L'histoire du Paris Saint-Germain (PSG) est jalonnée de rencontres mémorables avec des clubs italiens, en particulier en Ligue des Champions. Ces confrontations ont souvent été riches en émotions, en rebondissements et ont contribué à forger la légende du club parisien. Cet article explore les moments clés de cette histoire, des premiers affrontements contre l'AC Milan à la consécration européenne du PSG en 2025.

Les Premières Rencontres avec l'AC Milan
L’AC Milan et le PSG se sont affrontés 5 fois au total dont 2 fois à San Siro. La première fois que les deux clubs se sont affrontés, c’était le 5 avril 1995. À cette époque, le club présidé par Silvio Berlusconi est le plus grand club du monde. C’est simple, les Milanais sont les tenants du titre (vainqueurs 4-0 du FC Barcelone), et ont disputé quatre finales de C1 (1989, 1990, 1994, 1995) sur les six dernières éditions. Ajoutons à cela, les trois derniers titres du Calcio (le championnat le plus compétitif à l’époque), la Supercoupe d’Europe… C’est un monument du football mondial qui se dresse devant le PSG.
Pour sa première participation dans la configuration moderne de la Ligue des Champions, les Parisiens ont été excellents : qualification en phase de groupes aux dépends du VAC FC, puis un 6 sur 6 dans cette phase-là face au Bayern Munich, le Spartak Moscou et le Dynamo Kiev, et enfin en quart de finale, le PSG élimine le FC Barcelone entraîné par Johan Cruyff notamment grâce à un but de Vincent Guérin. Ce PSG-là est talentueux, a des ressources mentales indéniables.
Et malheureusement comme souvent concernant les équipes françaises face aux clubs italiens, le réalisme est du côte de l’adversaire, qui l’emporte 1 à 0 grâce à Zvonimir Boban à la 89e minute.
Ligue des Champions 2000-2001 : PSG face à l'AC Milan
Quasiment six ans plus tard, les deux clubs s’affrontent de nouveau en Ligue des Champions, mais cette fois-ci dans la deuxième phase de groupe. A l’époque, il y avait deux phases de groupe pour ensuite se qualifier pour les quarts de finale. Lors de la première phase, les Parisiens avaient fini deuxièmes du groupe derrière le Bayern Munich et devant Rosenborg et Helsingborgs. Les deux clubs sont en déclin par rapport à 1995. Mais ce déclin est plus grand côté parisien.
Paris retrouve le Milan, tout d’abord à San Siro, le 14 février 2001. Le PSG est en crise, a changé d’entraîneur (retour de Luis Fernandez à la place de Philippe Bergeroo), les résultats sont mauvais (2 victoires sur les 14 derniers matchs en championnat, une élimination honteuse 4-0 au Parc face à Auxerre en Coupe de France, une élimination 3-1 à Nancy, club de Division 2, en Coupe de Ligue). En Ligue des Champions, le PSG a mal démarré sa seconde phase de groupes (un euphémisme) avec deux défaites (1-3 au Parc contre La Corogne puis 1-0 en Turquie face à Galatasaray). Pour rester en vie dans ce groupe, le PSG ne doit pas perdre.
Le PSG parviendra à prendre un point malgré l’ouverture du score d’un ancien parisien et futur dirigeant Rouge et Bleu Leonardo. La semaine suivante, le PSG accueille l’AC Milan pour la quatrième journée de la phase de groupes, le 20 février 2001. Le PSG est dans l’obligation de gagner pour espérer une qualification en quart de finale. A la 75ème minute, Laurent Robert marque un coup franc magistral à ras de terre.
Le Triomphe en Ligue des Champions 2025
Le PSG a conquis, ce samedi 31 mai 2025, la première Ligue des champions de son histoire en roulant sur l'Inter Milan en finale (5-0). Un score record à ce stade de la compétition, inoubliable et historique à plus d'un titre. Le PSG a remporté ce samedi 31 mai 2025, à Munich, sa première Ligue des champions après un match totalement dingue contre l'Inter Milan. S'il semblait équilibré sur le papier, le match a tourné à la démonstration parisienne à sens unique.
5-0. C'est tout simplement le plus gros écart dans l'histoire de la Ligue des champions. Du jamais vu. Pour Paris, est-ce le début d'une dynastie ?
Giuseppe Marotta, président de l'Inter, n'a pas tourné autour du pot après la finale de Ligue des champions magistralement remportée par le PSG samedi soir à Munich (5-0). "Nous avons fait face à un adversaire qui nous a totalement surclassés." L'addition était si salée, la pilule si dure à avaler pour un club qui a atteint deux fois en trois ans le stade ultime du tournoi, qu'il ne fallait même plus chercher l'euphémisme. Mais nommer ce match historique tel qu'il apparaît aux yeux de tous en Italie : une humiliation, donnée par une éblouissante équipe du Paris Saint-Germain. "Il n'y a pas grand-chose à dire : ils ont été injouables, aussi à cause de nous", a lâché de son côté Mauro Acerbi.
Les joueurs n'en revenaient pas ; que dire alors de la presse italienne, en tous points ébahie par le spectacle proposé en Bavière par la bande de Luis Enrique ? "Il y a deux ans, l'Inter était sortie de la finale contre Manchester City avec les jambes et le moral brisés, mais plus forte dans la tête, se souvient le Corriere dello sport. Elle avait mis sous pression l'équipe la plus forte d'Europe. Ce soir, l'Inter sort de l'Allianz Arena en morceaux." Partout, est mis en avant le véritable "cauchemar" qu'ont vécu les Nerazzurri pendant 90 minutes, dépassés par le collectif parisien.
"Une finale remportée en dominant le jeu dans tous les secteurs, d'une défense de fer aux trois pointes du chapeau", salue de son côté La Gazzetta dello Sport, évoquant au passage les "odes à la construction" que les Parisiens ont chanté sur le terrain, notamment au sujet du premier but merveilleusement construit d'Achraf Hakimi. "Ce PSG est une équipe parfaite : du rythme, de la qualité, des idées claires, énumère le Corriere della Sera, de quoi donner des maux de tête aux Nerazzurri jamais autant mis en difficulté en Ligue des champions."
Les Héros de la Victoire
Un joueur parmi tous a crevé l'écran en Italie, à tel point que dès le coup de sifflet final ont paru des portraits retraçant toute sa jeune carrière : il s'agit évidemment de Désiré Doué, auteur d'une prestation sans commune mesure samedi soir. "Madame et Monsieur, voici l'histoire de Désiré Doué", titrait ainsi Sky Sport dès la fin de la rencontre. "Qui est Désiré Doué, l'attaquant qui a assommé l'Inter ?", se demandait plutôt le Corriere della Sera, mettant en avant la comparaison établie de longue date avec Neymar.
Crédité de la note de 9 dans La Gazzetta dello Sport ("Uno-Doué-Tre, ciao", en référence aux deux buts et une passe décisive de la pépite), Doué est dépassé par un seul homme, noté 10/10 : Luis Enrique, également encensé de l'autre côté des Alpes. Le travail de l'entraîneur asturien arrivé à l'été 2023 au Paris Saint-Germain est perçu comme l'une des réussites majeures. "Luis Enrique au PSG : la discipline de l'homme qui a éteint les étoiles pour décrocher la lune", salue ainsi la Repubblica.
Défait par le Bayern Munich en 2020, le Paris Saint-Germain tient sa revanche. Héroïque tout au long de la rencontre, le club de la capitale a finalement infligé une terrible humiliation à l’Inter Milan, ce samedi 31 mai, à l’Allianz Arena de Munich. Portés par un doublé de l’intenable Désiré Doué et des réalisations signées Achraf Hakimi, Khvicha Kvaratskhelia et Senny Mayulu, les hommes de Luis Enrique ont décroché la première Ligue des Champions de l’histoire du club. Une performance majuscule, logiquement saluée dans la presse française et internationale.
«Les Italiens massacrés, le PSG champion d’Europe avec style. Ils n’ont pas seulement battu l’Inter ici à Munich, ils l’ont complètement anéanti. Toujours chez nos amis britanniques, The Guardian s’est également montré dithyrambique. «Un club remporte la Ligue des Champions chaque année, mais très peu conquièrent le football européen comme le Paris Saint-Germain l’a fait à Munich ce soir - un genre de performance qui n’arrive que rarement». Des louanges finalement partagées par l’ensemble de la planète football.
«La vérité est que Luis Enrique a construit une équipe capable de gagner beaucoup plus s’il maintient ce niveau. Un groupe d’excellents joueurs qui jouent avec cœur et se battent comme s’ils jouaient pour éviter la relégation», affirme ainsi Marca, mettant en avant le chef d’oeuvre de Luis Enrique. En Espagne - où Kylian Mbappé a finalement vu son ancien club remporter le Graal - le quotidien AS salue, de son côté, une victoire à 2,283 milliards d’euros, en référence à la somme investie depuis l’arrivée de QSI. «Cet entraîneur qui a fait comprendre à l’émir et à Al Khelaïfi que la gloire s’obtient sur le banc, et non auprès des stars. Son projet, plus footballistique que médiatique, a une fois de plus donné raison aux connaisseurs: dans ce sport, les stratèges gagnent et les mégalomanes perdent. Toujours. Ce que Mbappé, Neymar, Messi, Dani Alves, Ibrahimovic, Beckham, Di María ou Cavani n’ont pas pu réaliser, ces jeunes talents l’ont réalisé en dessinant une finale incommensurable sur le green de Munich . Ils ont laissé l’Inter sans rien, déchiqueté en défense comme ils l’avaient été contre le Barça en demi-finale, mais sans aucun signe de pouvoir mordre la jugulaire à aucun moment comme ils l’ont fait contre les Catalans», ajoute le média ibérique.
En Italie, les médias s’attardent, eux, davantage sur l’échec intériste mais reconnaissent malgré tout la supériorité des Franciliens. «Quelque chose s’est brisé et s’est terminé ce soir. Le numéro zéro tant redouté en termes de titres (hors Coupe du monde des clubs). En mars, après Feyenoord, Inzaghi a levé trois doigts pour indiquer le 'triplé'. Il ne lui restait plus que son poing», écrit la Gazzetta Dello Sport. «L’Inter humiliée, le triplé de Luis Enrique», titre de son côté Tuttosport, en référence aux trois trophées du PSG cette saison, avant de rendre hommage à Luis Enrique, grand artisan de ce succès. «Plantez le drapeau, Luis. Plantez-le au milieu du terrain comme s’il y avait encore quatre mains sur ce poteau, les vôtres et celles de Xana (sa fille décédée), fermant les yeux et imaginant qu’elle est là avec vous».
En Allemagne, Sky Sports Germany a apprécié le «football offensif irrésistible» proposé par le PSG, incarné par un «adolescent exceptionnel» nommé Désiré Doué, élu homme du match après sa performance XXL, ponctuée d’un doublé et d’une passe décisive. «Paris a chassé les mauvais esprits de sa seule apparition en finale (2020 face au Bayern, ndlr)», ajoute le média allemand.
Un tableau général plus que flatteur où la France n’est logiquement pas en reste. «Une ultime marche à la hauteur d’une campagne à élimination directe rondement menée, après les cahots connus en phase de ligue par l’équipe construite pierre par pierre par Luis Enrique», indique, à ce titre, le quotidien L’Equipe après une quête «longue, ardue et parfois démotivante». Le Parisien évoque, lui, une victoire «qui restera dans l’histoire du football français», ajoutant qu’«après plus d’une décennie de quête, les Parisiens ont décroché leur étoile européenne tant convoitée». Un discours forcément plus mesuré du côté de la presse phocéenne où on n’oublie pas que l’OM reste à jamais le premier club français à avoir remporter cette compétition. «L’OM a un successeur au palmarès de la C1. Mais qu’on ne s’y trompe pas, les Marseillais resteront à jamais les premiers à s’être installés tout en haut du foot européen», précise ainsi La Provence.
Enfin, outre les différents médias, les anciennes gloires du ballon rond ont également salué la performance des Parisiens. En plus de Toni Kroos, impressionné par la force collective du PSG, Steven Gerrard a lui tenu à mettre l’accent sur Luis Enrique, architecte de ce succès historique après avoir échoué aux portes de la finale la saison dernière. «Luis Enrique mérite-t-il d’être mentionné au même titre que Carlo Ancelotti, José Mourinho ou Pep Guardiola ? La réponse est oui. Cette équipe qu’il a créée et mise sur pied au cours des deux dernières années peut vous battre de n’importe quelle manière. Le talent de cette équipe est un groupe spécial de joueurs et ils sont également entraînés par une personne spéciale», a notamment déclaré l’ancien joueur de Liverpool sur TNT Sports.
En remportant la première Ligue des Champions de son histoire, le Paris Saint-Germain, nouveau roi d’Europe, a mis tout le monde d’accord.
