Grimper sur le toit du monde est une bonne habitude pour les handballeurs tricolores, et pas seulement pour les seniors. Ce ne sont pas des montagnes mais des pyramides que devra gravir l’équipe de France jeunes, en Égypte pour les championnats du monde U19 qui débutent ce mercredi 6 août.

Un Groupe Remanié et Déterminé
Un groupe remanié depuis la déception de l’Euro 2024 qui comptera deux Nantais à gauche : le nouveau venu Leo Gendronneau et son goleador Yoni Peyrabout. Comme leur chef de file offensif, Yoni Peyrabout, dont les parents ont fait les beaux jours des joutes des élites hexagonales. Symbole de la volonté d’une équipe repartie plus dure au travail après un Euro décevant, l’ailier du centre de formation du H Yoni Peyrabout aborde ce mondial avec une faim de loup.
Parcours et Performances des Bleuets
Conformément aux souhaits de Franck Prouff et son staff, l’équipe de France U19M avait attaqué du bon pied et parachevé sa préparation, à l’occasion des deux premiers matchs de ce championnat du Monde en Égypte. Tout d’abord au gré d’une rencontre initiale à sens unique face au Mexique (48-12), laminé et cantonné à deux petits buts lors du premier acte (24-2), dans le sillage de Timothé Riss (11/13 arrêts), Mathis Barelle (12/13 aux tirs) et Alexandre Baradat (7/8). Puis deux jours plus tard face à l’Argentine (39-24), vaincue pourtant seulement sur le gong en ouverture par la Norvège (28-29), mais cette fois impuissante devant l’efficacité aux tirs des tricolores, à l’instar de Noé Thuillier (6/6) et Yoni Peyrabout (4/4). Avec ce 2/2 prévisible en guise d’entrée en matière, la qualification pour le tour principal était aussitôt en poche.
Au terme d'un match sérieux durant 60 minutes, les Bleuets ont dominé l'Argentine (39-24) et se qualifient pour le tour principal. La rencontre démarre sur un faux-rythme, confirmant aux Français que l'opposition ne sera pas au même niveau que lors de la première journée. En face, la base arrière argentine - composée de 3 droitiers - impose un défi physique et place de premiers buts. Les Français y répondent bien, l'arrière droit Tristan Gourguechon plantant 2 buts dans les premiers instants (4-3, 8'). Ce dernier ne sera néanmoins pas au bénéfice de l'Albiceleste : l'attaque française se met en route et gagne en fluidité - avec un Alexandre Baradat en confiance -, la défense se resserre et les ballons grattés sont convertis sur contre-attaques (12-8, 20').
Malgré deux exclusions et l'impact de l'arrière gauche Bautista Torrossian, les Bleuets - malgré quelques déchet au shoot - vont parfaitement profiter des errances offensives de leurs adversaires pour gratter des ballons dont ils font bon usage contre la cage argentine (17-11, 26'). En difficultés offensive au retour des vestiaires, notamment face au portier Simon Viera, les Bleuets vont progressivement reprendre du poil de la bête, bien aidés par la très belle entrée du portier strasbourgeois Wilson Schultz, sur pénalty, à l'aile ou aux 6 mètres. Pourtant, rien n'y fait pour les vice-champions d'Amérique du Sud qui passeront rapidement la barre des 10 buts de retard (27-17, 43'). L'équipe de France fait tourner et déroule sur la fin de match, marquant dans tous les secteurs de jeu et avec un Wilson Schultz qui continue jusqu'au bout de faire vivre un calvaire aux tireurs argentins.
Assurés de leur qualification, les partenaires de Tristan Gourguechon (3/7) - désigné meilleur joueur du match - joueront demain, 18h30, contre la Norvège pour déterminer l'équipe qui empochera les 2 précieux points à emporter avec elle au tour principal.
Alors qu’ils étaient bien rentrés dans leur Mondial, en surclassant tour à tour le Mexique (48-12) et l’Argentine (39-24) mercredi et vendredi, les garçons de l’équipe de France U19 ont été douchés en dernier lieu par la Norvège (34-42) samedi. Un revers qui les qualifie en effet avec zéro point au tour principal. Il va falloir en plus maintenant en découdre avec l’Allemagne (ce lundi, 11h45) et la Slovénie (mardi, 14h).
Le plus restait cependant à venir, le choc du groupe contre la Norvège, dominée en préparation en mai et certainement revancharde. C’est ainsi avec plein de bonnes intentions que les garçons de Franck Prouff s’avançaient sur ce round final du tour préliminaire. Et cela se traduisait au tableau d’affichage, grâce aux réussites entre autres d’Alexandre Baradat, Tristan Gourguechon (3-1, 3e ; 6-4, 6e) et un ensemble sans la moindre fausse note, ni balle perdue, durant… 8 minutes. Car à partir de là tout va se gâter pour les Français, trop vite résignés de l’insolente réussite scandinave.
Le score va rapidement s’inverser et gonfler (7-6, 8e ; 7-9, 11e ; 8-11, 13e ; 11-16, 20e). Malgré un temps mort du coach et une réaction (13-16, 23e), les partenaires de Timothé Riss prenaient à nouveau la foudre (13-20, 26e), sans totalement se résigner avant de regagner les vestiaires (17-20, 30e). La seconde période repartait malheureusement sur le même ton (19-23, 34e). La Norvège prenait définitivement le large sur deux accélérations bien senties (19-26, 37e ; 20-29, 41e). La suite et la fin du match se résumaient à un enchaînement de buts de part et d’autre, sans que jamais la France ne puisse grignoter son retard. Un coup dur pour cette jeune équipe bleue trop tendre et permissive.
La suite n’inspire rien de bon dans l’optique de la qualification aux quarts de finale, que ce soit au-devant de l’Allemagne puis de la Slovénie. Mais rien n’est impossible pour un collectif qui vaut mieux que ce qu’il a montré samedi, et aura certainement à cœur de le démontrer.
Match contre le Danemark
Déjà qualifiés pour le tour principal avec deux succès contre le Mexique puis le Maroc, les Bleuets jouaient la finale du groupe E face au Danemark. Ce n’est pas faute d’avoir bien attaqué les hostilités pour les Bleuets, premiers à faire le break (2-4). Mais après avoir mené les 10 premières minutes, ils ont connu plusieurs temps faibles. Si Stanis Soullier a maintenu les siens à flots durant ce laps de temps, les jeunes pousses tricolores ont subi un 3-0 de retour au complet, empêtrés dans des transmissions approximatives qui ont fait le bonheur des Danois en transition (9-14). Ce run sera rendu quelques minutes plus tard, l’équipe de France profitant, elle, d’une triple supériorité numérique (!) pour grignoter quelques longueurs grâce à ses ailiers. Les bleus se laissent la chance de renverser la tendance en seconde.
Tandis que Frederik Moller s’est de plus en plus opposé aux offensives des Bleuets, les Danois ont accentué le break sur un missile de Magnus Sand. Le temps mort posé par Guillaume Joli a été bénéfique aux siens. Mais à chaque rapproché tricolore, il y avait une ou plusieurs cartouches scandinaves qui perforaient le fond des filets. Le petit manque de discipline des Bleuets sur les passes leur a coûté pas moins de 8 buts en contre-attaque. Bien trop pour espérer faire douter les Danois en fin de match.
Tableau des Résultats et Classements
| Groupe | Position | Équipe | Points |
|---|---|---|---|
| GH | 1 | Danemark | 6 |
| R. PII | 1 | Espagne et Islande | 2 |
| R. PII | 3 | Arabie Saoudite et Serbie | 0 |
| PIII | 1 | Norvège et Allemagne | 2 |
| PIII | 3 | Slovénie et France | 0 |
| PIV | 1 | Égypte et Danemark | 2 |
| PIV | 3 | R. |