Dans le monde du football, certaines figures marquent leur époque par leur vision stratégique et leur capacité à mener une équipe vers le succès. Laurent Blanc, avec son passage au Paris Saint-Germain (PSG), en est un exemple frappant. Cet article explore en profondeur les tactiques employées par Blanc, les résultats obtenus et l'impact de son passage sur le club parisien.
Le football français était dans une bonne dynamique. L’Olympique de Marseille et l’AS Monaco avaient été jusqu’en demi-finales des Coupes d’Europe (L’OM en C1 et l’ASM en C2) et l’équipe de France, même si elle était absente de la Coupe du monde 1990 en Italie, était invaincue depuis plusieurs mois.
La fortune de la France semblait liée à l’Olympique de Marseille de Bernard Tapie, qui recrutait la plupart des internationaux français (Boli, Casoni, Pardo, rappel de Cantona), pour constituer une équipe capable de remporter la Coupe des Champions. La moitié de l’équipe de France était en effet constituée de joueurs marseillais, y compris Didier Deschamps et Franck Sauzée, qui avaient rejoint Bordeaux et Monaco mais qui reviendront très vite. Le fait d’avoir une ossature de club est toujours un atout pour une sélection.
Le premier match de qualification pour l’Euro a eu lieu à Reykjavik, le 5 septembre 1990. La France s’est imposée (2-1) grâce aux buts du duo d’attaquants Papin et Cantona. Ce n’était pas un match spectaculaire, mais la France avait fait le minimum requis. Un match en Islande est toujours un match piège. La pelouse n’est pas toujours de bonne qualité et les joueurs islandais sont vaillants et compliqués à jouer. En marquant dans le premier quart d’heure, Papin a permis aux Français de jouer libérés. Cantona a doublé la mise en fin de rencontre et a consolidé la victoire tricolore. Les Islandais ont réduit l’écart mais n’ont pas été en mesure d’égaliser. C’était une victoire très importante car elle lançait idéalement les éliminatoires. On restait en outre persuadés que l’Islande était en mesure de faire tomber un des trois favoris.
Le match de qualification suivant eut lieu le 13 octobre 1990, au Parc des Princes, la France battait la Tchécoslovaquie (2-1) grâce à un doublé de Papin. Jocelyn Angloma a également fait ses débuts dans ce match. Cette rencontre contre la Tchécoslovaquie au Parc constituait le premier grand rendez-vous pour les Français et ceux-ci devaient absolument l’emporter car il s’agissait d’un concurrent direct. Jean-Pierre Papin marque les deux buts et devient l’atout numéro un de l’équipe. Jamais la France n’avait connu un tel avant-centre depuis Just Fontaine. Quant à Jocelyn Angloma, il a fait ses débuts comme milieu droit.
Le prochain match de qualification pour l’Euro se déroule contre l’Albanie à Tirana le 17 novembre 1990. La France fait le minimum requis et s’impose (1-0) grâce à un but de Boli (à une époque où il marquait également beaucoup pour l’OM). C’était la première fois que la France rencontrait l’Albanie. La rencontre avait lieu dans un petit stade qui ne disposait pas d’éclairage, raison pour laquelle elle est disputée en après-midi. L’équipe d’Albanie est alors très faible (elle perdra 9-0 contre l’Espagne). Privé de Papin et Cantona, Platini a aligné une équipe très offensive avec Philippe Tibeuf et Pascal Vahirua servis par Jean-Marc Ferreri et Christian Perez. Mais l’expérience n’est pas satisfaisante. L’équipe de France l’emporte grâce à un but de Basile Boli, qui marque de la tête sur un corner.
Le match le plus important de la saison a eu lieu le 20 février 1991, au Parc des Princes contre l’Espagne. La France s’est imposée (3-1) face à un rival et adversaire. Après avoir battu la Tchécoslovaquie, la France bat son autre rival direct et s’installe en tête du groupe avec quatre victoires en quatre rencontres. Elle devient naturellement la favorite du groupe. Ce match contre l’Espagne est extraordinaire, car les Espagnols font le jeu et ouvrent rapidement le score.
Quelques semaines plus tard, l’Olympique de Marseille éliminait le grand AC Milan et le football français et l’OM étaient à la pointe du football européen et Papin était lié à des équipes de Serie A, dont l’AC Milan. L’élimination de l’AC Milan par l’OM en quart de finale de la Coupe des Clubs champions a été un tournant pour le football français. Le club phare pouvait traiter d’égal à égal avec le meilleur club du monde (double champion d’Europe). On n’avait pas connu un tel phénomène depuis Saint-Etienne.
La saison se termine par un nouveau match de qualification pour l’Euro, le 30 mars 1991, au Parc des Princes, contre l’Albanie. La France s’est imposée confortablement (5-0) grâce à Franck Sauzée marquant deux coups francs. La France avait remporté ses cinq premiers matches de qualification. Cette rencontre contre l’Albanie au Parc des Princes était très étrange. Le pays des Aigles traversait une grave crise politique et certains joueurs envisageaient le déplacement à Paris pour fuir. L’équipe albanaise était donc très friable avec des joueurs qui avaient autre chose que le football à penser. Les Tricolores ont voulu en profiter pour faire comme l’Espagne, c’est-à-dire lui marquer au moins neuf buts, car la différence de buts entrait en jeu en cas d’égalité. Ils s’y sont appliqué en marquant dès les premières secondes du match et en atteignant le score de 4-0 à la mi-temps. Platini avait aligné quatre attaquants (Cocard, Papin, Cantona, Vahirua).
Sur le plan des résultats, 1990-1991 était en effet une très belle saison pour le football français : L’équipe de France qui remporte toutes ses rencontres de qualification, l’OM qui atteint le finale de la Coupe d’Europe, Montpellier qui surperforme en Coupe des Coupes… Rétrospectivement, c’est une saison qui annonce une belle décennie pour le football français. Certes, il y aura le couac de l’Euro 1992, la rocambolesque élimination des Bleus face à la Bulgarie, l’affaire VA-OM, le drame de Furiani… mais en contrepartie, il s’agit d’une décennie où le football français remportera sa première Coupe d’Europe, puis sa première Coupe du monde. Il s’agira de la meilleure période des clubs sur le plan européen avec l’OM, le PSG, Auxerre, Monaco, qui atteindront régulièrement les demi-finales.

L'Arrivée de Laurent Blanc au PSG
Laurent Blanc a pris les rênes du PSG dans une période de grandes attentes. Après des investissements massifs, le club parisien ambitionnait de dominer non seulement la scène nationale, mais aussi de briller en Ligue des Champions. Blanc, fort de son expérience de joueur de haut niveau et de ses succès en tant qu'entraîneur, notamment avec les Girondins de Bordeaux, était perçu comme l'homme de la situation.
Le premier match de la saison était un match amical à Caen le 28 juillet 1993, contre la Russie. La France a confortablement gagné (3-1) avec Reynald Pedros faisant ses débuts internationaux. Une victoire contre une bonne équipe adverse est toujours intéressante, même en match amical. Gérard Houllier démarre mieux sa deuxième saison que la première, où les Français avaient été battus par le Brésil. Les trois buts contre la Russie sont inscrits par les trois joueurs qui jouent à l’étranger : Sauzée (Bergame), Cantona (Manchester United) et Papin (Milan), un phénomène qui était encore rare à l’époque. Reynald Pedros quant à lui émergeait au même titre que ses coéquipiers nantais Karembeu, Loko, Ouédec, qui étaient très performants en championnat. Le Bordelais Jean-Luc Dogon a également fait ses débuts ce soir-là (il remplace Basile Boli à l’heure de jeu), mais cela restera sa seule sélection.
Le premier match de qualification pour la Coupe du Monde de la saison a été un voyage difficile à Stockholm contre la Suède, son rival du groupe, le 22 août 1993. La France est repartie avec un match nul (1-1), la Suède égalisant juste avant la fin. C’était apparemment le match le plus difficile de la France parmi les éliminatoires restants. C’était clairement le match le plus attendu du groupe et les Français l’ont parfaitement négocié en obtenant le match nul (1-1) grâce à un but de Franck Sauzée. Marcel Desailly a décroché sa première sélection lors de ce match contre la Suède.
Le match de qualification suivant pour la Coupe du Monde a eu lieu le 8 septembre 1993, contre la Finlande à Tampere. La France s’est imposée (2-0) face à un adversaire modeste avec Vincent Guérin qui faisait ses débuts. La France semblait à ce stade pratiquement qualifiée.
Le prochain match de qualification pour la Coupe du Monde a eu lieu à domicile le 13 octobre 1993, au Parc des Princes, contre Israël. C’était censé être une soirée de qualification car la France n’avait besoin que d’un point. Cela a viré au cauchemar puisqu’Israël s’est imposé (3-2) grâce à un but de dernière minute. Youri Djorkaeff, vainqueur de la Coupe du monde 1998, a fait ses débuts.
Le dernier match de qualification pour la Coupe du monde s’est déroulé à domicile le 17 novembre 1993, au Parc des Princes, contre la Bulgarie. Cette date restera à jamais dans les mémoires comme l’un des jours les plus sombres du football français puisque la Bulgarie a marqué un but vainqueur en fin de match grâce à Kostadinov (défaite 1-2).
Franck Sauzée était un bon joueur, doté d’une grosse frappe de balle et qui n’hésitait pas à tirer de loin, ce qui n’est pas courant en France. Il a été formé à Sochaux puis est devenu un joueur essentiel de l’OM qui a remporté la Ligue des Champions. Il était un pilier de l’équipe de France après avoir fait partie de l’équipe espoirs championne d’Europe en 1988. Il a annoncé son retrait de l’équipe de France après la défaite contre la Bulgarie, tout comme Jean-Pierre Papin et Laurent Blanc.
Laurent Blanc a également œuvré comme DTN, directeur technique national, entre 1989 et 1998 puis de 2007 à 2010. Il a été l’entraîneur des Bleus lorsque Platini en était le sélectionneur, un passage dont on a retenu un carton plein aux éliminatoires et un échec lors de la phase finale.
Les Tactiques de Laurent Blanc au PSG
Blanc a mis en place un système de jeu basé sur la possession du ballon et la domination territoriale. Son approche tactique se caractérisait par :
- Un jeu de passes court et précis pour contrôler le milieu de terrain.
- Des latéraux offensifs pour apporter de la largeur et du soutien aux attaquants.
- Une défense solide et bien organisée, capable de relancer proprement le jeu.
- Une grande liberté laissée aux attaquants pour exprimer leur talent individuel.
Il est important de noter que Blanc a su adapter ses tactiques en fonction des joueurs à sa disposition et des adversaires rencontrés. Sa capacité à faire évoluer son système de jeu a été l'une des clés de son succès au PSG.
Voici quelques données clés sur le passage de Laurent Blanc au PSG :
| Saison | Compétition | Résultat |
|---|---|---|
| 2013-2014 | Ligue 1 | Champion |
| 2014-2015 | Ligue 1 | Champion |
| 2015-2016 | Ligue 1 | Champion |
| 2014-2015 | Coupe de France | Vainqueur |
| 2014-2015 | Coupe de la Ligue | Vainqueur |

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Les Résultats de Laurent Blanc au PSG
Les résultats obtenus par Laurent Blanc au PSG parlent d'eux-mêmes. Sous sa direction, le club a remporté de nombreux titres nationaux, dont trois championnats de Ligue 1 consécutifs (2014, 2015, 2016), deux Coupes de la Ligue (2015, 2016) et une Coupe de France (2015). Ces succès ont confirmé la domination du PSG sur le football français.
Défis en Ligue des Champions
Malgré ces succès nationaux, Blanc a été critiqué pour les performances du PSG en Ligue des Champions. Le club n'a pas réussi à franchir le cap des quarts de finale, échouant à atteindre les objectifs fixés par les propriétaires qataris. Ces échecs ont finalement conduit à son départ du club en 2016.
L'Héritage de Laurent Blanc au PSG
Bien que son passage au PSG se soit terminé de manière abrupte, Laurent Blanc a laissé une marque indélébile sur le club. Il a contribué à installer une culture de la gagne et à développer un style de jeu attrayant. Son travail a également permis de révéler ou de confirmer le talent de nombreux joueurs, tels que Zlatan Ibrahimović, Thiago Silva et Marco Verratti.
En conclusion, Laurent Blanc a marqué l'histoire du PSG par ses succès nationaux et son approche tactique novatrice. Son passage au club restera comme une période de domination et de développement, malgré les déceptions en Ligue des Champions.