L'Histoire des Milwaukee Bucks : De la Genèse au Triomphe

Depuis leur fondation en 1968, les Milwaukee Bucks se sont imposés comme un acteur majeur du basket-ball nord-américain. Les Bucks bénéficient d’une organisation stable et performante, articulée autour d’un staff expérimenté et d’une direction engagée. Avec un effectif équilibré entre joueurs confirmés et jeunes talents, la franchise maintient une approche compétitive sur le long terme. Évoluant dans une enceinte moderne, les Bucks disposent d’infrastructures de premier plan. Le club s’appuie sur un modèle économique solide, intégrant des revenus issus de la billetterie, des droits télévisés et des partenariats commerciaux. La masse salariale est gérée de manière à assurer la compétitivité de l’équipe tout en maintenant un équilibre budgétaire. Les Bucks cultivent une forte identité numérique grâce à une présence active sur les réseaux sociaux et à des contenus exclusifs destinés aux fans. Avec une culture de la gagne ancrée dans son ADN, Milwaukee continue d’évoluer en s’adaptant aux exigences du haut niveau.

Rassurez-vous, les daims qui jouent au basket pour les Milwaukee Bucks sont beaucoup plus coriaces que le jeune daguet de Disney. Pas le temps de niaiser pour les Milwaukee Bucks. Arrivés en NBA lors de la saison 1968-69 en tant que franchise d’expansion, ils vont chercher le titre dès 1971, devenant ainsi l’équipe issue d’un agrandissement de la Ligue la plus rapide à soulever le trophée.

Le Premier Titre de 1971 : Une Ascension Fulgurante

La saison 1970-1971 était la 3ème saison de la franchise des Milwaukee Bucks et le club avait déjà connu une ascension fulgurante entre la première saison (27 victoires pour 55) et la deuxième (56 victoires et 26 défaites). Cette progression avait surtout un nom : Kareem Abdul-Jabbar ou plutôt Lew Alcindor son nom à l’époque. Le joueur de UCLA en NCAA avait été drafté en numéro par les Bucks à la draft 1969 et il avait lors de sa première saison éclaboussé la ligue de son talent et porté les Bucks en playoffs. Malheureusement les Bucks s’étaient inclinés en finales de conférence est face aux New York Knicks, les futurs champions NBA.

Entre-temps, deux événements changent tout : d’abord, un pile ou face - équivalent de la loterie actuelle pour définir l’ordre de la Draft - entre le pire bilan de la Conférence Est (les Milwaukee Bucks) et celui de la Conférence Ouest (les Phoenix Suns) qui tourne à leur avantage, leur offrant le premier choix en 1969. Dès sa saison rookie, le pivot transforme la franchise : +29 victoires au compteur, et dès l’année suivante, Milwaukee attire le meneur Oscar Robertson, en quête d’un premier titre. Avec “Big O” à la mène, Alcindor dans la raquette et Bob Dandridge sur l’aile, les Bucks deviennent une machine à broyer. Saison régulière : 66 victoires pour 16 défaites. Playoffs : seulement deux matchs perdus. Finales NBA 1971 : sweep 4-0 face aux Baltimore Bullets. Trois ans après leur création, les Bucks sont déjà champions NBA.

Le 21 avril 1970 les Bucks de Miwaukee allaient encore prendre une dimension supérieure avec l’arrivée de Oscar « Big O » Roberston en échange de Charlie Paulk et Flynn Robinson (2ème marqueur des Bucks en 1969-70 avec 21,8 points par match). Robertson n’en était pas à ses premières heures dans la ligue, 32 ans, mais il en était toujours un des meilleurs joueurs et l’élément parfait pour faire des Bucks les favoris pour le titre. Oscar Robertson, Jon McGlocklin, Bob Dandridge, Greg Smith et Lew Alcindor. Pour situer ces joueurs, Bob Dandridge avait tourné à 13,2 points par match lors de sa première saison dans la ligue en 1969-17970 (avec les Bucks).

Les Bucks survolèrent la saison régulière proposant un basket magnifique, pour un bilan de 66 victoires et 16 défaites sous la houlette du coach Larry Costello. Les Bucks terminèrent donc premier à l’Ouest et premier de la ligue devant les champions en titre, les Knicks (52-30). Au premier tour des playoffs les Bucks affrontaient les San Francisco Warriors du trio Jerry Lucas, Nate Thurmond et Jeff Mullins (20 points chacun en saison). Les Warriors ne posèrent aucun souci au Bucks qui accédèrent au second tour en s’imposant 4-1 tout comme au deuxième tour face aux Los Angeles Lakers de Jerry West et Wilt Chamberlain. Les Lakers ne pesèrent en effet par lourd face à Alcindor qui domina Chamberlain, symbole de la passation de pouvoir entre deux pivots de légende.

En finale se dressaient les Baltimore Bullets qui avaient éliminé les champions en titre, les Knicks de New York en finales de conférence (4 à 3). Mais la star des Bullets Wes Unseld jouait avec une blessure à la cheville depuis la fin de la saison ce qui diminuait grandement Baltimore. De plus un autre élément important de l’équipe Gus Johnson allait manquer 2 matchs de la finale. Earl « The pearl » Monroe était alors le fer de lance de l’attaque, malgré des soucis au genou, des Bullets.

Milwaukee marcha sur les Bullets pour remporter les finales NBA 1971 4 victoires à 0. « ils nous ont empêché d’avoir des layups. Lors du premier match Earl Monroe marqua 26 points pour Baltimore, mais en face Lew Alcindor dominait Wes Unseld avec 31 points pour une victoire 98-88 des Bucks. Lors du match 2 à Baltimore Wes Unseld usa de ses muscles pour écarter Lew lacindor de la raquette mais sans changement sur le résultat final. Oscar Robertson (22 points) limita Monroe à 11 points et Milwaukee s’imposa 102-83. Dans le dernier match c’est Oscar Robertson qui porta les Bucks au titre avec 30 points et une victoire 118 à 106. Les Bucks avaient donc écrasé la concurrence avec un bilan de 12 victoires pour 2 défaites en playoffs. « Après le titre ils ont fait quelque chose de vraiment stupide. Ils ont échangé Greg Smith, Bob Boozer et DickCunningham. Vous avez des gens qui ne comprennent vraiment pas ce que signifie le concept d’équipe.

Les trois saisons qui suivent le titre confirment que les Bucks sont une puissance de la NBA. 63, 60 puis 59 victoires en saison régulière, une nouvelle apparition en Finales NBA en 1974, et une finale de Conférence Ouest dans le lot - oui, à cause de sa position géographique, Milwaukee sert souvent de variable d’équilibre entre les deux Conférences. Le duo Oscar Robertson - Lew Alcindor s’est transformé en Robertson - Kareem Abdul-Jabbar avec le changement de nom du pivot suite au titre NBA de 1971. Privé de son complice, KAJ commence à s’ennuyer dans le Wisconsin. Pas vraiment séduit par la vie locale, il demande son transfert. Wayne Embry, premier Afro-Américain nommé General Manager en NBA depuis son arrivée à Milwaukee en 1972, finit par accéder à sa requête : à l’été 1975, Abdul-Jabbar file aux Los Angeles Lakers.

Les Années de Transition et la Reconstruction

Après le départ de Kareem Abdul-Jabbar, Milwaukee s’accroche encore quelques saisons avec Larry Costello sur le banc. Mais le coach historique de la franchise jette l’éponge en cours de saison 1976-77, remplacé par un certain Don Nelson. “Nellie” s’installe pour onze saisons, dont neuf conclues par une qualification en Playoffs. Pour ses débuts comme coach principal, Don Nelson apporte déjà sa touche révolutionnaire en mettant l’accent sur ses ailiers, que ce soit à la création ou à la finition. Dans les années 80, Paul Pressey et Ricky Pierce prennent le relais sur les ailes, Jack Sikma et Terry Cummings assurent dans la raquette, et Milwaukee reste un pilier de la Central Division. Quand Del Harris succède à Nelson, la régularité en saison régulière est toujours là, mais les parcours en Playoffs sont moins glorieux.

Les années 90 démarrent doucement et ne feront pas briller les yeux des fans du Wisconsin. Peu de Playoffs, encore moins de vraies campagnes marquantes : Milwaukee rentre dans une longue traversée du désert. Quelques éclaircies tout de même, comme en 1994 quand les Bucks décrochent le first pick de la Draft. L’espoir renaît d’imiter le coup de maître réalisé avec Kareem… mais Glenn Robinson, s’il devient un solide scoreur, ne change pas la destinée de la franchise. Sur le parquet, le “Big Dog” n’endosse jamais vraiment le costume de franchise player, et c’est finalement Vin Baker qui sort du lot dans un environnement pourtant morose. L’ensemble reste trop limité pour peser à l’Est. Les saisons se suivent et se ressemblent, entre bilans négatifs et manque de perspectives.

En 1996, les Bucks récupèrent ainsi Stephon Marbury et l’échangent dans la foulée aux Minnesota Timberwolves contre Ray Allen, autre prospect de la promotion. Discret lors de sa saison rookie, l’arrière explose dès sa deuxième année et s’impose comme le visage des Bucks. L’aventure Ray Allen prend fin en 2003, mais un autre shooteur va prendre le relais : Michael Redd, drafté en 2000 au second tour. Artilleur hors pair, il devient l’option numéro un d’une équipe trop juste pour viser plus qu’un premier tour de Playoffs. Même l’arrivée d’Andrew Bogut avec le first pick de la Draft 2005 ne change pas vraiment la donne.

Au milieu de cette longue traversée du désert, les Bucks dégottent deux pépites presque par hasard. En 2013, un trade avec Detroit leur apporte Khris Middleton, ailier polyvalent et précieux. Surtout, la Draft de la même année voit Milwaukee miser sur un prospect grec longiligne et inconnu du grand public : Giannis Antetokounmpo. Projet à long terme, il se transforme saison après saison en monstre polyvalent, jusqu’à décrocher le titre de MIP en 2017.

Le front office complète le puzzle avec des recrues ciblées : Jrue Holiday à la mène, Brook Lopez dans la raquette, plus des role players parfaitement calibrés comme Bobby Portis et Grayson Allen. Résultat : en 2021, les Bucks décrochent un deuxième titre NBA en battant Phoenix, avec un Giannis MVP des Finales après un Game 6 légendaire à 50 points. Contrairement à Kareem Abdul-Jabbar à l’époque, Giannis affiche son attachement au Wisconsin et prolonge régulièrement son bail, bien décidé à construire un héritage sur place.

L’arrivée de Damian Lillard en 2023 redonne un souffle offensif, mais l’alchimie reste à parfaire comme en atteste la sortie au premier tour des Playoffs face aux Indiana Pacers en 2024 après avoir fini la saison régulière avec un bilan de 49-33. l faut dire que l’exercice a été agité dans le Wisconsin, avec Adrian Griffin, Joe Prunty (intérim) puis Doc Rivers qui se succèdent sur le banc. Malheureusement, 2024-25 ne renverse pas la tendance, même sans l’instabilité sur le banc : Giannis manque 15 rencontres, Lillard 24. Khris Middleton est envoyé aux Wizards contre Kyle Kuzma. Résultat ? Une déconvenue qui pousse les Milwaukee Bucks à revoir leur copie de façon agressive à l’été 2025. Ils coupent Damian Lillard afin de faire de la place dans leur masse salariale et signer Myles Turner. Ce dernier va prendre la place de Brook Lopez, parti aux Los Angeles Clippers, dans la raquette des Bucks. Sur la ligne arrière, Cole Anthony va tenter de faire oublier Lillard (et, plus loin, Holiday), tandis que Gary Harris et Gary Trent Jr. devront sanctionner à 3 points.

SUNS at BUCKS | FULL GAME 6 NBA FINALS HIGHLIGHTS | July 20, 2021

Le Sacre de 2021 : Giannis Antetokounmpo entre dans la Légende

Cinquante ans après leur premier titre, les Milwaukee Bucks sont venus décrocher leur second sacre de champion de NBA, en s'imposant à domicile face au Phoenix Suns (105-98). Les Bucks, portés par un Giannis Antetokounmpo monstrueux, sont parvenus à cet exploit au terme d'un match âpre et disputé. Battus lors des deux premières manches de la série, ils ont aligné quatre succès d'affilée pour l'emporter 4-2 dans cette finale, affiche que personne n'attendait mais qui s'est avérée palpitante.

Tout au long de la rencontre, Giannis Antetokoumpo, élu deux fois meilleur joueur de la ligue (MVP), en 2019 et 2020, a régné tant en défense qu'en attaque, réalisant l'une des performances les plus marquantes de l'histoire de la NBA, avec 50 points, 14 rebonds et 5 contres au final. Lâché une bonne partie de la rencontre par ses lieutenants Khris Middleton et Jrue Holiday (4 sur 19 aux tirs), le «Greek Freak» a encore élevé son niveau, lui qui tournait déjà à plus de 32 points de moyenne jusqu'ici dans cette finale. Le numéro 34 a logiquement été élu meilleur joueur de la finale, qu'il a dominée de la tête et des épaules. Après le match, il a remercié «ceux qui ont cru en (lui)» et ses coéquipiers. «Ils jouent à fond à chaque match. J'avais confiance en cette équipe. Je voulais (gagner un titre) ici, avec ces gars-là.

Après avoir très mal démarré la rencontre, les Suns se sont retrouvés menés de 13 points en fin de premier quart-temps (29-16), incapables de mettre un tir de loin (3 sur 17 en première mi-temps). Phoenix a résisté Avec une défense héroïque, qui a provoqué une pelletée de balles perdues, Phoenix est revenu au score et a tenu toute la rencontre, s'offrant l'opportunité d'y croire jusqu'à la fin, ou presque. Poussif durant les trois précédentes rencontres, encore bien gêné par PJ Tucker, Chris Paul est revenu à la vie alors que son équipe était au bord de l'asphyxie, enchaînant les petits paniers à mi-distance qui ont fait sa réputation. Incapable de trouver la mire à trois points, les Suns sont allés chercher les paniers plus près du cercle, avec une certaine réussite. L'électricité était telle qu'un début d'échauffourée a mis aux prises Chris Paul et l'iconoclaste Bobby Portis en début de quatrième quart-temps.

Attendu pour emballer le match, l'arrière des Suns Devin Booker a calé (14 de ses 22 tirs ratés), surtout en fin de partie, perdant 6 ballons au total. Après avoir livré plusieurs performances de très haute volée dans cette finale, le numéro un des Suns a même été contré plusieurs fois par Antetokounmpo. Personne ne pouvait battre ce Giannis-là, qui a parfois donné l'impression que les Bucks étaient en surnombre sur le terrain. Un dernier tir de Middleton, très maladroit jusque-là, à l'entrée de la dernière minute, suivi de deux lancers, a mis définitivement à distance les visiteurs de l'Arizona (102-96).

Une nouvelle fois durant ces play-offs, ces Bucks considérés parfois comme trop tendres les saisons précédentes, ont remporté un succès sur le fil, plein d'autorité. Avec les seuls Clippers (qui ont pris une fessée) comme candidat au titre dans ces 18 victoires de suite, les Bucks ont profité de leur calendrier très clément pour accumuler les victoires. Cette série de victoires, la plus longue depuis quatre ans en NBA, est la dixième plus importante de l’histoire de la NBA (sur une saison) ainsi que la seconde de l’histoire de la franchise. La grande question est donc désormais de savoir où vont s’arrêter les Bucks ? Peuvent-ils viser les vingt succès, comme leurs aînés ? C’est possible mais pour continuer de grimper, la pente s’annonce plus corsée. Il y aura d’abord la réception de Dallas, sans doute privé d’un Luka Doncic touché à la cheville, mais surtout des Lakers jeudi prochain. Avant un déplacement à New York, la réception des Pacers puis un vol vers Philadelphie le soir de Noël.

Imaginez les scènes de liesse à Milwaukee, où 65 000 personnes (au moins) se sont réunies dans le "Deer District" autour du Fiserv Forum, foyer des Bucks... Toute la ville attendait ce moment depuis tant d'années. Un demi-siècle, tout pile, puisque c'était en 1971 qu'ils remportaient leur premier titre, battant carrément un record de précocité sachant que la franchise n'existait alors que depuis 3 ans ! C'était à l'époque de Kareem Abdul-Jabbar, quand il s'appelait encore Lew Alcindor, et il fallait bien une autre légende en puissance pour atteindre à nouveau le sommet, 50 ans plus tard…La dernière fois que les Milwaukee Bucks, créés en 1968, avaient régné sur la NBA, Kareem Abdul-Jabbar (qui s'appelait encore Lew Alcindor) et Oscar Robertson étaient aux affaires. Cette fois, ce sacre porte la griffe du demi-dieu grec Giannis Antetokounmpo, sacré au terme de sa sixième saison et à 26 ans. Un titre qui en appelle d'autres ? Un demi-siècle qu'ils attendaient ça. Depuis 1971, et le titre remporté par Kareem Abdul-Jabbar et Oscar Robertson, Milwaukee n'avait plus soulevé le trophée NBA et avait connu cinquante années de galère en tout genre. Il y a encore cinq ans, les Bucks n'étaient même pas sûrs de rester dans le Wisconsin... Mais dans la nuit de mardi à mercredi, les Bucks, portés par un exceptionnel Giannis Antetokounmpo, ont renversé une finale bien mal engagée face aux Phoenix Suns.

Plusieurs facteurs ont contribué à la victoire des Bucks : La performance dominante de Giannis Antetokounmpo : MVP des Finals, il a réalisé des performances exceptionnelles tout au long de la série. L'apport de joueurs clés : Khris Middleton et Jrue Holiday ont été essentiels dans les moments cruciaux. L'esprit d'équipe et la détermination : Les Bucks ont su surmonter un début difficile pour remporter le titre.

Les Milwaukee Bucks ont dominé les Brooklyn Nets la nuit dernière. Pour la 45e fois de la saison, la franchise l'a emporté par au moins 10 points d'écart. Seules 7 autres équipes dans l'histoire sont parvenues à afficher cette domination et cette aisance : les Bucks eux-mêmes (1971), les Lakers (1972), les Bulls (1996 et 1997), les Celtics (2008) et les Warriors (2015 et 2017). Le point commun entre ces sept équipes ? The Bucks are the 8th team with 45 double-digit wins in a season in NBA history. Each of the previous 7 won the NBA title. Ils l'ont fait.

Dans un Game 6 irrespirable, les Bucks remportent le titre, 50 ans après le premier de leur Histoire, grâce à la performance de leur leader : Giannis Antetokounmpo. Exceptionnelle ! Incroyable ! Phénoménale ! Ils étaient menés 2-0, les voici vainqueurs de cette Finale après quatre victoires de suite, et cela ne souffle d’aucune contestation. Les Bucks sont la meilleure équipe de la Ligue, et Giannis Antetokounmpo en est le joueur le plus dominant.

Statistiques Clés du Match 6

Joueur Points Rebonds Passes décisives
Giannis Antetokounmpo 50 14 2
Khris Middleton 17 - -
Jrue Holiday 12 9 11
Chris Paul 26 - 5
Devin Booker 19 - -

« Je n'ai jamais vu ça dans les rues », s'étrangle Gabe Stoltz, du site local BrewHoops, peu avant le début de ce match 6, joué à domicile par Milwaukee. En plus des 17 000 spectateurs présents dans la salle, une zone supplémentaire avait été prévue afin d'accueillir jusqu'à... 65 000 spectateurs aux alentours. Et sur plusieurs pâtés de maisons, la foule - peut-être 100 000 personnes pour une ville de 600 000 habitants - s'étendait largement au-delà des surfaces anticipées.

Tout Milwaukee s’était donné rendez-vous dans la ville, façon France 98 sur les Champs. C'est une saison historique pour les Milwaukee Bucks. La franchise du Wisconsin a atteint le plateau des 60 victoires en battant les Atlanta Hawks cette nuit (115-107). Elle est (et sera) la seule équipe à taper cette barre symbolique cette saison. Et à vrai dire, c'est un fait rare à l'échelle de l'organisation. ESPN rappelle que les Daims n'avaient plus gagné autant de matches depuis 1981. Marquis Johnson était le leader d'une équipe coachée par Don Nelson à l'époque. Mais les Bucks peuvent légitimement viser plus haut cette saison. En effet, contrairement à 1981, ils sont en tête de la Conférence Est - et ils possèdent même le meilleur bilan NBA ! Le coach avait déjà gagné 60 matches avec les Atlanta Hawks en 2015. Il s'était ensuite incliné en finales de Conférence contre les Cleveland Cavaliers de LeBron James. Mais le King n'est plus là. Il est à l'Ouest et il n'est pas en playoffs. Maintenant, le boss, à l'Est, c'est Giannis Antetokounmpo. Et cette saison à 60 victoires donne du poids à sa candidature pour le MVP.

Figures Emblématiques des Milwaukee Bucks

  • Oscar Robertson: Tout simplement le meilleur meneur passé par Milwaukee. Roi du triple-double et champion NBA avec les Bucks en 1971, The Big O aura marqué à jamais l'histoire de la franchise. Bien qu'il ne figure pas au sommet des classements de meilleur passeurs, marqueurs ou rebondeurs, il fut l'un des piliers du titre de 1971 avec Kareem-Abdul Jabbar.
  • Ray Allen: L'un des meilleurs shooteurs de l'histoire, si ce n'est le meilleur, ne pouvait pas ne pas être dans cette équipe. Ray Allen est lui aussi une figure emblématique de cette franchise. Bien qu'il n'ait pas connu la chance de gagner un titre avec la franchise qui l'aura draftée, Allen est devenu le joueur qu'il était là-bas. Travailleur, sniper, calme, et coéquipier modèle, il fut le pilier d'une équipe en reconstruction et dirigée par George Karl.
  • Sidney Moncrief: En dix ans passés à Milwaukee, Sidney Moncrief s'est imposé comme l'un des meilleurs défenseurs de son temps. Récompensé en 1983 et 1984 par le trophée de NBA Defensive Player of The Year, le numéro 4 des Bucks a été l'un des meilleurs joueurs de Milwaukee pendant la période la plus stable de la franchise (dix ans de suite en playoffs et sept saisons à plus de cinquante victoires).
  • Glenn Robinson: The Big Dog n'est pas vraiment à sa place, mais à l'heure du small-ball, je n'en tiendrais pas compte. Grande gueule sur et en dehors des terrains depuis son arrivée dans la ligue (il est drafté en premier par Milwaukee en 1994), Glenn Robinson est un joueur qui aura marqué la franchise. Non seulement par son bras de fer et son contrat rookie record (68 millions sur 10 ans) mais aussi et surtout pour son efficacité et sa passion sur le terrain. Même si il n'a pas été titré avec sa franchise de toujours, il goûtera à cette joie en fin de carrière en 2005 avec les Spurs de San Antonio.
  • Kareem Abdul-Jabbar: Simply the best ! Drafté en 1969, Jabbar remporte le trophée de Rookie of the Year en 1970, puis le titre l'année suivante mais aussi trois titre de MVP, un titre de MVP des finales... Connu pour son skyhook et ses lunettes, Kareem-Abdul Jabbar est aussi le meilleur marqueur de l'histoire de la franchise. Voyez plutôt ses moyennes : 30,4 points, 15,3 rebonds, 4,3 passes et 3,4 contres par match.

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