéa - B&B Hotels) | 29 730 |
Classement des Primes par Équipes du Tour 2025
| Rang | Équipe | Primes (euros) |
|---|---|---|
| 1 | UAE Emirates - XRG | 701 280 |
| 2 | Visma I Lease a Bike | 383 150 |
| 3 | Red Bull - Bora-Hansgrohe | 190 490 |
| 4 | Team PicNic - PostNL | 124 430 |
| 5 | Lidl-Trek | 103 770 |
| 6 | Décathlon - AG2R La Mondiale | 84 880 |
| 11 | Arkéa - B&B Hotels | 58 760 |
| 18 | TotalEnergies | 28 630 |
| 19 | Groupama FDJ | 24 640 |
Jimmy Gressier : Champion du Monde et Gains
Eblouissant vainqueur du 10.000m dimanche lors des championnats du monde d’athlétisme à Tokyo, le Français Jimmy Gressier va gagner un joli petit pactole. Grâce à son exploit, le Boulonnais va toucher 59.700 euros (70.000 dollars) comme tous les médaillés d’or aux Mondiaux de Tokyo, rapporte World Athletics. Les médaillés d’argent et de bronze gagnent respectivement 29.850 euros et 18.760 euros.
Les moments forts du Tour de France 2025
Sur la piste de Tokyo, Jimmy Gressier a remporté le titre mondial mais pas le record du monde. Avec un chrono en 28’55’’77, il était loin de la marque historique de l’Ougandais Joshua Chepegei réalisée en 2020 (26’11’'00).