Bienvenue à Bayonne ! Bienvenue au Pays Basque, le pays du rugby et du ballon rond. Les Croisés de Bayonne, club emblématique de la ville, incarnent cette passion pour le football depuis plus d'un siècle.
Le Variétés Club de France, club de football créé en 1971, qui participe à des matches de gala caritatifs, est un habitué du Pays basque : la sélection s’est produite 44 fois dans la région, la première rencontre s’est déroulée en 1984 à Saint-Jean-de-Luz. La dernière le 16 octobre 2019 à Bayonne.
Le Variétés Club de France et ses stars du ballon rond jouent à Bayonne le mercredi 19 octobre à 19 heures pour les 100 ans du club de foot bayonnais et la bonne cause.
« Grâce à Jean-Michel Larqué, le détonateur à chaque fois de notre venue au Pays basque ! », lance Jacques Vendroux, le manager général du VCF qui revient sur l’histoire de ce...Oui grâce à Jean-Michel Larqué, membre du comité directeur du VCF et qui, dès le début, même lorsqu’il était encore joueur à l’AS Saint-Etienne jouait deux à trois matches par an ! Tout comme Dominique Rocheteau. Jean-Michel est entraîneur à vie du VCF ! C’est grâce à lui si nous avons effectué plus de 40 matches dans la région, il était à chaque fois l’une de nos chevilles ouvrières de ces matches. Le 19 octobre, à Bayonne, Jean-Michel sera là, bien sûr !
On ne peut parler de Jean-Michel Larqué sans évoquer Thierry Roland…Bien sûr, Thierry est notre président à vie, lui aussi, comme Jean-Michel, c’est un historique. C’est Serge Piovan, cadre à Air France, qui est président du VCF, mais nous n’avons pas eu les c… de remplacer Thierry, qui reste président dans nos têtes et dans nos cœurs…À quoi carbure le VCF depuis 1971 ?À l’affect, uniquement ! Le Variétés ne joue que pour des œuvres caritatives, en plus de 50 ans, nous avons récolté quelque 5,6 millions d’euros ! L’an passé, nos matches ont permis de collecter plus de 250 000 euros au profit d’associations. Cette fois, la recette sera reversée aux Pièces jaunes de Brigitte Macron et à Haur Eri, l’association qui s’occupe des enfants malades du service de pédiatrie de l’hôpital de Bayonne.
À Bayonne, vous jouez à l’occasion des 100 ans de l’Aviron Bayonnais foot, le club formateur de Didier Deschamps…Oui, et quand j’ai appelé Didier il y a quatre mois pour caler le match et trouver une date, il a de suite donné son feu vert pour ce mercredi. Nous serons à un mois du premier match des Bleus pour la Coupe du monde au Qatar (le 22 novembre contre l’Australie) et Didier est très content de venir ici, chez lui. Ce sera une rencontre forte en émotions, car l’Aviron, c’est son club formateur. Et puis Didier revient dans sa famille, après le décès de son papa, c’est vraiment quelqu’un de bien. C’est sans doute l’un des membres les plus fiables dans l’histoire du VCF, il répond toujours présent !
Serge Blanco sera là ?Bien sûr, comme Jean-Michel, Serge, je le considère comme mon frère ! Ils sont des membres à vie du Variétés ! Lorsque j’ai eu l’accident à Furiani à Bastia (NDLR, le 5 mai 1992, une tribune s’effondre, bilan : 19 morts), j’ai passé six mois de rééducation à Hendaye, chez Serge qui m’a accueilli à bras ouverts. Le VCF a également participé à son jubilé. Des liens très forts nous unissent. Je l’appelle et il est là !Au point qu’il vous a rejoint comme consultant sur Europe 1 !C’est vrai, j’ai quitté Radio France, après 55 ans là-bas, pour Europe en décembre 2021, j’ai ramené avec moi des « amis » et consultants, Serge, mais aussi Alain Giresse, Dominique Grimault… Je commente des matches, participe à des émissions, réalise des interviews, surtout je suis très fier de mes podcasts comme avec « Nous nous sommes tant aimés ». Je retrouve des sportifs et sportives du passé pour parler de leur carrière, de manière intime, comme avec Guy Drut, Marie-Claire Restoux, Franck Mesnel ou Jean-François Lamour, l’émission marche très fort.
Avez-vous déjà votre groupe du VCF pour Bayonne ?Oui en partie : il y aura les locaux, donc Didier, Bixente Lizarazu, Dimitri Yachvili, avec qui je suis très copain. Le VCF affrontera une sélection du Pays basque. Il y aura des « personnalités » dans les deux camps, des people et des locaux sont annoncés, M. Pokora, le président du rugby, Philippe Tayeb, des rugbymen ou bien encore l’adjoint aux sports, Cyrille Laiguillon. Le match débutera à 19 heures au stade Jean-Dauger. Prix des places : 10 euros dans les tribunes Honneur et Keolis et 5 euros derrière les buts.
Un Club Historique au Service de la Jeunesse Bayonnaise
Pilier historique de la vie associative bayonnaise, l'association des Croisés de Bayonne compte 790 adhérents et plusieurs dizaines de bénévoles passionnés et dévoués. Elle allie sections sportives (Football, Tennis de table, Gymnastique) et loisir (Modélisme). Elle siège à la Maison des Associations de Bayonne et utilise les infrastructures sportives de la ville (Gymnases Robert CAILLOU et Jean FONTAN, terrains synthétiques de La Floride, Lauga et le stade Didier Deschamps).
Plus de 110 ans d’histoire et de sport au service de la jeunesse Bayonnaise.
Le patronage des Croisés est lié au quartier St André de Bayonne. L’abbé Marot, vicaire, et M. Sagardoy, curé de la paroisse, déposent les statuts de la nouvelle société, le 9 août 1913. L’abbé signera la déclaration en tant que secrétaire et le curé Sagardoy en tant que président-fondateur. L’abbé Marot s’occupait des jeunes depuis 1907, le jeudi après-midi. L’hiver, dans un local de l’école des filles, rue de la Visitation ou sur les terrains militaire de Mousserolles . L’été, c’était l’envolée par bandes de trente jeunes vers la croix de Mouguerre ou sur la vieille route des cimes d’Hasparren. Pourquoi cette parenthèse sur les Croisés de Bayonne ? Parce qu’ELI-S va soutenir les Croisés dans un stage cet été, du 7 au 11 Juillet.
Le football fut une des première sections recensées en 1913.
Voici quelques dates clés de l'histoire du club :
- 1960: Relance de la section foot, par le président Laffargue (Omnisports). Section relancé grâce à René Cazaux, futur président, et de nouveaux dirigeants: Saumonneau, Lacabérats, Uhaldeborde, Etchart, Capdeboscq.
- 1971-1972: Saison digne d’un grand cru. Entrainé par Pierre Cassan.
- 1995-1996: Les moins de 18ans, entrainés par Jean Galliana et Armand Bidegain, accèdent aux 32e de finale de la coupe gambardella en battant la Souterraine (2-0) (buts d’Harretche et Boisramé).
- 2002-2003: Les Croisés atteignent le 6e tour de la Coupe de France, puis la finale de la coupe des Pyrénées, et la réserve la finale de la coupe Vispaly.
- 2006-2007: Champion de DHR et atteignent la DSR.
Les Croisés de Bayonne Vainqueurs de la Coupe des Pyrénées
Le club de l’Asmur (R2) est maudit contre les équipes basques en finale de la Coupe des Pyrénées. Les Béarnais s’étaient inclinés en 2019 face à Hasparren et l’an dernier contre les Genêts B (3-2). Cette année, ils laissent le trophée aux Croisés de Bayonne (1-0).

« Pour les 110 ans du club, on ne pouvait rêver mieux », s’est exprimé Bruno Mercadier. La joie des Croisés après leur but (68e). Disputée sous une grosse pluie arrivée sur le terrain en même temps que le parachutiste avec le ballon du match, la rencontre s’est déroulée dans un bon esprit pour une finale. « Les deux équipes ont joué relâchées, sans la moindre pression, mais c’est vrai que la pluie a rendu les conditions de jeu particulières, même si la pelouse était en parfait état », a reconnu le technicien qui a quitté ses fonctions sur le banc des Croisés aussitôt la finale terminée.
La rencontre s’est disputée sous une grosse pluie, arrivée sur le terrain en même temps que le parachutiste avec le ballon du match. Les joueurs bayonnais ont rempli tous leurs objectifs de la saison. Face à une équipe de l’Asmur qui a largement dominé son groupe de R2, accédé à l’étage supérieur et devrait donc se retrouver dans la même poule qu’eux en R1 l’an prochain, les Croisés de Bayonne ont vu la rencontre s’équilibrer ensuite jusqu’à la pause. Elle aurait pu changer de physionomie sans un très bel arrêt de Duffour en début de seconde période (51e).
L’avantage béarnais dans les tribunes de l’antre du Pau FC en L2 n’aura pas suffi à transcender le groupe de Jamal M’Laab. « La saison aura été longue pour tout le monde, a relativisé Bruno Mercadier. Et même si on a essayé de faire le jeu, ils étaient en confiance au vu de leur saison. »
Finalement, les Croisés de Bayonne vont faire la différence sur une action parfaitement construite côté droit entre Santacruz, Koko et Coloneaux, et très bien conclue par Gouni (68e, 1-0). « On remplit tous les objectifs fixés en début de saison et en plus, on termine avec un très joli but sur une action magnifique » a expliqué, ravi, l’entraîneur des Croisés.
Bruno Mercadier peut laisser sa place avec sérénité. « Je tenais quand même à remercier tout le staff, Pierre Irastorza pour les gardiens et Cyril Pelot, très présent aussi.
Les Croisés de Bayonne recevaient leurs voisins de l’Aviron Bayonnais pour cette finale régionale de la Coupe Gambardella. Le match a été très disputé, avec des actions de part et d’autre jusqu’à l’égalisation des Croisés de Bayonne à la 90ème minute, signée Enzo Renou.
L'Aviron Bayonnais FC : Un Projet Ambitieux
L’ancien dirigeant des Chamois Niortais veut faire de l’Aviron Bayonnais FC (N3), qu’il préside depuis dix mois, le premier club français professionnel du Pays Basque. Un vaste projet, qu’il entend mener en plusieurs étapes et en équipe.
L’ancien milieu de terrain professionnel (plus de 300 matchs de Ligue 2 à son actif et une centaine de matchs en D2 anglaise) n’est pas venu révolutionner le ballon rond à Bayonne. Il est venu structurer le club et lui donner une nouvelle orientation avec des objectifs précis. La deuxième étape, c’est de retrouver le National, un championnat que l’Aviron Bayonnais a fréquenté pendant 6 ans (2004 à 2006 puis 2008 à 2012) avant, troisième étape, d’aller voir encore plus haut, comme le Pau FC, pensionnaire de Ligue 2 depuis 2020, le grand club des Pyrénées-Atlantiques. Le grand club… du Béarn. Béarnais, Basque, à chacun son histoire !
Je suis né à Saint-Martin-d’Hères, près de Grenoble (Isère), mais avec ma famille, on est parti tôt à Paris donc j’ai grandi en région parisienne, dans le Val-de-Marne, où mes parents se sont installés. J’ai commencé le foot au Plessis-Trévise, puis j’ai joué à Sucy-en-Brie, à l’ASPTT Paris, puis à Alfortville, Saint-Maur. Vous savez, on bouge beaucoup quand on est en région parisienne ! Puis j’ai intégré un sports-études à Champigny-sur-Marne, puis un sports-études régional et enfin, à 16 ans, j’ai intégré le centre de formation de Valenciennes. Puis j’ai suivi mon directeur du centre, Roger Fleury, pour aller à Niort. Je ne vous cache pas que je ne savais pas où c’était ! Roger Fleury, c’est mon formateur, à qui je dois beaucoup. Il est passé par Caen, Châteauroux, Paris Matra, Niort et donc Valenciennes. Il a formé beaucoup de joueurs.

Oui, après Nice, je suis parti à Stockport County, en championship (D2 anglaise), un club de la banlieue de Manchester. On était dur à jouer. On avait un petit terrain, on faisait régulièrement entre 10 000 et 15 000 spectateurs. J’ai toujours cette anecdote en tête : à l’époque, en Angleterre, on pouvait être à l’essai et jouer en championnat, vous vous rendez compte ! Je sais, ça paraît incroyable, et c’est ce qui s’est passé pour moi : pendant que j’étais à l’essai, j’ai disputé mon premier match à Blackburn Rovers, ce fut un grand moment ! Cette particularité n’existe plus aujourd’hui. L’Angleterre, c’est le paradis du football ! Le football passion ! Dans notre championnat, on était 24 équipes, avec des clubs incroyables, Coventry, Manchester City, Bolton, Blackburn, Norwich, Nottingham Forest, Fulham, QPR, Crystal Palace, Sheffield United… Et nous on faisait partie des petits. Je ne savais pas ce qu’était un vrai centre d’entraînement avant d’arriver là-bas : la France n’était pas aussi développée au même moment. On avait 2 000 à 3 000 supporters qui nous suivaient en déplacement. En Angleterre, on vous demande d’abord quel club vous supportez avant de vous demander où vous habitez. Mon deuxième garçon est né à Manchester, où j’habitais. J’y ai appris l’anglais. Je m’y suis fait quelques amis pour la vie. C’est une ville qui m’a marqué : je suis arrivé après l’attentat de 1996, un traumatisme, et la ville s’était reconstruite. D’ailleurs, les Anglais ont une capacité incroyable à reconstruire très vite.
J’ai rencontré le président du club, Lausséni Sangaré. Il savait que je cherchais un nouveau projet. C’est vrai que, au départ, je n’avais pas pensé à un club de National 3. J’avais étudié des dossiers en National et en National 2. Mais j’ai aimé ma rencontre avec lui. J’ai aimé le personnage et sa passion pour son club : il a joué au club, il est arrivé jeune ici en provenance de la région parisienne et aujourd’hui il est Basque, ce que je ne suis pas encore, mais je vais essayer de me faire adopter (rires) ! Après, on travaille main dans la main. Mais le projet que nous avons mis en place, c’est celui de l’Aviron, ce n’est pas le mien ou le sien. Vous savez, le foot, c’est toujours l’histoire d’une rencontre. Avec Lausséni, on s’est rencontré via des amis communs. Je venais souvent au Pays Basque, un territoire que j’aime beaucoup. Lausséni Sangaré, le co-président de l’ABFC, est à la tête de l’association.
Ah non ! Je suis immatriculé 64 (Pyrénées-Atlantiques) ! Et je suis installé à Anglet, pas loin du stade Aguilera du Biarritz Olympique, mais ça il ne faut pas le dire ! On m’a juste dit qu’il ne fallait pas que j’aille habiter à Biarritz (rires). Plus sérieusement, avec Lausséni, on s’est rencontré courant 2022. Oui. En novembre 2022, on a changé les statuts et crée la SAS. On a deux deux entités, la SAS, que je préside, et l’association, avec Lausséni (Sangaré) en co-président. Il va y avoir une augmentation de capital à la rentrée, la société va être constitué d’actionnaires locaux, comme on l’avait dit, parce que c’est un projet territorial. On souhaite faire entrer des acteurs du territoire afin de devenir le premier club français professionnel du Pays Basque. C’est ça le projet. Je sais, c’est un sacré pari, mais c’est notre ambition. Le foot, c’est toujours des paris et de l’ambition.
Déjà, ce serait bien d’imiter nos prédécesseurs, ceux qui ont permis à l’Aviron Bayonnais FC de monter deux fois en National. Ce n’est pas rien. Donc on va déjà essayer de réécrire cette page, avec l’ambition de rester en National puis de devenir professionnel. Je dis toujours que, sans ambition, sans projet, on ne construit rien. Ce projet humain est passionnant : ça va prendre du temps, de l’argent sera injecté mais ce n’est pas uniquement une question d’argent. Ici, c’est incroyable, il y a 1500 licenciés foot rien qu’à Bayonne, avec le club des Croisés. Nous, on est déjà pratiquement 800. Et dans le bassin, il y a la JAB (Biarritz), les Genêts d’Anglet, Saint-Jean-de-Luz, etc. Le territoire est vaste, riche.
« On veut être champion de notre poule cette année, forcément. On n’est pas sûr de réussir. Cela s’est fait par étape. On a pris le temps. Avec Lausséni (Sangaré), on a pris le temps d ‘expliquer les choses, de présenter le projet, qui a été validé. Les gens adhèrent. De toute façon, je ne me serais pas engagé si j’avais senti que ça allait être compliqué ou que les gens ne voulaient pas construire un vrai projet. Et au contraire, aujourd’hui, je suis conforté dans ma décision, car beaucoup de personnes ont envie d’accompagner ce projet.
Le Pau FC peut être un exemple, un modèle, oui. Ils font un bon travail, ils ont bien avancé, ils se sont bien développés, ils ont un joli petit stade. Mais Pau, c’est le Béarn. Justement, c’est pour ça, on un bassin énorme. Vous savez que 19 % des abonnés à La Real Sociedad (le club de Saint-Sébastien, qui évolue en Liga espagnole, n’est qu’à 50 kilomètres) sont français ?! Il y a ou il y a eu beaucoup de clubs pros en Liga espagnole dans le pays basque (Osasuna Pampelune, Eibar, Athlétic Bilbao, Real Sociedad, Alavès…). Oui, mais avant de demander, il faut prouver. Le projet de l’Aviron Bayonnais est récent. La première étape, la saison passée, c’était le maintien en National 3. L’étape 2 est de finir champion de N3 et après, on verra ! Je n’ai aucun doute sur l’aide des collectivités, elle arrivera ensuite. Mais nous ne sommes qu’en N3 et on a un grand frère bienveillant, l’Aviron Bayonnais rugby, qui est un modèle en matière de développement, de partenariat, surement le meilleur à suivre. Il n’y a pas besoin d’aller très loin pour le voir : le stade Jean-Dauger, rénové, joue quasiment à guichets fermés à tous les matchs. Mais bon, voilà, on est en N3, et on sait aussi que le nouveau N2, la saison prochaine, va être plus relevé avec le resserrement des championnats (passage de 4 à 3 poules).
Le foot reste le foot. Avec toute sa force. Rien ne peut le battre. Même en terre de rugby. Parce qu’il est le sport le plus populaire dans le monde et même dans le territoire basque, où il y a de la place pour tout le monde. Bien sûr, ici, on aime le rugby, mais aussi le foot ! Le meilleur exemple, pour moi, c’est Clermont-Ferrand. J’ai vu des matchs au stade Gabriel-Montpied, ils faisaient une moyenne de 2500 spectateurs en Ligue 2. Le foot n’existait pas en Auvergne. Personne ne voulait aller voir un match à Gabriel Montpied. Et puis Clermont Foot est monté en Ligue 1, avec Pascal Gastien comme coach et un investisseur suisse (Ahmet Schaefer), que j’ai eu l’occasion de rencontrer. Aujourd’hui, on ne parle plus que du Clermont Foot, le stade fait 15 000 spectateurs de moyenne, et pourtant Montferrand est toujours en Top 14.
On commence à se voir. C’est le début de l’histoire, il faut construire les choses, il faut prouver aussi qu’on est capable de faire du bon travail. On me l’a beaucoup dit… Quand vous passez 35 ans dans le foot professionnel et que vous revenez dans le monde amateur… Mais j’ai aussi connu une année de National 2 avec Niort, à mes débuts de dirigeant (manager général), en 2009. Je me suis déjà mis derrière un bar dans l’espace VIP, j’ai vidé les meubles du centre de formation avec d’autres personnes, tout ça, ça ne me fait pas peur, tant que l’on est passionné et que l’on a envie de construire quelque chose, que les résultats commencent à se voir, sur le terrain et en dehors.
Parce que je n’oublie pas que c’est une construction sur le terrain mais aussi en dehors, c’est une construction du club en général. Se professionnaliser, ce n’est pas uniquement gagner des matchs, même si, dans le foot, la première chose, celle que l’on vend, celle que l’on veut faire, c’est de gagner des matchs. Des gens ont été surpris que je m’investisse ici, c’est vrai, mais l’Aviron, ce n’est pas n’importe quel club. Son potentiel est énorme. C’est un nom, une marque, un territoire.
Parallèlement à mon métier de dirigeant, je fais aussi du conseil. J’ai d’ailleurs déjà conseillé plusieurs clubs, notamment dans leur stratégie de recrutement, dont le club de Vannes, avec Maxime Ray, son président, qui avait envie de construire quelque chose de solide. On avait bien accroché, mais Maxime a quitté le club subitement suite à un désaccord avec la municipalité, c’est son choix. Tout naturellement, j’ai donc quitté le projet aussi. En fait, quand j’ai vendu mes parts en 2020 aux Chamois Niortais, où j’étais actionnaire majoritaire, je ne me voyais pas couper du foot. Je le trouve dynamique. Je ressens tout de suite ça. Ici, quand vous parlez avec des partenaires, quand vous vous promenez en ville, c’est d’un dynamisme fou. Je suis surfeur à mes heures, je peux vous dire que ce n’est pas la même ambiance dans les rouleaux que dans les vagues à l’île d’Oléron ! Ce n’est pas pareil du tout ! Ici, il y a beaucoup d’entreprises, notamment privées. On est sur un autre modèle économique qu’à Niort, qui est la capitale européenne des assurances. Les assurances, c’est très bien, ça a des avantages, mais aussi des inconvénients : car il n’y a pas pire que des assurances pour prendre des risques ! La Macif a été des a été un partenaires historiques des Chamois Niortais, il y avait une relation de confiance avec son président. Idem avec l’entreprise Poujoulat. Je ne crache pas dans la soupe, loin de moi cette idée là, et la Maif continuent d’accompagner les Chamois sur la formation, mais à Niort, il n’y avait que ça. Après, ce sont des mutualistes, ce sont des fonctionnaires de l’assurance, donc ce sont des gens manquent en général de dynamisme. Ici, le territoire est énorme, six fois plus grand qu’à Niort, où c’est tranquille. La tranquillité, parfois, c’est bien pour bosser, mais pour passer des paliers et développer des choses, il faut du dynamisme et des gens à l’écoute de ce que vous leur expliquez. Et ici, c’est ce que je ressens. Il y a du relief, l’océan, du caractère. On sent qu’il y a de la force.
C’était inéluctable. Je ne suis pas content de ce qui s’est passé ces dernières années, notamment la saison passée. Les frères Hanouna (Eytan et Mikaël) n’ont pas été très intelligents dans leur communication, dans ce qu’ils ont fait, mais ça, ce n’est pas à moi d’y répondre. Aux Chamois Niortais en 2017. J’ai deux regrets. Je n’aurais pas dû prendre Mikaël Hanouna au poste de directeur sportif. Quand on a eu quelques avis de tempête au club, j’ai voulu maintenir les choses en resserrant les rangs, mais j’aurais dû faire différemment, et si c’était à refaire, je ne le referais pas, ou pas de la même manière. Je regrette aussi mon départ du club (en août 2020) : c’était une période compliqué, la Covid est arrivée quelques mois plus tôt, le club était barragiste quand le championnat de Ligue 2 s’est arrêté, et il a fallu se battre contre beaucoup de choses, contre beaucoup de gens. On a eu beaucoup de réunions du Conseil d’administration de la Ligue pour prendre des décisions, mais je ne pense pas que l’on ait pris les meilleures, surtout quand je vois que l’on a relégué les deux derniers, Le Mans et Orléans, en National. C’était des décisions injustes.
Le Luy a ouvert le score et s’est fait rejoindre... sur pénalty. Le milieu de terrain du Luy a pourtant de bons ballons mais ces derniers sont mal négociés. Rien de bien intéressant pendant cette première période. Dès la sortie des vestiaires, Bayonne monopolise le ballon et se montre dangereux. Les minutes passent et l’on commence à s’ennuyer au bord du terrain. Bazin fait rentrer du sang neuf avec Basso et Mokfi, mais cela ne porte pas les fruits espérés. Le dernier quart d’heure va être plus palpitant.
Le Luy ouvre le score par Dibby sur pénalty, suite à une main dans la surface (1-0, 76e). Quelques minutes plus tard, l’arbitre accorde un pénalty aux Basques, que certains qualifieront de pénalty de compensation. Guerre remet les pendules à l’heure (1-1, 85e). Les deux équipes se séparent sur ce score de parité, qui a reflété un match de bas de tableau.

La feuille de match
Luy-de-Béarn 1
Ont joué : Noel ; Populin, Mbemba, Loustau, Ben Mohamed ; Isseini, Bouffetousse ; Rousseau, Moreina, Dibby cap, Elayadi.
Sont entrés : Basso, Mokfi, Allenda.
Entraîneur : Gerald Bazin.
Croisés de Bayonne 1
Ont joué : Dachary ; Jean Bernard Lledo, Simonat , Lange, Cedric Lledo ; Peyrade, Escande ; Etchecoppar, Guerre, Pageault ; Olivera Da Costa.
Sont entrés : Commarieu, Meynard, Dordarrampe.
Entraîneur : Lionel Calot.
A Sauvagnon mi -temps 0-0. 70 spectateurs. Arbitre M. Roger assisté MM Goyenetche et Leyte.
Pour Luy de Béarn : Diabby (76e sur pén.).
Pour Bayonne : Guerre (85e sur pén.).
Landry Bordagaray, l’entraîneur de l’équipe de N3.