Les Rookies NBA: Meilleurs Joueurs et Performances Historiques

La NBA a repris ses droits et les fans sont de retour pour parler de balle orange, d'histoire et de légendes. Le basket c'est top, mais en parler est probablement ce qui est le plus kiffant. Il s’agit ici de parler de ces gars qui ont débarqué sur les planches de la grande ligue comme des furies, comme des surdoués déjà prêts à tout casser, à dominer. Car le talent n’attend pas et quand il est associé à un énorme physique, un énorme mental ou à une rigueur de travail impressionnante (ou les trois), cela nous donne un joueur qui, dès sa première saison, change la NBA et plus particulièrement la franchise dans laquelle il arrive.

Le trophée de Rookie de l’année NBA incarne le rêve de tous les jeunes joueurs débutant leur carrière dans la ligue. Chaque génération révèle de nouveaux talents, prêts à écrire leur légende.

Top 10 meilleurs rookies All-Time

Le Trophée de Rookie de l'Année NBA

Le titre de Rookie de l’année NBA récompense chaque saison le débutant le plus impressionnant du championnat. Ce trophée prestigieux, aussi appelé ROY (Rookie of the Year), met en lumière ceux qui marquent la ligue dès leur première saison professionnelle. Attribué depuis la saison 1952-1953, le trophée du Rookie de l’année NBA (ROY) récompense le meilleur débutant de la saison régulière. Remporter le trophée de Rookie de l’année NBA est déjà un exploit en soi, mais être élu à l’unanimité est une reconnaissance exceptionnelle.

Depuis la création du trophée de Rookie de l’année NBA, plusieurs débutants ont marqué la ligue dès leur première saison. Certains rookies ont marqué l’histoire de la NBA dès leur première saison en établissant des records impressionnants. Être sélectionné pour le All-Star Game dès sa première saison est un exploit rare en NBA. Au total, seulement 45 rookies dans l’histoire de la ligue ont eu cet honneur.

Chaque saison, avec une fortune diverse, plusieurs dizaines de jeunes joueurs posent pour la première fois de leur carrière un pied sur un parquet NBA. L’idée ici est de recenser les joueurs qui, dès le jour 1, se sont mis en évidence par des performances remarquables, voire inoubliables.

Stephon Castle : Rookie de l'Année 2025

Stephon Castle succède à son coéquipier Victor Wembanyama. Stephon Castle a été élu rookie de l'année en NBA mardi, devançant l'ailier français d'Atlanta Zaccharie Risacher au vote. Le meneur des San Antonio Spurs succède à son coéquipier Victor Wembanyama. Le trophée de rookie de l'année ne quitte pas San Antonio. Après Victor Wembanyama, élu meilleur débutant de la NBA à l'unanimité en 2024, c'est un autre Spur qui a remporté cette distinction mardi, en la personne de Stephon Castle.

Il devance l'ailier français Zaccharie Risacher (Atlanta Hawks) et Jaylen Wells (Memphis Grizzlies). Les votants ont donné un large avantage à l'arrière texan, 92 des 100 l'ayant placé à la première place de leur classement, contre seulement 5 pour Risacher. Ce dernier a fini avec 245 points, loin derrière les 482 de Castle, mais avec une avance confortable sur Wells (123). Castle (20 ans), choisi avec le 4e choix de la draft 2024, a eu un impact immédiat avec les Spurs. Développant une connexion intéressante avec Victor Wembanyama, il a hérité de la majorité des responsabilités après la blessure de ce dernier puis la fin de saison de De'Aaron Fox. Meilleur marqueur (14,7 points par match) parmi les rookies éligibles au trophée récompensant le meilleur joueur de première année, il s'est également illustré grâce à ses qualités défensives, se retrouvant souvent sur le meilleur attaquant adverse. Stephon Castle est le quatrième joueur de l'histoire des Spurs à être élu rookie de l'année après David Robinson (1990), Tim Duncan (1998) et Victor Wembanyama (2024). Outre ses performances en saison régulière, il s'est également illustré lors du All-Star Weekend en réalisant un bon concours de dunks - sans toutefois le remporter. Malheureusement pour les Spurs, les bons matches de Castle n'ont pas suffi pour se qualifier en play-offs ou en play-in (bilan de 34 victoires et 48 défaites, 13e place à l'Ouest).

Victor Wembanyama : Rookie de l'Année 2024

Victor Wembanyama, joueur des San Antonio Spurs, a été élu Rookie de l’année NBA en 2024. Il a remporté le trophée à l’unanimité après une saison exceptionnelle. Victor Wembanyama est devenu le sixième joueur NBA élu Rookie Of The Year à l’unanimité après Ralph Sampson, David Robinson, Blake Griffin, Damian Lillard et Karl-Anthony Towns.

Rafler tous les votes dépend évidemment aussi de la concurrence mise face au joueur qui décroche le trophée - dans le cas présent, Chet Holmgren a tout de même signé une très belle saison - mais le Français a tellement marqué les esprits que sa saison fait déjà office de référence historique. ESPN parle de l’une "des meilleures campagnes jamais vues pour un rookie " et même la NBA va dans le même sens en mettant en avant "l’une des meilleures saisons rookie de l’Histoire." Certains iront même plus loin en plaçant les performances du jeune homme tout en haut. Le natif du Chesnay est un phénomène médiatique sans précédent. Pas seulement pour ce qu’il fait sur le terrain, même si ça en découle, mais aussi pour ce qu’il incarne, à savoir le futur de la ligue. Rien que ça. Les attentes étaient absolument gigantesques et le fait qu’il les dépasse est une énorme performance, peut-être encore plus grande que ses prestations en elles-mêmes, qui peut pousser à surévaluer ce qu’il a réalisé dès ses débuts outre-Atlantique.

Victor Wembanyama réalise une saison rookie exceptionnelle sur le plan individuel, avec un ratio production/temps passé sur le terrain quasiment jamais vu auparavant, un impact très fort des deux côtés du terrain et des fulgurances qui ne laissent aucune place au doute quant à la réussite de sa carrière. Au-delà de ses 21,4 points, 10,6 rebonds, 3,9 passes et 3,6 blocks (premier en NBA) de moyenne, il y a eu déjà un match en "5 by 5", une performance rare, un triple-double avec les contres ou encore un match de mammouth à 40 points et 20 rebonds. Il reste tout de même parfois difficile de différencier statistiques et niveau de jeu. Les chiffres sont censés nous donner des indications et quantifier autant que possible l’apport d’un joueur. Mais le basket est beaucoup plus complexe. Ça n’empêche pas que le jeune homme de 20 ans a validé toutes les cases très rapidement. Il a montré qu’il était prêt à s’affirmer comme une première option de tout premier plan en NBA et son impact défensif est tel qu’il est déjà l’un des trois finalistes pour le trophée de meilleur défenseur.

Maintenant, il y a tout de même un critère qui ne doit pas écarté totalement. Celui du bilan collectif. Le constat un peu simpliste reviendrait à souligner la faiblesse de l’effectif des Spurs. Mais San Antonio a gagné autant de matches - seulement 22 ! - avant l’arrivée de Wembanyama. La franchise texane est même passée tout proche de signer la plus mauvaise saison de son Histoire malgré l’arrivée du Français. Les Devin Vassell, Keldon Johnson, Jeremy Sochan et compagnie étaient déjà là l’année précédente et ils n’ont pas fait pire.

Parce que même s’il est déjà impressionnant et en avance pour son âge, Wembanyama a encore beaucoup à apprendre pour faire gagner son équipe. Des progrès aperçus en fin de saison, quand les Spurs ont décroché 7 victoires sur leurs 11 derniers matches. La suite s’annonce extrêmement prometteuse pour lui, et donc pour l’organisation.

Rookies Historiques et Leurs Performances

Si l’on souhaite effectuer une comparaison des meilleures premières rencontres de l’Histoire, il est nécessaire de distinguer les époques. Nous aurons l’occasion de le redire, la NBA d’il y a 60 ans, qu’a par exemple connu Wilt Chamberlain, n’est pas celle que viennent de découvrir R.J. Barrett, P.J. Washington et autre Tyler Herro. Ainsi, l’on retrouve dans cette NBA préhistorique des lignes statistiques qui sont aujourd’hui inimaginables (impossibles ? Très certainement). Néanmoins, force est de constater qu’historiquement, les meilleures premières rencontres se sont majoritairement déroulées entre 1946 et 1978, dans une Ligue « d’avant-hier ».

Ainsi, sur les 79 rookies qui ont marqué au moins 20 points pour leur première rencontre NBA, 32 évoluaient dans cette NBA d’un autre temps.Si ces deux exemples n’ont pas fini de vous convaincre que la comparaison des époques est, au mieux, hasardeuse, (et au pire complètement contre-productive) je vous invite à avoir la curiosité d’aller jeter un œil sur les records de points sur l’entière saison rookie. On s’aperçoit rapidement que ce classement, comme celui des rebonds, est monopolisé par les joueurs ayant débuté leur carrière avant 1980. Voici un exemple chiffré : lors d’une première saison, 203 rencontres se sont soldées avec au moins 40 points scorés par un rookie.

Wilt Chamberlain (1959-1960)

Lorsqu’on parle de records, Wilt the Steelt est généralement dans le coin. Le sujet qui nous concerne ici ne fait pas figure d’exception, pour la simple et bonne raison que sa première rencontre était - déjà - une énorme orgie. Chamberlain a fait ses grands débuts en 1959, à l’âge de 23 ans sous les couleurs des Philadelphie Warriors, dans une rencontre qui les opposait aux Knicks. Résultat ? 43 points, 28 rebonds et 1 passe décisive pour le pivot des Warriors. Disons-le : ces chiffres constituent le record absolu en points et en rebonds pour une première rencontre NBA.

Oui, la saison rookie de Wilt Chamberlain date d’il y a près de 65 ans. Une époque lointaine où la concurrence était forcément moindre. Mais The Stilt a régné sur cette saison 1959-60 comme aucun joueur de première année n’a régné sur une saison - et comme peu de joueurs de n’importe quel âge l’ont fait. Et contrairement à ce que peuvent penser les aficionados du « c’était des plombiers, ils ne pourraient pas jouer aujourd’hui », le monstre qu’était Chamberlain aurait été encore plus improbable des décennies plus tard, s’il avait bénéficié des techniques ultérieures d’entraînement. Ses moyennes cette saison-là donnent le vertige. 37,6 pts, c’est la quatrième marque de l’histoire, les 3 premières étant l’oeuvre de… Chamberlain lui-même bien sûr. Ses 27 rbds sont tout proches des 27,2 qu’il glanera chaque soir la saison suivante et devance ses 25,7 de sa saison 3. Bref, il s’est montré à la hauteur des 50.000 dollars qu’il a touché cette année là (deux fois plus que ce qu’avait payé son proprio pour la franchise des Warriors 7 ans plus tôt…). Sans surprise, et c’est dingue de dire ça, il a aussi chopé le trophée de MVP cette saison-là.

Autres Performances Remarquables

  • John Drew (1974): 32 points, 12 rebonds, 3 passes décisives et 4 interceptions.
  • Maurice Stokes (1955): 32 points, 20 rebonds, 8 passes décisives.
  • Kareem Abdul-Jabbar (Lew Alcindor) (1969): 29 points, 12 rebonds, 6 passes décisives.
  • Walt Bellamy (1961): 29 points, 17 rebonds.
  • Isiah Thomas (1981): 31 points.
  • Dominique Wilkins (1982): 23 points, 12 rebonds.
  • Hakeem Olajuwon (1984): 24 points, 9 rebonds.
  • David Robinson (1989): 23 points, 17 rebonds, 3 contres.
  • Shaquille O’Neal: 12 points, 18 rebonds.
  • Allen Iverson: 30 points.
  • Lamar Odom: 30 points, 12 rebonds, 3 passes décisives, 2 interceptions, 2 contres.
  • LeBron James: 25 points, 6 rebonds, 9 passes décisives et 4 interceptions.
  • Blake Griffin: 20 points, 14 rebonds, 9 rebonds offensifs.

Les Spurs et les Rookies de l'Année

Les Spurs de San Antonio ont une histoire riche en matière de rookies exceptionnels. David Robinson, Tim Duncan et Victor Wembanyama ont tous remporté le titre de Rookie de l'Année en jouant pour les Spurs, et Stephon Castle vient de rejoindre ce groupe prestigieux.

David Robinson

Le premier "first pick" de l’Histoire des Spurs. Drafté en 1987, le géant ne s’est pointé en NBA que deux ans après. Et pour cause, il terminait son service militaire avec la marine américaine. La franchise texane n’a pas attendu pour rien. De suite une superstar de la ligue à 24 ans, Robinson a compilé plus de 24 points, 12 rebonds et quasiment 4 contres de moyenne. Des statistiques supérieures à celles de Wembanyama à une époque où le jeu était pourtant beaucoup plus lent (et avec donc moins de possessions à jouer et autant d’opportunités en moins de gonfler les chiffres). La principale différence, c’est que San Antonio est passé de 21 à 56 suite à l’arrivée de "l’Amiral" ! Les Spurs ont carrément atteint les demi-finales de Conférence avec un David Robinson All-Star, sixième du vote pour le MVP, nommé dans la troisième All-NBA team mais aussi dans le deuxième cinq défensif.

Tim Duncan

Le destin des Spurs a basculé le jour où l’organisation a hérité du premier choix de la draft 1997, gagnant ainsi le droit de choisir Duncan. Ses stats lors de sa saison rookie sont très solides mais pas forcément hyper impressionnantes - 21 points, 12 rebonds - mais il faut se rappeler qu’il devait partager la balle avec Robinson. Le jeune homme était déjà tellement fort. Il a impressionné tout le monde, un peu comme le Français cette saison. Au point de finir cinquième du vote pour le MVP et surtout d’être élu dans le meilleur cinq de la saison ! C’est comme si Wembanyama avait délogé Nikola Jokic et serait devenu le meilleur pivot de la ligue dès cette année. Tim Duncan s’est directement affirmé comme l’un des basketteurs les plus forts de la planète. Il a d’ailleurs décroché sa première bague l’année suivante, en 1999, pour sa saison sophomore.

Autres Rookies Ayant Marqué les Esprits

Outre les joueurs mentionnés précédemment, d'autres rookies ont également laissé une marque indélébile sur la NBA dès leur première saison.

Michael Jordan

Arrivé chez les pros la même année que Charles Barkley et Hakeem Olajuwon, deux Hall Of Famers, Jordan a réussi à rafler le trophée de Rookie Of The Year en ravageant les défenses dès ses débuts. 28 points de moyenne, en plus de ses 6 rebonds et 6 passes.

Larry Bird

Encore un joueur nommé dans la première All-NBA Team dès sa saison rookie, avec 21 points, 10 rebonds et plus de 4 passes par match. Mieux encore, le nouveau patron des Celtics a fait de Boston la meilleure équipe de la saison régulière avec 61 victoires.

Magic Johnson

Champion NBA et MVP des finales ça vous classe un homme, non ? Alors, évidemment, Magic jouait pour une équipe des Lakers formidable mais il en était le maître à jouer avec ses 18 points, 7 rebonds et 7 passes de moyenne. Pour l’anecdote, c’est Bird qui a été nommé rookie de l’année en 1980. Johnson s’est rattrapé avec le titre dès ses débuts.

Kareem Abdul-Jabbar

C’est évidemment une toute autre époque mais il n’empêche que Jabbar, alors appelé Lew Alcindor, a cumulé 28 points et 14 rebonds de moyenne lors de sa saison rookie. Il a terminé troisième du MVP. Un monstre, d’emblée.

Tableau Récapitulatif des Rookies Mentionnés

JoueurAnnéePoints par MatchRebonds par MatchPasses Décisives par Match
Wilt Chamberlain1959-196037.627.0N/A
Victor Wembanyama202421.410.63.9
David Robinson1989-199024.314.81.8
Tim Duncan1997-199821.111.92.7
Michael Jordan1984-198528.26.55.9
Larry Bird1979-198021.310.44.5
Magic Johnson1979-198018.07.77.3
Kareem Abdul-Jabbar1969-197028.814.54.1

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