Le football, sport universel, trouve ses racines modernes en Angleterre au XIXe siècle. C'est le 26 octobre 1863 que des règles mises au point par le Trinity College de Cambridge quinze ans plus tôt sont améliorées et adoptées par les responsables de plusieurs clubs londoniens réunis à la Freemason's Tavern. Dans le même temps, ceux-ci fondent la Football Association (FA) qui officialise le jeu au pied.
De jeunes Britanniques expatriés dans les ports ou les grandes villes à travers le monde se réunissent et décident de pratiquer ensemble leur passion ; ils fondent un club de football ou bien un club omnisports. De jeunes autochtones attirés par la nouveauté les rejoignent. Le premier club sud-américain voit le jour dès 1867, en Argentine, à Buenos Aires. En 1872 naît le premier club français, Le Havre Athletic Club (H.A.C.). En 1874, c'est au tour de l'Allemagne. En 1879 apparaît le premier club suisse, le F.C. Saint-Gall. En Asie, le football a déjà gagné le Japon dans les mêmes conditions, en 1873. L'affinement des règles se fait tout au long de la fin du siècle.
Devant la diffusion de leur sport dans de nombreux pays, les dirigeants anglais de la FA décident le 6 décembre 1882 de fonder un bureau international, l'International Board, chargé de faire appliquer les règles dans tous les pays où des clubs se réclament des Dix-Sept Règles (ou Lois) de 1863. Puis, en 1904, plusieurs fédérations fondent la F.I.F.A. (Fédération internationale de football association), dont le premier président est le Français Robert Guérin.
À partir des années 1930, la FIFA organise la Coupe du monde, dont elle confie la réalisation tous les quatre ans à une fédération affiliée. La F.I.F.A. chapeaute les associations européennes, dont l'U.E.F.A. (Union européenne de football association), fondée en 1954, qui organise les Coupes d'Europe (dont la Ligue des Champions) et le Championnat d'Europe des nations (1960) et dont le président est aujourd'hui Michel Platini. La F.I.F.A. est aujourd'hui dirigée par un exécutif de 21 membres présidé jusqu'en 2015 par le Suisse Joseph Blatter (élu en 1998 pour remplacer le Brésilien João Havelange, président depuis 1974).
L'évolution du jeu est interrompue par la guerre et met une décennie avant de prendre son deuxième élan avec la création de la Coupe du monde (1930) et l'instauration de championnats professionnels à la fin des années 1920 et au début des années 1930 (en Espagne, dans les années 1920, en France, en 1932, par exemple). Jugés comme les maîtres du jeu, les Anglais restent sur leur réserve et ne participent pas aux initiatives de la F.I.F.A. Mais c'est en Angleterre que continuent les innovations.
Après l'arrêt des relations sportives dues à la Seconde Guerre mondiale, le football commence, à partir des années 1955-1960, à prendre le visage qu'on lui connaît aujourd'hui : mondialisation, multiplication des épreuves, professionnalisation, modification des contrats, etc.
La mondialisation du football est illustrée par la place prise par la Coupe du monde (premier spectacle médiatisé avec les jeux Olympiques) ; par la circulation des joueurs vers les championnats et les clubs les plus riches (des meilleurs joueurs latino-américains et africains en passant par les joueurs des pays de l'Est qui vont renforcer les équipes d'Europe occidentale) ; par l'irruption de la télévision dans l'économie du football.
Le football est un secteur économique à part entière depuis les années 1980.
Si le premier club français date de 1872, le premier Championnat de France, qui n'est alors qu'une compétition parisienne, ne voit le jour qu'en 1893 (à la même époque, l'Angleterre s'est déjà dotée d'une première division depuis 1885). Le Comité français interfédéral (C.F.I.) crée en 1917 la Coupe de France, dont la première finale est jouée en 1918. En 1919, la Fédération française de football (F.F.F.) est fondée et se dote d'un président, Jules Rimet, l'inventeur de la Coupe du monde.
En 1932, le premier Championnat de France professionnel voit le jour avec 20 équipes réparties en deux groupes. Sous la direction de ses présidents successifs, le football atteint dans les années 1990 le cap des 2 millions d'adhérents. Toutefois, malgré sa puissance, il ne bénéficie pas du même enracinement dans la société qu'en Angleterre ou en Italie, d'où une relative faiblesse des clubs - les principaux stades n'ayant été modernisés qu'à l'occasion de la Coupe du monde 1998.
Le football français a été enrichi très tôt par l'apport de joueurs venus de l'étranger (d'Angleterre tout d'abord, puis d'Europe centrale avant la Seconde Guerre mondiale, de Yougoslavie depuis les années 1960, et de plus en plus aujourd'hui d'Amérique du Sud et d'Afrique).
Le football européen a développé au début des années 1950 plusieurs compétitions régionales (Coupe latine pour les clubs d'Espagne, de France et d'Italie - les derniers vainqueurs furent le Stade de Reims en 1954 et le Real Madrid en 1955 - ; Mitropacup pour les clubs d'Europe centrale) ou plus larges comme la Coupe des villes de foire. Sous l'impulsion du journal français l'Équipe est créée en avril 1955 par les délégués de seize clubs une Coupe d'Europe des clubs champions (vainqueurs du championnat de leur pays respectif) par matches aller et retour, joués en semaine et en nocturne, la finale se déroulant en terrain neutre sur une seule partie.
Cette compétition, dont la première édition couvre la saison 1955-1956, remporte un vif succès et donne lieu petit à petit à la création ou à la réorganisation de deux nouvelles compétitions.
Les Championnats Professionnels en France:
- La Ligue 1: c’est la première division professionnelle, réunissant vingt clubs.
- La Ligue 2: c’est la deuxième division, réunissant elle aussi vingt clubs.
Les Coupes en France:
- Coupe de France: elle est organisée par la Fédération française de football (FFF). Elle est ouverte à tous les clubs de France, y compris les amateurs.
- Coupe de la Ligue: elle est organisée par la Ligue de football professionnel qui, comme son nom l’indique, ne rassemble que les clubs professionnels.
Si on devait caractériser les fans anglais, cette description collerait parfaitement: Identité marquée, gouaille prononcée, passion débordante. Depuis des décennies, les supporters anglais de football sont connus pour leur passion, leur dévouement et leur engagement envers leur équipe, qu’elle soit en Premier League ou en D4. Là est tout le charme du football outre-manche.
Les supporters anglais sont davantage célèbres pour leurs déplacements massifs aux quatre coins de l’Europe, quelque soit l’adversaire, tout comme leurs chants. Une chose est certaine : avec les anglais on se marre dès lors qu’on tend l’oreille en tribunes.
Histoire, tradition, compétitivité, infrastructures et joueurs superstars sont autant d’arguments qui expliquent la folie Premier League à travers le monde. Les équipes anglaises sont une véritable attraction et drainent des fans des quartiers de leur propre ville jusqu’à Pekin, Muambai, Los Angeles, Jakarta ou Dakar.
La Premier League est réputée pour être l’une des ligues de football les plus compétitives et les plus exigeantes au monde. Les meilleurs joueurs et les meilleurs clubs s’affrontent régulièrement ce qui offre un niveau de jeu élevé et des matches excitants. Des clubs majeurs comme Manchester United, Arsenal, Liverpool, Manchester City ou encore Tottenham ont profité de l’exposition de la Premier League à travers le monde pour eux aussi briller et attirer toujours plus de fans, au stade comme sur leur boutique en ligne et les réseaux sociaux.
Voici quelques-unes de ces rivalités en Angleterre :
- Le Manchester Derby : Manchester United - Manchester City
- Le North London Derby : Arsenal - Tottenham
- Le Merseyside Derby : Liverpool - Everton
- East London derby : West Ham - Millwall
Manchester United a compté de nombreuses légendes du football dans ses rangs, notamment Sir Bobby Charlton, George Best, Eric Cantona, Ryan Giggs, Paul Scholes, Roy Keane, Cristiano Ronaldo ou encore Wayne Rooney.
Le logo de la Premier League, un lion, couronné. La Premier League est un championnat très reconnu à travers le monde entier. Mais peu savent d'où vient son emblème, le lion, qui fait partie de l'histoire de l'Angleterre. C'est en effet le premier qui à son arrivée sur le trône en 1154 fit introduire un lion sur les écussons anglais.
Ce mardi, au lendemain de Noël, se déroulera le traditionnel Boxing Day en Angleterre. Un rendez-vous incontournable pour les fans britanniques qui trouve son origine très loin des stades de Premier League. C’est LE jour du football sacré pour les fans de football anglais. Chaque 26 décembre depuis 1971, nos voisins britanniques profitent d’un deuxième jour férié pour digérer les interminables repas de Noël. C’est aussi l’occasion de voir à l’œuvre les stars de Premier League, sur le pont lors du traditionnel Boxing Day.
Plusieurs versions circulent sur la genèse du Boxing Day. La plus répandue remonte au 19eme siècle, vers 1830. Leurs employeurs profitaient de cette journée pour leur offrir ces fameuses "boxes" ("boites"), dans lesquelles on trouvait leurs restes de Noël, de l’argent et des cadeaux. Selon une troisième version, le Boxing Day vient de la superstition des marins. Ces derniers, avant de prendre la mer, préparaient une boite avec un peu monnaie en guise de porte-bonheur.
Depuis, la tradition du Boxing Day a bien évolué au point qu’elle est désormais associée à la fameuse journée de championnat de Premier League du 26 décembre. Le nom est resté, devenant essentiellement une opération mercantile depuis la deuxième partie du siècle dernier.
Régulièrement, des "Farmers league" fleurissent sous des posts concernant la L1 et le PSG. Quand Neymar et Kylian Mbappé flambent notamment, des internautes répondent avec des "Farmers league". Mais en fait, pourquoi ?
Littéralement, cela veut dire un "championnat de fermiers". Mais il ne faut évidemment pas s'arrêter à cela. "C'est une blague de réseaux sociaux. Il ne faut pas la prendre au pied de la lettre", nous prévient d'ailleurs Ben Snowball, notre collègue anglais d'Eurosport.co.uk avant de nous éclairer : "La perception reste que le PSG est la seule bonne équipe, avec quelques autres équipes (Monaco, Marseille, Lyon) qui sont considérées comme acceptables. Les autres sont appelées 'fermiers'. C’est-à-dire des équipes 'faiblardes' contre lesquelles Neymar et Mbappé peuvent améliorer leurs statistiques".
En clair, les internautes étrangers se moquent de la différence de niveau entre le PSG et le reste de la L1. Pour eux, c'est comme si Paris jouait contre des amateurs. Avec cette expression, les internautes britanniques comparent aussi la L1 à une pouponnière où les jeunes sont légion et peuvent s'exprimer facilement, compte tenu du faible niveau. Bien sûr, c'est une blague. Mais cela peut aussi, d’une certaine manière, illustrer la façon dont le championnat est perçu dans le reste de l'Europe.
S'ils estiment tous que le terme "Farmers league" utilisé par les internautes n’est pas mérité, leurs réponses laissent penser qu'il n'y a pas de fumée sans feu…
Bien sûr, nous avons de l'estime pour la L1. Mais le problème majeur est que le PSG est bien meilleur que tout le monde. Cette différence est beaucoup plus marquée avec le PSG en L1 que le Bayern Munich en Bundesliga, ou encore que Manchester City en Premier League. En France, il manque la sensation de compétition car la course au titre en L1 est déjà réglée en octobre.
En Italie et en Allemagne, nos collègues se montrent aussi sévères avec la L1. Cependant si c'est un championnat avec beaucoup de jeunes talents, c'est aussi le moins sexy des cinq grands championnats.
En général, nous ne voyons pas la L1 comme une 'Farmers League'. Mais comme le cinquième championnat après la Premier League, la Liga, la Serie A et la Bundesliga. Qu'importe donc si Lyon a frappé fort en s'offrant Manchester City en Ligue des champions (1-2) ou si Marseille a atteint la finale de la Ligue Europa la saison passée, Paris écrase trop le championnat de France pour valoriser vraiment la L1 hors de nos frontières.

Le tableau ci-dessous récapitule les principales caractéristiques de la Premier League et de la Ligue 1 :
| Caractéristique | Premier League | Ligue 1 |
|---|---|---|
| Popularité mondiale | Très élevée | Élevée, mais perçue comme moins compétitive |
| Compétitivité | Très compétitive | Domination du PSG |
| Rivalités | Nombreuses et intenses | Moins médiatisées |
| Perception | Championnat de haut niveau | "Farmers League" (terme péjoratif) |
| Influence des investisseurs étrangers | Forte, mais en questionnement | Moins prononcée, mais croissante |
| Traditions et histoire | Riches et bien établies | Moins ancrées dans la société |