Le football, sport universel, se place très loin devant les autres sports en Europe, en Afrique et en Amérique du Sud. Il apparaît en Angleterre au XIXè siècle. À l’époque, chaque collège veut son sport collectif.
Pendant que les élites de la ville de Rugby décident de se passer la balle à la main, d’autres s’inspirent du règlement sportif de Cambridge pour créer “le jeu le plus simple”. Et ça paie ! Les principes de jeu et la facilité à jouer n’importe où font du football un des sports les plus répandus et les plus pratiqués.
Vous avez déjà improvisé un match avec vos sacs à dos pour délimiter les buts ? Ou simplement enchaîné les passes et les jongles entre amis et amies ? Eh bien c’est pareil partout dans le monde !
Les règles du football
Les Lois du Jeu
Le football est donc un sport collectif où vous devez marquer plus de buts que l’équipe adverse. Pour manier le ballon, qui est rond, vous devez utilisez les pieds. Ou la tête. Ou les jambes. Ou le torse. En tout cas vous ne devez pas utiliser les mains. Sauf si vous gardez les buts. Facile, vous voyez ?
En plus de se pratiquer partout dans le monde et par tous les temps, le football vous invite désormais en salle, à 5 contre 5 : Le futsal se pratique sur une surface dure, dont les dimensions se rapprochent d’un terrain de handball. Pour le Foot 5, vous jouez sur un terrain plus petit avec un revêtement synthétique et vous pouvez utiliser les panneaux qui délimitent les côtés du terrain pour faire rebondir le ballon.
Le football est basé sur plusieurs principes de jeu immuables. Il apparaît important de rappeler que pour assurer une circulation rapide du ballon, il faut une grande disponibilité autour du porteur de balle. L’appui et le soutien peuvent servir de rampe de lancement pour un appel du porteur ou d’un troisième partenaire.
Dans tous les matchs et sans en être conscients parfois, les joueurs utilisent cette combinaison de base qu’est la recherche, par le porteur, d’un « appui » positionné devant lui (dos au jeu) avant de proposer le « soutien » face au jeu.
Le Terrain de Football
Un terrain de football est généralement engazonné, toutefois ce sport peut se pratiquer sur d’autres surfaces, certaines épreuves se déroulant sur des surfaces artificielles (synthétiques notamment). Le terrain ne doit pas dépasser 120 m de long et 90 m de large, et doit mesurer au minimum 90 m de long et 45 m de large. Les buts consistent en deux poteaux droits, espacés de 7,32 m et reliés par une barre transversale à une hauteur de 2,44 m, le tout portant un filet.

Un terrain de foot doit être rectangulaire et mesurer au minimum 90 m de long (max. 120 m) pour 45 m de large minimum (max. 90 m). Ces dimensions sont affinées pour les terrains destinés à accueillir des rencontres internationales et passent à une longueur de ligne de touche minimum de 100 m (max. 110 m) pour une largeur de terrain de 64 m minimum (max. 75 m).
La surface du terrain doit être naturelle ou, selon le type de compétition, synthétique ou hybride, et elle doit être délimitée par des lignes continues appelées lignes de touche et lignes de but. Le terrain est séparé en deux parties par une ligne médiane au centre de laquelle se trouve un cercle de 9,15 m de rayon appelé rond central.
Chaque coin du terrain correspond à la zone de tir des corners et est à ce titre marqué d’un arc de cercle de coin et équipé d’un poteau de corner avec drapeau. Les poteaux de corner doivent mesurer au moins 1,50 m de haut et ne doivent représenter aucun danger pour les joueurs.
Les buts situés à chaque extrémité de la surface de jeu doivent mesurer 7,32 m de large sur 2,44 m de haut et doivent disposer de montants de 12 cm d’épaisseur maximum. Les montants et la barre transversale doivent être de couleur blanche et l’ensemble du but devra être solidement scellé dans le sol. L’utilisation de buts mobiles n’est autorisée que si leur lestage leur assure une parfaite stabilité.
Les filets sont obligatoires et devront être fixés de manière à ne pas gêner le gardien de but. Toute publicité commerciale ainsi que l’affichage de logos ou autres messages sont interdits sur le terrain et sur le matériel qui l’équipe (buts, filets, poteaux et drapeaux de corner…) à partir du moment où les joueurs sont sur la pelouse.
Les publicités autorisées qui entourent le terrain devront quant à elles se trouver à au moins 1 m des lignes de touche et du filet de but.
Objectif et Composition d'une Équipe
L’objectif pour gagner un match de football est de marquer plus de buts que l’adversaire en envoyant le ballon dans les buts de l’équipe opposée. Seul le gardien de but, lorsqu’il se trouve dans la surface de réparation, a le droit de toucher le ballon avec les mains ou avec le bras. Les dix autres joueurs, appelés « joueurs de champ », ne manient le ballon qu’avec les jambes, les pieds, la tête et la poitrine.
Une équipe de football est disposée sur le terrain selon un « plan » en quatre lignes permettant aux joueurs d’occuper au mieux l’espace de jeu et de contrarier l’équipe adverse. La notion d’espace entre ces lignes est primordiale dans la définition d’une tactique de jeu. En effet, plus les lignes sont serrées, plus l’équipe adverse éprouve des difficultés à faire circuler le ballon jusqu’à la zone de but. En revanche, des lignes « distendues » offrent des espaces de mouvement aux joueurs de l’équipe adverse.
Le gardien de but, chargé de garder la zone de but - autrement dit empêcher le ballon de franchir la ligne de but - doit porter des vêtements qui le distinguent de ses équipiers et de ses adversaires. Il peut se déplacer sur l’aire de jeu de la même façon que ses coéquipiers, éventuellement participer au jeu, toutefois ce type de déplacement est peu recommandé ; seuls quelques gardiens aiment à sortir de la zone qui leur est affectée.
Protégeant le gardien de but des attaques adverses, les défenseurs, dont le nombre varie de 3 à 5 selon les schémas tactiques adoptés, se répartissent le long de la surface de réparation située immédiatement devant le but.
Les milieux de terrain sont par tradition les joueurs les plus polyvalents d’une équipe de football : à la fois défenseurs et attaquants, ils constituent la charnière autour de laquelle s’articulent les différentes phases de jeu. Positionnés sur la troisième ligne de l’équipe, ils peuvent être « milieux défensifs » ou « milieux offensifs ». Dans le premier cas de figure, ils participent activement à la récupération du ballon dans une zone stratégique généralement située autour du rond central du terrain, tandis que les seconds orientent le jeu d’attaque en distribuant des ballons aux attaquants.
Viennent enfin les attaquants, dont le nombre varie de 2 à 3 joueurs - exceptionnellement, lorsqu’une équipe doit impérativement marquer un but, un entraîneur peut décider de faire évoluer 4 attaquants sur le terrain en même temps. Les attaquants sont aujourd’hui plus mobiles, moins figés dans des positions préétablies.
Déroulement d'un Match
Un match de football débute par un coup d’envoi ; le ballon est placé sur le rond central et l’un des attaquants le frappe (depuis la saison 1997-1998, celui-ci est autorisé à marquer un but dès cet instant, sans avoir à faire de passe). À chaque coup d’envoi, les équipes doivent se trouver dans leur moitié de terrain respective et ne peuvent en sortir que lorsque le ballon a été tapé. Celui-ci est en jeu dès qu’il a franchi, dans le camp adverse, une longueur égale à sa circonférence.
Le ballon cesse d’être jouable dès qu’il franchit les limites du terrain. Lorsqu’il sort du jeu par les côtés, on dit qu’il est mis en touche. La remise en jeu est faite par un membre de l’équipe qui n’était pas responsable de la sortie du ballon. Le joueur se place à l’endroit de la ligne de touche où le ballon a quitté le terrain, le prend à deux mains au-dessus de sa tête et l’envoie. Au moment de lancer le ballon, le joueur doit faire face au terrain et avoir les deux pieds au sol.
Lorsqu’il sort du terrain en passant sur la ligne de but, il est remis en jeu soit par un coup de pied, si le ballon a été touché en dernier par un attaquant, soit par un corner (littéralement, « tir de coin »), s’il a été touché par un défenseur. Pour la remise en jeu, un défenseur (généralement le gardien de but) frappe le ballon à partir d’un côté ou d’un autre de la zone de but (« six mètres ») et le ballon est considéré jouable lorsqu’il a franchi les limites de cette surface de réparation.
Pour un corner, le ballon doit être placé à l’extrémité de la ligne de but située du côté où il est sorti du terrain. Lorsqu’il est en possession du ballon, le gardien de but ne peut se déplacer de plus de 4 pas et ne doit pas conserver le ballon dans sa main plus de 5 à 6 secondes.
Les Fautes et Sanctions
Le hors-jeu (règle n° 11) est la plus complexe des 17 règles principales du football : un joueur est hors jeu lorsqu’il est plus près de la ligne de but que le ballon et l’avant-dernier adversaire (généralement le dernier défenseur ou joueur de champ avant le gardien de but).
Les manquements aux règles sont pénalisés par des coups francs directs ou indirects et des penalties. Un coup franc direct permet de tirer directement au but, tandis que le coup franc indirect nécessite une passe avant que le tir au but soit autorisé. Un coup franc direct est accordé pour les fautes plus graves.
Tous les coups francs (penalties exceptés) sont tirés de l’endroit où la faute a été commise, sauf si celle-ci a eu lieu dans la surface de réparation. Si c’est le cas, les attaquants jouent le coup franc indirect sur la limite de la surface de réparation, parallèle à la ligne de but, à l’endroit le plus proche du point où la faute a été commise. Les défenseurs peuvent se placer n’importe où dans la surface de réparation, pourvu qu’ils se trouvent à une distance minimum de 9,15 m du ballon au moment où le coup franc est joué.
Un coup franc direct est accordé pour des infractions dites « graves », telles que fautes et incorrections intentionnelles. Il en existe 9, dont 6 sont des fautes contre un adversaire, 2 plus sérieuses également contre un adversaire et la dernière est une faute « technique ».
Les 2 suivantes consistent à donner ou à essayer de donner un coup de pied à un autre joueur, à frapper ou à essayer de frapper un autre joueur. Si une faute est commise par l’équipe de défense dans sa propre surface de réparation, l’arbitre accorde un penalty tiré du point de pénalité.
Le joueur qui joue un penalty peut tirer directement au but et il est le seul joueur, avec le gardien de but adverse, qui a le droit de se trouver dans la surface de réparation tant que le ballon n’a pas été frappé.
Si les fautes sont suffisamment graves, l’arbitre peut donner un avertissement à un joueur (il lui montre alors un carton jaune). Cela se produit si le joueur a effectué un geste dangereux, s’il sort ou pénètre sur le terrain sans la permission de l’arbitre, s’il enfreint les règles de manière répétée, s’il s’oppose à toute décision de l’arbitre verbalement ou par geste, s’il se comporte de manière incorrecte en envoyant le ballon au loin lorsqu’un coup franc est accordé par exemple, en gênant un mur défensif ou en se plaçant devant le ballon pour empêcher le tir d’un coup franc.
L'Équipement du Joueur
L’équipement d’un joueur ne doit présenter de danger ni pour les autres, ni pour lui-même. Il doit être règlementaire et commun à tous, les bijoux et autres accessoires personnels étant proscrits. Les gardiens doivent quant à eux être équipés de gants spécifiques à leur poste.
A cette tenue s’ajoutent des protège-tibias qui devront être entièrement recouverts par les chaussettes et qui devront être suffisamment efficaces pour assurer la bonne protection des joueurs. En cas de non-respect de ces règles ou de tenue inappropriée, le joueur concerné pourra être l’objet d’avertissements ou de sanctions. Le jeu pourra être arrêté ou non, selon la nature de l’intervention de l’arbitre, et le joueur contrevenant pourra être invité à quitter le terrain le temps de corriger sa tenue. Il ne pourra revenir sur la pelouse qu’une fois autorisé par l’arbitre.
Le Rôle de l'Arbitre
Toute rencontre doit se dérouler sous le contrôle d’un arbitre dont le rôle est de faire appliquer les lois du jeu. L’arbitre devra donc s’assurer que toutes les règles soient respectées et fait figure d’autorité sur le terrain. Il devra s’assurer de la conformité du terrain, de l’équipement des joueurs, appliquer les sanctions nécessaires et transmettre aux autorités compétentes un rapport relatif à toutes les mesures prises durant la rencontre.
Les décisions de l’arbitre sont indiscutables, sous peine de sanctions, et une mauvaise décision peut être corrigée, à l’initiative de l’arbitre, tant que le jeu n’a pas repris ou que le match n’est pas terminé. L’arbitre se doit également de veiller à ce que le match se déroule en toute sécurité pour les joueurs, qu’il s’agisse de blessures liées au jeu ou d’éléments extérieurs au jeu (conditions météo, supporters…).
Tout arbitre de football se doit d’être équipé d’un sifflet, d’une montre, de cartons jaunes et rouges pour sanctionner les joueurs et d’un carnet pour noter les faits de match. Il pourra également disposer de certains moyens de communication pour échanger avec ses assistants tels que des oreillettes ou des drapeaux électroniques, par exemple.
Tout comme les joueurs, l’arbitre a interdiction de porter bijoux ou autres effets personnels durant un match. Depuis 2017, l’arbitre a à sa disposition une assistance vidéo (VAR) pour l’aider à statuer sur certaines décisions parfois litigieuses. Le recours à cette assistance vidéo n’est permis qu’en cas d’erreur flagrante ou d’incident important qui aurait été manqué et qui concerne un but, un penalty ou un carton rouge. Il peut également consulter la VAR en cas d’erreur quant à l’identité d’un joueur averti ou exclu.
Pour aider l’arbitre dans sa tâche, différents arbitres supplémentaires peuvent être nommés. Officieront alors dans un match deux arbitres assistants, un quatrième arbitre et des arbitres assistants supplémentaires ou de réserve, tous considérés comme arbitres de terrain. L’arbitre assistant vidéo et ses adjoints sont quant à eux hors du terrain mais tous agissent sous l’autorité de l’arbitre principal de la rencontre.
En cas de comportement inapproprié, l’arbitre principal peut tout à fait relever de ses fonctions un arbitre assistant. Les arbitres assistants sont chargés d’indiquer quand le ballon sort du terrain et à quelle équipe il revient pour la remise en jeu, quand un joueur se trouve en position de hors-jeu ou pour signaler un gardien de but qui quitte sa ligne avant qu’un tir au but ne soit tiré.
Ils pourront également indiquer quand un remplacement est demandé par une équipe et devront s’assurer que la procédure de remplacement est scrupuleusement respectée au moment du changement. Le quatrième arbitre est lui aussi chargé de contrôler les procédures de remplacement, mais il devra également indiquer le temps additionnel décidé par l’arbitre à la fin de chaque période. Il devra en outre contrôler le retour d’un joueur sur le terrain, ses équipements ainsi que les ballons de remplacement.
Les arbitres assistants supplémentaires reprennent en partie le rôle des arbitres assistants et il existe également des arbitres assistants de réserve chargés de remplacer un arbitre assistant ou un quatrième arbitre qui serait dans l’incapacité de poursuivre la rencontre.
Les arbitres vidéo peuvent aider l’arbitre principal à prendre une décision en s’aidant des images du match, seulement dans les cas où le recours à la VAR est autorisé.
Durée et Déroulement du Match
Un match de football dure 90 minutes hors éventuel temps additionnel, divisées en deux périodes de 45 minutes. Cette durée peut être modifiée à condition qu’un accord entre l’arbitre et les deux équipées ait été trouvé au préalable, avant le coup d’envoi de la rencontre. La pause entre les deux mi-temps ne peut excéder les 15 minutes et cette durée ne peut être modifiée qu’avec l’accord de l’arbitre.
Chaque mi-temps peut être prolongée afin de récupérer le temps perdu du fait d’arrêts de jeu tels que les remplacements, les blessures de joueurs et leur évacuation ou tout autre cause d’interruption du match. On parle alors de temps additionnel, décompté par l’arbitre et ajouté à la fin de chaque période. Le calcul de ce temps additionnel est à l’entière discrétion de l’arbitre.
Une prolongation du match peut être jouée en cas de score nul entre deux équipes. L’arbitre rajoute dès lors deux périodes de 15 minutes afin de permettre aux deux équipes de se départager. Si aucune des équipes ne parvient à faire la différence, la victoire du match se jouera alors lors d’une séance de tirs au but.
Si le match est arrêté définitivement avant son terme, il devra être rejoué, sauf si circonstances exceptionnelles ou si cette mesure était prévue par le règlement de la compétition ou par les organisateurs.
Coup d'Envoi et Reprise du Jeu
Un tirage au sort, le « toss », a lieu avant chaque début de rencontre afin de déterminer quelle équipe choisira son camp. L’équipe qui remporte ce tirage au sort choisira le but en direction duquel elle devra attaquer pendant toute la première mi-temps tandis que l’autre équipe obtiendra le coup d’envoi du match. Le coup d’envoi de la seconde mi-temps sera donné par l’équipe qui a remporté le « toss » et les deux équipes changent de camp.
Ce coup d’envoi a lieu au début du match, à chaque début de période (prolongations comprises) et à chaque fois qu’un but est marqué (c’est alors l’équipe qui a encaissé le but qui procède au coup d’envoi). Tous les joueurs devront se trouver dans leur camp et les joueurs de l’équipe qui ne donne pas le coup d’envoi doivent se tenir à l’extérieur du rond central.
Posé au sol sur le point central, le ballon devra être passé par le joueur effectuant le coup d’envoi à l’un de ses coéquipiers après que l’arbitre ait donné le signal à l’aide de son sifflet. Si le joueur désigné pour donner le coup d’envoi touche le ballon une seconde fois, sans le passer à un coéquipier, un coup franc indirect sera accordé à l’équipe adverse, à l’endroit où la faute a été commise. Pour tout autre manquement à la procédure du coup d’envoi, ce dernier devra être recommencé.
En cas d’interruption du jeu en cours de match, la reprise se fera sous forme de balle à terre : l’arbitre lâche le ballon au sol à l’endroit où il se trouvait au moment de l’interruption et le jeu reprend dès que la balle touche le sol.
Le ballon est considéré en jeu lorsqu’il se trouve sur toute la surface du terrain, y compris après avoir touché un poteau de but, une transversale ou un poteau de corner. Il est également considéré en jeu s’il touche un arbitre et que cela n’impacte pas le cours du jeu. Un contact avec l’arbitre qui permettrait à l’équipe d’attaquer plus facilement ou, au contraire, qui serait récupéré par l’adversaire, est en revanche considéré comme hors du jeu. C’est également le cas lorsque la balle franchit les limites du terrain ou que le jeu est arrêté par l’arbitre.
Fin du Match et Validation des Buts
La fin d’un match est sifflée par l'arbitre au terme du temps réglementaire, auquel peut s’ajouter du temps additionnel. L’équipe victorieuse est celle qui aura marqué le plus de buts. Un but est validé lorsque le ballon a entièrement franchi la ligne de but et qu’aucune faute n’a été commise pour pouvoir marquer.
Si aucune équipe n’arrive à se départager, le match est alors déclaré nul. Certains formats de compétitions n’autorisent pas le match nul, d’où la présence de prolongations pouvant aboutir sur des séances de tirs au but. Il existe également une règle comptabilisant le nombre de buts marqués par les deux équipes lors d’une rencontre aller-retour : l’équipe qui a marqué le plus de buts à l’extérieur est déclarée vainqueur en cas d’égalité au cumul des scores des deux confrontations.
Tactiques de Jeu : La Défense en Zone
Parmi les organisations tactiques les plus emblématiques de l’histoire du football moderne, la défense en zone occupe une place de choix. Son essor est intimement lié à la vision novatrice d’Arrigo Sacchi, entraineur légendaire du grand Milan AC de la fin des années 1980.
À la suite de l’ère Sacchi, une conviction s’impose progressivement à travers l’Europe : on est plus forts ensemble ! La défense en zone est une organisation collective où les dix joueurs forment un bloc compact, composé de deux à trois lignes défensives, placé entre le ballon et le but.

Lorsqu'une équipe perd la possession du ballon, nous pouvons distinguer deux attitudes principales :
- Une approche dite passive, dans laquelle l’équipe recule en bloc. Ce repli défensif consiste donc à réorganiser le bloc défensif entre le ballon et le but dans son propre camp. Le joueur le plus proche du porteur de balle intervient pour réduire son temps et son espace d’action.
- Une attitude active : la mise en place d’un pressing immédiat dès la perte de balle. Il revient à « attaquer l’attaque adverse » afin d’empêcher la conservation du ballon. Son principal avantage ? En cas de récupération réussie, l’équipe se retrouve en position favorable, plus proche du but adverse, augmentant ainsi ses chances de créer une occasion dangereuse.
Dans cette étape de jeu de la défense en zone, le bloc équipe est placé et organisé entre le ballon et le but à défendre. L’objectif est d'enlever du temps et de l'espace à l’adversaire. Si l'adversaire joue latéralement ou s’il joue long, cela veut dire que le bloc défensif est correctement placé.
En effet, la circulation à l’arrière ou en retrait traduit l’incapacité de l’adversaire à trouver des solutions dans les intervalles ou dans la profondeur. Préserver l’équilibre défensif, c’est aussi savoir gérer les interlignes pour empêcher les adversaires de recevoir le ballon entre les lignes, et protéger la profondeur par un alignement constant de la ligne défensive. Lorsque la pression sur le porteur est efficace et le gardien en position haute, les options offensives se réduisent.
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