Le Petit Volley Lillois, c'est bien plus qu'un simple club de volleyball. C'est une histoire de passion, d'engagement et de performance qui s'étend sur plusieurs décennies. De ses modestes débuts à ses ambitions actuelles, le club a su se forger une identité forte et une place de choix dans le paysage sportif lillois.

Positions des joueurs de volleyball sur le terrain.
Les Débuts et l'Évolution du Club
C’est un club qui a une histoire riche et ancienne, puisque c’est un club de la Libération, qui a été créé en 1944, juste après la Guerre. C’est un club qui a connu des hauts et des bas, des très hauts et des très bas. Il a vécu de très belles années dès sa création, puis une longue période de bas, pour vraiment vivre une renaissance à l’aube des années 2000.
Le LOSC fête ses 80 ans cette année, qu’est-ce qui n’a pas changé pendant toutes ces années ? Je dirais le surnom, les « Dogues ». Ce surnom existe depuis longtemps, il précède même la création du LOSC puisque c’est ainsi que l’on qualifiait les joueurs de l’Olympique lillois - l’ancêtre du club actuel.
A l’époque, il y avait une rivalité entre les clubs parisiens et les clubs nordistes. Et lors d’un match entre l’Olympique lillois et un club de Paris, un journaliste parisien avait qualifié les joueurs lillois de dogues, dans le sens où ils ne lâchaient rien sur le terrain. C’est vrai que les joueurs étaient assez hargneux et combatifs, mais c’était une expression assez péjorative à l’époque. Plutôt que de la combattre, les Lillois l’ont retournée et en ont fait leur surnom, un titre de fierté, même ! Il s’est ensuite transmis de génération en génération et aujourd’hui encore, plus de 100 ans après, on appelle encore « Dogues » les joueurs du LOSC.
Les Joueurs et l'Équipe
Des fiches statistiques au terrain, le volley est un sport de chiffres et de nombres. La zone avant, proche du filet, correspond aux positions 2, 3 et 4 de la droite vers la gauche. La zone arrière, au fond du terrain, correspond quant à elle aux positions 5, 6 et 1 de la gauche vers la droite. À chaque gain de service, l’équipe doit effectuer une rotation dans le sens des aiguilles d’une montre sous peine d’être pénalisée d’une faute.
Voici un exemple de composition d'équipe :
- Liberos : 3. Amandine Giardino (c)
- Centrales : 2. Jealyn Keene - 11. Justyna Lukasik - 13. Nora Legrand - 14.
- Réceptionneuses/attaquantes : 6. Marrit Jasper - 7. Ana Davai - 8. Leïa Ratahiry - 9.
- Passeuses : 5. Emilie Respaut - 15.
- Pointue : 10.
Justine Lukasik est très attachée à son numéro onze qu’elle n’a jamais quitté depuis les équipes de jeunes.
Les Moments Forts et les Défis
« On est loin d’avoir dit notre dernier mot, il reste une grosse partie de la saison à jouer. On a fait de très belles choses, mais on a souvent pêché par manque de clairvoyance et de lucidité » déclarait Julien Lemay, la veille de la rencontre.
Vendredi (19 Novembre) rime avec derby pour les hommes de Mauricio Paes qui ont reçu les voisins du Cambrai Volley. Pour la deuxième saison de leur histoire en ligue A, les Cambrésiens continuent d’impressionner et se détachent petit à petit de leur statut d’inviter surprise dans le haut du classement. Pour récupérer 3 points cruciaux, le TLM a pu compter sur un Daryl Bultor en feu lors de ce match (16 points au total). Tout n’a pas débuté au mieux pour les Tourquennois avec un set à l’avantage de Cambrai et Paul Villard (19-25). Le TLM ne s’est pas laissé piéger par la tactique de Cambrai et a très vite réagi. Au moment où les Cambrésiens ont perdu leurs pointu, Vasyl Tupchii, sur blessure en milieu de set (15-15), il est déjà trop tard. Le troisième set a été très équilibré. Au fur et à mesure du set, avec un Daryl Bultor en mode leader et des excellents services de Julio Cardenas, le TLM monte en puissance et propose un volley-ball de très haut niveau lui permettant de prendre l’ascendant sur son adversaire. Le quatrième et dernier set s’apparente au précédent (25-22). La différence est que le moteur qui permettra au TLM de se détacher de Cambrai s’appelle Gabriel Vaccari (6 points de ce set). « C’était important sur le plan comptable. Pas de répit pour l’entraîneur du TLM et ses joueurs !Calendrier du Lille-volley
Au Lille-volley, un événement extra-sportif a, hier soir, renvoyé la réception de l'équipe de Quimper, cinquième au classement de National 1, au rang de l'anecdote : les filles dévoilaient le calendrier dans lequel elles ont posé nues.
C'est la troisième fois que Sylvia Frantz se déshabille pour le calendrier du Lille-volley. Des photos prises de nuit et dehors. « On a bien choisi notre jour pour poser nues dans la rue. » Cette nuit-là, Sylvia Frantz et ses copines du Lille-volley pensaient être tranquilles. L'histoire ne s'est pas du tout écrite comme ça. Ce mardi de novembre, une autre équipe, de foot, a envoyé des milliers de supporters dans la rue : l'Algérie venait de décrocher son billet pour la Coupe du monde. Pour l'intimité, il faudra repasser : « Il y avait plein de voitures qui tournaient », se souvient la jeune femme. Mais les filles ne se sont pas pour autant démontées : « Quand on est comme ça avec des copines, on fait des choses qu'on ne ferait pas d'habitude », raconte Sylvia, 30 ans, prof de sports quand elle ne monte pas au filet avec le Lille-volley. Avec deux autres volleyeuses, elle a posé nue sous la porte de Paris. La photo ouvre le calendrier 2010. L'effeuiller, c'est partir pour une singulière visite de Lille. La nuit, avec des guides habillés du seul reflet de la lune. On voit le quai du Wault sous un angle inhabituel (mars). La fontaine de la Grand-Place s'offre cinq naïades (avril).
Les filles n'ont pas toutes le même rapport avec la pudeur : « Chacune a montré ce qu'elle avait envie de montrer », explique Sylvia. Ce calendrier du Lille-volley est exceptionnel à plusieurs titres. D'abord parce qu'il marque la montée du club en National 1. Aussi parce que c'est la première fois que les volleyeuses acceptent de poser nues devant un photographe de sexe masculin. Les années précédentes, c'est la soeur d'une des joueuses qui braquait son objectif sur leurs corps dénudées. Qu'en pense le fiancé ? « Il trouve ça marrant. » Pour la petite histoire, d'autres joueuses n'ont pas reçu le même accueil quand elles ont montré les photos à la famille ou au petit ami. « Mais, ajoute Sylvia, l'important est qu'on assume toutes ce qu'on a fait. » Si la Lilloise avait un voeu à formuler en cette période de fin d'année, elle demanderait quand même à ce que le calendrier ne la suive pas jusque dans son collège de l'Avesnois. « Les enfants ont plus l'habitude de me voir en survêtement. » Une tenue qui met rarement en valeur les formes.