L’équipe de France a disputé une soixantaine de matches amicaux non-officiels depuis 1904. Ces matchs ne comptent pas pour une sélection et les buteurs ne figurent pas dans le tableau qui leur est consacré. Tous les matchs officiels des Bleus depuis 1904 sont répertoriés dans les archives.
Le bilan, le palmarès, le classement FIFA et beaucoup d’autres choses se trouvent désormais une page spécifique : Le bilan des Bleus. Voir aussi le classement des joueurs, des buteurs, des gardiens, des capitaines, des générations et des sélectionneurs. Les tableaux des années, des villes et des adversaires sont ici.
L’équipe de France est qualifiée pour la Coupe du monde 2026, pour sa 17e phase finale. L’équipe de France est tombée dans le groupe de l’Italie, de la Belgique et de la Turquie. Les deux premiers d’un groupe de quatre seront qualifiés pour les quarts de finale disputés en aller-retour entre le 25 et le 30 mars 2027.
Les matchs passés sont archivés et consultables.
Légende du tableau (cliquez pour voir):
- Les victoires figurent en bleu dans la colonne des scores, les nuls en gris et les défaites en rouge.
- Les feuilles de match détaillées sont accessibles par un lien cliquable sur le numéro du match (colonne #).
- La colonne art.via le logo du trombone pointe vers un article relatant le match.
- La dernière colonne, vd. (vidéo), permet d’accéder via le logo de la caméra au match visible en intégralité sur le site Footballia.net, un mois après pour les matchs récents.
Dans la colonne Catégorie, qEuro désigne un match qualificatif pour l’Euro, qCM un match qualificatif pour la coupe du monde, qLN un match qualificatif pour la Ligue des Nations, Euro un match de phase finale de l’Euro, CM un match de phase finale de la coupe du monde, LN un match de phase finale de la Ligue des Nations, JO un match des Jeux olympiques, Interc un match de coupe intercontinentale et Conf un match de coupe des confédérations. fn = finale, 3p = troisième place, df = demi-finale, qf = quart de finale, hf = huitième de finale, 1t1 = premier match du premier tour, 2t1 = deuxième match du premier tour, 3t1 = troisième match du premier tour. Pour les phases qualificatives, l’ordre des matchs est indiqué entre [ ]. Le dernier est repéré par un [ ]d. bg = barrage, bga = barrage aller, bgr = barrage retour.
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Relater un gros siècle d’histoire nationale à travers le récit d’une vingtaine de matchs des Bleus : c’est le parti pris ludique et savant choisi par l’historien François da Rocha Carneiro dans son dernier livre. Qu’est-ce qu’un livre d’histoire, au fond, sinon quelque chose qui nous raconte de petites histoires, à taille humaine et au niveau du sol, j’allais dire du gazon, pour mieux nous parler de la grande histoire, celle qui fait basculer des continents et des générations ?
Cramponné au terrain, aussi bien réel que métaphorique, François da Rocha Carneiro ne s’interdit pas pour autant de longues transversales à travers le temps et l’espace, des coups d’épaule bien sentis contre les idées reçues, voire de délicieuses roulettes stylistiques uniquement pour le plaisir du jeu. Pour autant, ce n’est pas une galerie de portraits que nous dresse François da Rocha Carneiro, mais vingt récits de matchs.
Poursuivant le travail fondateur de sa thèse d’histoire sur l’équipe de France, soutenue en 2019 et qui avait généré un premier livre [1], l’auteur prend le parti de décrire, avec un luxe de détails quasi-cinématographique, des rencontres jouées par l’équipe de France de 1908 à 2015.

Par exemple, plutôt que l’épopée suédoise de 1958, le dernier match amical avant celle-ci, un 0-0 sans relief contre la Suisse (un paradoxe géographique, pour le coup) mais qui voit les Bleus privés de quelques joueurs ayant rallié l’équipe du FLN. Pas le RFA-France mythique de Séville en 1982, mais celui d’avant face à l’Irlande du Nord qui voit la naissance d’un carré magique composé de quatre descendants d’Italiens, d’Espagnols et de Maliens. Plutôt que le France-Italie de 1938 en Coupe du monde à Colombes, le Italie-France de décembre suivant à Naples.
Nous voici ainsi propulsés au bord de ce qui servait alors de pelouse (et qui avait plus de points communs avec un terrain vague, bosselé et pelé, qu’avec les golfs actuels), comme ce 9 mars 1919, premier match d’après-guerre : « L’équipe de France pénètre d’abord sur un terrain rendu gras par une pluie continue.
Ce Belgique-France du 9 mars 1919 propose donc une transition complexe d’un football de guerre à un football de paix, dans un temps dilaté entre l’armistice et la démobilisation ». La quintessence de choix stylistique, on la trouve dans le récit d’un étouffant Allemagne-France, le premier de l’histoire joué outre-Rhin, à une date qui n’est évidemment pas neutre : le 19 mars 1933.
« Les récits touristiques que font les journalistes sont placés sous le sceau de la surprise : dans cette Allemagne qu’on disait à feu et à sang, c’est à peine s’ils perçoivent la dictature qui s’abat. La plupart s’en tiennent à un regard presque amusé sur ces nazis, parfois très jeunes, qui quêtent en chaque rue, en chaque hôtel, en chaque restaurant, pour nourrir les caisses du parti, faisant résonner un bruit incessant dans la ville. » On est littéralement là, dans ce Berlin pavoisé de bannières à croix gammée, de la gare de Friedrichstrasse jusqu’au stade de Grunewald où se pressent 60.000 spectateurs parmi lesquels Heinrich Himmler et Jean Gabin.
10 victoires LÉGENDAIRES de l'ÉQUIPE DE FRANCE
Cette histoire de France en crampons est aussi l’occasion de rappeler qu’elle est faite d’au moins autant de constantes que de variables : François da Rocha Carneiro raconte ainsi l’apport essentiel des joueurs nés à l’étranger, en écho à l’immigration économique qui a reconstruit le pays, mais aussi l’accueil qui leur fut fait, comme en 1954 pour les Polonais et les Italiens alors majoritaires en sélection : « La presse de l’époque va parfois jusqu’à laisser entendre que la sélection est devenue le réceptacle de tout ce dont les pays d’émigration avaient de pire.
S’il revient sur l’épisode de l’équipe du FLN, qui a brisé la carrière internationale de Rachid Mekhloufi et de Mustapha Zitouni, il raconte aussi les contingences plus banales qui peuvent avoir de grandes conséquences, comme les circonstances qui ont fait que Smaïl Zidane n’est pas retourné en Algérie : le futur père de Zizou, qui a participé à la manifestation du 17 octobre 1961 à Paris qui a fait plusieurs centaines de morts, décide de rentrer à Algérie un an plus tard. Il s’arrête à Marseille en octobre 1962 mais comme le bateau a trois jours de retard, il s’installe chez un cousin et tombe amoureux de Malika, sa future femme. « Ainsi, Zinedine Zidane est-il un enfant de la Castellane.
En écho à l’Allemagne-France de mars 1933, on retrouve celui de novembre 2015. Le soir du 13. Pour faire revivre cette soirée épouvantable où les attentats ont frappé la région parisienne, l’historien choisit de décrire en contrepoint des trois explosions autour du Stade de France la banalité de ce qui se passe sur la pelouse, les échanges de passe entre Evra, Pogba, Koscielny, Marial, Matuidi ou Varane.
« Des spectateurs au Stade de France, des journalistes aussi, apprennent qu’il se passe quelque chose dans Paris, mais l’enceinte persiste à vibrer alors comme si elle était isolée du monde ; ce qu’elle est de fait, par la fermeture des grilles décidée par le préfet de Seine-Saint- Denis. » C’est le grand télescopage entre la petite histoire de l’équipe de France et la grande histoire du terrorisme international, avec les exemples de la soeur d’Antoine Griezmann, au Bataclan et saine et sauve, et la cousine de Lassana Diarra, tuée lors d’une fusillade des terrasses.
« Le milieu de terrain incarne dès lors autant la douleur des familles des 130 victimes, parmi d’autres proches, que la porosité entre la société meurtrie et l’équipe de France. Le livre s’achève par deux matchs qui n’ont pas eu lieu, dans ce temps suspendu du premier confinement, au moment où la pandémie de Covid-19 se propage comme un feu de brousse. pour finir...Une histoire de France en crampons, par François da Rocha Carneiro, éditions du Détour.
Natif de La Bouëxière, à 20 km de Rennes, le milieu bretillien y fait ses débuts de footballeur, puis intègre le centre de formation du Stade Rennais en 1974 à son dix-septième anniversaire. Grand espoir du club, il démarre sa carrière professionnelle quelques mois après son arrivée. Meneur de jeu à l’ancienne, il possédait une vitesse d’exécution assez remarquable, une bonne technique et une excellente vision du jeu.
Chez les Tangos, son élégance fait merveille. Entraîné par Michel Le Milinaire, le "Platini de Le Basser" devient la coqueluche des supporters durant deux saisons. Patrick fait ensuite le grand pas et débarque à Nancy dans les traces du roi "Platoche". Il décroche alors une première sélection en équipe de France contre le Brésil au Parc des Princes en 1981. Après un passage à Monaco terni par les blessures, Patrick Delamontagne retourne à Laval et y dispute trois nouvelles saisons.
En Mayenne, celui qu'on comparaît souvent à Raymond Keruzoré, la grande star du foot breton dans les années 70, est à nouveau incontournable et apparaît une dernière fois en Bleu lors d’un match qualificatif pour l’Euro face à la Norvège. Retour à la case départ, à Rennes, où il retrouve son frère Laurent, aussi formé au club. Véritable esthète du ballon rond, il conduit la formation bretonne à une remontée en D1 deux ans plus tard. Après une ultime saison dans l’élite, il raccroche les crampons en amateur chez les Voltigeurs de Châteaubriant.
Reconverti dans le secteur de l’immobilier, il était responsable de trois agences dans le nord de Rennes. Patrick restera dans les mémoires collectives, avec sa bouille frisée et son numéro 10 dans le dos, comme un joueur capable de tous les exploits. Malgré une étonnante stabilité dans ses performances et un talent hors-normes, ce garçon discret et cultivé n’a clairement pas eu la carrière qu’il méritait.
Appelé en équipe de France, l'Inter droit plante un but face à la Yougoslavie puis contre la Suisse. Ces belles performances lui permettent d'être convoqué pour disputer la première Coupe du Monde de football en Uruguay. Malheureusement, il doit renoncer à la toute dernière minute pour l'amour... de sa femme.
Sa bien-aimée n'a pas voulu qu'il embarque sur le paquebot du "Conte Verde" et parte aussi longtemps sur le continent sud-américain loin d'elle. Repassé ensuite par son club formateur devenu professionnel entre 1928 et 1932, il retrouve l'OL et dispute la finale perdue de la Coupe de France face au Racing CF (défaite 3 buts à 1) en 1939. Après avoir raccroché les crampons, il devient entraîneur du Lille OSC durant quasiment treize saisons.
Il remporte sur la banc de la formation nordiste un titre de champion (1954) et quatre coupes de France (1947, 1948,1953 et 1955). Le joueur natif de San Sebastián et issu d'une famille franco-espagnole rejoint le club de Jean-Pierre Peugeot en 1928 en provenance du Racing Club de Madrid. Déterminé et surprenant, le portier vedette fait déplacer les foules. Il débute avec les Bleus en 1929 face au Portugal. Il cède sur deux coup-francs de Jose Manuel Soares, le prodige de Belenenses. Aligné ensuite face aux Suisses et aux Belges, il encaisse au total sur les trois rencontres onze buts.
Des pions reçus qui lui coûtent très cher. En effet, il ne sera pas du grand rendez-vous pour la première coupe du Monde en Uruguay. C'est Alexis Thépot et André Tassin qui seront appelés à sa place. Passé par Sochaux, il débarque dans l'est de la France en 1953. Durant quatre saisons, l'alter ego à droite de Léon Deladerrière cavalera dans son couloir et distillera au millimètre près des centres somptueux pour son attaquant Roger Piantoni, l’un des meilleurs joueurs de sa génération.
Un match qui a eu lieu au stade de Colombes, remporté 3 buts à 1 par la sélection Tricolore contre l’Autriche. Une très belle prestation mais sans lendemain pour le natif de Laon. Passé ensuite par le RC Strasbourg et l'Olympique de Marseille, il termine sa carrière pro aux Girondins de Bordeaux, dans le cadre d'un échange avec Edmond Boulle. Ce défenseur dur sur l'homme, rigoureux, rapide et sans faiblesse issu des faubourgs de Paris ne quittera jamais sa ville natale et connaîtra le succès escompté.
Après avoir touché ses premiers ballons à l'US Saint-Mandé, il signe au Red Star et restera fidèle au club de son cœur durant toute sa carrière, malgré l'interruption des compétitions en raison de la Première Guerre Mondiale. D'ailleurs c'est après avoir servi sous les drapeaux et la trentaine dépassé que sa carrière commence à prendre de l'ampleur. Sélectionné dès 1911, finaliste des Jeux Interalliés de 1919, l'arrière mastoc fait surtout partie de l'équipe de France qui terrasse pour la première fois le géant anglais, le jour des 100 ans de la mort de Napoléon.
Une victoire 2 buts à 1 face à des Rosbifs soi-disant amateurs. Appelé à 17 reprises, il ne marquera jamais en sélection. Le seul qu'il inscrit est un but contre son camp contre nos amis belges en 1919, le tout premier de l'histoire des Bleus. Avec le club de Saint-Ouen, celui qu'on surnomme "Lulu la Matraque" succombe aux joies de la Coupe de France et la remporte trois fois consécutivement entre 1921 et 1923, un record.
À la fois joueur, trésorier, secrétaire et directeur sportif de la formation audonienne, le parisien se reconvertit en fin de carrière dans le journalisme, travaillant notamment à L’Auto, l'ancêtre de L'Équipe. Il y parle notamment de son insolence qui lui a permis de déstabiliser Jules Devaquez, qui loupera un penalty dans les dernières secondes de la finale de la coupe nationale en 1921.