Le Paris Saint-Germain (PSG) s'est qualifié pour les huitièmes de finale de la Ligue des champions après un match nul (2-2) face à l'AS Monaco, ce mercredi 25 février, au Parc des Princes. Les Parisiens, tenants du titre, ont validé leur billet grâce à leur victoire (3-2) au match aller.
Comme chaque saison depuis 2013, le Paris Saint-Germain verra au moins les huitièmes de finale de la Ligue des champions. Seul le Bayern et le Real ont fait aussi bien depuis 2012.

Un match aller-retour sous tension
Le scénario de ce match retour ressemble beaucoup à celui d’il y a huit jours. Comme une semaine plus tôt à Louis II, c’est d’abord Monaco qui a malmené le PSG en ouvrant le score.
Juste avant la pause, un but de Maghnes Akliouche avait remis les deux équipes à égalité sur l’ensemble des deux matchs. Mais comme la semaine passée, le PSG a tout renversé en moins de six minutes.
C’est d’abord le capitaine Marquinhos qui a égalisé avant que Khvicha Kvaratskhelia ne donne l’avantage aux siens. Monaco jouait alors à 10, comme à l’aller après l’expulsion de Coulibaly pour un deuxième carton jaune.
L’égalisation de Teze dans le temps additionnel n’a pas suffi aux Monégasques pour arracher la prolongation même si un ultime frisson a parcouru le Parc des Princes sur un dernier coup franc.
Le match : Monaco avait tout bon… à 11
On se demande quand même si le PSG s’en serait tiré sans l’expulsion de Mamadou Coulibaly. Avant, il a été moribond, totalement incapable de résoudre l’énigme posée par des Monégasques survoltés. L’ASM a été supérieure à tous les niveaux.
Tout a changé quand Coulibaly a laissé les siens en infériorité numérique. Monaco a pris un premier coup de bambou avec le but égalisateur qui a suivi. Surtout, le plan de jeu si bien huilé jusqu’ici ne tenait plus avec un homme en moins.
Mais malgré le but de Kvaratskhelia, les hommes de Luis Enrique ne se sont pas épargnés des sueurs froides dans le temps additionnel, après le but de Jordan Teze et une tête que Wout Faes n’a pas su ajuster juste avant le coup de sifflet final. La preuve qu’il n’y avait rien de parfait pour ce PSG.
Les joueurs clés
Maghnes Akliouche
Il a rayonné de tout ce talent dont on attendait l’expression dans un grand rendez-vous. Maghnes Akliouche n’a pas manqué le sien au Parc des Princes. Inspiré, virevoltant, il a été à l’origine de tous les mouvements monégasques avant d’ouvrir le score en fin de première période sur un but remarquable de sang-froid.
Marquinhos
Marquinhos a eu le mérite d’invectiver ses troupes au cœur du naufrage en première période, et surtout d’égaliser à l’heure de jeu, mais sa défense sur l’égalisation de Teze laisse clairement à désirer.
Khvicha Kvaratskhelia
Khvicha Kvaratskhelia a été l’un des rares à surnager avant la pause, sur un côté droit qui lui réussit moins, et a su se montrer opportuniste pour trouver les filets. Le Géorgien a tant bien que mal tenu son rang.
Mamadou Coulibaly
Mamadou Coulibaly a écopé d’un premier carton jaune pour un tacle mal maîtrisé sur Nuno Mendes après avoir perdu le ballon. C’était à la 55e minute. A la 59e, le jeune Monégasque a encore été en retard au moment d’intervenir sur Achraf Hakimi. Deuxième jaune et carton rouge.
Le facteur X : Coulibaly a tout gâché
Il est l’acteur majeur, bien malgré lui, des quatre minutes qui ont tout changé alors que Monaco menait au score. En infériorité numérique, l’ASM n’a plus jamais contrarié Paris. Et le pauvre Coulibaly n’est pas près de l’oublier.
La stat : 9
C’est une sale manie qui leur a probablement coûté une place en 8es de finale de la Ligue des champions. Monaco a écopé d’un neuvième carton rouge cette saison, toutes compétitions confondues.
L’ASM était à 2-2 avant l’expulsion du Russe à Louis-II. Elle menait au Parc avant celle de Coulibaly. À onze, les hommes de Pocognoli étaient virtuellement qualifiés. Mais voilà, ils ne savent pas rester à onze.
Prochain adversaire : Barcelone ou Chelsea
Les rêves de doublé du PSG sont donc intacts mais la route va s’élever considérablement dès les huitièmes de finale. Le match aller aura lieu au Parc des Princes ; ce sera le 10 ou le 11 mars contre le FC Barcelone ou Chelsea. Le tirage au sort aura lieu ce vendredi.
Le tirage au sort, prévu ce vendredi 27 février à 12h, déterminera quelle vieille connaissance le PSG recroisera les 10 ou 11 et 17 ou 18 mars prochains.
Les affiches potentielles des huitièmes de finale sont :
- PSG (FRA) - FC Barcelone (ESP)
- PSG (FRA) - Chelsea (ANG)
Les champions d’Europe, qui ont affiché de sérieuses lacunes face au huitième de Ligue 1, en particulier en défense, affronteront le FC Barcelone ou Chelsea lors du tour prochain.
Ligue des Champions - PSG-Monaco : le débrief du match
En zone mixte, le buteur Kvaratskhelia a avoué que son équipe avait un peu perdu en confiance après le but monégasque. Luis Enrique n’était pas énervé à la mi-temps. Il était content mais attendait plus de nous. Il nous a aidés en nous disant ce qu’on devait faire de mieux. »
Son coach Luis Enrique a justement tenu un discours aussi optimiste sur la suite pour le PSG. Mais en attendant, les faits sont têtus : deux buts encaissés malgré la supériorité numérique, Faes qui frôle l’égalisation d’une tête à la toute dernière seconde, et un score cumulé de 5-4 qui ne reflète pas vraiment une domination parisienne.
Le jeune Mamadou Coulibaly a offert au PSG une porte de sortie. Deux jaunes en 3 minutes, une expulsion, Monaco à dix. Sur le coup franc qui suit, Doué centre pour Marquinhos qui coupe la trajectoire pour le 1-1 (60e). Dans la foulée, Kvaratskhelia a fait la différence en renard des surfaces à la 66e. Deux buts en moins de six minutes pour se mettre à l’abri et assommer Monaco.
Barcola, dans le dur, n’a jamais trouvé le décalage. Vitinha, pourtant laissé au repos face à Metz, n’a pas semblé frais physiquement. Le PSG a manqué de fluidité, de verticalité dans le secteur offensif. Le secteur défensif n’a pas rassuré non plus, avec des joueurs souvent en retard dans le duel. Au retour des vestiaires, le PSG a mis timidement le pied sur l’accélérateur sans parvenir à bousculer un bloc monégasque bien en place et qui avait un coup à jouer en transition. Et puis le jeune Mamadou Coulibaly a offert au PSG une porte de sortie.